ScrumBeer de Mai, bientôt l’été

L’été approche, on reprends un peu de rythme après notre ScrumDay. Notre Grand Organisateur des ScrumBeers AKA Arnaud nous avait convié à cette nouvelle rencontre informelle.

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Comme d’habitude, pas d’agenda. Beaucoup d’inscrits, peu de présents (6 sur 17), mais c’est sans importance. Deux étudiants, Charles et Marie, s’étaient joints à nous. Une occasion de voir si nous savons mettre nos propos à la portée des non initiés. Nous sommes parfois moins accessibles que nous le pensons !

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Notre idée originale était de faire un peu de teasing en attendant le ScrumBoat. Celui-ci a été reporté depuis. Tant pis ! Mais nous avons évoqué l’apport des innovation games comme élément disruptif, des difficultés liées au changement. Marouane nous a apporté un éclairage original sur les différences culturelles et la façon dont elles impactent la façon dont est perçu le changement.

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Bref, la ScrumBeer, c’est de la balle !

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On me fait parfois remarquer que je ne suis jamais sur les photos. Ce n’est pas encore complètement réussi pour cette fois-ci. Mais bon, l’auto-portrait à bout de bras, ce n’est pas si simple.

Je ferais mieux pour la prochaine ScrumBeer … en Juin ?

Agile Playground #7 (en images) !

A peine terminé le ScrumDay, nous voici de retour aux affaires, ou plutôt à l’agile playground ! Le rituel est rôdé et je tire mon chapeau aux organisateurs de tenir le rythme et la distance !

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Pas d’enregistrements avec les balles de ping-pong, cette fois !

On rentre rapidement dans le vif du sujet, 2 sujets nous sont proposés :

  • Emilie et Julien nous proposent “La Crevasse” un jeu proposé par un alpiniste lors d’Agile Games France
  • Oana nous propose un “Pizza Kanban Game”.
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Entre l’attrait de la nouveauté et un jeu éprouvé mais de qualité, le choix semble cornélien.

Pour ma part je penche vers la nouveauté. Va pour La Crevasse, même si je n’ai pas le début d’une idée de ce que cela peut être…

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Faites-vous pleinement confiance aux personnes avec qui vous travaillez ? Etes-vous convaincus qu’ensemble nous pouvons dépasser nos objectifs ?

Ce jeu très simple se joue en 3 phases :

  • On se donne des objectifs (des largeurs de crevasse)
  • On se choisit un binôme
  • On franchit une crevasse matérialisée par deux bandes de papier adhésif en s’arc-boutant l’un à l’autre.

… Puis on recommence avec des largeurs de crevasses supérieures, jusqu’à les franchir toutes ou que mort s’ensuive (bon, peut-être pas…)

C’est une activité simple, qui ne donne peut-être pas quelque chose toute seule, mais peut servir à s’engager physiquement avant un travail exigent ou lorsque l’on va devoir opérer ensemble et que la confiance n’est pas encore acquise.

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C’était très court, mais instructif. On a terminé comme on termine d’habitude, comme vous pouvez le voir…

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Je n’ai pu résister à ce dernier clin d’oeil : Arnaud se campe à 30 centimètres de mon objectif ! Je ne me dégonfle pas et le prends en photo. Damnation ! Le bougre est photogénique …

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Nous archevons ici cette nouvelle soirée de l’agile playground. Le mois de Mai est parsemé de jours fériés et de ponts, mais j’espère que nos chers organisateurs trouveront le moyens d’y programmer l’épisode 8 !

ScrumDay 2013 (en images) 4/4

Voici le 4ème opus de ma couverture du Scrum Day. J’ai été un peu ambitieux en pensant couvrir 4 posts. Celui-ci sera donc plus court. Vous trouverez les posts précédents :

  • Ici pour le début de matinée.
  • Ici pour la fin de matinée et le début du tour des partenaires.
  • Et enfin là pour la fin du tour des partenaires et le début d’après-midi.

Je n’ai pas aussi bien couvert l’après-midi que je l’aurais dû. Mon arrêt suivant sera la table ronde de Thomas Lissajoux sur la gestion de portefeuille agile.

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L’exercice d’animation d’une telle session est plutôt difficile, mais je fais confiance à Thomas pour cela. En fait, pour vous en rendre compte, il suffit de voir la vidéo de la session accessible en ligne.

Il va être temps de regagner l’amphitéatre Descartes pour la keynote de fermeture de ce ScrumDay 2013.

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<Certaines personnes s’étonnaient de voir un médecin venir nous parler d’agilité et plus encore faire notre keynote de clôture ! Dominique Dupagne nous a emenné faire un voyage depuis le système immunitaire vers la formation de notre cerveau pour nous conduire vers le système d’organisation des primates.

Nous n’avons pas inventé l’agilité. La nature l’applique avec succès depuis bien plus longtemps que nous. C’est ce que nous révèle Dominique Dupagne, avec bien plus de talent que je n’ai pu le faire ! Mais le sytème d’organisation naturel des grands primates est le système hiérarchique, qui porte en lui les germes de sa propre destruction. L’approche agile en est le remède, mais il demande efforts et dévouement pour s’imposer.

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Fi de mes explications fort peu convaincantes, voyez plutôt la vidéo de sa prestation : 20 minutes de régal !

Cette nouvelle page du Scrum Day est presque tournée. Il nous reste à remercier nos partenaires et toutes les personnes qui nous ont aidé à organiser cette journée.

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Comme l’an dernier, nous avons invité ces personnes à échanger autour d’un verre. IBM a mis à notre disposition une terasse située au second étage. Un lieu peut-être moins magique que le précédent, mais un excellent moment de convivialité après le stress de la journée.

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Nous avions le lei jusqu’à 22h00, donc “enjoy et relax” !

J’espère que Véronique ne m’en voudra pas de placer cette dernière image dont je trouve qu’elle conclut bien cette journée.

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Voilà, cette fois, c’est vraiment fini !

Il nous restera d’autres occasions de profiter de cette excellente journée : les supports de présentation seront mis en ligne bientôt. De même les sessions filmées ainsi que le reportage mené par Véronique Messager seront mis à disposition dès que possible !

Pour les plus pugnaces, nous nous retrouveront dès le mois de Mai pour un “Scrum Boat” juste avant Agile France (qu’il ne faut pas non plus rater).

ScrumDay 2013 (en images) 3/4

Je vous avez abandonné au milieu du tour de nos partenaires, après avoir parcouru quelques sessions de la matinée. Ce n’est pas bien ! Il est temps de reprendre notre bâton de pellerin.

Commençons d’abord le stand IBM. On y est clasique, mais on accueille bien.

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Chez Soat, on mise sur le goodies à tout va ! Et certains sont d’ailleurs franchement bien.

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Je vous disais tout à l’heure qu’il y avait du monde : pas très facile d’approcher de chez Coactiv, comme vous pouvez le constater.

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Je termine ce tour des partenaires avec Ippon. C’est toujours avec grand plaisir que je croise Bertrand Pinel et Alvin Berthelot !

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En observant la foule de nos participants, je constante que tout le monde est en train de converser, d’échanger. C’est aussi cela, le Scrum Day !

Pour le début de la seconde mi-temps, j’avais choisi de me poser dans l’atelier sur le Proxy Product Owner, animé par Eve Vinclair-Berkemeier. J’avais eu l’occasion de rencontrer Eve il y a peu lors du Printemps Agile à Caen, elle est l’une des animatrices de la communauté agile bas-normande.

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Cet atelier était mené sous la forme d’un forum ouvert. Comme on pouvait s’y attendre, pas mal d’arguments contradictoires ont été avancés pour ou contre l’existence du rôle de Proxy Product Owner. Parmi les points qui ont été soulevés :

  • Le manque de temps ou de formation du Product Owner pour mener le travail qui doit être le sien.
  • Necessité d’une personne capable de faire le lien entre le PO “pur métier” et l’équipe.
  • Le concept de PO qui est une résurgence du concept de AMOA qui nous vient tout droit des anciennes pratiques projet.
  • Difficulté pour un PO selon Scrum à animer de très grosses équipes projets, parfois réparties.
  • Pourquoi nécessairement corréler le rôle de PO avec des tâches telles que l’écriture du backlog ou l’écriture de tests d’acceptance ?
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Bref, un bon débat, même s’il s’agit d’un débat qui commence à dater. Visiblement, il n’est pas clos et continue à diviser. Pour ma part, je rejoins plutôt l’avis de Claude Aubry sur cette question.

Nous nous sommes offert une petite photo de groupe avant de remettre les tables et chaises en place.

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Voilà, c’est de nouveau tout pour aujourd’hui, il faut bien faire un peu durer le plaisir !

A très bientôt pour la dernière ligne droite.

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Je vous avais laissé en cours de matinée. Celle-ci n’est pas terminée. Des ateliers se déroulent ailleurs. Je n’ai pu les visiter tous.

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Thierry Cros nous a gratifié d’un atelier très en profondeur autour des specifications agiles. Il vous fallait accorder un double créneau horaire si vous vouliez y participer.

Le thème de cet atelier fait suite à la parution du livre de Thierry sur le même thème.

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J’ai fait un peu relâche sur le seconde tranche horaire, à part le time keeping dans quelques salles. J’ai bien essayé d’aller voir ce qui se passait dans la session d’Olivier Lafontan (Booster Scrum avec le Lean Startup), mais Lean Startup semble vraiment avoir le vent en poupe : il était à peine possible d’entrouvrir la porte tellement la salle était pleine !

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Donc désolé, pas de feedback non plus sur cette session qui ne fait pas non plus partie des salles enregistrées.

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Préparer son développement par des croquis : c’était le titre de la session de Sophie Freiermuth, et je m’étais promis d’y assister ! Promesse presque tenue, car si j’en ai raté le début, j’en ai quand même beaucoup profité ! Aussi serai-je un peu plus long sur cette session.

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Tout d’abord j’ai eu le plaisir de constater que Sophie a adopté le style Naked Presentation. C’est donc avec un paper board que l’oratrice nous a gratifié de ses conseils. Du fond de la salle, cela ressemble plutôt à des gribouillis informes, mais assez curieusement, ils semblent avoir du sens. En tout cas sur le moment. J’ai rarement eu l’occasion d’assister à des présentations où l’orateur a le courage de faire ainsi. Je me souviens juste de Jurgen Appelo qui avait procédé ainsi à Stoos Connect. Il m’avait avoué ensuite avoir voulu “faire un essai”. Dans un cas comme dans l’autre j’ai trouvé l’exercice convainquant !

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Quelques points que j’ai noté en vrac :

Le pouvoir de la réalisation en commun

Faire avec son interlocuteur est plus fort que lire un document ou faire la revue de son travail. C’est aussi l’opportunité de “comprendre le cerveau de l’autre.

On ne sait pas qu’on ne sait pas

Le besoin exprimé par le client représenta approximativement 1/3 de la connaissance. L’assertion "on sat ce qu’on veut”, même si elle est sincère, occulte beaucoup de choses.

Les croquis lancent la conversion

Plus que les mots, ils provoquent l’émotion de l’utilisateur. Il faut veiller à ôter tout ce qui pourrait faire obstacle à l’expression de cette émotion et à la réaction de l’interlocuteur:

  • Plutôt qu’utiliser un paper board, mettre un feuille à plat sur la table. Se lever pour aller au paper board est un acte intimidant, comme l’atait d’aller au tableau dans notre enfance.
  • Se mettre à la même hauteur que notre interlocuteur ; éviter de le dominer.

Afficher des choses le plus tôt possible

Dès les premiers stades de la reflexion, il ne faut pas hésiter à afficher au murs les croquis, même si la matière n’est pas finie. Surtout si elle n’est pas finie !

En passant devant, les personnes seront interpellées, réagiront. Il faut aussi éliminer des murs les croquis qui n’ont plus de sens car il vont perturber l’attention des visiteurs.

Descendre en qualité

Les croquis de qualité détournent l’attention du lecteur du fond vers les détails ! Il est aussi moins intimidant de s’engager et de participer sur des croquis de basse qualité, car tout le monde n’a pas des talents de dessinateur.

Il est important de convaincre que des croquis sont suffisants, ce n’est pas naturel ! Sophie modère toutefois ce point : dans le cadre d’une équipe distribuée ce n’est généralement pas le cas : dans ce cas elle produit des rock-up de qualité … mais à contre-coeur !

Penser aussi à utiliser de grandes feuilles et de gros marqueurs, cela aide à aller en ce sens. Dans le même ordre d’idées, Sophie semble éviter l’emploi de la couleur.

On arrive gentiement à la pose de midi. Le “coeur de verre” du centre de conférence IBM accueille le lunch et les stands de nos sponsors. En avant pour un petit tour.

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Objet Direct est un nouveau venu parmi les partenaires du Scrum User Group. Ce ne sont toutefois pas des inconnus. Nous leur souhaitons la bienvenue ! Ni pour moi, ni pour Laurent Bossavit apparemment.

Xebia affiche fièrement ses couleurs. Je dirais qu’à priori, c’est le violet.

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Zenika joue la carte franchement relax. Ca me va bien, je les rejoins bientôt !

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Chez Palo IT, on accueille même les membres du SUG qui souhaitent participer au concours.

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Nous n’avons pas fini notre petit tour et il nous reste les sessions de l’après-midi. Je ne voudrais pas vous mettre en overdose, nous allons donc en rester là pour aujourd’hui, mais nous poursuivrons très bientôt !

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Des mois de préparation, de la recherche du financement à la mise au point des détails en passant par le peaufinage des sessions. Des jours de stress à l’approche du “jour J” à la recherche du détail qui n’en est pas un et que l’on aurait oublié.

Voilà, nous y sommes.

Le Scrum Day a ouvert ses portes !

Malgré des transports capricieux, les premiers participants arrivent, café et viennoiseries sont les bienvenus

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Comme l’an dernier, nous avons convié le Monde en “tique” à se joindre à l’évènement. De quoi repartir chez soi avec des idées plein la tête, mais aussi plein la besace !

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Ce n’est jamais facile de tenir l’horaire. Les aléas des transport ont rendu la chose encore plus difficile ce 11 Avril, c’est avec presque 30 minute de retard que nous avons commencé (mais nous avons réussi à les rattraper). Enfin bon, le grand amphithéâtre Descartes finit par voir ses 360 fauteuils se remplir.

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Robert Richman, “culture strategist” de Zappos a ouvert ce ScrumDay 2013 (bon, ce n’est pas complètement vrai : c’est Xavier Warzee qui a ouvert le ScrumDay en évoquant l’année écoulée) en traitant de la “culture hacking”. J’avoue que j’étais un peu circonspect sur cette intervention, ou du moins sans opinion. Je l’étais beaucoup moins après coup !

Robert Richman a réussi ce que j’attends d’une Keynote : Etre captivant, instructif et inspirant ! C’était aussi le cas pour la keynote de clôture, de Dominique Dupagne, mais j’aurais l’occasion d’en reparler.

L’orateur nous a proposé 5 “hacks” pratiques, que l’on peut essayer dès demain. Enfin, peut-être pas exactement, mais ça reste l’idée !

Hack #1 “la façon dont vous entrez dans une pièce peut faire basculer une culture !”.

Faire son entrée, selon la façon dont nous le faisons peut impulser de l’énergie, de l’optimisme ou au contraire du découragement. C’est une réminiscence de la fameuse “première impression”, il me semble…

Hack #2 “détruisez quelque chose”

Construire, c’est important. Mais c’est aussi long. Détruire est un acte rapide, presqu’instantané, d’avantage libérateur d’énergie que la construction. Prendre un virage, montrer que l’on veut faire quelque chose d’autres sont de bonnes occasions de “détruire quelque chose” qui nous raccroche symboliquement au passé !

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Hack #3 “votre entreprise n’est pas votre médication”

N’attendez pas que l’équipe soit le facteur qui vous booste ! C’est au contraire à nous de venir avec ce que nous voulons impulser : energie, optimisme, passion, etc… Ce n’est pas l’équipe qui doit nous alimenter en cela. Ressourcez-vous chez vous, revenez au travail avec une énergie renouvellée.

Hack #4 “La frustration c’est de l’or”

Si l’on est frustré, c’est que l’on est impliqué, c’est que la passion est toujours présente ! La frustration peut devenir le moteur pour accomplir des choses positives.

Hack #5 “utiliser des rituels pour l’énergie”

A ce moment de la présentation, Robert Richman nous a fait lever et fait faire des exercices physiques ! C’est là le message également : activer le corps pour activer l’esprit ! Cela a certainement rappelé à certains d’entre-nous l’intervention de Philippe Houssin et Ralph Hyppolite l’an dernier !

Bref, comme je l’ai dit : une très bonne keynote !

Une pause juste un tout petit peu plus courte que prévue et nous voici de nouveau dans le timing ! Les sessions suivantes du matin se répartissaient dans beaucoup de salles. Je n’ai guère suivie que la session de Sophie Freiermuth (j’y reviendrais) et joué au time-keeper sur quelques autres sessions !

Nous avons opéré des enregistrements sur 4 des salles du centre conférence. La meilleure couverture que nous ayons jamais faite ! Vous pouvez avoir le plaisir de voir ou revoir Robert Richman en vidéo.

Sur le premier créneau du matin, nous avions Laurent Bossavit qui nous proposait une session sur l’art d’avoir tort. Comme on peut s’y attendre de Laurent, un atelier s’appuyant sur une approche expérimentale bien étayée de fondements théoriques. Je n’ai guère eu le loisir de m’y attarder hélas. Trois fois hélas !

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Je ne m’attarde pas, je fais le tour des salles histoire de voir si tout a bien démarré comme il faut. Stress inutile et stupide de ma part : la mécanique est bien huilée, les orateurs savent ce qu’il faut faire. J’ai l’impression de ressembler à un inspecteur des travaux finis. En fait, j’en suis probablement un …

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Petit tour en salle Concorde où Florent Lothon nous parle de Leadership Tribal. Le sujet intéresse, la salle n’est pas aussi grande que nous l’aurions souhaité, mais la passion est là ! Assis, debouts ou adossés au mur tout le monde suit avec intérêt cette session qui fait écho à celle de Robert Richman. Il me faudra attendre la mise en ligne pour suivre celle-ci.

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Je ne connaissais pas Florent comme orateur, mais j’ai l’impression que nous avons fait un bon choix. Si vous aussi vous avez raté cette session, le FSUG a pensé à vous : l’enregistrement est accessible en ligne !

Poursuite de mon petit tour, j’arrive en salle Longchamps.

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Ici, c’est Romain Couturier qui évoque la notion de valeur ajoutée. Une notion qui peut être délicate à maniée car son appréhension change d’organisation en organisation et l’objectiver peut vite devenir une alchimie compliquée…

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Belle audience à cette session, dont le public est pas mal connoté “P.O.”, mais pas seulement. N’est-ce pas, Patrice Petit ?

La matinée n’est pas finie, mais j’en garde pour quelques posts futurs. A très bientôt.

Retours sur le printemps agile à Caen (2/2)

Je vous avais laissé en fin de matinée de ce premier Printemps Agile. Il est temps de faire une pause déjeuner bien mérité.

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Rien dans l’ostensibilité dans ce buffet, mais beaucoup en convivialité. J’avoue aussi que cette pause organisée dans une salle de TP a des allures plutôt inattendues !

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Il est temps de reprendre le collier, et pour commencer, la seconde présentation de Jurgen Appelo.

Jurgen Appelo : Let’s Help Melly

Quand on aime, on ne compte pas. Et on a vraiment beaucoup aimé la première intervention de Jurgen. C’est avec plaisir que je remets le couvert pour la seconde.

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Cette intervention était plutôt focalisée sur le thème de son premier livre (Management 3.0). Avec comme point de départ : comment rendre Melly (la persona qui servait de fil rouge) heureuse et productive à son travail ?

Aujourd’hui encore nous vivons majoritairement sous le joug de “l’organisation scientifique du travail”, le Taylorisme. Que nous appellerons ici “Management 1.0”. Il se traduit par un asservissement, une aliénation du travail.

Que faut-il pour dépasser cela ? Donner plus de sens à notre travail ?

Les initiatives qui vont dans ce sens sont le six sigma, Total Quality Management, Business Process Reengineering. Hélas ces initiatives n’ont jamais délivré leurs promesses. Sacrifier l’humain au profit de l’organisation ne semble pas la solution optimale.

Les cycles de changement s’accélèrent, les facteurs d’incertitude s’accroissent. Les systèmes prédictifs ne peuvent plus prétendre gérer cela.

La complexité est justement le terrain de jeu des courants de l’agilité" (Lean, Scrum, Kanban, etc…) . Si les pratiques proposées par les unes ou les autres diffèrent, il ne s’agit que de détails, et l’on retrouvera les mêmes buts et les mêmes valeurs dans différents courants de pensée :

  • Scrum
  • Kanban
  • Beyond budgeting : abandoner l’idée des budgets annuals prévisionnels mais rendre transparents dépenses et revenus.
  • Lean Startup : Créer un cycle vertueux de “validated learning”.
  • Design Thinking

D’un point de vue pratique, l’adoption de l’agilité se heurte à de nombreux obstacles, les principaux étant liés au management. Jurgen Apello nous propose quelques clés de mise en oeuvre

Se mettre à l’entrainement

Donner de l’énergie aux personnes

A l’image du “Kudo Box”, une façon pour les employés de manifester leur reconnaissance envers une autre personne de l’entreprise.

Redonner du pouvoir aux équipes. Mais comment garder la direction d’une équipe auto-organisée ? En agissant sur les contraintes du système ! Le management est en charge des contraintes.

Authority board

Il y a différents niveaux de maturité du management sur la façon dont il peut manifester son autorité. L’autority Board permet de visualiser cela et même de le partager avec l’équipe.

  1. Demander : C’est le niveau de base, du type contrôle / commande.
  2. Vendre : C’est chercher à convaincre le collaborateur que ce que l’on souhaite est désirable.
  3. Consulter : Le manager demande l’avis de ses collaborateurs avant de prendre une décision.
  4. Donner le consentement : Le management n’engage l’action que lorsque les collaborateurs marquent leur accord.
  5. Suggérer : Le manager va laisser les collaborateurs décider de leurs actions, sur la base de conseils prodigués.
  6. Investiger
  7. Déléguer : Le management fixe les objectifs et laisse les collaborateurs fixer le plan d’action.

Aligner les contraintes

Les outils pour cela peuvent être:

  • Donner le sens de la finalité.
  • Permettre aux personnes de s’identifier dans l’entreprise, par exemple en leur donnant la possibilité de se choisir un nom d’équipe !
  • Leur donner l’opportunité d’être fiers de leur produit !

Développer les compétences

En permettant aux personnes de s’aguerrir en continu:

  • Exploration days
  • Brown bag lunches (là, c’est moi)

Faire grandir la structure

S’améliorer, ce n’est pas seulement améliorer les connaissances individuelles, mais aussi améliorer les pratiques et le corpus de connaissance des groupes dans l’entreprise.

Jurgen préfère parler de “guildes” que de “communautés de pratiques” … essentiellement parce que c’est plus sexy !

Améliorer l’ensemble

C’est être en quête d’amélioration continue, mesurer le plaisir des personnes à accomplir leur travail, ou plutôt de contribuer à l’entreprise !

Alors que la présentation du matin abordait les thèmes du dernier livre (ou livret, devrais-je dire) de Jurgen Appelo “How to change the world”, celle-ci traitait des thèmes de son désormais célèbre “management 3.0”. J’ai quand même préféré l’intervention du matin, dont le message était plus simple.

Management 3.0 reste une brique de connaissance ardue, difficile à rendre en seulement 1 heure !

Retour d’expérience SAP

Un retour d’expérience, ça peut être très bon ou très mauvais. Voir très très mauvais. En fait, les niveaux intermédiaires existent aussi. Qu’en est-il de celle-ci ? Le suspens est à son comble …

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J’ai plutôt bien aimé ce retour d’expérience. Je n’y ai pas appris grand chose, mais c’est interessant d’observer ce qui a été fait, lorsque c’est exposé avec honnêteté et simplicité, ce qui était le cas ici.

La division Caennaise de SAP est en fait l’acquisition d’une société nommée Highdeal. Le passage vers l’agilité y a débuté en 2009 sous l’impulsion de la maison-mère, avec un focus sur le Lean Software Developpement, donc avec une attention particulière portée sur l’élimination du gâchis ! la déclinaison des différents principes agiles s’opère comme suit :

  • Flow principle : PCP (Product Creation Process)
  • Takt principle : ce sont les sprints
  • Pull principel : Scrum, avec un backlog prioritisé
  • 0 defect : C’est la mise en oeuvre de la roue de Deming.

Voici les points ont attiré mon attention :

Le product owner

Un vrai PO pour chaque équipe, c’est un vrai plus ! L’expérience du “PO partagé” s’étant avéré non concluante.

Il porte la vision, mais fait aussi le lien avec les interlocuteurs, et ils sont nombreux : équipes distantes, parties prenantes, partenaires SAP solution.

J’ai ressenti beaucoup de satisfaction par rapport à ces PO et au fait qu’ils s’approprient les projets et se sentent partie intégrante des équipes.

Difficultés sur la mise en oeuvre de l’agilité

Le projet est gros : il nécessite un “chief Product Owner” pour encadrer les POs !

SAP est une grosse mécanique, et cela signifie beaucoup (trop) de niveaux pour atteindre le client réel … si jamais on parvient jamais à le toucher directement !

Les items du backlog semblent aujourd’hui très gros : il faut souvent plus d’une itération pour les achever ! Cela a bien sûr un impact sur la fréquence des releases : 3 à 4 par an, ce qui reste un gros progrès par rapport à l’unique release annuelle qui était le standard précédent !

Teamwork

Chaque équipe dispose d’une “war room” qui sert aux réunions et à l’affichage de tout ce qui a besoin d’être affiché. L’équipe a d’ailleurs abandonné la gestion de tickets avec Jira au profit du tableau de tâches avec les post-it.

La visibilité a grandement progressé, mais il reste encore des problèmes telles que les “tâches non identifiées” qui apparaissent en cours de sprint et ne sont pas répertoriées sur le tableau. Cela impacte de manière non mesurable la vélocité.

La taille des équipes (environ 12 personnes) me semble trop importante ! Je serais curieux de voir comment cela fonctionne concrètement : il y a-t-il de petits groupes informels qui se sont formés ? Les membres des équipes travaillent-ils de manière isolée ? Curieusement, il y avait initialement 3 équipes plus petites et ce sont les équipes qui ont choisi de se réorganiser en 2 grandes équipes !

En conclusion

Beaucoup de progrès semblent avoir été effectués en 3 ans ! Cette société vient d’une culture “waterfall” très solidement ancrée et il me semble y voir de nombreuses réminiscences. Elle mettront du temps à partir !

Les Scrum Masters mesurent la maturité de leurs pratiques agiles en utilisant l’Agile Alliance Subway : je trouve cela assez futé et très pratique. C’est la première fois que je le vois utilisé ainsi !

Agilité 2.0

Durant cette dernière session de la journée, Sylvain Saby nous a présenté sa vision du “modèle étendu” de l’agilité. Il repose sur 3 piliers

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Pour bien le comprendre, Sylvain évoque le modèle water-scrum-fall Evoqué par Dave West dans un rapport Forrester !

En effet, si le modèle est itératif dans la partie développement, il ne l’est souvent pas en amont dans les activités de définition de produit, pas plus qu’il ne l’est en aval dans les activités de production !

Devops !

Commençons par la parie aval.

Le passage en production casse la livraison itérative en lotissant les mises en production. On perd la boucle de feedback avec le client final et donc une importante part des bénéfices de l’agilité.

Là où les cellules d’opérations se focalisent sur le MTBF, donc des pannes les moins fréquentes possibles, ce qui exige de longues qualifications et un rythme réduit de passages en production, devops se focalise sur le “MTTR”, ou le temps nécessaire pour réparer !

Les conséquences du passage au devops sont :

  • Nécéssité d’utiliser des technologies adéquates : des serveurs qui s’installent vite et simplement, des serveurs d’application qui démarent rapidement, etc…
  • Intégrer dans la conception des “switeches” permettant d’activer ou désactiver des fonctionnalités à chaud.
  • Lotir les évolutions par petits incréments de changements.
  • Faire évoluer le concept de “done” pour le faire aller jusqu’à la production : “done”, c’est une feature déployée en production et utilisée par des utilisateurs !

Au final, devops lisse les passage en production (lorsque le mouvement a démarré chez Flickr, on en comptait en poyenne 10 par jours !).

Lean startup

Les cycles business se raccourcissent : on compte aujourd’hui en moyenne 7 ans entre la naissance d’une startup, son apogée puis son déclin (ou son pivot) ! Des plans projets couvrant des années ou même des mois ne sont plus de mise.

La définition du produit elle-même doit être agile. L’approche Lean Sartup avec son MVP et son cycle de “validated Learning” couvre bien cet aspect.

La technologie et le rôle de l’architecte

Sylvain a beaucop insisté sur le rôle de la technologie dans ce paysage. On voit que le sujet lui tient à coeur ! Il a évoqué 3 volets plus particulièrement.

NoSQL

Les différentes moutures de bases de données NoSQL offrent plus de flexibilité pour stocker les données et surtout permettre de faire évoluer la structure des données qui y sont stockées, car elles sont “sans schéma” pour la plupart d’entre elles.

Sylvian résume leurs caractéristiques par rapport aux bases de données relationelles : elles ne sont pas faites pour classer les donnés, mais sont fortes pour retrouver ! Ou de synthétiser leurs propriétés par les “3 V”: Volume, Variété, Vélocité !

Cloud computing

L’un des freins aux évolutions logicielle est le déploiement, la gestion de la compatibilité ascendante, l’hétérogéneité des configurations et versions déployées.

Pour se débarasser de ces freins, la solution est de déployer son soft en SaaS, donc en service hébergé. Les problématiques de configurations et de déploiement se trouvent immédiatement simplifiées. Bien sûr le prix à payer est de convaincre les clients de ne plus avoir ces services en local chez eux et aussi de suivre les évolutions de version qui leur sont imposées.

Architecture des applications

Le standard d’architecture de applications actuelles est le modèle en couche. Pour rendre le SI plus agile, il faut passer à une architecture plus “verticale” où les services sont modulariés sous formes d’applications indépendantes, communiquant potentiellement par les API implémentées sous forme de Web Services REST.

Une telle architecture devient plus facile à opérer et les évolulutions y ont un moindre impact. Sylvain milite sur ce plan pour un rôle accru de l’architecte (qui n’existe pas dans Scrum) par rapport au Product Owner.

La modularité permet aussi de basculer plus facilement vers de nouveaux frameworks ou des langages plus adaptés à telle ou telle technologies au fur et à mesure de leur apparition ! Ceci a des conséquences par rapport à notre appréhension des technologies:

  • Des appliations qui deviennent “jetables”.
  • Pas d’investissement “longue durée” sur des technologies, mais un usage qui se limitera aux “fonctionnalités centrales” faciles à appréhender et ne demandant pas un niveau d’expertise poussé.
  • Un shift vers le “monkey développer”, allant très vite sur une nouvelle technologie ou un nouveau frameworks via un “copier-coller” de code issu d’une recherche Google !

Le constat peut sembler dur, je ne suis pas certain de le partager complètement, mais surement en partie toutefois.

En conclusion

L’agilité 2.0 vue par Sylvain Saby a plusieurs corollaires:

  • Une manière d’opérer les systèmes “à la devops”, selon l’adage “you build it, you run it !”.
  • La fin des architecture monolithique et la nécessité mettre l’architecture au même niveau d’importance que le travail fait sur le produit.
  • La nécessité de tirer les profils vers le haut : travailler avec moins de personnes, mais des personnes plus solides, productives et capables d’appréhender très vite de nouvelles technologies, de nouveaux langages…

Partir revenir

C’est pour cette première édition du printemps agile !

Bien sûr le gros coup, c’était d’avoir fait venir Jurgen Appelo : encore bravo aux organisateurs pour ce tour de force !

Le reste du programme était tout à fait honorable, à la hauteur d’un agile tour, dirais-je. J’ai pu échanger un peu avec la communauté agile Caennaise et suis donc extrêmement heureux qu’elle existe !

Cette première édition du printemps agile est un succès, aucun doute là-dessus. Tout le monde semble motivé pour remettre le couvert l’an prochain. Moi aussi !

ScrumBeer, ScrumBeer !

Qu’est-ce que l’on fait généralement devant une bière ? On refait le monde ! Nous autres agilistes ne sommes guère différents : on se réunit, sans agenda précis, pour parler de ce qui va, ce qui va moins bien ou de ce que nous voudrions ou aurions dû faire !

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La ScrumBeer, au départ, c’est une initiative d’Arnaud Villenave (au fond à gauche, sur la photo suivante). Nous sommes loin de tenir le rythme d’une rencontre par mois que nous nous étions fixé au départ, mais nous sommes quand même passé de deux (Arnaud et moi) à une petite poignée de passionnés au fil du temps.

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Parfois notre GO (donc Arnaud, vous l’aurez compris) ou quelqu’un d’autre vient avec un truc à essayer. Cette fois, c’était un “delegation poker”.

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J’ai fait l’impasse, mon naturel indolent a pris le dessus. En fait, je n’ai pas parlé agilité ce soir-là, mais des mérites comparés des langages de programmation ! C’est ça aussi, les ScrumBeer !

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Vous trouverez le lien sur cette rencontre sur Meetup.

Ah si, une dernière chose comme aurait Steve : Il me faut “remercier” Arnaud (décidément, encore lui) pour cette prise de vue !

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Retours sur le printemps agile à Caen (1/2)

Ce n’est pas le premier évènement organisé par le club agile de Caen, mais c’était la première conférence d’importance qui se tenait en basse Normandie. C’était pour moi l’occasion de venir traîne mes guêtres sur le “campus 2” qui n’était qu’à l’état embryonnaire quand j’ai fait mes études.

80 personnes pour cette première édition, c’était tout à fait honorable, d’autant qu’il s’agit d’un évènement régional. Tout de même, je n’en reviens pas que le comité organisateur soit parvenu à faire venir Jurgen Appelo ici !

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C’était bien sûr l’attraction de la journée, et Jurgen nous a gratifié de deux interventions d’excellente qualité. J’en ai bien sûr profité pour obtenir une petite dédicace de mon “management 3.0” tandis que lui-même a voulu photographier mon exemplaire orné de ses post-it multicolores !

Justement, parlons maintenant de la première intervention  de Jurgen, qui a juste suivi l’intervention introductive de Jean-Luc Lambert, initiateur et président du Club Agile de Caen, et professeur à l’université de Caen.

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Jurgen Appelo : How to change the world ?

 Cette première intervention de Jurgen porte le nom de son second livre (dont la relecture viendra bientôt sur votre blog préféré). La question à laquelle l’orateur tente de répondre ici est : comment rendre mon organisation plus agile ? Ceci implique une autre question : comment influencer les autres personnes.

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Ceci nécessite le plus souvent un changement même de la culture d’entreprise, ce qui ne va pas sans mal car la résistance au changement est l’état naturel des choses. Jurgen a appelé l’approche qu’il nous présente ici, la “mojito method”. Il y a 4 ingrédients (4 facettes) qui nécessitent d’être mélangés pour être efficaces. Commençons par la première

1 – Dancer avec le système

Comme le dit si bien Jurgen, il y a un modèle, de toute façon on a un modèle pour tout ! Celui qui va bien ici est la fameuse roue de Denning, ou cycle PDCA.

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a) Plan (planifier) :C’est collecter des informations, prendre des décisions sur ce que l’on va faire, mais faire pour obtenir une différence … et avoir du “fun” !

b) Do (faire) : Dans les approches agiles, on va chercher à visualiser le processus et ce qui est réellement accomplis.

c) Check (vérifier) : Vérifier le résultat obtenus et le comparer aux attentes. Les rétrospectives auxquelles nous sommes habitués prennent place ici.

d) Act (agir) : Après la rétrospective, vient l’anion corrective: comment accélérer les résultats. Devons-nous renforcer ce que nous avons fait ? Persévérer ? Ou abandonner pour essayer quelque chose d’autre ?

Il est probable qu’aucune des actions que nous allons entreprendre ne donnera le résultat escompter. On ne peut pas dominer le système, seulement s’arranger avec lui … cancer avec lui ! 9 idées sur 10 échoueront probablement, mais avec la 10ème …

2 – Mind the people

Nouvelle facette, nouveau modèle. Ici c’est le ADKA model dont nous allons parler.

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Ce modèle mous permet de prendre conscience de la maturité des individus par rapport à un changement et de faciliter leur transition.

A : Awareness (prendre conscience). Prendre conscience et engager le changement sont deux choses différentes. Jurgen évoque le cas des messages sur les paquets de cigarette: leur but est de faire prendre conscience, pourtant leur impact en terme de changement de comportement est à peu près nul.

D : Desire. C’est stimuler la volonté du changement.

K: Knowledge (connaissance). C’est procurer la connaissance nécessaire à mettre en oeuvre le changement

A : Ability (capacité). On facilite cela en éliminant les obstacles entre l’individu et le but à atteindre. Le “1 click purchase” d’Amazon illustre cela parfaitement, en rendant facile à l’extrême l’acte d’achat.

R : Reinforcement (renforcement). Pour donner de la permance à ce changement, il faut lui donner une dynamique d’entretien. La ramification illustre cela : l’atteinte de certains niveaux donne accès à des points (échangeables) ou des badges…

3 – Stimulate the network

On s’intéresse ici à l’effet viral du changement. Comment provoquer un effet de contagion ? Cela passe par le réseau d’influence entre individus. Evidemment, ici encore nous avons un modèle : le modèle d’adoption de moore.

Cette courbe divise la population en 5 segments qui nécessitent des approches différentes.

Les initiateurs / innovateurs : Ils sont sensibles à la nouveauté et à l’intérêt que peut apporter un changement. Ce qui est surtout nécessaire, c’est de leur faire briller les yeux.

Les early adopters : Pour les entrainer, il faut s’appuyer sur des “influenceurs” … ce seront les innovateurs.

L’early majority : Ce qui marche pour les “early adopters” ne marche pas pour eux. Ils n’adopteront pas un changement parce que d’autres le font, mais parce qu’on peut leur en montrer les bénéfices. Un message différent doit leur être donné.

La majorité tardive : Ce sont ceux qui disent que ça ne marchera jamais, ce sont les sceptiques. Il est important de les écouter afin de “neutraliser le poison”.

Les “laggards” : C’est la poche de dernière résistance, ceux qui ne veulent bouger sous aucun prétexte. Le mieux est de s’en débarrasser !

4 – Change the environment

Lorsque l’on parle d’auto-organisation, il ne faut pas oublier que celle-ci ne peut se mettre en place que dans des limites, parce que l’on établit un système contraint. Ici encore, nous avons un modèle, celui des “5 ‘I’ ”

Informations : C’est donner de la visibilité sur l’état des choses, permettre aux personnes de voir leur propre comportement afin de l’observer, à l’exemple des “buis wall” que nous avons pour l’intégration continue.

Identity : C’est donner un sens de l’appartenance, par exemple en permettant aux équipes de se donner un nom, d’avoir un élément de reconnaissance.

Incentives : Comment est effectuée la rémunération ? Comment sont accordés les bonus ? je ne vais pas revenir sur le “merit money” qui était le sujet de l’intervention de Jurgen à Stoos Connect. Vous trouverez ici le résumé de cette intervention, la vidéo ainsi que le support de présentation.

Infrastructure : Elle doit être libre de tout obstacle au bon fonctionnement de l’équipe telle qu’on l’entends et guider les bons usages.

Institutions : C’est définir et renforcer les règles de “bons comportements”.

A emporter

Jurgen Appelo nous propose une façon d’observer la situation d’une organisation selon 4 facettes. je pense que c’est quelque chose à retenir, car il n’est pas facile de savoir sous quel angle aborder une situation. C’est certainement, au minimum, un bon outil d’analyse.

Il ne faut certainement pas aborder les modèles proposés sur chaque facette de manière psycho-rigide. Ils peuvent s’avérer utiles et Jurgen Appelo prends soin de remplir la musette avec du matériel qui s’avèrera utile dans grand nombre de cas, mais il faut savoir prendre ici ses propres choix, ses propres décisions.

http://fr.slideshare.net/slideshow/embed_code/9444890

Bertrand Dour : Scrum pour les équipes business

Bertrand nous expose, durant cette session, un retour d’expérience sur la mise en place de Scrum au sein d’une équipe Marketing.

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3pDu fond de notre antre informatique nous l’ignorons, mais le département marketing est un monde complexe, fortement structuré : départements produits, ventes, offline, animation de communautés online ou mobile, relation clients et études. Autant d’occasions de dispersion d’énergie, de problèmes de communication conduisant à des conflits, des  surmenages. Autant d’occasions de crouler sous un formalisme étouffant.

Pour sortir de spirale, Bertrand nous propose d’appliquer Scrum, avec comme objectif premier d’obtenir de la satisfaction et des résultats rapidement.

En ordre de marche

On ne peut appliquer les pratiques qui aujourd’hui constituent l’écosystème Scrum. Celles-ci s’appliquent au développement logiciel et n’ont pas cours ici. Mais on peut appliquer le framework Scrum tel qu’il a été définit à la base. C’est ce que nous allons voir ici.

La première étape a été de former des équipes projets, donc pluridisciplinaires. Il a fallu pour cela “casser les silos”, du moins de manière informelle, et passer ainsi de groupes de spécialistes à des équipes ou l’expertise était un facteur de second ordre.

Impossible également de parler d’estimations en points ou de tests devant un tel public. Bertrand a utilisé les “tailles T-Shirt” pour se faire entendre.

Et le produit dans tout ça ? Le produit à fabriquer était le backlog destiné aux équipes de développement.

Premier Sprint

Le premier sprint sera consacré à la construction de la Vision et des objectifs. Les innovation games seront mis à contribution. Par ordre d’utilisation:

  • Le Speed Boat, pour déterminer les facteurs moteurs et les freins.
  • Un Remember the future pour se projeter dans l’avenir et construire les contours du futur produit.
  • Un Trim the Product Tree pour donner de la consistence et de l’équilibre à cette Vison.

Second Sprint

A partir de cette Vision, il faut maintenant établir des priorités. Là encore ce sont des innovation games qui seront utilisés, et tout d’abord le Buy a Feature.

Afin de tirer parti des différents caractères constituant le département marketing, Bertrand a constitué des équipes contrastées: les innovateurs jouxtant les conservateurs, aux-même opposés aux réfractaires, etc…

Pour affiner cette approche, un Vision 10/10 a été mis à contribution.

A partir de ce travail, l’équipe a construit un story zapping qui a été affiché à un endroit visible de tous : le long du mur allant aux toilettes.

Troisième Sprint

Le troisième Sprint et les suivants ont été consacrés aux user stories : leur écriture, leurs cas de test (pardon, “les exemples”), la préparation du lancement… Bertrand n’a pas hésité à organiser l’agenda de la semaine d’une manière extrêmement régulière.

A emporter

Plusieurs points à retenir de ce retour d’expérience:

  • Scrum en dehors du développement, ça marche ! Mais il ne faut pas essayer de forcer les pratiques spécifiques au développement et se débarrasser du jargon anglophone.
  • L’entreprise fonctionne plus largement de la même façon, il y a une meilleure synchronisation.
  • Le produit délivré par une équipe est celui consommé par l’autre: la démo de l’une est pratiquement le planning meeting de la seconde !
  • L’utilisation des jeux est un plus pour provoquer une cassure, car il y a une perte des repères classiques.
  • Lorsque l’on a beaucoup de projets en parallèle, et typiquement une organisation matricielle, on peut faire du Scrum en redéfinissant la signification de “temps plein”: ce peut être 2h par jour … voir même 15 minutes par jour ! Mais il faut être alors extrêmement rigoureux sur le timing !

Pour terminer, voici le support de la même présentation faite par Bertrand au Scrum day l’an dernier.

Voilà, c’est tout pour cette matinée. Rendez-vous bientôt pour le compte-rendu de la seconde moitié de l’évènement !

Agile Playground #6 (en images) !

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Pour cette 6ème édition de l’agile playground, l’organisation nous proposait une petite nouveauté : un seul jeu rassemblant l’intégralité des participants !

Un jeu au nom fort alléchant d’ailleurs : The Penny Game on Acid, une variante plus chaotique (donc plus réaliste) du classique “Penny Game” (que je ne connais toutefois pas !

Au tour de Dov, animateur et auteur de cette variante de nous exposer son idée.

Dov nous a également réservé une petite surprise en échauffement. Plutôt que le détailler, je vais simplement vous dire : vous n’aviez qu’à être là !

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Le Jeu lui-même nécessite pas mal d’explication préalables. De quoi noyer son homme sous les artifices du mode de fonctionnement.

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J’ai quand même compris que l’on avait un chef de projet, un client et un VP (respectivement de droite à gauche). Je dois avouer qu’ils ont fort bien joué leurs rôles respectifs. Stéphane était criant de vérité en client arrogant et condescendant !

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Le but du jeu ? Une chaine de production pour ranger des pièces orientées correctement !

Agile Playground #6 : Démarrage du jeu

Et c’est parti !

VP et client attendent patiemment d’avoir l’occasion d’étriper leur première équipe !

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Pourvu qu’il ne nous arrive rien !

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Faut pas croire, aligner les pièces, c’est tout un art, presque un métier !

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Chaque plateau passe l’inspection plus que minutieuse du client. Si ce n’est pas bon, il faut recommencer.

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Nous étions très nombreux dans la salle, une partie importante des participants ont joué le rôle d’observateur, prenant des notes sur le déroulement.

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Les participants sont aussi invités à noter leurs remarques. Chose que je n’avais pas comprise.

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Une grande rétro conclut le jeu.

Pour ma part, la façon dont nous avons déroulé le jeu m’a pas mal surpris. Plutôt qu’essayer d’améliorer le fonctionnement de la “fabrique”, nous avons simplement tenté d’être le plus productifs possible !

  • A aucun moment nous n’avons remis en cause le bien-fondé de notre travail, ni la façon parfois odieuse dont le client se comportait avec nous.
  • Nous n’avons pas chercher à échanger sur nos pratiques et n’avons apporté que des amélioration à la marge.
  • Nous n’avons pas remis en cause les rôles non plus.

De mon point de vue, cela provient de deux facteurs:

  • Le thème sous-jacent orienté production plutôt que développement, nous a immergé dans un environnement de production, peut-être même Tayloriste.
  • Nous avions beaucoup de règles à appréhender. Donc, comme à l’armée, nous nous sommes plutôt focalisé à les respecter et n’avons pas consacré d’attention à être créatifs !

Donc, au final, ce jeu a surtout mis en valeur notre aptitude à revenir aux comportements primaires, avec pourtant une audience composée d’agilistes !

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Après l’effort, le réconfort, comme on dit. Quelques échanges sur le jeu que j’ai écourté pour cause de contrainte le lendemain (j’en parlerais dans un autre post, si j’ai le courage…)

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Mersi à Dov pour cette animation. Le challenge était particulièrement élevé, aussi bien sur le fond que sur l’animation d’une assembléséquente, et ce pratiquement seul !

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La suite le mois prochain pour Agile Playground #7. J’espère !