Carnet de route : Le ScrumDay 2014 (1/4)

Bienvenue au ScrumDay 2014 !

Cette édition sera particulière pour moi : c’est la première où je ne fais pas partie du comité d’organisation ! Certes, j’y aurais ma session, mais je vais faire mon possible pour profiter pleinement de ces deux jours, et vous en faire bénéficier maintenant !

Pour tout dire, ça commence par un peu de galère : Xavier Warzee voulait depuis longtemps organiser l’évènement chez Disney. C’est loin et cher (le prix de la conférence triple donc au passage), mais mon statut de conférencier me donne accès à la conférence « full package », celui qui vaut 290 € ! Reste l’accès. Venir en voiture s’avère plus galère que si nous avions été en plein Paris, j’opte pour le RER.

L’accès est un rien compliqué, mais le SUG a tout prévu : Pascal est là pour nous accueillir dès la sortie de la gare !

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N’oublions pas que chez Mickey on est presque aux états-unis, le délit de sale gueule existe encore. Pour moi, c’est fouille minutieuse à chaque contrôle de sécurité. Même avec une certaine habitude de la chose, ça ne me met pas spécialement de bonne humeur. C’est dommage d’autant que le French SUG n’y est pour rien. Mais si c’est au même endroit l’an prochain, ce sera probablement sans moi.

Je découvre le centre de conférence en arrivant : vraiment très spacieux (et même un chouia labyrinthique), quand au hall principal…

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Le temps de prendre un café et d’échanger avec les amis, nouveaux ou anciens, l’heure est vite passée et nous sommes attendus dans la salle où se dérouleront discours d’ouverture et keynote.

Ouverture du Scrum Day

Rameuter Presque 500 personnes, ça prend du temps, on va donc débuter avec un peu de retard. Que du classique pourrait-on dire.

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Comme il est de coutume, le président du SUG ouvre ce ScrumDay ou ScrumDays, devrai-je plutôt dire.

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On retrace un peu d’histoire, quelques chiffres et surtout on présente le déroulement de ces deux jours, le maître de cérémonie de la seconde journée sera Laurent Bossavit, épaulé de Raphael Pierquin pour un grand open-space, à l’image de ce qui se fait à Grenoble.

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On termine cette ouverture par le mot des sponsors. Les sponsors ! Il y en a 17 ! C’est certainement un record, en tout cas c’est un marathon de les écouter tour à tour.

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Laurent Delvaux ouvre le tir pour Zenika, et j’ai vite perdu le compte. Mention spéciale pour le représentant de HP France qui nous a gratifié d’une introduction au style humoristique bien enlevé !
Heureusement, on va maintenant enchainer sur la keynote.

Alistair Cockburn : What’s new with agile ?

J’étais curieux de voir ce dont Alistair allait parler. Après tout, j’ai l’habitude de l’entendre parler d’agilité, ou comme dirait Géry Derbier de jeu de coopération et collaboration. En fait, il commence par évoquer les personnes … et les difficultés que nous avons face aux problèmes et à nos décisions. C’est un préambule au manifeste agile dont il est l’un des signataires.

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Mais pour parler de Scrum, Alistair évoque le Shu Ha Ri ! Curieusement, c’était le sujet de ma présentation à Caen il y a 3 semaines, je suis tout ouï. Si vous l’ignorez, il s’agit des 3 niveaux de maturité en agile, emprunté par Alistair aux arts martiaux, à l’Aikido pour être plus précis.

  • Le Shu est le niveau initiatique. Le Shu c’est copier la technique sans en dévier. Hélas, nombre de personnes tombent amoureux du Shu et ne le quitte jamais…
  • Le Ha est le perfectionnement, il signifie « cassure ». Dans le Ha, on collectera nombre de techniques utiles.
  • Le Ri est le niveau de la maîtrise, c’est littéralement l’abandon. On invente, mixte ses propres techniques.

Core Scrum

Scrum n’est pas fondamentalement du niveau Shu, il est du niveau Ri. Et au niveau Ri, le « core Scrum » se définit ainsi :

  • Délivrer à chaque Sprint (plutôt que démontrer)
  • Laisser l’équipe décider (en assignant une tâche)
  • Inspecter et adapter à chaque Sprint

Ca c’est l’esprit du Scrum. Autour de cela, gravitent des rumeurs ou des freins (Alistair parle de balanes).

Les « balanes » sont tous ces éléments de Scrum, des éléments « Shu » sur lesquels on se focalise alors qu’ils n’ont qu’une importance secondaire :

  • Le burndown chart : il n’est pas essentiel, faites-le si vous en avez envie, d’ailleurs il ne fait plus même plus partie des éléments « obligatoires du Scrum Guide !
  • Le Scrum Board : Doit-on en faire un ? A quoi doit-il ressembler ? L’équipe décidera.
  • Le Scrum Master est-il un chef de projet ? Un tech Lead ? Cela dépendra du contexte.
  • Le Product Owner doit-il assister au stand-up ? Laissez l’équipe décider !
  • Les 3 questions du stand-up : ce peut être une aide, mais pas un dogme !

Rumeurs et ouïe dire, ou les « lutins » comme dirait Laurent Bossavit:

  • Les User Stories : Elles ne font pas partie de Scrum, elles ont été créées avec XP. Scrum n’oblige pas à utiliser les stories.
  • Le Planning Poker : Cette pratique vient également d’XP ; si elle convient, alors utilisez-la !
  • La suite de Fibonacci / les story points : Ce ne sont pas non plus des pratiques spécifiquement liées à Scrum. Tirez-en parti si vous aimez.

Le « big agile »

Alistair évoque pour commencer le framework SAFe. J’avoue y avoir porté peu d’intérêt, bien que ce soit un sujet dont on parle en ce moment. Je m’attendais à voir Alistair le démonter, mais non ?!?

Quand on parle d’agile en grand en ce moment, on évoque souvent Spotify autour duquel Henrik Kniberg communique beaucoup en ce moment. Ce qu’il appelle l’organisation 3D semble aussi une référence pour Alistair. Et qui dit grande organisation dit dépendances : l’architecture du système doit prendre en compte cet aspect afin de rendre le déploiement asynchrone.

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Disciplined learning

Le dernier point évoquer par notre keynote speaker est l’un de ceux qui lui tiennent beaucoup à coeur : l’apprentissage. Alistair oppose le « big bang » synonyme d’apprentissage tardif d’un apprentissage au plus tôt (ou réduction des risques, mais l’emphase sur l’apprentissage n’est-il pas préférable ?). Cette courbe n’est d’ailleurs pas une courbe, mais une espèce d’escalier, car tous les progrès ne se valent pas et certaines expérimentations d’avèrent stériles. Géry Derbier évoque souvent la chose quand il anime le Carpaccio Game : il y a 4 dimensions d’apprentissage sur un projet :

  • Business (ce volet pouvant lui-même avoir différents axes, et pas seulement le ROI).
  • Social (la formation de l’équipe).
  • Technique
  • Coût / délais (découverte de la vélocité, par exemple).

Cette façon d’appréhender le projet permet de le borner (trim the tail), soit par la date, soit par la valeur.

Ce que j’en ai pensé

Peut-être Alistair Cockburn n’était pas aussi percutant qu’il nous en a donné l’habitude, mais s’agissant du Scrum Day il nous a livré une keynote s’articulant autour du Scrum, du vrai Scrum ! Je ne peux qu’apprécier le propos faisant écho à ma propre présentation du Printemps Agile, bien sûr, mais surtout je trouve important de mettre en exergue les aspects importants de Scrum (le Scrum Core), par rapport aux choses secondaires qui sont celles sur lesquelles se focalisent souvent les détracteurs de Scrum !

Romain couturier nous a aussi gratifié d’un « scribing » de la session d’Alistair. Il a bien voulu le partager avec nous, et je m’incline devant son talent !

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Nous avons déjà pris un peu de retard sur le timing, le changement de salle est un tout petit peu serré. Pour moi, le choix de la session suivante était déjà fait.

Coaching Teams Through Change, par Rachel Davies

Rachel Davis est l’auteur d’un des quelques ouvrages disponibles en rayonage sur le coaching agile. Un ouvrage que j’avais trouvé correct sans être fantastique. Le sujet de cette session lui, me fait plutôt penser au Fearless Change !

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D’abord, quel est le plus grand obstacle au changement ? Bien entendu : la résistance ! Alors certes, on voit beaucoup de choses à faire … tellement à faire et si peu de temps ! Mais la première précaution est justement de ne pas se précipiter !

Communiquer

Choisir ses mots avec soin (en fonction du canal de votre interlocuteur, comme dirait Véronique Messager). N’oublions pas de nous mettre à la place de notre interlocuteur : ce que nous voulons dire correspond rarement à ce que nos interlocuteurs veulent entendre !

La communication, c’est aussi un processus bidirectionnel. N’oublions pas l’écoute, en fait, commençons par cela. Une bonne écoute c’est :

  • Absorber de l’information
  • Rester calme et attendre.
  • Encourager l’interlocuteur.

Voilà qui me rappelle la session de Florence Chabanois à l’Agile France 2013.

Leadership

Et ceci me rappelle à nouveau le Fearless Change. On y trouve plusieurs idées:

Aller parler aux sceptiques : comprendre ce qui les retiens est le premier pas vers la compréhension des faiblesses de notre message. De plus les sceptiques ne sont pas des opposants, du moins pas nécessairement. Ils peuvent même s’avérer être à terme vos plus ardents défenseurs.

Plusieurs facteurs peuvent influencer le refus de suivre :

  • La difficulté
  • La permission
  • Le (mauvais) timing
  • Ce n’est de toute manière pas mon idée !

L’exemplarité: Pour inciter les autres à suivre, commencer par faire vous-même. Vous voulez mettre en place un Kanban ? Utilisez déjà un « personal Kanban ».

Traiter les problèmes

Les rétrospective sont là pour les mettre en évidence et dresser des plans d’action. Mais plus encore, rendons les problèmes visibles tous les jours en les affichant !

Ce que j’en ai pensé

Pour être franc, j’ai eu du mal à m’enthousiasmer pour cette session un peu fourre-tout, avec un fil conducteur un peu difficile à saisir ! Bref, un peu déçu, je l’avoue…

Sébastien Ferron a publié un excellent post sur cette session sur le blog de SOAT.

Pollénisation croisée avec la communauté des designers ?

Pierre Hervouet et Joumana Mattar nous proposaient cette session. Si l’audience était nettement plus réduite qu’avec Rachel Davies, le contenu… eh bien j’ai préféré cette session, voilà !

Pourtant je suis venu sans trop savoir à quoi m’attendre. Mais j’avais aimé la session que Pierre avait animé avec Pascal Van Cauwenberghe à Agile France 2013. Je l’ai donc suivi ici.

Pierre vient ici avec une étiquette « Agile Lebanon », et il venait nous parler du Global Service JAM !

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Le Global Service JAM, c’est une sorte de Startup Week-end pour les designers : une unité de lieu et d’action pour 48 heures, et pour sortir avec un produit ! Le JAM s’organise sur 3 jours.

1ère journée : Open minder

Au programme : ice-breaker, brainstorming et agile games !
On explore l’espace, on répartit des idées sur une table (cela offre une meilleure circulation qu’un mur) et on met l’utilisateur au centre en utilisant des personas.

A ce stade, on ne sait pas encore ce que l’on va construire !
Une première journée jugée très positive par Pierre et Joumana. Avec un outil atypique : l’unstuck jarre, remplie de questions perturbantes quand on est en panne…

2nd journée

Beaucoup de choses dans cette seconde journée ! En fait tellement d’outils que Pierre et Joumana nous ont distribué un jeu de cartes les rassemblant tous ! Voilà, vous n’aviez qu’à être à cette session !

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On va donc y trouver pêle-mêle :

  • Get out of the building : à l’image du Lean Startup Machine, pour aller valider son concept dans la rue !
  • Des energizers
  • Le bottleneck game de Pascal Van Cauwenberghe et Portia Tung, pour introduire l’amélioration continue
  • 5 focus steps !
  • La carte d’empathie pour explorer les personas. A l’image de ce que l’on fait en Lean Startup.
  • Le User Journey map pour explorer l’expérience utilisateur via du story telling.
  • Le PoP (prototyping on paper).

3ème journée : stress et deadline

A la fin de cette journée, il faut livrer !

Ce que j’en ai pensé

Beaucoup de choses dans cette session, j’ai la sensation d’en avoir raté la moitié. Au moins ! Cela m’a permis d’explorer un concept que je ne connaissais pas et je repars donc avec pas mal de pointeurs à investiguer !

Si l’aventure du Global Service JAM Libanais vous a intéressé ou intrigué, vous pouvez les retrouver sur leur Blog Tumblr.

Il est bientôt l’heure du déjeuner. En passant, je vois Romain qui termine sa session.

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Déjeuner

Disons-le tout net : ce ScrumDay est de loin celui qui m’aura laissé la meilleure impression sur cet aspect : on a de la place et plusieurs buffet sont disposés de manière à ce que l’on ait jamais besoin d’attendre très longtemps. Les plats sont diversifiés et de qualité, et l’on peut s’assoir pour converser en même temps que l’on se restaure. Bravo !

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Profiter de la pause déjeuner pour converser avec les nombreuses brillantes personnes que je peux croiser ici est un luxe que je n’ai jamais eu jusqu’à présent au ScrumDay ! C’est avec Jean-Laurent de Morlhon que je passerais la plus grande partie de cette pause. Le développement (le vrai) est la passion de Jean-Laurent. Aujourd’hui il partage son temps entre les missions de dev orientées « craftmanship », Serpodile la société créé par sa femme et le partage au sein des communautés qui lui tiennent à coeur. Nous retrouverons Jean-Laurent au cours de l’après-midi pour sa session.

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Je clos ici le premier volet de mon retour sur ce ScrumDay, il ne faudrait pas risquer l’indigestion !

Carnet de route : Le Printemps Agile 2014 à Caen (2/2)

Suite de ma visite au Printemps Agile.

Pause déjeuner !

Je m’en veux un peu : d’habitude je fais 2 ou 3 photos à ce moment-là. Ca fait un peu “ambiance” et ça change des photos des sessions qui finissent toutes par se ressembler… pas de chance, ou plutôt gros oubli de ma part : je n’en ai pas à vous partager !

Pause de courte durée par ailleurs, nous arrivons pour racler les plats … et repartir bientôt vers de nouvelles aventures

Sophrologie avec Céline Desmons

Une session / atelier bien curieuse que celle-ci ! D’abord quelques mots sur la sophrologie.

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Fondé en 1960 par Alfonso Caycedo, un psychiatre Colombien, il s’agit d’une approche psychocorporelle associant le mental (pensées et émotion) et le corps. Elle s’inspire des techniques orientales telles que le Yoga ou l’hypnose déjà présents dans le Boudhisme Thibétain par exemple. Vous suivez ? Tant mieux, car moi plus tellement…

Céline nous propose une mise en pratique pour prendre conscience de notre corps. Désolé mais malgré les efforts de l’animatrice je m’avoue très peu convaincu…

Un géant peut-il être agile ?

Elodie et Emmanuel, tous deux chefs de projet / scrum masters chez Orange présentaient cet atelier. J’avais fait la connaisance d’Elodie juste quelques heures avan,t en allant chercher Géry à l’hôtel. Elle-même et Christophe Keromen ont ainsi profité du transport.

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L’exercice du retour d’expérience n’est finalement pas si facile : il faut d’abord rendre cela intéressant, et il faut aussi faire preuve d’honnêteté et d’objectivité. Celui-ci s’en tire plutôt bien et la franchise dont font preuve les deux orateurs est rafraichissante.

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L’agilité chez Orange

L’agilité chez Orange, c’est une décision du groupe ! Peut-être est-ce pour cela qu’on y consomme tellement de coaches agiles ? Par ailleurs, “agile” ne signifie pas la même chose partout dans le groupe. Voyons ce qu’Elodie et Emmanuel ont à nous dire sur ce qui se passe chez eux.

Les projets, même agiles, tels que nous les présente Emmanuel ont une forte coloration « classique »: on parle de « points de visibilité », de demandes de changements, l’orateur parle même d’effet tunnel !

Ce qui chiffonne plus encore c’est l’identification du PO. On semble en plein syndrome du « proxy PO » qui n’a pas de pouvoir décisionnaire et est en fait un AMOA à l’ancienne ! Le sponsor (le vrai PO) existe mais n’est pas disponible.

Ils ont essayé…

Quand l’environnement est fortement contraint, on en est réduit aux « petites victoires ». Par exemple.

Etre agile dans le cercle interne : Le projet tourne à l’ancienne, mais au moins l’équipe de développement emprunte des pratiques agiles. Il faut dire que l’environnement, il est un peu lourd…

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Une gestion de changements à deux niveaux. Les demandes de changements étant un peu lourdes (elles sont « à l’ancienne »), on arrive à simplifier la procédure pour les petits changements (alors qualifiés d’agiles).

La « trade-off matrix » : elle permet de partager le niveau de volatilité des différents axes du projet.

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La check-list pour se lancer, avec:

  • Un kick-off via des jeux
  • La marketing qui présente sa vision et les enjeux. Que se passe-t-il si on ne fait pas le projet ?

La priorisation via le backlog. Avant il y avait les fonctionnalités classées en P0, P1 et P2, donc avec le gros de la troupe classé en P0 et presque rien en P2 ; les équipes sont parvenues à basculer vers un mode « backlog ordonnancé » : belle victoire !

Visiblement

Visiblement, l’agilité est arrivé par le top management (pour quelles motivations ?), déclenchant l’embauche de hordes de coaches. Elle a convaincu au moins certaines équipes. Mais entre les deux, le middle management est bien décidé à résister et à mener (et contrôler) la barque comme avant.

Cela ne veut pas dire que rien n’est possible. Les équipes sont parvenus à progresser sur certains fronts et même à convaincre avec certains outils (les jeux, le management visuel), tandis que d’autres échouent à se mettre en place, comme les rétrospectives.

Break

Dernière pause avant la dernière session et la rétrospective !

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J’en profite pour alimenter le « mur de la rétrospective ». En fait, Géry et moi n’allons pas retourner dans une session, nous préférons utiliser ce temps-là pour échanger. Je remarque une chose : dans les conférences assez matures, il traine pas mal de monde dans les espaces d’échange pendant les sessions. Les conférences plus récentes voient cette population plus restreinte. A Caen, Géry et moi étions seuls !

Peut-être il y a-t-il ici une opportunité de faire évoluer la formule ? Il y a pas mal d’étudiants sur place, pourquoi ne pas ménager un petit open-space qui serait très bénéfique à cette population ?

Rétrospective

Tout comme l’ice-breaker du matin, voici une nouvelle originalité proposée par la conférence Bas-Normande ! Nous voici de nouveau réunis dans le grand amphi pour une rétrospective animée par Myriam Boure. Jean-Luc a été bien aidé dans l’organisation de ce Printemps Agile. La gentillesse et l’énergie de Myriam ont probablement été parmi les apports les plus remarqués.

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On s’appuie sur le « mur de post-it » qui était à disposition durant toute la journée. Les points remarquables sont pour moi l’ice-breaker, cette rétrospective mais aussi le concept de « participation libre » qui sont tous trois uniques à cette conférence. Sans compter l’ambiance et le programme ! Le point faible est sans aucun doute le déjeuner. Mais comme chauque édition propose son lot d’améliorations, je ne m’en fais pas trop.

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Faire une retrospective à 200, ce n’est pas chose aisée. Peut-être faudrait-il envisager une rétrospective par petits groupes comme nous avions fait à Agile Game France ?

Stop ? Encore !

En tant que « local de l’étape », je fais le taxi pour mes confrères. Je dépose Géry et Christophe Kéromen à la gare. Les bretons et le Lyonnais (!) ne reournant dans leurs pénates que le lendemain, nous décidons de terminer cette journée dans un bar sur les quais de l’Orne, où nous rejoignent Jean-Luc et Myriam.

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Une belle conférence, qui me permet de voir l’Agilité progresser à grand pas à Caen ! Jean-Luc nous promet une nouvelle édition l’an prochain, je la voie déjà prendre de l’ampleur…

On en parle aussi ici…

Le retour De Christophe Keromen, sur le Blog Coactiv

Carnet de route : le Printemps Agile 2014 à Caen (1/2)

J’avais participé à l’édition précédente (vous trouverez mes comptes-rendu ici et ici). Cette année je suis de retour, mais comme je l’avais annoncé, cette fois comme orateur !

Ce Printemps Agile a d’ailleurs pris pas mal d’ampleur. C’étaient 70 personnes qui s’y étaient inscrites l’an dernier. Nous voici rendus à plus de 200 ! Même avec un peu moins de présents (un peu plus de 150, semble-t-il), car l’évènements étant gratuit, nous subissons le phénomène du désistement, cela reste un sacré succès. Par rapport à l’an dernier, l’équipe d’organisation s’est aussi bien étoffée. Je pense à Emilie Sulmont et Myriam Boure, mais aussi aux étudiants de Jean-Luc !

Un Marshmallow pour commencer ?

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Passé le traditionnel accueil, non nous n’avons pas droit à l’habituelle keynote. Désolé mais le créneau dévolu à entretenir l’égo d’un quelconque gourou, ce n’est pas le genre du Printemps Agile !

Au programme, on nous a prévu un agile game, un classique, avant tout, avant même le petit mot d’introduction. Franchement j’étais perplexe sur la faisabilité de cette idée : des gens qui arrivent, doivent se mettre dans le rythme, ont envie de boire leur petit café…

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Eh bien non, j’ai eu tord. L’idée est franchement géniale ! On s’est rapidement mis en mouvement sur une quinzaine de tables.

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Comme c’est souvent le cas, les essais et réussites sont très diverses. Depuis la tentative, disons modeste…

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… Jusqu’aux plus ambitieuses (ça ne marchera pas).

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Le team gagnat aura plutôt fait dans le simple, avec une oeuvre tout bonnement achevée au bout de 3 minutes !

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Bravo à Eve et Alfred (entre autre), il ne faut pas non plus oublier le 4ème membre de l’équipe : celui qui est derrière l’appareil photo !

Je déclare ouvert…

Cette année encore, c’est Jean-Luc qui introduit cette nouvelle édition du printemps agile. Si la communauté agile Caennaise est restreinte, elle est très active comme le démontre l’agenda annuel. De plus, cela fait plaisir de voir l’enseignement supérieur s’y intéresser sérieusement, aussi bien du côté étudiant que du côté enseignant !

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Scrum Shu Ha Ri

Sur ces bonnes paroles, je dois vous abandonner : ma présentation “Scrum Shu Ha Ri” figure sur le premier créneau horaire. Ne vous en faites pas : je partagerais bientôt mon support de présentation pour faire suite à mon teaser. Avec un peu de chance, je pourrais aussi vous partager une vidéo et l’article correspondant si j’ai le courrage !
C’est d’ailleurs toute une matinée Zenika qui se partageait la salle ce matin là : Géry Derbier prenait ma suite pour un Carpaccio !

Carpaccio Game

Le Carpaccio, c’est ce jeu agile créé par Alistair Cockburn pour appréhender le découpage des fonctionnalités en tranches fines. Géry en est littéralement devenu le spécialiste et l’a pratiqué de nombreuse fois.

Moi-même, j’ai eu l’occasion de l’animer une demi-douzaine de fois, car il fait partie de mon “package immersion agile” chez mon client actuel.

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J’assistais Géry durant cet atelier, car nous avions un nombre de participants tout à fait conséquent. La premi§re partie se fait sans machine : nous cherchons à découper le problème en tranches.

La seconde produit un peu plus de sueur: il faut développer et démontrer le produit toute les huit minutes !

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L’animation de Géry diffère un peu de la mienne. Celle de Géry est certaine plus orthodoxe : il enchaine directement les itération de 8 mainutes (8 minutes !) … démo comprises. Pour ma part, je demande à ceux qui assistent à la démo de faire des vérifications approfondies… du coup je neutralise le chrono au bout de 45 secondes. Cela me permet aussi de tracer les courbes d’évolution des différentes équipes.

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Du coup, le stress selon l’animation de Géry est beaucoup plus élevé. On termine l’atelier par une petite rétrospective: qu’avez-vous appris de ce jeu ? Qu’y avez-vous observé ?

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Ceci termine notre matinée du printemps agile… et la première partie de ce retour. A très bientôt pour la seconde partie !

ScrumBeer de Mars (en images)

Cela aurait dû être une ScrumBeer de Février, mais une collision de dates avec l’Agile Playground en a décidé autrement. C’est donc début Mars que nous nous sommes retrouvés en petit comité d’agilistes !

C’est dans un bar faisant la place belle aux jeux (et à la bière, bien sûr) que nous nous sommes retrouvés.

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Outre nos discussions de comptoir habituelles, Arnaud nous proposait d’apporter notre contribution aux revues des propositions du ScrumDay 2014.

J’ai dit : le ScrumDay 2014 !

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Après une rapide selection initiale, revue des propositions en binômes.

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J’ai eu le plaisir de me livrer à l’exercice avec Pablo Pernot dont je dois dire que je le croise trop peu souvent !

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L’exercice est intéressant, mais je le vois plutôt dans ce contexte comme une agréable récréation. J’espère que le comité de sélection ne regardera pas le résultat de nos cogitations de manière trop appuyée, d’autant que le filtrage initial a été particulièrement arbitraire !

Il faut un peu varier les plaisirs lors de nos rencontres. Mais pas trop quand même : les discussions, le p’tit verre de rouge ou la bière et la charcuterie, ça reste notre fond de commerce !

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Agile Playground #13

Retour chez Valtech pour cette nouvelle édition des Playgrounds. Aujourd’hui nous avions le choix entre deux jeux aussi attrayants l’un que l’autre : la Pompafric (présentée à l’Agile Game France 2014) mais que je n’avais pas expérimenté et le Values Advocacy. C’est Pierrick qui nous présente le programme.

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Ice-Breaker

Pour amorcer joyeusement cette soirée, on a droit à un “nombre secret”, le même jeux que nous avions pu essayer lors de l’Open Space Agile France. Du coup, me voici exclus du jeu, c’est pas juste ! J’observe les efforts plus ou moins vains des participants pour se faire comprendre…

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L’alignement final est assez étrange : on y a des “ordonancements locaux” signe qu’il a manqué une vérification de cohérence entre les groupes. Une mention spéciale à celui qui a tenté de se faire comprendre en convertissant son nombre en “taille de Schtroumph” !

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Values Advocacy

Finalement, je me décide pour le Values Advocacy. En entrant dans la salle, on découvre le déroulement de la session affiché au mur, sous forme de fresque !

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Le principe est assez simple : 4 équipes et les 4 valeurs agiles … et leurs “opposés”. On effectue une série de batailles : deux équipes s’affrontent pour défendre une valeur du manifeste et leur contraire. Les deux autres équipes forment le jury. Ensuite on tourne. C’est donc une sorte de tournante, mais en tout bien tout honneur. A la fin du jeu, chaque équipe aura eu l’opportunité de défendre une fois une valeur, une fois l’opposé d’une valeur, et de faire partie du jury deux fois. Il y a ensuite un système un peu compliqué pour compter les points, mais ce n’est pas très important.

Action !

Round 1 et 2

Chaque équipe prépare son plaidoyer. Pendant ce temps les membres du jurés circulent pour évaluer les idées qui émergent.

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Un premier tour de vote a lieu à la fin du temps de préparation des plaidoyers.

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Chaque équipe doit ensuite défendre ses idées et convaincre. Comme le fait ici Pascal.

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Ou Corina

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Un second tour de vote a lieu à l’issu de cette étape. La note final est une aggrégation un peu curieuse des deux votes.

Le second round se fait selon le même modèle (mais pas les deux mêmes équipes).

Rétrospective

A l’issu des deux premiers round : une rapide rétrospective.

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Nous remontons essentiellement deux points :

  • Le temps de préparation des plaidoyers devrait être raccourcis
  • Il serait sympa de scénariser un peu le volet délibération / jury

Pas possible d’adresser le second point dès maintenant. Mais le premier est pris en compte : nous diminuons le temps de préparation de 8 minutes à 5.

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Rounds 3 et 4

C’est donc reparti avec un rythme un peu plus soutenu. On prépare les argumentaires…

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On s’active pour défendre ses positions.

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L’une des équipes se trouve réduite à 3 membres, mais visiblement le nombre ne fait pas la force…

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Et de nouveau, bien sûr, les plaidoyers !

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Résultats et conclusions

Par deux fois les antithèses agiles ont battu les valeurs du manifeste et l’inverse est aussi arrivé par deux fois ! Que doit-on en penser ?

  • Tout d’abord que les équipes ont fait du bon boulot à défendre les idées auxquelles elles sont opposées. Pour tout avouer, c’est même beaucoup plus drôle !
  • Le Jury ont fait du bon boulot à juger en toute impartialité.
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Au fur et à mesure du jeu, les plaidoyer ont aussi évoluer pour donner plus d’impact à la forme. Cela a finalement peu joué. Une équipe est d’ailleurs tombé dans le travers d’articuler complètement l’argumentaire autour de la forme, mais la faiblesse de cet argumentaire a joué en leur défaveur (alors même qu’ils défendaient les valeurs du manifeste) !

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La réduction du temps de préparation a donné plus de rythme à la seconde partie, mais comme vous le voyez ci-dessous, l’impact sur le nombre d’arguments développés, bien que visible, n’est pas si important que cela.

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Le jeu est réellement plaisant et nous oblige à réfléchir honnêtement non seulement à nos valeurs agiles que nous prenons pour acquises, mais aussi à ce que peuvent apporter leurs opposés. Ou au moins à comprendre à ce que les anti-agilistes y trouvent.

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Curieusement d’ailleurs, je me suis retrouvé confronté dès le lendemain à ce cas de figure ! Nicolas a évoqué l’usage de ce jeu dans des groupes composés d’agilistes et d’anti-agilistes (ou de nouveaux venus). Je ne suis pas certain que l’on y obtienne les résultats escomptés. Notre population a fait un bon travail à argumenter solidement les deux côtés. Des anti-agilistes feraient-ils de même ?

Bref, j’ai passé un très bon moment. Mais je m’interroge encore sur l’usage que l’on peut faire de ce jeu. Vous retrouverez le vécu de la session sur le billet de blog de Nicolas.

Fin de soirée

Comme à l’accoutumé, on termine notre soirée de manière informelle autour d’un petit verre ou d’une bière.

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Je ne m’éternise pas ce soir, j’ai une journée chargée le lendemain. Justement avec des agile games !

Agile France Open Space

Le mois de Février est généralement calme : un ou deux Meetup et bien sûr l’Agile Games France qui est pour moi l’évènement marquant de ce début d’année. Yannick Ameur a eu la bonne idée d’organiser un Open Space durant cette période calme.

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Nous étions une petite vingtaine réunis pour cette soirée sous la houlette de l’association Agile France. Emmanuel Gaillot qui était des nôtres a d’ailleurs rappelé la mission de l’association.

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Deux sessions au programme de cette soirée, entrecoupé d’un interlude. On y reviendra.

Comment convaincre sur la qualité du code

J’étais à l’initiative de cette première proposition. Enfin, deux autres sessions avaient lieu aussi en parallèle.

Mon problème :comment faire prendre conscience à une équipe “contente d’elle-même” de l’intérêt de chercher à s’améliorer, à perfectionner son code. Ma situation de départ : un code review où personne n’a rien à dire !

Des idées ont jailli. Je ne les essaieraient probablement pas toutes. Mais certaines méritent indiscutablement l’attention.

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Mais l’échange me laisse à penser que lorsque l’on a pas encore éveillé l’intérêt, l’étincelle a bien du mal à prendre. Et il n’y a pas de solutions miracle. Seulement des choses à essayer qui marcheront peut-être, ou peut-être pas…

Interlude

Nicolas nous a gratifié d’un rapide jeux agile entre les deux sessions : le nombre secret. Il me rapelle celui sur les dates de naissances auquel nous avions joué durant le premier Agile Games France ().

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Ca n’a pas trop mal marché.

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Tester en agile

Pour ce second round, je me suis joins au groupe discutant des tests. Des discussions passionnées et des avis très partagés dans le groupe.

D’un côté les défenseurs de la séparation des pouvoirs : développeurs d’un côté, testeurs de l’autre. Les développeurs se limitent aux tests unitaires, les tests fonctionnels sont essentiellement exploratoires et fait par l’équipe de tests après la fin d’itération. Lorsque l’écart d’interprêtation entre développeurs et testeurs a fait son oeuvre (environ 10 secondes après que les testeurs aient reçu le système à tester), on saisie de gentilles anomalies et le tout peut retourner chez les développeurs pour une nouvelle itération. Itération au terme de laquelle on recommence le cycle. Ca booste à mort.

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Autant dire que ce n’est pas ma vision des choses.

Les défenseurs de l’ATDD proposent de regrouper développeurs et testeurs au sein d’équipes pluridisciplinaires, de couvrir aussi bien que possible les items à développer de tests définis en amont (ce qui a aussi la vertu de les raffiner), et de tester “just in time” et non après la fin d’itération. Les tests exploratoires sont là seulement pour compléter les AT réalisés au début et pour, en quelque sorte, tester les tests !

Bref, deux visions inconciliables. Pour ma part, je pense que la première appartient à une époque révolue située quelque part dans le siècle précédent et n’a rien à voir avec l’agilité, ni dans son exécution, ni dans son état d’esprit. Mais cela me donne aussi une petite idée de billet, pour un de ces jours

Pendant ce temps, les sessions se déroulent dans d’autres salles

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Fin de soirée

Les résultats de nos cogitations sont visible sur les murs. Ici le fruit d’une discussion sur le story mapping.

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Les idées proposées pour cette soirée

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Et bien sûr les inévitables discussions de fin de soirée. Peut-être le meilleur moment d’ailleurs !

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Agile Game France 2014 en images (4/4)

Dernier volet de notre périple de 3 jours, ce post conclut mon retour sur l’Agile Game France dont vous retrouverez les opus précédents ici, ici et ici.

Rétrospective

Nos scribers sont réellement talentueux, voici ce à quoi ressemble désormais notre fresque

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Et les voici à l’oeuvre.

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Certains devant partir tôt, nous n’attendons pas le dernier moment pour nous livrer à une rétrospective de l’évènement. Elle s’effectue en 3 groupes, Jacques facilite le nôtre.

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On prends très peu de temps, juste ce qu’il faut pour identifier un point d’amélioration.

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La restitution se déroule tout aussi rapidement.

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Tombola

Toujours dans le thème “je conclue l’Agile Games France en beauté”, il y avait une petite tombola pour gagner des polos. Il n’y en avait pas pour tout le monde ! En fait, il n’y en avait que 3 : tailles M, L et XL respectivement. Comme vous pouvez le voir de dos ici.

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Et les gagnants sont : Alfred, Michel et … moi-même ! Le sort m’est généralement défavorable, c’est bien sympa que les choses ait tourné dans le bon sens justement aujourd’hui !

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Et nous reste juste le temps pour 2 ateliers assez rapide.

Le jeu du Tao

Ce jeu avait été animé hier par Romain Couturier. Il avait été apprécié et une seconde session a eu lieu dans la matinée, mais animé cette fois par des participants de la session précédente. Alfred s’était tout d’abord proposé d’en animer une 3ème session, puis avait finalement décidé de remplacer cela par un retour sur ce jeu. D’abord déçu, j’ai vite compris qu’il ne se sentait pas armé pour une animation.

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D’ailleurs, le jeu n’en est pas vraiment un, avec un livret qui ressemble plutôt à un annuaire et un contenu plus proche de la psychanalyse de groupe que du bon moment de détente ! Je trouve d’autant plus remarquable la prestation de Romain dont j’ai eu d’excellents echos qui se livrait à cette animation pour la première fois !

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La chose mérite donc un peu de réflexion avant de s’y lancer tête la première. Tao Village propose des initiations, peut-être à essayer…

The Lean Takeoff

Alfred Almendra s’est donné un gros challenge : illustrer l’amorçage d’un cycle Lean Startup à l’aide d’un jeu ! Le jeu se focalise sur le “fit” entre le problème et la solution et tourne autour de cycles d’expérimentations. En l’état, le jeu ne me semble pas convainquant. Nous avons donné du feedback à Alfred pour lui donner des idées d’évolution.

L’exercice de construire un jeu autour de cette idée me semble vraiment très difficile. Je ne me vois pas relever le challenge. Je ne peux que souhaiter bon courage à Alfred (qui n’en manque pas par ailleurs) pour faire aboutir son idée !

Cloture

Cette 3ème édition d’Agile Game France se conclut maintenant.

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Mon regret le plus important est d’avoir surtout été consommateur lors de cette édition, ce qui ne me convient guère ! Au départ je voulais présenter la version 2 du Business Value Fail que j’avais développé conjointement avec Yannick Ameur et présenté lors d’un Agile Playground. Mais j’ai été trop occupé pour mener à bien mon projet ! J’ai donc au moins deux objectifs pour l’an prochain (car oui, j’ai bien l’intention d’en être à nouveau !) :

  • Proposer l’animation d’au moins 1 jeu.
  • Mettre en place le Kanban des sessions que nous avons proposé lors de la rétrospective.

Un évènement comme celui-ci, c’est plutôt à la base pour les extravertis. Etant une sorte d’introvertis de compétition (si, si je vous assure), ce ne devrait pas être un lieu où je serais particulièrement à l’aise. Et poutant ! Pourtant, j’en suis ressortis gonflé à bloc avec des idées. Il faut dire que l’évènement garde son caractère bon enfant, détendu et bienveillant. Je ne peux comparer à l’an dernier, mais le lieu se prêtait plutôt bien à nos activités : 2 salles avec l’utilisation du palier, cela nous permettait 5 activités en parallèle, voir plus !

Pour terminer, je me dois de saluer la famille Siber venue au complet. Pas évident de venir avec un enfat en bas âge, mais ils l’ont fait !

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Et bien entendu un grand bravo et merci aux artisans de cette évènement auto-organisé !

Agile Game France 2014 en images (2/4)

Reprise de début d’après-midi

Nous nous étions quitté sur la pause de mi-journée, en ce premier jour du 3ème Agile Game France. La reprise en début d’après-midi est toujours un peu compliquée. Un petit “SOS Titanic” pour se remettre dans le rythme ! Cette fois-ci, je suis spectateur.

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Quand je vous dit que l’on partage pas mal de chaleur humaine !

Fearless journey

Yann Poles nous propose ce jeu issu du livre presque éponyme. Je viens juste d’en faire la note de lecture, quelle chance ! Cela permet de débuter calmement l’après-midi.

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Nous nous sommes limité à une heure de jeu, c’est un peu frustrant car en fait je l’ai trouvé plutôt bien, et l’animation de Yann plutôt cool ! Le jeu s’est avéré mieux que je ne l’avais pensé de prime abord … même si j’ai très largement perdu. Mais compter les points n’est clairement pas le but de la partie. Définitivement : à essayer.

Interludes

Et pendant ce temps, toujours : d’autres jeux aux quatre coin de l’espace que nous pouvons occuper. D’accord, je n’ai pas noté leurs noms à chaque fois…

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Dimitri en anime un autre de son côté (toujours pas de nom)

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Pour contre, j’ai pu participer à cette sorte de téléphone arable dessiné. Je soupçonne que le but était de montrer la dégradation de l’information entre l’idée initiale et l’implémentation finale dans un cycle en cascade ? Manque de bol, le meilleur dessinateur était en bout de chaine, et l’on voit donc des améliorations successives de l’idée initiale qui est non seulement conservée mais mieux représentée en bout de chaine !
Il n’y a pas à dire : le cycle en “V”, c’est de la balle !

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De son côté, Irène recueille du feedback sur son adaptation d’un jeu de Jurgen Appelo (encore une fois j’ai oublié le nom ; ce doit être l’âge…).

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Action | Types et MBTI

Frédéric et Fred ont plus ou moins improvisé cet atelier basé sur leur formation Action | Types. Ils y démontraient comment le corps est connecté à l’esprit. Par des interactions parfois curieuses.

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Ou plus … euh… sans commentaire.

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L’originalité de ce que Frédéric et Thierry nous proposaient était le raccrochement au modèle MBTI qui, à ma connaissance, ne fait pas partie de l’approche Action | Types au départ !

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Cette session marathon de plus de 3 heures pouvait aussi se conclure par une session de relaxation. Thierry a franchement donné de sa personne sur ce coup !

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La crevasse

Bien que le créateur du jeu fut parmi nous, cette “crevasse” présenté la première fois à Agile Game France 2013 s’est jouée sans Olivier Soudieux.

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Pour ma part, j’avais déjà pu l’expérimenter lors de l’Agile Playground.

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Fin de journée

Même consacrée aux jeux, cela fait une longue journée. Les discussions autour du repas ont certainement un peu moins d’intensité qu’à midi.

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Clin d’oeil à Laurent aussi, en passant…

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Avec Maxence et Agnès, nous parlons adoption du changement et des 36 stratagèmes. J’apprends aussi d’Agnès que le facteur pépondérant d’amélioration qui a été observé expérilmentalement est la conviction des acteurs d’y parvenir ! Voilà qui me donne à réfléchir…

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Voilà qui clos cette première journée. Je vous retrouve bientôt pour la suite.

Agile Game France 2014 en images (1/4)

J’avais participé à la première édition et fait l’impasse sur la seconde. Mais me voici de retour pour le troisième opus. C’était à Villeurbanne en ce début Février. la formule reste inchangée : 2 jours sur le vendredi et le samedi. Et toujours en mode “auto-organisé”.

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Ice breaking

Petit échauffement pour notre tribu d’agile gamers, organisé par les Lyonnais : se rassembler par groupe (je vous passe les détails) et deviner une citation. Je vous la livre, car elle donne le ton à ces deux jours :

“On peut apprendre plus d’un homme en une heure de jeu qu’en une année de conversation” – Platon

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La balle supersonique

Bien qu’il ne soit pas nouveau, je découvre ce jeu, étonnement intéressant malgré sa simplicité (mais la qualité de l’animation importe). Le but est d’améliorer la performance du groupe en se passant une balle, chaque amélioration étant basée sur le constat de la performance précédente. La solution ultime émerge des étapes antérieures, nous n’aurions pu l’imaginer sans les étapes intermédiaires.

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Le jeu fait apparaitre l’importance des incréments et des améliorations par rapport à la rupture, celle-ci étant toutefois parfois nécessaire. Un bel exercice d’intelligence collective !

Pendant ce temps, d’autres jeux se déroulaient en parallèle dans d’autres salles. Alexis et Alexandre dans l’une d’entre-elle.

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SOS Titanic

J’avais vu ce jeu de loin lors du Scrum Boat de l’an dernier, sans vraiment comprendre l’objectif des contorsions physiques que j’observais. Le mieux pour comprendre, c’est d’expérimenter !

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Donc, ce que vous voyez par terre est un sac poubelle qui symbolise un des cannots de sauvetage de Titanic. On doit tous s’entasser dessus, et comble d’infortune, ce cannot est retourné ! C’est une mauvaise nouvelle, car la nourriture est évidemment à l’intérieur. Il va donc falloir retourner ce cannot, tout en restant dessus du fait de la température peu amène de l’eau.

Un jeu que je recommande très fortement à ceux qui sont en recherche de chaleur humaine et d’intimité. Au-delà de cette observation superficielle, cet exercice met en avant la confiance réciproque qu’il nous faut avoir. La surprise est que nous mettons pas mal de temps à la construire, mais qu’elle augmente progressivement, ainsi que notre efficacité !

Pendant ce temps, Jacques et Romain animent un très impressionnant Agile Lego Game !

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De nombreuses tables, une quantité pharaonique de Lego .. jugez-en

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Les participants ont même drit à une photo de famille avec leurs oeuvres.

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Continuous Delivery

Cecilia nous proposait un jeu encore en version beta : l’intégration continue illustrée avec des Lego (oui, encore !). Deux itérations et deux équipes pour ce jeu.

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La première itération voit les deux équipes opérer séparément et intégrer leurs assemblages à la fin.

Lors de la seconde itération, nous construisons progressivement et intégrons à chaque étape.

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Pour tout dire, ce jeu n’a pas montré ce que Cécilia espérait, car nous avons pris plus de temps dans la seconde configuration que dans la première. J’estime moi qu’il présente au contraire un intérêt peut-être supérieur : l’intégration continue ne marche pas dans toutes les configurations ! Il faudrait alors modifier le jeu pour le faire en trois étapes…

Et toujours pendant ce temps, d’autres jeux dans d’autres salles ! Ici, c’est Claude Aubry qui met en oeuvre son jeu des bacs. A observer les particicipants, ils semblent plutôt assembler un puzzle…

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Pause déjeuner

Cette année, nous avions l’opportunité de pouvoir passer 2 jours sans mettre le nez dehors (on ne perd cependant pas grand chose), car on déjeune sur place !

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C’est bien sûr l’occasion de poursuivre des discussions agiles. Ce midi-là je pouvais discuter avec Thierry Cros avec qui j’ai trop peu l’occasion d’échanger. La discussion a beaucoup tourné autour du craftmanship (où nous partageons les mêmes points de vue) et du rôle du Scrum master dans Scrum (où nos idées divergent).

A bientôt

J’arrête ici pour aujourd’hui. Nous terminerons cette première journée dans un autre post ! En attendant, vous pouvez aller voir les posts de mes petits camarades de jeu :