Comment j’utilise Evernote

Lors de la dernière rencontre Meetup Evenote, nous avons échangé sur nos cas d’usage d’Evernote.

J’avais par ailleurs évoqué les outils 2.0 que j’utilisais en Décembre 2011. Il est temps de revenir plus spécifiquement sur Evernote et d’en détailler mes cas d’utilisation.

Les carnets de note

J’entends souvent la question des carnets de note versus les tags. Certains utilisent très peu de tags, mais un grand nombre de carnets de note (y compris des carnets organisés hiérarchiquement). D’autres utilisent très peu de carnets de note, mais un grand nombre de tags. C’est mon cas.

J’utilise en tout 7 carnets de note, dont 3 sont à usage professionnel. C’est peu, voir très peu par rapport à ceux qui utilisent Evernote de manière intensive, mais j’ai essayé d’optimiser le nombre de ces carnets de note, Je m’embrouille néanmoins régulièrement ! Une dernière chose : même avec seulement 7 carnets il parait utile de limiter la confusion. J’utilise une pile de carnets, pour mes carnets à usage professionnels. Justement, parlons-en.

Utiliser les partages

Des 3 carnets de note à usage professionnel, j’en utilise un pour les notes, essentiellement prises en réunion que je souhaite garder pour moi.

Les deux autres carnets ont été créés afin de partager mes notes avec chacune des équipes que je gère. N’ayant pas franchi le pas “premium” ces carnets sont en lecture seule pour les membres des équipes qui ont accès. En fait, c’est aussi bien. Mon objectif n’est pas de créer un espace collaboratif (nous utilisons plutôt GitHub ou Google Docs pour cela) mais de mettre à disposition des personnes concernées les notes que j’ai pu prendre (là encore souvent en réunion, mais pas seulement) et qui les concernent. Bref de gagner du temps et de l’efficacité par rapport à la bonne vieille diffusion par mail !

Zero papier

Mon but premier était de remplacer le bon vieux cahier de notes. L’objectif n’est pas complètement rempli à 100%, car il reste le cas des schémas… mais globalement oui c’est le cas !

Mes carnets de note sont “physiques”

A une exception près sur laquelle je reviendrais, je ne déplace pas mes notes entre carnets. Chaque carnet correspond à un pan de mon activité professionelle ou privée et le but des carnets de notes est de les cloisonner. D’autres utilisent les carnets de notes pour matérialiser des états de workflow, par exemple. Ce n’est pas mon cas.

Les Tags

Comme je l’ai dit, j’utilise beaucoup de tags, environ 150. Je passe dessus régulièrement, disons tous les 3 ou 4 mois pour regarder ce qu’il en est des tags peu utilisés, c’est à dire ayant 2 ou 3 occurences et moins. Visiblement c’est plus que beaucoup de personnes. Certains semblent trouver difficile de tagger de manière pertinente les notes avec un si grand nombre de tags. Je ne sais que répondre, sinon que cela ne me pose pas de problème !

Quelles notes ?

Compte-rendus

Je l’ai évoqué tout à l’heure, j’utilise beaucoup Evernote pour prendre des notes en réunion ou même faire un compte-rendu en “live”. Il m’arrive de faire ce compte-rendu connecté à un projecteur, permettant ainsi aux participants de faire des remarques ou d’apporter des précisions e direct. On gagne beaucoup de temps ainsi ! Il arrive même que certains membres de l’équipe lisent ces notes en direct et apportent leurs réponses ou leur contribution à peine la réunion finie !

Petites notes sur le vif

Je prend très peu de notes sur mon iPhone. Il n’est définitivement pas fait pour cela, sauf pour dépaner ! Je ne le fais que pour noter deux ou trois mots clés sur lesquels je ferais des recherches lorsque j’écoute un podcast. J’apprécie alors qu’Evernote inscrive directement en titre de la note la référence du podcast sans que j’ai à le faire ! L’autre cas plus rare encore est une note à propos d’un livre quand je lis dans les transports (ce que je fais très souvent). Encore une ois, c’est très sibyllin. Il s’agit typiquement du type de note que je détruit ensuite. Car j’ai oublié de dire que je suis le genre de gars qui conserve ses notes jusqu’à la fin des temps. J’aurais l’occasion de reparler de ce point.

Préparation d’articles

Les posts que je prépare pour mon blog (dont celui-ci) sont tous écrits au préalable sur Evernote. C’est en principe un peu limite par rapport à la taille des textes pour lesquels l’outil est prévu, mais là encore je m’en sort sans trop de problème. Un copier-coller et un peu de travail cosmétique suffisent à rendre l’ensemble correct. Pourquoi faire ce travail sur Evernote ? Tout simplement parce que l’outil fonctionne online et offline, le mode brouillon de Tumblr ne permet que le Online. L’alternative est évidemment le bon vieux fichier texte avec un éditeur de texte (TextMate, TextWrangler ou même MS Word). Mais je suis bien décidé d’en finir avec les fichiers texte qui trainent partout ! De plus le stockage sur Evernote me fournit un archivage de ces textes sur lesquels j’ai souvent passé un temps non négligeable. Je ne voudrais pas les perdre simplement parce que j’ai fait confiance à un seul et même site…

Bien sûr une petite fonctionnalité de publication sur Tumblr depuis Evernote serait bien sympathique ! Pas vraiment critique, mais quand je vois la qualité et la simplicité de la même fonction sur Flickr, je me dis que…

Photos

C’est une fonctionnalité que j’utilise vraiment de manière très anecdotique ! Parfois je prend en photo un paper board ou un affichage public qui contient des informations qui m’intéressent. Si je l’ai fait une diszaine de fois, c’est le bout du monde…

Cartes de visite

C’est une utilisation tout à fait étonnante, mais dont j’avoue qu’elle ne m’est d’aucune utilité ! Pour ceux qui ne connaissent pas, voilà comment ça marche:

  • On vous remet un carte de vite: vous la prenez en photo (avec votre smartphone sur lequel est installé l’application Evernote). Bon, pas tout de suite, vous attendez que votre interlocuteur soit parti, sinon vous passez pour un gros geek!
  • Une fois enregistré votre note contenant la photo de la carte de visite, Evernote va opérer l’OCR de cette photo pour en détecter les mots. Ca marche très bien.
  • Une fois cela fait, grâce à l’indexation full text qu’opère sytématiquement Evernote, vous pouvez retrouver la carte de visite en cherchant des mots-clé !

Aujourd’hui j’utilise cette fonction pour le fun, mais en réalité je saisis mes contacts à la main. Je n’en ai pas tant que cela, et en avoir trop (j’en ai déjà plus de 200) rend la consultation de celui-ci pénible ! A terme j’en ferais peut-être un usage plus important, car j’ai beaucoup plus de cartes de visite que je n’en saisi dans mes contacts. Cele me permettrait en outre de mettre des notes personnelles. C’est certainement que je n’ai pas pris le pli, je devrais sans doute essayer de manière plus assidue !

Notes audio

Voilà la chose que je n’utilise pas du tout ! Je n’ai jamais été un utilisateur du dictaphone, je ne suis pas plus un utilisateur des notes audio. Je sais que c’est le moyen le plus partique de prendre des notes sur son iPhone, simplement ce n’est pas mon truc. Voilà, c’est dit !

Web Clipping

Comme me le disait Pierre Journel, c’est moi le gars qui n’utilise pas le Web Clipping !

En fait, ce n’est plus tout à fait vrai.

Non au Web clipping de bourrin

Clipper des pages Web bariolées et encombrées de trucs dans tous les sens ne m’a jamais paru très utile. Je préfère largement bookmarquer une page qui m’intéresse dans ce cas. En tout cas, le Web Clipping brut ne m’a jamais incité à faire de la lecture différée sur cette base.

Evernote Clearly

Puis est arrivé Evernote Clearly ! Pour ceux qui ne connaissent pas et lisent régulièrement des articles ou billets de blog sur le Web, Clearly permet de se débarrasser du contenu non utile pour avoir une page blanche où ne figure plus que le contenu utile, aussi lisiblement que sur un ebook ! Mieux, quand l’article est découpé en pages, Clearly vous rassemble les morceaux et il vous permet d’ajuster la taille de la police de caractère.

Avec Evernote Clearly, je suis beaucoup plus disposé non seulement à lire des articles, mais à les mettre en attente pour les lire plus tard. Et voilà revenu le Web Clipping (car le Web Clipping marche aussi sur une page nettoyée par Clearly), qui me permet de lire ce qui m’interesse à tête reposée ou quand je n’ai pas de liaison internet ! 

Lecture différée

Je parlais de lecture différée avec le Web Clipping, mais ce n’est pas la seule manière dont je met des choses en attente. Les deux autres cas d’usage sont les flux RSS et le fil Twitter. Pour cela j’utilise IFTTT.

IFTTT permet de connecter des canaux d’entrée sur des canaux de sortis sous certaines conditions. Une fois configuré IFTTT, on peut tout simplement l’oublier ! Franchement, je me demande bien quel est leur business model… Toujours est-il que cela marche très bien. J’ai configuré deux flux depuis IFTTT

Depuis Twitter

J’ai configuré IFTTT de manière à m’envoyer les Tweets auxquels sont associés des liens que je juge intéressant vers Evernote. Il me suffit pour cela de mettre le Tweet en favori. Je dédie un carnet de note “à traiter” à ces envois, qui me sert de gare de triage. En effet, je consulte en bonne partie mes tweets depuis mon iPhone, et j’ai abandonné l’idée de lire des pages Web non formatée pour un usage mobile dessus !

Je détruit donc la plupart des notes que je dépile de mon carnet “à taiter”, parfois je conserve le lien dans Diigo.

Mais qu’en est-il de MyEn ? J’avais commencé à utiliser cette fonction. Mais honnêtement, depuis que j’utilise IFTTT, je ne vois pas l’intérêt de continuer. Je l’ai donc abandonné.

Depuis Google Reader

C’est à peu près le même cas de figure que précédemment. J’ai configuré IFTTT de manière à envoyer les sujets que je met en favori vers mon carnet de note “à traiter”. La suite du processus est identique.

Stockage de documents

Une autre fonctionnalité que je n’utilise pas aujourd’hui. Elle semble attrayante, surtout avec l’indexation “full text” accessible en premium ! Je pense que j’y viendrais un jour, progressivement.

Les “killer features”

Le mode offline

C’est pour moi l’aspect le plus séduisant. Bien sûr on peut arguer qu’aujourd’hui on est “online” partout, mais ce n’est pas vrai. On a pas tous une clé 3G et la réception n’est pas de qualité où que l’on soit. De toute manière, je n’ai pas envie de dépendre en permanence d’Internet pour tout ce que je fais ! OK, des fois, je n’ai pas le choix…

Le cloud d’aujourd’hui, c’est pour moi celui qui permet d’effacer la limite online / offline, de synchroniser mes devices entre eux, d’être connecté aux autres sans que cela soit un poids ou une contrainte. C’est ce que permettent des services comme Dropbox ou Evernote.

Des applications spécifiques !

Quand j’ai proposé à mes équipes d’accéder à mes notes par Evernote, ce qui m’a le plus intrigué, c’est de les voir tous utiliser l’application Web ! Pour ma part je ne l’utilise jamais. J’utilise les applications spécifiques pour Mac, pour Windows et pour iPhone. Ces applications vous font tout simplement oublier que vous utilisez un service en ligne !

Le business model

Beaucoup de services proposent un modèle gratuit tellement limité que l’on est obligé de se poser la question du service payant très tôt dès que l’on en fait un usage sérieux. C’est souvent à ce moment-là que l’on abandonne, car on n’a pas encore eu l’opportunité de s’en faire une bonne idée !

Evernote est un modèle de service que l’on peut pousser très loin avant de passer au modèle payant. Tous les utilisateurs dont j’ai eu connaissance qui ont eu un usage tellement intense que cela nécessitait le passage au “premium” ne se sont pas posé la question arrivé à ce point ! En fait de nombreux utilisateurs passent même au premium bien avant d’en atteindre les limites, simplement car le service rendu le justifie !

Je sais, je semble faire la publicité du service … Evernote veut être avec l’utilisateur dans la durée. Le business model est construit autour de cela, et ça me va !

Des extensions

Ce n’est pas ce qui attire le plus mon attention, mais le service ayant désormais une certaine notoriété, il était logique de voir fleurir quelques extensions. Outre le Scanner Fujitsu, je retiens surtout le Livescribe Smartpen auquel je resiste encore un peu… Je suis sûr qu’il y en a beaucoup d’autres que je ne connais simplement pas.

Ce que j’aimerais

L’archivage

Comme je l’ai dit, j’ai horreur de supprimer quoi que ce soit. Or il se peut que j’arrête certaines activités, ou même que je change d’emploi un jour. J’aimerais garder trace de tout cela sans que cela encombre mon horizon présent. Idéalement voilà ce que cela donnerait:

  • Je ne verrais plus les carnets de notes archivés (sauf dans une vues “archives”).
  • Les Tags uniquements utilisés dans les carnets de notes archivés ne seraient plus visibles non plus.
  • Les recherches se limiteraient aux carnets actifs, sauf option explicites à ce sujet.

L’interfaçage avec ce que j’utilise

Quand on en a beaucoup, on en veut toujours plus ! Certes, IFTT permt déjà pas mal de choses, mais je souhaiterait pouvoir utiliser plus facilement mes outils 2.0 avec Evernote:

  • Associer une note dans une carte dans Trello.
  • Pouvoir faire figurer de même une note dans un item de liste dans Producteev.
  • Pouvoir lier une note dans une conversation dans Yammer sans devoir transformer celle-ci en fichier !

Une gestion plus fine des tags

Les tags sont toujours globaux et c’est bien dommage. J’aimerais séparer ceux que j’utilise pour les différents carnets de notes et remonter leur visibilité au niveau global explicitement.

Le problème de ceci, c’est que c’est une fonctionnalité de geek qui rendrait l’utilisation d’Evernote nettement moins intuitive. Je dois me faire à cette idée: toutes les fonctionnalités ne méritent pas d’être implémentées…

Plus de possibilités de mise en page

Evernote n’est pas Word, et il offre déjà quelques fonctionnalités de mise en page simples pour les notes de tout les jours. Maintenant, ce serait bien d’avoir un peu mieux sans transformer l’outil en usine à gaz…

Une offre entreprise

J’utilise des carnets de note pour partager des éléments avec mes équipes. Il est assez facile d’imaginer comment étendre la fonctionnalité à un groupe d’un peu plus de 10 personnes:

  • L’utilisation d’un annuaire global ou l’on puisse ajouter / retirer des membres.
  • Une gestion de groupes, voir des groupes hiérarchiques auxquels on pourrait des droits en lecture ou en  écriture aux carnets de notes.
  • Une gestion de tags globaux et partageables.
  • Un quotas de volume définit au niveau de l’organisation.

A priori, ce n’est pas dans l’agenda de Phil Libin. Dommage…

Ce que je devrais essayer

Deux choses me viennent à l’esprit, que j’ai cité plus haut dans mon billet:

  • Le Livescribe Smartpen. J’avais utilisé précédemment le même accessoire (du moins dans sa génération précédente) de Logitech. Je dois avouer que c’est plutôt à première vue un gadget pour me faire plaisir.
  • Le stockage de documents.

Avec ce dernier point vient la question du passage en premium. Oui, je le ferais certainement, le prix du service est tout à fait modéré, et si mon volume de notes actuel ne le nécessite pas, l’usage que j’en ai aujourd’hui pourrait déjà le justifier.

J’attends maintenant avec impatience le prochain Evernote Meetup. Cela me donnera certainement de nouvelles idées d’usage.

Note de lecture : Urbanisme des SI et gouvernance : Retours d’expérience et bonnes pratiques, par le Club Urba-EA

Note : 2 ; Creux et plat tout à la fois

Bon, je dois être honnête : si j’ai acheté ce livre, c’est parce que je connais deux des projets qui y sont exposés pour y avoir trainé mes guêtres. Comme globalement il s’agissait de vastes pantalonnades aussi pleines de prétentions que vides d’efficacité, ceci associé à une pratique modérée mais réelle des écrits du club « Urba EA », disons que mes attentes ne se situaient pas très haut. Je n’ai pas été déçu : c’est nul.

J’avais tout d’abord choisi comme titre de cette note de lecture : « comment uriner dans son froc efficacement », mais j’ai finalement changé après avoir tourné la dernière page, car ce n’est pas le trait qui m’a le plus marqué. Non, ce que j’en garde comme souvenir, c’est que l’on n’y dit rien. Oh, on couvre bien les plus de 200 pages du livre, mais essentiellement avec des lieux communs, des banalités et aussi peu d’information pertinente et opérationnelle qu’il est possible. En fait, la seule chose que j’y aie apprise est une succincte explication du framework de Zachman. Comptez 3 pages. Bien sûr, vous allez me dire qu’ayant lu toute la littérature sur l’urbanisation du SI (ou presque), il était improbable que je puisse y apprendre quelque chose de nouveau. Erreur. Je pense qu’il y a beaucoup de choses que vous ou moi puissions apprendre malgré la littérature publiée sur le sujet, mais elle n’est pas là.

Le bouquin est trop déprimant pour que je me livre à une analyse chapitre par chapitre (mais il y a 5 parties, OK je veux bien aller jusque là). Si au moins le style était au rendez-vous et en rendait la lecture plaisante malgré son vide abyssal. Même pas, c’est pompeux à souhait, comme certains aiment à penser que doit l’être la littérature sérieuse.

Je passe la première partie (composée de 2 chapitres) destinée à introduire les sujets couverts dans le reste de l’ouvrage. La seconde partie couvre les activités de l’urbaniste. Les 6 chapitres qui composent cette partie, peut-être la moins inintéressante du livre tentent d’expliquer ce qu’est le rôle de l’urbaniste. Deux pathétiques études de cas illustrent le propos. Si vous ne comprenez pas ce que les équipes des études de cas ont vraiment fait, rassurez-vous : moi non plus. Ce chapitre vaut au livre la moitié des points que je lui accorde. L’autre, c’est qu’hélas il existe encore pire que ce livre-ci !

La troisième partie, on y parle de gouvernance. C’est hautement gonflé de prétentions, ridiculement pauvre de contenu, et on a rien appris au final. 7 chapitres pour cela dont 3 études de cas. Mots clés : ROI, valeur, gouvernance, ITIL, Cobit, CMM, etc…

La quatrième partie est consacrée au rapport entre urbanistes et projets. Dans un éclair de lucidité, les membres du club Urba SI on comprit qu’ils devaient, pour justifier leur existence, être en contact des projets. Avec ce qu’on y voit la question est donc : les projets auront-ils envie d’être en contact des urbanistes. De mon point de vue, étant convaincu de l’utilité de l’urbanisation des SI et à la lumière de ce que je lis ici, la réponse sera non. Deux études de cas illustrent ce propos. Mais oui. Je les connais et je n’en dirais pas que les urbanistes y sont au contact des projets.

La cinquième partie est consacrée à la création de valeur (2 chapitres, pas d’étude de cas). Je parlais de lieux communs tout à l’heure ? Cela s’applique bien ici.

Peut-être avez-vous eu le courage de lire ma prose jusqu’au bout. Pour ceux qui, particulièrement fatigués par leur journée de travail ou n’ayant pas encore émergé de la fête outrageusement arrosée d’hier soir, n’auraient pas encore extrapolé mon conseil, le voici exprimé explicitement : ce livre est hautement déconseillé.

urba-si-gouvernance

Référence complète : Urbanisme des SI et gouvernance : Retours d’expérience et bonnes pratiques – Club Urba-EA : Philippe Anquetil, Jean-Christophe Bonne, Denis Carpentier, Laurent Chaigneau, Michel Dardet, Patricia Gotlib, Bruno Guenoden, Alain Legac, Christophe Longépé et René Mandel – Dunod 2006 – ISBN : 2-10-049678-6 ; EAN : 978-2-100-49678-5

Urbanisme des SI et gouvernance : Retours d’expérience et bonnes pratiques


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/18278834?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : My Job Went to India (and all I go twas this lousy book), 52 ways to save your job par Chad Fowler

Note: 7; Une ligne de conduite pour sauvegarder son employabilité: utile bien au-delà du contexte cite dans le titre, et à reconsulter régulièrement.

Derrière un titre amusant (et une couverture qui ne l’est pas moins), Chad Fowler nous livre un propos tout à fait sérieux et profond: comment rester employable et éviter l’obsolescence. L’approche de l’auteur est à la fois simple et originale: il faut considérer sa carrière comme un produit. Cela conduit à une approche en 5 parties, plus une “supplémentaire”.

Choisir son marché: c’est orienter sa carrière selon ses capacités mais aussi par rapport aux opportunités de marché. C’est aussi garder le contrôle de la direction que l’on souhaite emprunter et éviter de se laisser embarquer dans des voies sans issues.

Investir dans votre produit: c’est définir et mettre en œuvre le plan d’action pour prendre la direction que l’on souhaite.

Exécuter : Ou comment se comporter et agir au jour le jour dans son poste. C’est aussi se remettre en cause continuellement et avoir une idée claire de sa valeur et de la valeur (ou du manque de valeur) de son travail. 

Marketing : comme son nom l’indique, c’est se vendre en mettant en valeur son travail sans penser que l’on sera automatiquement connu et reconnu par la simple production de livrables de qualité. C’est donc aussi savoir être un bon communiquant.

Maintenir son avantage : C’est éviter l’obsolescence en restant en mouvement, en ayant une gestion « agile » de sa carrière.

Si vous ne pouvez les battre… : Ce dernier chapitre adresse la position que l’on peut prendre par rapport à l’offshore, non en essayant de l’éviter, mais en prenant une position forte dans ce processus.

L’auteur est tout à fait aguerri sur son sujet : il a été manager sur la mise en place d’une entité offshore dans son entreprise. Chaque item est traité sur 2 à quatre pages environ, ce qui évite l’ennui, dans un style plutôt agréable et illustré d’exemples, mais dans un anglais parfois un peu sophistiqué qui en complique un peu la lecture. Chaque item se termine par des points de « mise en mouvements », certains sont bons et d’autres un peu forcés. Au final ils sont un peu nombreux, mais on peut utilement piocher dedans.

Un ouvrage qui invite à la réflexion, donc.

job-went-to-india

Référence complète : My Job Went to India (and all I go twas this lousy book), 52 ways to save your job – Chad Fowler – Pragmatic Bookshelf 2005 – ISBN: 0-9766940-1-8 (une seconde édition sous un autre titre existe qui fera l’objet d’une note de lecture ultérieure)

My Job Went to India: And All I Got Was This Lousy Book (Pragmatic Programmers)


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0976694018?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Use Case, patterns and blueprints, par Gunnar Övergaard & Karin Palmkvist

Note : 3 ; Des patterns qui n’en ont que le nom et des préoccupations exagérément focalisées sur la structuration.

En voyant le nom du disciple d’Ivar Jacobson en auteur de ce livre, je m’attendais à une vision Jacobsionienne, mais aussi à de bonnes choses. Très curieusement, je n’ai eu aucun des deux points.

Parlons déjà du volet « patterns », pour commencer. Franchement, je ne sais pas pourquoi on a laissé passer ce texte dans la SPS series, car si le livre de Steve Adolph et al. (Patterns for effective use cases) présente bien des patterns, celui-ci fait seulement semblant. Ceux-cis sont mal cadrés, aucune description de problème ne les introduisent, ils ne sont pas compréhensibles, et d’ailleurs ils ne servent en fait que d’introduction à la discussion qui s’en suit. Deux autres parties suivent la partie pattern, une partie « blueprint » qui sont des applications concrètes (en fait plus proches de ce que devraient être des use case patterns), mais toujours de peu d’intérêt, et une partie « mistakes » plus intéressante mais longue de seulement 30 pages (le livre en compte 420) !

Pour ce qui est du fond, ce livre est malheureusement un danger, car il se focalise excessivement sur les relations entre patterns : relations d‘inclusion et d’extension et généralisation, rendant les modèles de cas d’utilisation bien trop techniques et pas assez lisibles. Un véritable danger pour le pratiquant débutant !

Du coté des bonnes nouvelles, le livre intègre (outre les patterns) une introduction à la modélisation des cas d’utilisation assez bien faite et réduite à 100 pages (donc, bien). Si j’agonit de critiques l’excès de structuration, je dois aussi avouer qu’aucun texte ne détaille aussi bien la relation d’extension, et les possibilités offertes par les points d’extension. De même, les auteurs proposent une façon de documenter les cas d’utilisation parent et enfants dans une relation de généralisation qui est plutôt intelligente. Enfin, c’est le seul texte à ma connaissance qui décrive précisément et utilise les instances de cas d’utilisation. Ceci intéressera donc les académiciens d’UML (donc aussi le théoricien qui sommeille en moi).

Globalement, un livre que je déconseille, et qu’il faut absolument mettre hors de portée des non experts.

use-cases-patterns-blueprints

Référence complète : Use Case, patterns and blueprints – Gunnar Övergaard & Karin Palmkvist – Addison Wesley / Software Patterns series 2004 – ISBN: 0-13-145134-0

Use Cases: Patterns and Blueprints


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0131451340?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : The Art of Readable Code, par Dustin Boswell & Trevor Foucher

Note 3 ; Le contenu est bien maigre…

Je m’en doutais un peu dès le départ en le tenant en main : le contenu serait vite lu. Ce fut bien le cas. Je pensais y trouver des éléments de style auxquels confronter mes propres idées, le bilan est pour le moins mitigé sur ce point. Au départ, l’ouvrage compte 180 avec une structure plutôt aérée et des cartoons humoristiques comme on aimerait en voir plus souvent. L’ensemble est découpé en 15 chapitres, eux-mêmes regroupés en 4 parties. Disons que c’est un bon point de départ.

La première partie « surface level improvements » compte 6 chapitres sur 60 pages. Elle ne parle que de choses simples, pourtant je l’ai trouvée plutôt pas mal. Les sujets qui y sont traités sont principalement nommages, indentation (et mise en page au sens large) et commentaires. J’adhère à beaucoup des idées, mais pas toutes. Les développements autour des commentaires sont probablement les plus intéressants que j’ai pu lire.

La seconde partie « simplifying loops and logic » est développée sur 3 chapitres totalisant un peu moins de 40 pages. On y parle ici de lisibilité du code via le découpage des méthodes ou la simplification des expressions. Certains sujets sont à la limité des questions de lisibilité et touchent plutôt la qualité. Les points abordés le sont bien, mais le sujet n’est plus neuf car il est le pain quotidien des pratiquants du refactoring.

En troisième partie « reorganizing your code », c’est en 35 pages sur 4 chapitres que les auteurs traitent du refactoring à plus grande échelle. La lecture et les exemples sont loin d’être palpitants et l’on peut même dire que le traitement du sujet en est largement superficiel. On préfèrera nettement la lecture du « refactoring to patterns » de Joshua Kerievsky à ce sujet !

La troisième partie « selected topics » est forte de 2 chapitres couvrant 30 pages. Le premier traite de la testabilité et de l’écriture des tests unitaire, là aussi un sujet bien mieux traité dans de nombreux ouvrages, tandis que le chapitre suivant est une sorte d’étude de cas qui ne restera pas gravé dans ma mémoire.

Au final, on peut considérer que ce livre est une sympathique, mais peu consistante distraction. Les illustrations qui émaillent le livre ajoutent à l’agrément. Il reste bien léger et à part les aspects traitant des commentaires, je n’en garderais pas grand chose. Vous pouvez passer votre chemin.

art-readable-code-oreilly

Référence complète : The Art of Readable Code, Simple and practical techniques for Writing better code – Dustin Boswell & Trevor Foucher – O’Reilly 2011 – ISBN : 978-0-596-80229-5

The Art of Readable Code

http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/0596802293?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on