Note de lecture : VoiceXML, par José Rouillard

Note: 3 ; VoiceXML sans passion

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, VoiceXML n’est pas une grammaire de documents, c’est un langage de programmation. Certes, la syntaxe s’appuie sur XML, mais on y décrit essentiellement des structures de contrôle d’un dialogue home-machine. Le but de cet ouvrage est simplement de décrire les éléments de ce langage.

Le livre débute fort classiquement par une présentation générale de VoiceXML et de ses domaines d’application. A ce stade, si l’on en sait un peu plus sur les architectures supportant VoiceXML (et qui différent sensiblement des serveurs d’application et des serveurs Internet classiques), on ne connait toujours pas les principes généraux du langage. Le chapitre 2 est consacré à une revue rapide de différentes solutions du marché dont IBM Voice server SDK, sur lequel les exemples du livre s’appuient. L’intérêt de la chose n’est pas phénoménal, mais on a une meilleure idée de ce que proposent des serveurs vocaux basés sur VoiceXML, la reconnaissance vocale n’étant pas un élément de VoiceXML, mais un composant néanmoins nécessaire de ces plateformes. C’est le chapitre 3 qui introduit réellement le langage VoiceXML, en décrivant les principes de base de gestion du dialogue, et de fort bonne manière.

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Note de lecture : Making Sense of NoSQL, par Dan McCreary & Ann Kelly

Note 4 ; NoSQL plus ou moins décrypté pour le manager

Voici un ouvrage « à priori » destiné aux managers. En tout cas son objectif est de donner une image du paysage NoSQL sans nécessité de voir une ligne de code. Dans le principe, le livre atteint son objectif : il couvre les différents types de bases NoSQL, avec toutefois un biais marqué vers les bases XML (qui ne sont généralement pas considérées comme des bases NoSQL), ces dernières ayant droit à leur propre chapitre contrairement aux autres ! Mais le texte me laisse quand même un sentiment d’inachevé, il ne permet pas vraiment de comprendre les patterns d’usage des différentes bases par manque de parti pris.

L’ouvrage est assez conséquent pour une introduction. Il compte 275 pages réparties sur 12 chapitres. Ceux-ci sont eux-mêmes regroupés en 4 parties. La première d’entre-elle est une introduction, courte d’un peu plus de 30 pages et de deux chapitres. Le premier répond au « pourquoi » en exposant succinctement quelques cas d’études des grands du Web, c’est hélas très superficiel. Le second s’attaque aux concepts : documents, sharding, théorème de CAP, cache, etc… C’est un peu brouillon et j’aurais préféré y voir une bonne exposition des typologies de bases.

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Note de lecture : XForms, par T.V. Raman

Note: 5 ; Un tutorial dont l’intérêt principal est d’un abord plus pratique que le texte de la norme, mais qui échoue à prendre de la distance par rapport à celle-ci.

Ce texte est sans aucun doute plus didactif, plus lisible et plus introductif que la norme XForms elle-même. La structure XForms, ses différents éléments et son fonctionnement sont clairement expliqués, l’auteur fournit au passage les liens sur les différents textes normatifs sur lesquels XForms s’appuie. Etant un des rédacteurs de la norme, l’auteur nous donne également les raisons qui ont amener les rédacteurs à penser la norme telle qu’elle est actuellement. Je pense que cet aspect est une aide, notamment pour permettre aux utilisateurs de réaliser des formulaires de bonne qualité. Deux fondements sont entre autre bien expliqués, quoi que pauvrement illustrés : la modélisation par l’intention (afin de construire des formulaires multimodaux) et le support de l’accessibilité, c’est à dire l’accès au personnes handicapés (un aspect auquel l’auteur est sensible, étant lui-même aveugle). Ce dernier point a certainement justifié un chapitre spécifiquement dédié à l’accessibilité, d’ailleurs plutôt bien fait.

L’ouvrage en lui-même compte 220 pages, découpés en 11 chapitres, eux-mêmes regroupés en 3 grandes parties (welcome, components et next generation web). La plus importante aussi bien en taille qu’en contenu étant la seconde.

J’ai plutôt apprécié ce livre, car il m’a fait comprendre XForms, et me permet de construire des formulaires testables avec X-Smiles. C’est un bon tutorial permettant de se jeter dans le bain. Toutefois je pense qu’il lui manque une valeur ajoutée en terme de patterns de conception : modélisation orientée présentation des fragments XML (j’ai des doutes sur l’utilisation telle quelle d’une modélisation métier, au moins dans tous les cas), utilisation des binders, utilisation des instances pour servir de tables de références, chargement des « instances de références » dynamiquement, etc… Bref, j’ai tendance à penser que ce livre colle trop à la norme et n’apporte pas assez d’originalité par lui-même, même si le texte est clair et les exemples suffisamment simples pour être facilement compréhensibles.

Au titre des regrets, je note également que le livre manque un peu d’illustrations (les écrans ne sont présentés que sous forme de fragments, des schémas descriptifs auraient souvent été utiles, surtout pour expliquer les aspects dynamiques), et malheureusement, la troisième partie, celle qui devrait nous faire rêver, sur les aspects futur de la norme et de l’utilisation de la norme, est ratée. Je n’ai pas perdu mon temps en lisant ce livre, loin de là, mais j’aurais bien attendu des livres plus murs, en espérant que la norme ait du succès… Nous savons aujourd’hui que ce ne sera pas le cas.

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Référence complète : XForms, XML Powered Web Forms – T.V. Raman – Addison Wesley 2004 – ISBN: 0-321-15499-1

Xforms: XML Powered Web Forms

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Note de lecture : Pro SQL Server 2008 XML, par Michael Coles – Apress 2008 – ISBN : 1-59059-983-7 ; EAN13 : 978-159059-983-9

Note : 5 ; On reste quand même sur sa faim !

Le support XML de SQL Server est bien plus riche qu’on pourrait le penser de prime abord. Les 350 pages de ce livre nous proposent d’en faire le tour ! L’auteur a essayé de « tailler large » et adresse non seulement les fonctionnalités internes de SQL Server, mais aussi l’écosystème proche : la CLR, SOAP et http, ainsi que la gestion de données géographiques et LINQ, tous deux nouveaux sur SQL Server 2008.

Si le chapitre 1 traite de rappels sur XML que l’on peut passer, le chapitre 2 a la bonne idée de présenter une « vieille » fonctionnalité : la clause FOR XML, et de décliner les possibilités de celles-ci telles qu’on y penserait pas !

Les choses (très) sérieuses commencent au chapitre 3, avec la présentation du type XML. Forcément, on arrive rapidement à la présentation de XML Schéma. A la fois trop longue et pas assez, celle-ci ne saurait remplacer un tutorial (ou un livre) dédié. Le chapitre suivant est dédié à la gestion des collections XML. Probablement un des gros points faibles du livre, on passe trop rapidement sur la gestion interne SQL Server des schémas XML, pour ne pas évoquer la gestion des validations des types XML…

XQUery est correctement abordée dans les chapitres 5 et 6, et la façon d’écrire des requêtes TSQL permettant de lier des types SQL à des variables XQuery est largement abordé et illustré. Bravo. Le chapitre qui suit traite de l’optimisation du traitement de ce XML via l’indexation, un chapitre pas très facile à aborder avec l’exposé des plans d’exécution, mais toutefois intéressant.

Les 5 chapitres restant ont peu retenu mon attention, car un peu au-delà de mon intérêt pour SQL Server. Le chapitre 8 traite du processing XSLT à l’aide de la CLR, tandis que le chapitre 9 évoque l’accès à SQL Server via SOAP (avec une forte prévention quand à la disparition de cette fonctionnalité dans une version future). Le chapitre 10 est encore plus éloigné de mes centres d’intérêt, car il traite de .NET, et les exemples en Visual Basic…

On arrive au chapitre 11 et au support GML. Une fonctionnalité intéressante pour peu que l’on ait l’occasion de l’utiliser ce qui n’est hélas pas mon cas. Mais il s’agit de toute façon que d’une courte introduction.

L’ouvrage se conclut par deux chapitres pas vraiment indispensables. Le chapitre 12 aborde SQLXML, une fonctionnalité moribonde et vouée à disparaitre. Le chapitre 13 évoque les outils utilisables pour éditer et utiliser les fonctionnalités. Léger et pas vraiment indispensable.

Je ne rangerais pas ce livre dans les déceptions : j’y ai trouvé ce que j’y cherchais, et la matière y est très correctement traitée à un ou deux bémols près. Il y a beaucoup de matière à élaguer aussi, l’auteur ayant rempli la musette pour faire un ouvrage consistant. Si j’enlève la matière périphérique et y ajoute un peu de volume pour mieux traiter les points faibles, je serais arrivé à un livre de 250 pages au lieu des 350 actuels. Cela reste un bon ratio et une acquisition valable.

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Référence complète : Pro SQL Server 2008 XML – Michael Coles – Apress 2008 – ISBN : 1-59059-983-7 ; EAN13 : 978-159059-983-9

Pro SQL Server 2008 XML


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Note de lecture : Initiation à XML avec 3 études de cas détaillées, par David Hunter & al.

Note : 2 ; Un gros pavé ennuyeux, mal construit et au contenu hétéroclite

Encore un gros pavé sur XML à 800 pages ! Le contenu de celui-ci est quelque peu hétéroclite : DTD, HTML et CSS, XPath et XSLT, mais aussi DOM, API SAX ! Ensuite, bien entendu XML Schéma et pour faire bonne mesure, les XLinks, l’accès aux bases de données puis les fameuses études de cas. Ce programme un peu décousu me laisse un peu perplexe de prime abord !

La logique du livre est difficile à suivre : après deux chapitres d’adressant aux grands débutants sur XML (mais quand même complets avec des choses sur la gestion des espaces, des encodages et des instructions de traitement, par exemple !) les auteurs abordent directement HTML et le rendu de XML en HTML via CSS ! Tout ceci va nous occuper durant 135 pages, avant d’attaquer les choses sérieuses : XSLT !

Ce sont deux chapitres et un peu moins de 100 pages qui sont consacrés à XSLT (et XPath). Le sujet est complexe et cette introduction ne saurait rivaliser avec l’ouvrage de référence de Michael Kay. Il n’en a probablement pas l’ambition ni hélas l’utilité. Le sujet est traité de manière superficielle, il suffira surement à un « hello world » perfectionné mais on touchera les limites du texte très rapidement.

Exit XSLT, bienvenue DOM et SAX ! Là encore, les 70 pages consacrées à ces deux chapitres sont surtout destinés à donner un verni culturel plus qu’une connaissance opérationnelle. Du cocq à l’âne, ou plutôt du SAX aux namespaces, il ne semble y avoir qu’un pas que franchissent allègrement les auteurs pour notre plus grand désarrois. Mais on est bien sûr aussi un peu obligé d’en expliquer le fonctionnement dans XSLT. Pourquoi ne pas avoir mis cela dans la continuité de la partie qui lui était consacrée ?

Encore un changement de direction inopiné : nous voici arrivé à la DTD. Globalement on y trouve à peu près ce dont on a besoin. Le chapitre 10 qui lui fait suite est cette fois logiquement consacré à XML schéma, mais c’est cette fois un peu rapide. Ces deux chapitres sont complétés par un chapitre dédié à des compléments d’information, nottament les entités.

Le chapitre 12 est un peu une surprise : il est consacré aux XPointers. Mais pourquoi y avoir mélangé les hyperliens HTML ? Globalement, il ne restera pas dans les annales. Le chapitre 13 se veut aussi un aspect avancé : XML et les bases de données. Ca tire un peu dans tous les sens avec de l’ADO, du Vidual Basic, du stockage dans SQL Server ou dans Oracle. On aurait pu économiser du papier. Le chapitre 14 qui lui fait suite sur les « autres usages du XML » est presque pire, on y parle sérialisation, XML-RPC et RDF. C’est très brouillon

Cette partie ne m’a pas laissé un goût excellent. Certes, on a du matériel à en retiré, mais il n’y a pas de logique ni d’homogéneité. Qu’en sera-t-il des 3 études de cas qui couvrent les 120 pages suivantes ?

La première étude de cas est « gentille » et complètement hors du temps : des fichiers XML couvertis en HTML à l’aide de feuilles de style XSLT. Gentil, je vous dit. Mais c’est tout. Et surtout, pas très utile.

La seconde étude de cas est plus conséquente. C’est une application de type « bulletin board ». Là aussi à base de XML qui produit du HTML, mais pour le coup on essaie d’y construire une architecture applicative.. Mais tout cela est quand même truffé de spécificités Microsoft !

La troisième étude de cas est orientée B2B. Au moins ça change un peu, mais là aussi je n’ai pas été convaincu.

Pour terminer on a droit à un lot tout à fait impressionnant d’annexes. On en prend pour 120 pages, et il y a un peu de tout (y compris un « tutorial » Javascript !). Je ne sais pas si ça compense la relative médiocrité du pavé. Ou plutôt, mon opinion est que ce n’est pas le cas.

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Référence complète : Initiation à XML, avec 3 études de cas détaillées – David Hunter, Curt Cagle, Dave Gibbons, Nikola Ozu, John Pinnock & Paul Spencer – Eyrolle 2001 (V.O. : Beginning XML ; Wrox Press 2000 ; ISBN : 1-861003-41-2) – ISBN : 2-212-09248-2

Initiation à XML, avec 3 études de cas détaillées


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XForms, séquence nostalgie

Bien sûr, avec l’avènement de HTML 5, cette norme a pas mal perdu de sa superbe. Pourtant aujourd’hui encore je trouve plutôt élégante la façon dont cette norme prend en charge les formulaires, y compris une partie non négligeable des comportements dynamique, réduisant le JavaScript à la portion congrue !

Rendez-vous dans cette présentation si vous voulez en savoir plus…