Note de lecture : Agile Product Management with Scrum, Creating products that customers love par Roman Pichler

Note : 3 ; Vraiment très léger, et pas si bien avisé que ça.

Plutôt qu’un livre, il s’agit d’un opuscule. D’abord par son nombre réduit de pages (118) et par son format à mi-chemin du livre de poche, ce qui est inhabituel. Tant mieux si le texte y gagne en pertinence et en efficacité. Hélas, ce n’est pas trop le cas, on frôle même parfois le hors sujet sans traiter en profondeur le sujet principal du livre ! Justement, effeuillons le texte. Celui-ci est découpé en 6 chapitres, donc avec une moyenne de 20 pages par chapitre.

Le premier chapitre rentre directement au cœur du sujet : qu’est-ce que le product owner ? On y énumère les qualités attendues de celui-ci et on évoque son rôle au sein de l’organisation, y compris celle d’un groupe de PO. Je dirais que globalement le propos est intéressant mais qu’on y apprends pas grand chose, le traitement me paraissant abstrait voir un peu théorique.

J’ai été intéressé de voir un chapitre consacré au développement de la vision, qui est l’un de mes thèmes favoris. Si on y reprends des bonnes idées largement connues par ailleurs (elevator statement, vision box ou modèle de Kano), je vois plutôt ce chapitre comme une introduction au sujet. Et je reste gentil.

Le troisième chapitre consacré au backlog est naturellement un des points majeurs du livre. Le principe de granularisation progressive des items de backlog est je pense un sujet connu d’un certain nombre de praticiens, il est bien de le voir évoqué là. Hélas une fois encore j’en trouve le traitement superficiel. Ce chapitre joue un double rôle en évoquant le volet recueil des besoins. Ce sujet aurait mérité son propre chapitre. Cet aspect est important et j’en trouve le traitement bien léger, voir bâclé. Un exemple du genre est l’évocation des exigences non fonctionnelles. La comparaison entre ce qui est dit ici et ce que l’on retrouve dans les meilleurs ouvrages traitant de l’ingénierie des exigences fait mal, très mal.

Les chapitres 4 et 5 sont consacrés au rôle du PO au sein des différentes pratiques de Scrum. Il s’agit à mon avis d’ajouts inutiles. Ces aspects sont déjà traités dans les ouvrages classiques traitant de Scrum. Et même si le propos est centré sur le product owner, je n’y trouve ni créativité ni apport de l’expérience de l’auteur.

Le sixième chapitre conclut sur les façons de monter en compétence sur le rôle de product owner. Dommage qu’il ne fasse que 7 pages, la prose y est forcément superficielle.

Clairement ce livre a été une grosse frustration pour moi. Il ne mérite pas la « signature series ». Peut-être mes attentes étaient-elles trop élevées, mais je pense qu’il y a plus et mieux à dire sur le rôle du product owner que ce qui est évoqué ici. Je n’estime pas la note trop sévère. Il reste que le texte satisfera peut-être de nouveaux venus à Scrum ?

agile-product-mgt-scrum

Référence complète : Agile Product Management with Scrum, Creating products that customers love – Roman Pichler – Addison Wesley / Signature series 2010 – ISBN : 978 0 321 60578 8

Agile Product Management with Scrum: Creating Products That Customers Love


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0321605780?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Managing Agile Projects, par Sanjiv Augustine

Note 6 ; Pour définir la « substance » de l’agile leadership…

Ecrire sur la gestion de projets agiles n’est pas chose facile, tant cette activité est difficile à définir en termes d’activités et de processus. Au lieu de cela, l’auteur a choisit d’évoquer le sujet sous l’angle des thèmes qui constituent le périmètre d’action de l’agile management.

Agile manager : Ce chapitre nous dévoile quelles sont les qualités que doit avoir l’agile manager, ainsi que les différences entre management et leadership.

Organic team : Deux chapitres traitent de la collaboration et de l’apprentissage (au sens de l’artisanat) eu sein des équipes agiles. On y évoque aussi l’émergence des communautés.

La Vision : L’un des rôles principaux du leader est de porter la vision du projet. Ce chapitre évoque la création et l’animation autour de cette Vision.

Les règles simples : Dans ce chapitre, on évoque les pratiques propres au management agile (backlog, release plan, etc.).

Information ouverte : L’une des valeurs essentielles de l’agilité est la communication. Ce chapitre traite des principes de communication applicables dans le cadre de l’agile management.

Touche légère : Le management agile passe par une ingérence la moins forte possible au sein des équipes, mais sans être totalement absent toutefois. Ce chapitre développe les actions possibles pour gérer une équipe en lui laissant l’initiative.

Le leadership adaptatif : Le feedback et l’adaptation sont un autre principe de l’agilité. Ce chapitre explique comment mettre en œuvre ces principes dans le management agile.

Effectuer la transition : Finalement, ce dernier chapitre traite du passage à l’agilité : quelles actions sont à mettre en œuvre, comment savoir si l’on est dans le bon chemin.

Au final, ce livre n’est pas grandiose, mais le sujet n’est pas facile. Je suis un peu resté sur ma faim, car le traitement du sujet manque de concret. La division en thèmes est une bonne idée, elle structure l’approche mieux que dans le livre de Jim Highsmith, et les liens vers d’autres références sont particulièrement pertinents. En bref, à l’époque le livre le plus utile sur le sujet. Aujourd’hui, je préfèrerais celui de Jurgen Appelo.

managing-agile-projects

Référence complète : Managing Agile Projects – Sanjiv Augustine – Prentice Hall 2005 – ISBN: 0-13-124071-4

Managing Agile Projects


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0131240714?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Release It ! Par Michael T. Nygard

Note : 9 ; Comprendre enfin les impératifs de production sur l’architecture. Book of the year 2007 !

Pour être tout à fait honnête, je dois avouer que j’ai d’abord acheté ce livre d’avantage par confiance envers l’éditeur (Pragmatic Programmers) que pour le titre, qui ne me disait pas grand-chose. Bien m’en a pris, le livre s’est avéré une mine de connaissances.

Ce livre traite de l’architecture des applications d’entreprise. Mais plutôt que de se focaliser sur les qualités classiquement attendues de telles applications, l’auteur s’intéresse aux comportements de applications d’entreprise en production. Et il connaît particulièrement bien son sujet, ayant participé aux mises en production de très gros sites de e-commerce. De fait, le texte regorge « d’histoires horrifiques » arrivés en production.

J’ai conscience que mon appréhension des besoins des équipes de productions par rapport aux systèmes que je développe est superficielle. Nous sommes dans deux mondes séparés. Cet ouvrage vient confirmer ce pressentiment. Jusqu’à présent, je pensais que la meilleure chose que j’avais à faire par rapport à la production était de produire un système solide et stable (de bonnes considérations), et que la seconde meilleure chose à faire était de produire un système très, très solide (ce qui commence à devenir stupide). L’auteur nous assène une vérité : tous les systèmes, d’une manière ou d’une autre peuvent et vont finir par faillir. Le design des applications doit êtres orientés par rapport à cette vérité, en termes de stabilité et en termes de capacité et surtout en terme de reprise sur crash !

Les 334 pages du livre sont découpées en 4 parties formant 18 chapitres. Il regorge littéralement de conseils d’architecture et de design formulés sous forme de patterns et d’antipatterns. Une vraie mine d’or !

Je recommande cet ouvrage sans aucune réserve. L’auteur prend des positions importantes et intéressantes, éclairées par une d’incontestables compétence et connaissances. Il nous fait découvrir un nouveau point de vue et de nouvelles idées à intégrer dans nos designs et nos architectures.

release-it-pragprog

Référence complète : Release It ! Design and deploy production-ready software – Michael T. Nygard – Pragmatic Bookshelf 2007 – ISBN : 0-9787392-1-3 ; EAN : 978 0 9787392 1 8

Release It!: Design and Deploy Production-Ready Software (Pragmatic Programmers)


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0978739213?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Management 3.0, Leading agile developers, developing agile leaders, par Jurgen Appelo

Note : 8 ; Du lourd, comme disent les jeunes…

Encore un livre sur le management ! OK, sur le management agile, mais quand même… Eh bien, celui-ci est différent ! Comme le signalait Robert Martin dans son avant-propos, celui-ci contient le mot « eucaryote ». Plus sérieusement, il s’agit d’un aspect important et remarquable du livre : la façon dont il s’appuie sur un très important corpus de connaissances scientifiques. Je serais bien en peine de nommer ici très nombreuses théories auxquelles l’auteur se réfère, il y en a une bonne demi-douzaine à chaque chapitre. Je vais par contre essayer d’en donner un éclairage synthétique.

L’axe majeur du livre de Jurgen Appelo est que la gestion d’une communauté de personnes est un système complexe et qu’il doit être appréhendé en tant que tel, contrairement à beaucoup d’approches de management qui ont une vision réductionniste. L’auteur s’appuie donc sur les théories ayant trait à la gestion des systèmes complexes : théorie des jeux, théorie des systèmes dynamiques, émergence, etc… Il articule aussi sont propos sur 6 vues, ou 6 tentacules devrais-je dire, car Jurgen représente son approche du management à l’aide d’une sorte de pieuvre munie de 6 tentacules au bout desquelles se trouve un œil. La bestiole se prénomme « Martie » ! Nous avons donc :

  • Energize people
  • Empower teams
  • Align constraints
  • Develop compétences
  • Grow structure
  • Improve everything

Je ne vais pas développer ces différents thèmes. Si vous êtes curieux, vous lirez le livre. Chaque thème fait l’objet de 2 chapitres, l’un théorique, l’autre pratique. La différence entre les deux ne m’est pas toujours apparu évidente. Le point commun est que chaque chapitre est vraiment lourd, fort d’une quantité impressionnante d’information. Souvent trop. Bref, ce n’est pas un livre que l’on lit en dilettante. Heureusement, l’auteur fait preuve d’un grand sens de l’humour, ce qui associé à une réelle qualité d’écriture fait de ce texte un réel plaisir !

L’ouvrage est dense, je l’ai déjà dit. Il est émaillé d’illustrations, de dessins en fait, réalisés par l’auteur lui-même. Ils accentuent la touche d’humour. Je ne suis pas convaincu que l’on puisse tout retenir. Il s’agit de ces livres sur lesquels il faut revenir lorsque l’on souhaite trouver le moyen d’améliorer un point particulier. Le modèle à 6 points de vues est lui facile à mémoriser et peut servir d’axe directeur.

J’ai mis du temps à sortir ce livre de son étagère. A tord. Il est réellement étonnant. Il faut une dose de courage pour se plonger dedans, mais ça vaut le coup !

management-30-Appello

Référence complète : Management 3.0, Leading agile developers, developing  agile leaders – Jurgen Appelo – Addison Wesley / Signature series 2010 – ISBN : 978-0-321-71247-9

Management 3.0: Leading Agile Developers, Developing Agile Leaders (Addison-Wesley Signature Series (Cohn))

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0321712471?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png

Note de lecture : The Pragmatic Programmer: From journeyman to master, par Andrew Hunt & David Thomas

Note : 9 ; Think! About your work; Book of the year (ex-æquo) 2002

Pensez! Mais pensez à la façon dont vous travaillez! Tel pourrait être le credo des auteurs de ce livre. Cet ouvrage ne traite pas de processus de développement logiciel à proprement parler, il expose plutôt une façon de se comporter et d’appréhender le développement logiciel au quotidien.

L’activité de développement logiciel est-elle un travail systématique décrit par des règles rigides? A cela les auteurs répondent: non! Ils abordent d’ailleurs le travail du développeur d’avantage comme l’activité d’un artisan que comme un travail d’ingénierie. Bien loin d’être un parallèle défavorable, il faut y voir une valorisation de notre travail, quand pour chaque problème il faut chercher une solution réfléchie, pragmatique et adaptée. Certains l’auront déjà compris, c’est d’agilité dont nous parlons ici ! Publié en 2000, il ne s’agit pas là d’une adhésion tardive à un effet de mode, mais au contraire le fruit de réflexions de « véritables croyants ». D’ailleurs Hunt et Thomas sont parmi les signataires originaux de l’agile alliance.

Le livre se découpe en 8 chapitres qui regroupent au total 70 « tips » (il y a un aide mémoire avec le livre).

Chap 1 : Pragmatic philosophy. On nous enseigne ici les lignes directrices de l’agilité : le « juste assez », l’entropie du logiciel, …

Chap. 2 : Pragmatic approach. Ce chapitre traite des tactiques de réalisation : la « balle traçante » ou le langage du domaine, par exemple.

Chap. 3 : Basic tools, traite de l’environnement, outils d’édition, de build ou de génération de code. Bref, c’est pour l’usine logicielle !

Chap. 4 : Pragmatic paranoia (là, c’est pour moi) nous enseigne l’anticipation des comportements erronés.

Chap. 5 :Bend or break, traite de conception (donc de patterns) et de sa bonne mise en œuvre.

Chap. 6 : While you are coding évoque tout ce qui gravite autour de l’implémentation : les tests, le refactoring, etc…

Chap. 7 : Before the project, car il ne faut pas confondre vitesse et précipitation ! On parle ici de spécifications, mais aussi des travers qui peuvent en découler.

Chap. 8 : Pragmatic projects, évoque la dimension stratégique du projet : la gestion des tests, le cycle itératif, etc…

Ne vous y trompez pas: ce livre ne vous expose pas comment programmer. Il existe pour cela d’autres ouvrages dédiés aux langages de programmation, par exemple. Une partie (importante) du texte est toutefois dédié à des aspects de conception générale: programmation défensive, méta programmation, architecture MVC.

Mais pour moi l’intérêt principal du livre n’est pas là. Son intérêt principal est de nous montrer que la responsabilité d’un ingénieur de développement ne se limite pas à écrire du code. Notre responsabilité est de livrer un développement dont nous pouvons être fiers, de qualité et répondant aux réels besoins utilisateur. Un travail que nous pourrions même signer: fruit d’une élaboration sérieuse, robuste, bien écrit et convenablement documenté. Un travail professionnel, réalisé par un vrai professionnel, un “pragmatic programmer”.

Ai-je oublié de vous dire que je recommande fort chaudement cet excellent ouvrage ? Mais notez au passage le vocabulaire plutôt riche employé dans le texte, qui peut en rendre la lecture légèrement difficile.

pragmatic-programmer

Référence complète : The Pragmatic Programmer: From journeyman to master – Andrew Hunt & David Thomas – Addison Wesley 2000 – ISBN: 0-201-61622-X

The Pragmatic Programmer: From Journeyman to Master

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/020161622X?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Clean Code, par Robert C. Martin

Note : 6 ; Du (très) bon, mais hélas aussi du moins bon

Comme l’indique son nom, ce livre concerne l’écriture de beau code. Il rejoint en cela « implementation patterns » de Kent Beck ou « Refactoring » de Martin Fowler.

J’ai beaucoup apprécié les 10 premiers chapitres. L’auteur (ou les auteurs, devrais-je dire) y évoque en détail différents aspects d’écriture et de présentation du code.

Au chapitre 1 qui évoque le « pourquoi » de l’ouvrage, le chapitre 2 traites du nommage, ou comment le rendre pertinent et distinguable. Des aspects que l’on a trop souvent tendance à oublier.

Le chapitre 3 traite des fonctions, sujet important s’il en est. Bien sûr on y parle de la taille des fonctions et de leur lisibilité, mais aussi de la nécessité de concevoir les fonctions selon un seul niveau d’abstraction. Par contre l’idée de séparer l’interception d’exception ne tient tout simplement pas la route. Désolé.

Au chapitre 4 on aborde les commentaires. La règle est simple, le code doit principalement être lui-même le commentaire et ceux-ci doivent donc être réduits à la portion congrue. Le chapitre 5 concernant le formatage est plus surprenant, pourtant les conseils y sont bons, par exemple concernant l’espacement vertical.

On monte en niveau d’abstraction avec le chapitre 6 traitant des structures de données et le chapitre 7 évoquant les exceptions. Rappeler d’anciens principes tels que la loi de Déméter me semble aujourd’hui plus nécessaire encore qu’hier !

Les chapitres 8 et 10 traitent d’avantage de considérations de design. Si le contenu reste valable, le traitement du « 3rd party code » est quand même un peu simpliste. On ne saurait couvrir ce genre de problématiques en 15 pages et 2 conseils donnés à l’emporte-pièce. Les directives données sur la conception des classes rappellent celles issues du précédant livre de l’auteur : « agile software development ». Donc rien de nouveau.

Rien de nouveau non plus sur les tests unitaires évoqués au chapitre 9, bien que la lecture en soit plaisante.

En montant en niveau d’abstraction, les chapitres 11 à 13 qui traitent plutôt de problématiques d’architecture, voient un peu gros pour un traitement qui se révèle un peu court. Le chapitre 11 aborde l’intérêt de l’AOP par rapport à la conception de systèmes, mais il s’agit à peine d’une introduction même si l’on tente d’évoquer les mérites comparés d’Aspect J et de Spring AOP. Je n’ose même pas retenir le chapitre 12 traitant de l’émergence en 5 pages ou du chapitre 13 sur la concurrence qui ne saurait soutenir la comparaison avec l’ouvrage de Doug Lea. Même avec son chapitre complémentaire en annexe.

Les chapitres 14 à 16 sont des tutoriaux guidés de refactoring. Hélas, le format livre se prête mal à cet exercice qui se révèle rapidement rébarbatif. Un support interactif online serait bien mieux adapté.

Bref, j’ai bien apprécié 150 des 400 pages de ce livre. C’est insuffisant pour classer celui-ci dans les bons ouvrages, mais il vaut quand même un petit détour.

clean-code

Référence complète : Clean Code, a handbook of agile software craftsmanship – Robert C. Martin – Prentice hall / Robert C. martin series 2008 – ISBN: 0-13-235088-2 ; EAN: 978 0 13 235088 4

Clean Code: A Handbook of Agile Software Craftsmanship

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0132350882?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Manage it ! Your guide to modern, pragmatic project management, par Johanna Rothman

Note : 9 ; Une impressionnante somme d’expérience de gestion de projet

Johanna Rothman n’est pas seulement un chef de projet avec une longue expérience du métier, c’est également une experte qui s’est élevée fort haut en compétence dans ce métier. Ce livre reflète parfaitement toute la valeur et le savoir-faire de l’auteur et le fruit est tout bonnement impressionnant. Si « JR » comme elle-même se surnomme elle-même a produit un texte indépendant du type de processus emprunté, elle tend toutefois, et cela est explicite dans le texte, vers des processus de type agile. N’espérez pas avaler ce volume en un week-end, car au-delà de ses 340 pages, le texte est dense et ne se laisse pas avaler facilement !

Le plan est découpé en 16 chapitres. Je ne les énumérerais pas tous, mais ils couvrent l’ensemble des activités et des contextes auxquels peut être confronté le chef de projet : lancement de projet, planification, suivi, spécifications et tests, animation d’équipes et de réunions, gestion d’un sous-traitant, d’équipe off-shore ou simplement reparties sur plusieurs sites, etc… Sur chaque sujet, l’auteur pointe ce qui est important et ce qui ne l’est pas, elle indique la voie à suivre, ou du moins ce qui est sa voie et n’hésite pas à nous fournir des guides, des exemples, etc.. Souvent JR évoque sa propre expérience pour étayer son propos, mais elle nous gratifie aussi de nombreux témoignages de tiers.

La gestion de projet est un sujet difficile à traiter et souvent mal traité. Ce volume représente ce que j’ai vu de mieux sur le sujet, sans contestation possibles. Il devrait rester sur le dessus de votre bureau et en tout cas restera à souvent à ma portée. Il n’en reste pas moins que le livre s’adresse davantage au chef de projet déjà en place, qui trouvera naturellement ses repères par rapport au texte, qu’au chef de projet en devenir pour lequel le propos sera difficile à raccrocher à la réalité.

Un livre à ne manquer sous aucun prétexte.

manage-it-pragprog

Référence complète : Manage it ! Your guide to modern, pragmatic project management – Johanna Rothman – The pragmatic Bookshelf 2007 – ISBN : 0-9787392-4-8 ; EAN : 978 0 9787392 4 9

Manage It!: Your Guide to Modern, Pragmatic Project Management


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0978739248?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Agile Retrospectives, Making good teams great, par Esther Derby & Diana Larsen

Note : 7 ; Des patterns pour les rétrospective

Le « project retrospectives » est incontestablement l’ouvrage phare sur les rétrospectives de projets. Hélas, cette approche en grand était fort peu adaptée aux simples rétrospectives d’itération, destinées à être menées en une heure ou deux. Ce titre couvre cet aspect, entre autres choses. Certaines des pratiques évoquées sont également adaptées aux rétrospectives de release, mais sans un focus particulier sur ce dernier point. Tout comme le livre de Norman Kerth, celui-ci est construit en une suite d’activités que l’on peut sélectionner judicieusement. En fait, ces activités sont même présentés sous forme de patterns regroupés en 5 rubriques (les chapitres 4 à 9) qui sont autant de phases de la rétrospective :

Activities to set the stage : 4 activités sont proposées afin de démarrer la rétrospective et accueillir les participants.

Activities to gather data : Cette phase permet de collecter des données chiffrées ou qualitatives sur l’itération passée. Ce ne sont pas moins de 8 activités différentes (et interchangeables) qui sont offertes pour aboutir à cette fin.

Activities to generate insights : 9 activités sont proposées ici afin d’élaborer causes et conséquences du déroulement de l’itération.

Activities to decide what to do : Une rétrospective qui n’aboutit pas à un plan d’action n’a que peu de valeur. Ce sont 4 activités qui sont proposées ici pour aboutir à cette fin.

Activities to close the retrospective : Les 5 activités proposées ici permettent de conclure la rétrospective.

Au-delà de ces phases, cet opuscule de 160 pages complète le paysage par quelques mots sur les rétrospectives de release et de projet, et un panorama de l’environnement nécessaire à la menée des rétrospectives.

Cet ouvrage propose incontestablement des outils pour les rétrospectives, hélas l’exposé de ceux-ci est parfois bien léger. Quelques pages (de 2 à 4) sont consacrés à la description, avec un format invariant : But, durée nécessaire, description, étapes, matériel et préparation et exemples. Justement, la partie « exemples » pourrait être plus développée afin de décrire l’activité de façon moins abstraite. De même, toutes les activités ne se combinent pas entre elles, et lister les activités en entrée possible aurait bien aidé !

L’utilité de ce livre est incontestable, il est hélas plus léger que ce que les auteurs auraient été capables de produire. Je suggère de toute façon de commencer par lire le livre de Norman Kerth, il permet de bien comprendre la notion de rétrospective. Ce livre est certes différent car s’adressant à un type de rétrospectives différent, mais il est plus pertinent en complément du premier.

agile-retrospectives-pragprog

Référence complète : Agile Retrospectives, Making good teams great – Esther Derby & Diana Larsen – Pragmatic Bookshelf 2006 – ISBN : 0-9776166-4-9

Agile Retrospectives: Making Good Teams Great


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0977616649?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Journal de bord d’une apprentie agiliste: Scrum Day 2012 : atelier Lego4Scrum retenu !

agabrillagues:

Je suis heureuse de vous annoncer que je vais co-animer un atelier “Agile Games” au Scrum Day 2012, qui aura lieu le 27 mars prochain à Paris.

Nous avons choisi de présenter Lego4Scrum, une mise en pratique de l’ensemble de la méthode Scrum par le biais de la plus stimulante des API :…

Journal de bord d’une apprentie agiliste: Scrum Day 2012 : atelier Lego4Scrum retenu !

Note de lecture : Lean from the Trenches, managing large-scale projets with Kanban, par Henrik Kniberg

Note : 10 ; Efficace, pertinent, intelligent !

J’ai acheté ce livre avec de grosses attentes. Non pas sur le contenu, car je ne me suis même pas préoccupé d’en connaître la teneur en l’achetant, mais simplement de par la connaissance des autres écrits d’Henrik Kniberg.

Henrik Kniberg aime faire court. Une tendance qui s’agrave avec l’âge : ce texte fait 150 pages. Et encore la partie principale (celle qui vient des tranchées) n’en compte que 100. A l’arnaque me direz-vous ? Il n’en est rien. L’auteur boucle en 100 pages ce qui en demande 250 à d’autres ! Ca tombe bien : notre temps est précieux, quand l’auteur va droit au but et fait que chaque ligne compte et donne de l’information, cela fait vraiment la différence. A ce jeux, Henrik Kniberg est le meilleur.

A l’image de Scrum from the trenches, l’auteur nous livre un retour d’expérience. Il nous livre ce qu’il a fait, ce qui a marché et ce qui n’a pas marché, comment son équipe en est arrivé là et qu’est-ce qui reste imparfait. Le texte est un modèle de clarté, de pertinence et d’honnêteté. Il est éclairant de par ses bonnes idées, par la démarche et l’analyse fine qui sous-tend cela. Mais que recèle donc ce texte ?

En fait les 16 (oui, 16 chapitres sur 100 pages !) tournent autour du tableau Kanban : la façon dont il est construit, comment a-t-il évolué, quelles sont les dynamiques de travail qui gravitent autour, quelles métriques en sont extraites. Bien sûr le texte est naturellement illustré par des photos (parfois auxquelles des indications sont supperposées) du Kanban ou de l’équipe. L’auteur n’a pas essayé de décrire de manière approfondie la façon de travailler de l’équipe (à la façon de ce qu’il avait fait dans « Scrum from the Trenches »), mais plutôt de se focaliser sur les dynamiques de l’équipe et du projet.

La seconde partie consacre 4 chapitres sur 50 pages pour évoquer certains aspects plus informatifs auxquels le texte principal se rapporte : ce qu’il y a dans XP, Scrum, Lean et Kanban ; l’automatisation des tests ; le planning poker et les diagrammes de cause-effets. Chaque chapitre est un modèle de pertinence et de concision.

Je ne vais pas passer du temps à décrire ce que contient le livre : il vous faut simplement le lire vous-même. Si vous êtes agiliste, débutant ou expert, il n’y a simplement aucune raison, aucune excuse pour ne pas consacrer du temps à vous plonger dedans !

lean-from-trenches-pragprog

Référence complète : Lean from the Trenches, managing large-scale projets with Kanban – Henrik Kniberg – Pragmatic Bookshelf 2011 – ISBN : 978-1-934356-85-2

Lean from the Trenches: Managing Large-Scale Projects with Kanban


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1934356859?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on