Carnet de route : Agile Grenoble 2013 en Images (2/2)

Je vous avais laissé à la fin de la pause déjeuner lors de mon précédent post. Nous allons débuter cette seconde moitié d’Agile Grenoble de nouveau dans le grand amphi.

Retour dans le grand amphi

J’ai oublié de vous parler de Jérôme Bourgeon. Il est … magicien ! Il introduira ce début d’après-midi et j’aurais aussi l’occasion de reparler de lui plus tard.

AG 13 : Jérôme le magicien (1)

Puisque l’on en est aux animateurs de cette journée, nous ne pouvons pas passer sous silence les organisateurs de cet Agile Grenoble, qui est quand même la plus grande manifestation agile en France ! Ils sont nombreux et nous avaient préparé une petite animation à base de fausses pizzas …

AG 13 : Team Agile Grenoble (3)

La keynote qui suit sera, elle, confiée à Pascal Van Cauwenberghe.

Pascal Van Cauwenberghe : Comment écrire du code legacy plus rapidement

Comme souvent, Pascal nous présente ce qui sera ma session préférée de cet Agile Grenoble. Ca fait aussi parfois un peu mal, car l’orateur ne fait pas trop de concessions.

AG 13 : Keynote de Pascal Van Cauwenberghe (1)

Outre le sens toujours aiguë de l’auto-dérision de l’agiliste Belge, on voit aussi de nouveau apparaitre nos Scribers prêts à l’action, chacun indépendamment d’un côté de la scène !

AG 13 : Keynote de Pascal Van Cauwenberghe, le scribing (1)

Il est surprenant de voir à quel point les résultats obtenus sont différents. Ils me laissent néanmoins toujours admiratifs

AG 13 : Keynote de Pascal Van Cauwenberghe, le scribing (2)

Revenons à la session de Pascal.

En bref, cette session est de “techniques” pour dégrader le code plus rapidement ! Le tout découpé en 4 catégories.

Pour le développeur : travaillez votre talent sur la dette technique !

Soyons clairs : ce que l’on nomme avec pudeur “dette technique” n’est ni plus ni moins que du code pourri ! Quelques techniques (sournoises) pour progresser (ou régresser, selon votre point de vue) en ce sens :

  • IDD ou “if driven développement” : J’ai un nouveau cas à prendre en compte ? Hop ! Un nouveau if, un nouveau cas spécifique … plutôt que de généraliser !
  • Des commentaires pour leurrer : Il suffit d’écrire une intention en commentaire et ne pas la respecter lors de l’écriture du code. Mais le plus souvent le commentaire devient simplement obsolète en n’étant pas mis à jour lors du “bug fixe”.
  • Du refactoring qui rend le code plus mauvais ! Là aussi à l’occasion de multiples bug fixes…
  • Désactiver les tests qui échouent (on les corrigera au prochain sprint). Evidemment, ce n’est jamais corrigé car il y a toujours mieux à faire…
  • Les tests sont une perte de temps : il y a du code à développer … mais comment sait-on qu’il marche ?
  • Le framework du jour. Ou comment faire sombrer un projet sous le poids des bibliothèques que l’on a envie d’essayer…
  • La collaboration c’est pour les nuls ! Et chacun bosse dans son coin en développant ses trucs de sioux qui nous font paraitre tellement plus intelligents…

Des techniques pour les testeurs

  • La loi de Pascal : La qualité du code est inversement proportionnelle à la taille de l’équipe de test ! Quand on est blindé par une équipe de test, pourquoi produire du code de qualité ? La solution ? Retirer l’équipe de test !
  • Ajouter la qualité en testant ! Bien entendu, les tests ne font jamais progresser la qualité.
  • Semer la confusion sur “la qualité”. Chacun peut interpréter “qualité” comme il l’entend. Mais quelle type de “qualité” attend-t-on en fait ?

Des techniques aussi pour le PO et les managers !

  • Je veux tout ! Le meilleur moyen d’avoir du travail bâclé en abdiquant ses responsabilités.
  • C’est pas ça ! … ou le syndrome du PO distant. Un rôle bien confortable, où l’on se désengage du produit en rejetant la faute sur ceux “qui ne comprennent pas”.
  • C’est trop cher ! Essayer de faire “une bonne affaire” en rentrant dans une logique de négociation … ça se paie toujours à un moment ou à un autre !

Des techniques pour les managers, coaches, etc.

  • Protéger l’équipe. Malgré ce que dit Scrum, ce n’est pas une si bonne idée. L’équipe doit être au diapason des problèmes, des mécontentements, etc.
  • Isoler l’équipe. C’est le syndrome extrême. Les développeurs travaillent sans appréhender les utilisateurs.
  • Optimiser le développement de bugs avec une équipe de maintenance. Ou comme le dit Pascal : une équipe pour écrire les bugs, l’autre pour les corriger !
  • Obtenir l’engagement. Très bien pour mettre l’équipe au pied du mur et obtenir l’un des 3 résultats suivants :
  • Hacking de fin de sprint.
  • Presque done. Un travers dont j’avais déjà parlé.
  • Mentir sur sa vélocité pour garder un matelas de secours.

Ne pas suivre ses propres règles. Rétrospectives sans résultat. Pas la peine de faire croire que l’on va s’améliorer si l’on ne fait rien. Réécriture complète. Le genre de projet qui n’aboutit jamais … et peut même faire couler une boite !

L’énoncé des symptômes fait plutôt mal, surtout si l’on considère que j’ai bien eu au moins l’un d’entre-eux sur la plupart de mes projets ! Mais cela fait réflechir aussi pour m’aider à être plus exigeant. Merci Pascal !

Et pendant ce temps, chez Zenika …

Je l’avais évoqué, Zenika était sponsor de l’évènement. Nous avions donc un stand pour nous représenter.

AG13 : vue d'ensemble lors de la pause déjeuner (14)

Avec la présence active d’Hervé Jacob, notre directeur d’agence sur Lyon.

AG13 : Hervé Jacob

Et Christophe Campan en complément de la fine équipe.

AG13 : Christophe Campan au travail

Etre sponsor d’un évènement, est une expérience nouvelle pour moi. C’est juste la seconde fois après Rennes. Nous pouvons nous améliorer à cet égard (car on peut de toute façon toujours s’améliorer). Nous aimerions essayer de courtes animations agiles autour de notre stand. A réflechir et essayer pour les prochaines fois.

Service IT Agile, agilité managériale, agilité entrepreneuriale ? Par Michel Cezon

J’aurais voulu m’essayer au Visual Thinking, mais hélas la session a débuté avant l’heure avec une audience au complet ! Je me suis donc rabattu sur cette session.

L’introduction est un peu longue à mon goût : qu’est-ce que l’agilité, etc. Et même le manifeste agile ! C’est presque 20 minutes qu’il faut patienter pour en arriver au coeur du sujet !

AG 13 : La manager agile (3)

Le coeur du sujet, en l’occurrence, c’est la définition du manager agile selon Jérôme Barrand. Selon ce modèle (dont il serait beaucoup dire que je l’adopte) il y a 4 principes de base de l’agilité :

  • L’effisens (c’est un mot ?) : donner du sens, responsabiliser et optimiser la performance organisationnelle. Même si j’adopte certaines parties, cela fait un peu fourre-tout et je perçois mal la corrélation entre ces 3 éléments…
  • Coopération. Un classique. J’achète.
  • Anticipation : prévoir des plans d’action. Pourquoi pas, mais en quoi est-ce lié à l’agilité ?
  • Innovation : Mais pourquoi “avec parcimonie” et je ne vois pas le rapport avec la “performance durable”.

N’étant pas spécialement ébloui par les 4 principes agiles, voyons les 6 comportements, qui sont liés à 3 des 4 principes agiles :

  • Coopération
  • Empathie systémique : c’est favoriser la performance collective. On est d’accord !
  • Synchronisation : Agir pour ne pas bloquer la situation. Un bon sens que j’approuve.

Anticipation

  • Intelligence de situation : On en a plein la bouche, mais cela signifie simplement agir en fonction des informations disponibles. Je ne peut qu’abonder mais aussi remarquer que c’est pratiquement l’inverse de l’anticipation !
  • Proaction : Mettre en place une analyse des risque, des plans d’actions, bref tous les machins pas agiles. Et oui, là c’est bien de l’anticipation.

Innovation

  • Rebellion constructive : J’aime bien cette expression. Et en gros, c’est “sortir du cadre”.
  • Pédagogie relationnelle : agir comme un leader qui donne du sens correspond bien à ma vision des choses. J’aurais bien classé cela dans “effisens”.

Dans ce modèle de management agile, les outils du manager se classent en 2 catégories :

  • Les outils liés à la structure de personnalité. Ici on utilise surtout la Process Com.
  • La perception de l’environnement en utilisant un radar type “Agile Profile” avec une détermination en mode normal et en mode “sous pression”.

Le dernière partie avait trait à l’entreprenariat. Je vous laisse regarder les slides, mais je ne m’étendrais pas dessus, là moins qu’ailleurs, le propos me convainc.

Bref, assez déçu par cette session qui n’aura eu d’intérêt pour moi que l’évocation du modèle de Jérôme Barrand dont Véronique Messager avait parlé dans son ouvrage sur le coaching Agile. Je ne pense pas encore prendre ma carte du fan-club…

Petit break de l’après-midi

A Agile Grenoble, c’est café et boissons toute la journée. Mais aussi tours de magie à l’occasion !

AG 13 : Tour de magie (7)

Un impromptu drôle et réussi ! Finalement, je vais d’ailleurs rester avec Jérôme Bourgeon sur le créneau suivant.

Petits conseils aux orateurs, par Jérôme Bourgeon

Notre magicien de service est un artiste de scène chevronné et il nous fait partager quelques conseils à propos de nos prestations de présentateurs.

AG 13 : L'art de présenter sur scène

Première règle : Y’a pas de règle ! Bon, ça commence bien… 

L’espace de scène est en gros divisé en 6 :

  • Horizontalement : gauche, milieu, droite ; on entre à gauche, on s’arrête au milieu. A la fin, on sort par la droite. Sauf Steve Jobs qui fait l’inverse.
  • En profondeur : l’avant-scène permet de prendre une position dominante pour faire passer des idées, tandis que l’arrière scène permet au public de souffler, pour faire réfléchir.

Il faut se déplacer sur scène pour éviter la monotonie, mais ne JAMAIS tourner le dos au public ! La monotonie, c’est aussi faire attention à ne pas parler d’une voie monocorde ou ne pas agacer l’assistance avec des tics corporels (aka “la savonnette”, le “mal de mer”, etc.). D’ailleurs, si on doit présenter le matin, il faut penser à chauffer sa voie (je ne savais pas cela…).

Pour une présentation longue, on ne peut (ni ne doit) garder le même niveau d’énergie. Surtout pour un moment crucial, il faut faire monter la sauce, donc, comme dit Jérôme, “gérer sa chiantitude” !

Ah ! Il y a un point sur lequel j’ai bon, de toute évidence : penser à se créer une identité visuelle. Si vous voyez ce que je veux dire…

Enfin, avant de sortir : penser à remercier !

End of AG13

Il reste encore une session, mais déjà c’est l’heure des premiers départs.

AG 13 : Vestiaire départ (2)

Pas de session non plus pour moi sur ce créneau, surtout parce que je commence à fatiguer. 

Sur le stand Zenika, on plie les gaules, car on va avoir un peu de route pour rentrer sur Lyon (toujours pas de trains pour Paris en départ de Grenoble).

AG 13 : Rangement du stand Zenika

Mais on n’est quand même pas pressés au point de refuser le cocktail de fin offert par les organisateurs, ce serait mal poli. De plus, on va quand même pas rouler à jeun, c’est très déconseillé…

AG 13 : Cocktail (3)

Agile Grenoble, c’est terminé pour cette année. Je suis satisfait de l’accueil fait à ma session. Moins satisfait de moi-même sur mon parcours de session : il y avait beaucoup de sujets de qualité, mais je n’ai pas su bien sélectionner ceux qui me correspondaient. C’est un peu dommage, mais la faute m’en incombe.

Il s’agira de faire mieux l’an prochain : l’ambiance et les échanges étaient géniaux, j’espère revenir. Un grand merci aux organisateurs !

Carnet de Route : Agile Grenoble 2013 en images (1/2)

Agile Grenoble 2013, cela commence par des chutes de neige ! Elles ne sont peut-être pas très conséquentes entre Paris et Lyon…

AG13 : Entre Paris et Lyon

Mais il en va autrement entre Lyon et Grenoble, à tel point que je ne peux poursuivre mon voyage comme prévu le mercredi soir : plus aucun train ne circule ! Pire encore, pas moyen de trouver une chambre d’hôtel, je vais donc loger chez l’habitant !

Here we are

Après un trajet eneigé en voiture au petit matin, nous y sommes. J’y suis moi pour la première fois, à cet Agile Grenoble ! Hop, perception du badge.

AG13 : L'accueil / vestiaire

Et du sac à dos “Agile Grenoble”. Il est réservé aux orateurs, et il est bien mieux que le sac à ds promo standard ! C’est cool !

Dans la foulée, montage du stand Zenika. Au vu des intempéries, on craint le pire en ce qui concerne la fréquentation de l’évènement et surtout la présence des orateurs. Finalement il y aura bien eu quelques absents, mais on ne s’en sort pas trop mal. Idem avec les participants : au total 90 personnes n’auront pu venir. Mais les organisateurs auront eu fort à faire pour réajuster le programme en temps réel !

AG 13 : Le programme definitif

Mot d’ouverture

Le grand amphi du WTC de Grenoble a belle allure. Il autorise les 540 inscrits à cette conférence (la plus grande de France sur l’agilité), même s’il n’est pas totalement rempli aujourd’hui.

AG 13 : Le public à l'ouverture (1)

Le traditionnel mot des organisateurs ouvre ce nouvel opus d’Agile Grenoble.

AG13 : Ouverture de la conférence (1)

Place à la Keynote de Neal Ford !

Keynote de Neal Ford : When geeks leak

Neal Ford est un orateur de très bonne tenue. D’ailleurs il est l’auteur d’un ouvrage sur les patterns de présentation. Toutefois sa prestation du jour ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

AG13 : Keynote du matin avec Neal Ford (2)

Sans doute le propos était-il un peu trop décousu à mon goût, même si Neal Ford est un orateur de premier ordre. Mélant histoire des sciences (avec une prédilection pour Richard Feynman), application des sciences au monde moderne et techniques de présentations, le propos est difficile à syntéthiser ici. Je doute hélas que le support de présentation ci-dessous aide beaucoup : la présentation m’a aussi aidé à comprendre la différence entre un support de présentation et un “info deck”. Et ce n’est pas un info deck.

Premier créneau des présentations

J’ai aussi séché le créneau horaire suivant : j’ai pris pour habitude de passer l’heure précédent mes présentations à passer en revue celle-ci, afin de me remémorer l’ordre de passage de mes slides, la teneur de mon propos et surtout les transitions entre eux. C’était d’autant plus important aujourd’hui que je n’avais pas eu le temps de faire ne serait-ce qu’une répétition !
Le hall se vide, on n’y croise plus que les organisateurs qui profitent de ce moment de répis pour souffler…

AG13 : Les organisateurs

Users stories … what else ?

C’est mon tour de passer sur scène. On m’avait réservé une salle pouvant contenir 55 personnes. Finalement il faudra rajouter des chaises, des personnes resteront debout, d’autres finiront par terre. On était plutôt aux alentours de 70, sans compter celles qui feront demi-tour, rebutées par la foule ayant investi le lieu !

UG 13 : L'assistance lors de ma session "user stories, what else ?"

Je posterai bientôt mon support de présentation. Et plus tard, si j’ai le courage, cette présentation sous forme d’article. Mon but était d’éveiller l’intérêt des Product Owners envers les techniques de structuration et de recueil des besoin et aussi aux sujets annexes : vision, stratégie, marketing, etc… Je souhaitais aussi vérifier si l’approche consistant à venir étayer le métier de PO avec le corpus de connaissance de l’ingénierie des exigences et autres domaines non familiers des agilistes attirait l’intérêt. C’est ce qu’il me semble au vu des réactions très positives. Il va bientôt falloir enclencher la seconde étape !

Pause déjeuner

L’heure du repas arrive et l’espace centrale est rapidement envahi de tables où l’on déjeune en échangeant sur ce début de conférence. Les cartons-déjeuner sont très pratiques, je dois dire !

AG 13 : vue d'ensemble lors de la pause déjeuner (1)

Du côté de l’espace partenaires, on peut opter pour un mange-debout.

AG 13 : vue d'ensemble lors de la pause déjeuner (3)

J’opterais moi-même pour cette solution pour déjeuner en compagnie de Caroline Damour-Nobi et Pascal Van Cauwenberghe. Ah oui : nous avons aussi reçu la visite des hommes invisibles pendant notre déjeuner !

AG 13 : Les scribers (2)

Les scribers !

Peu de personnes étaient au courant du hacking planifié par Romain Couturier et Jacques Couvreur. Je crois même que j’étais le seul à être au courant avant le début de la conférence. Romain et Jacques sont des “scribers” très talentueux : Ils prennent toutes leurs notes sous forme graphique. Ils ont eu la fantastique idée de se balader dans la conférence ainsi équipés en hommes-sandwiches, scribant à tour de rôle l’un sur l’autre les conversations qu’ils écoutaient en tant qu’hommes invisibles !

AG 13 : Les scribers (4)

Ils poursuivront cet exercice durant les sessions. C’était leur première tentative. Il y a fort à parier que nous les reverront dans cet équipage lors de prochaines manifestations ! Pour ce premier essai, Alexandre Boutin n’était pas du tout au courant, il a été aussi surpris que les autres (sauf moi).

AG 13 : Alex Boutin et les scribers

Un grand merci à Romain et Jacques pour cette animation vraiment différente et d’excellente qualité !

AG 13 : Les scribers (8)

Passer à la suite…

La pause déjeuner touche à sa fin.

AG13 : Gros plan lors de la pause déjeuner (11)

Vous êtes peut-être un peu déçu, car j’accorde souvent bien plus de place pour parler des sessions ?

Je vais essayer d’un peu me rattraper lors de mon prochain post !

Carnet de route : DevFest 2013 à Nantes, en images (2/2)

Pause déjeuner

Suite de notre parcours de la DevFest. La pause déjeuner à la DevFest, c’est standing. Ca change des sandwiches qui sont le quotidien de certaines autres conférences que l’on ne nommera pas…

DevFest 2013 : Le buffet (1)

Le service ne semble pas en reste.

DevFest 2013 : Le buffet (3)

D’un autre côté, il semble qu’il nous faille mériter notre pitance. La file d’attente s’allonge terriblement.

DevFest 2013 : En attendant le buffet

Passant sur le second créneau de l’après-midi, j’ai courageusement choisi de sauter la première séance d’après-déjeuner afin d’être fin prêt. Nous avons une salle “réservée orateurs” à cet effet.

DevFest 2013 : la salle de repos des organisateurs

Christophe Addinquy & Martin Mouterde : De l’agilité pour mon projet, pourquoi faire ?

C’est notre tour, à Martin et moi-même. Notre session d’introduction à l’agilité n’est pas vraiment un thème “mainstream” de cette DevFest, il est donc peu surprenant qu’elle n’attire pas foule. Une trentaine de personnes environ.

DevFest 2013 : le public de ma session

Je ne vais pas faire de résumé de notre session ici. Je posterais le support plus tard.

Why Google+ Sign In ? Par Ian Barber

Gros fail pour cette session. J’aurais pu me douter qu’elle était en Anglais (et j’avoue que le sujet ne me passionne pas assez pour avoir envie de faire un effort). Mais pire, elle était retransmise par Hang out !

DevFest 2013 : Google Sign In (2/2)

Pour être honnête, je n’ai pas fait d’effort et me suis laissé décrocher assez rapidement. Pas de résumé, donc pour cette session. Je ne suis même pas sûr que le préposé au Hang out ait trouvé cela palpitant !

DevFest 2013 : Google SignIn (1/2)

Break de l’après-midi

Une pause avant la dernière ligne droite. C’est l’occasion de faire un petit tour.

DevFest 2013 : signalétique à l'accueil

D’aller s’intéresser au paysage, aussi.

DevFest 2013 : Stand sponsor (4)

Ou de voir ce que j’ai bien pu rater au programme (et essayer de ne pas rater la dernière session).

DevFest 2013 : le programme

Web Components, l’avenir des développeurs Web, par Julien Vey

Pour ma part, ce fut la meilleure session de la journée, par son contenu et la maitrise du sujet par Julien. Par exemple, on crée des <div> que l’on masque ou l’on crée du DOM via du Javascript…

Demain, il suffira d’utiliser la balise <template> pour créer des fragments HTML qui seront parsés mais ni chargé, ni exécuté, mais qui pourront l’être en instanciant ce fragment d’arbre en Javascript via cloneNode().

DevFest 2013 : Julien Vey (2/3)

Le shadow DOM est un nouveau moyen d’encapsuler un élément. Il est utilisé par exemple dans le cadre de la balise <video>. Mais ce concept est aujourd’hui fermé. Il sera disponible demain aux développeurs, via la méthode createShadowRoot() qui crééra un élément auquel il suffira d’accrocher des sous-éléments. L’un d’entre-eux pourrait d’ailleurs être une balise <content> pour injecter du contenu dans ce shadow DOM.
On peut apparemment mixer DOM et CSS, mais comme je suis imperméable à ces considérations, le mieux sera pour vous d’aller gambader dans les la vidéo de le session de Julien !
Enfin, les Web Components permettent de créer ses propres balises, via la balise <content>.
Bref, les Web Component, c’est l’avenir. Du moins, ce le sera quand la norme sera finalisée, ce qui n’est pas encore le cas. On pourra alors intégrer des Widgets d’un nouveau genre qui ne ressembleront plus à un amas sordide de <div> et de Javascript ! Toutefois, il n’est pas nécessaire d’attendre ce jour béni. On peut déjà utiliser Polymer qui émule l’état actuel de la norme.
Outre l’excellente présentation de Julien, on peut aller vers le site de référence sur HTML5, à savoir htmlrocks pour en savoir plus et surtout trouver les bons tutoriaux !

Check out

La DevFest touche à sa fin, quelques irréductibles s’essaient encore au zPilot et il sera temps de plier les gaules.

DevFest 2013 : Fin de la conférence

Un bon DevFest en ce qui me concerne. Si les sessions front-end sont assez loin de mon habitat naturel, j’ai réussi à ne pas être trop largué, ce qui est déjà pas mal pour moi…

Carnet de route : DevFest 2013 à Nantes, en images (1/2)

La DevFest, c’est l’évènement Google pour les développeurs. Pour être exact, il n’est pas organisé par Google (bien que supporté par le géant de Mountain View) mais par le GDG Nantes. Je m’étais joins aux festivités pour une session d’introduction à l’agilité avec mon collègue Martin Mouterde.

Check-in

On débute tôt la journée ici, les portes sont ouvertes à 8h20 ! Rien à voir avec notre rythme de bâton de chaise Parisien… Heureusement, Martin et moi étions arrivés la veille pour répéter. Café et croissants sont prévus pour accueillir les participants.

DevFest 2013 : Le café en arrivant

Jusqu’ici tout va bien. Direction la keynote.

Keynote : Des opportunités pour s’associer

On a tranquillement rempli l’amphithéâtre pour cette keynote. A priori, nous étions 350. Julien Landuré a délaissé son polo Zenika pour un T-shirt GDG Nantes pour évoquer l’année écoulée.

DevFest 2013 : Présentation GDG Nantes

L’organisation avait aussi prévu une couverture en image plus solide que celle de vôtre serviteur. J’espère avoir bientôt un lien à vous donner.

DevFest 2013 : La photographe

Place maintenant à la keynote ! Une keynote surprenante, car elle ne va pas parler de technologie, mais de collaboration. L’orateur y évoque des outils parfois connus comme les modèles DISC, MBTI ou Process Com. Il en évoque d’autres moins connus comme Strength Finder, qui me donne bien l’envie d’essayer !

DevFest 2013 : Keynote

Connaitre ses forces, c’est une bonne façon de savoir comment les associer, lequelles acquérir pour se renforcer.
S’associer, c’est essayer au travers de Startup Week-ends, Hackathon et autres Roadtrips… si on n’arrive pas à s’entendre sur 2 jours intenses, ce n’est peut-être pas la peine d’insister sur une longue durée…
S’associer, enfin, c’est s’engager :

  1. En formalisant au plus tôt les statuts.
  2. En rédigeant une lettre récapitulant ces statuts.
  3. En s’aidant d’un avocat d’affaire.

Pawel Kozlowsky : AngularJS: making a browser a better development platform

Pawel est l’auteur de ce qui est encore l’un des rare livres sur AngularJS. Il pratique en outre ce framework depuis 3 ans.
Béotien absolu du développement Javascript, je me suis campé dans cette session justement pour cette raison, et aussi pour avoir un peu parcouru les tutoriaux AngularJS…

DevFest 2013 : introduction à Angular JS par Pawel (3)

Pawel le dit lui-même: le développement dans le browser, c’est parfois douloureux ! Les frameworks sont là pour soulager, mais un framework comme JQuery se focalise surtout sur le requêtage du DOM, afin de le rendre plus facile. Ce n’est ni n réel changement de paradigme, ni un “game changer”.
AngularJS propose un binding bidirectionnel entre modèle et vue, sans qu’il soit nécessaire d’enregistrer le modèle, ni procéder à des notifications explicites ! AngularJS est réellement déclaratif ! En fait, une grande partie des fonctionnalités d’AngularJS consiste en propriétés (notées ng-*) qui peuvent être ajoutées aux éléments, tel le ng-repeat qui permet de construire des templates.
AngularJS permet aussi de construire des tags “custom” à l’image des futurs Web Components, ainsi que l’injection de dépendance en JavaScript.
En conclusion, AngularJS, c’est :

  • Du data binding bidirectionnel sur un modèle.
  • Un DSL customisable au-dessus de HTML
  • Un framework complet et solide.

Et une excellente ressource pour commencer : http://egghead.io/

Guillaume Campion : Retour d’expérience sur les Google Glasses

Bien sûr, les Google Glasses, ça attire les badauds, même si la session n’est pas très technique. En fait, même pas du tout !

Les objets connectés, c’est le nouvel eldorado, qu’on se le dise ! Pourtant il n’y en a que 8 paires en France actuellement. Pourtant les “lunettes informatiques” ne sont pas nouvelles. Steve Mann (http://spectrum.ieee.org/geek-life/profiles/steve-mann-my-augmediated-life ) en construit et en porte depuis 35 ans. Chez lui, elles sont vissées à la boite cranienne, car il ne fait pas dans la demi-mesure !
Les lunettes Google disposent des fonctionnalités suivantes :

  • Un touchpad sur le côté.
  • Un appareil photo de 5 Mega pixels
  • 12 GB de mémoire
  • Une mise à jour du firmware tous les mois.

Voilà la bête, sur Guillaume :

DevFest 2013 : 6 mois avec les Google Glasses (2)

Prendre une photo n’a jamais été aussi facile. L’orateur objecte cependant à ce que l’on puisse les considérer comme le nouveau gadget du voyeur.

Prendre une photo n’a jamais été aussi facile. L’orateur objecte cependant à ce que l’on puisse les considérer comme le nouveau gadget du voyeur.

DevFest 2013 : 6 mois avec les Google Glasses (3)

L’interface utilisateur de compose de “cartes”. Pour ce qui est du développement, il peut se faire de 2 façons:

  • Miror API : Ca passe par une connexion permanente chez Google !
  • Natif : C’est un gros un SDK Android (il y a un GDK, mais qui n’est pas encore publié). Ce mode donnera accès aux senseurs des lunettes quand il sera accessible.

En résumé :

  • Les Google Glass, c’est un 6ème sens !
  • On peut toujours les avoir sur soi, mais elles sont non intrusives (pas une réelle réalité augmentée).
  • Un usage plus spontané, ne nécessitant pas les mains et “quasi” see-through
  • Une interface utilisateur différente qui nécessite pas mal de boulot.

J’ai eu la possibilité de prendre une photo de plus près des lunettes (mais pas de les essayer) dans la salle réservée aux orateurs. Voilà:

DevFest 2013 : Les Google Glasses (2)

Et si vous voulez la présentation in-extenso :

Présence Zenika

L’une des raisons de ma présence ici était la présence de Zenika en tant que Sponsor. Notre stand proposait des animations autour de jeux video.

DevFest 2013 : On joue sur le stand Zenika (2)

De manière générale, l’espace était assez exiguë. Celà renforce l’impression d’affluence générée par les jeux.

DevFest 2013 : On joue sur le stand Zenika (1)

Comme à Rennes, une petite photo du staff s’impose

DevFest 2013 : L'équipe Zenika (1)

Je vais m’arrêter ici pour ce post, histoire d’en garder pour un peu plus tard.

Carnet de route : Agile Tour Rennes en Images (2/2)

Nous nous sommes quitté lors du premier post à l’heure du déjeuner. En fait cette heure du déjeuner était réservée aux lightning talks, chacun sur son créneau horaire afin de permettre de les voir tous au besoin !
Hélas cette méthode n’est pas très efficace. Seuls les derniers lightning talks rencontreront un public. Pas facile de gérer cela. Seul l’Agile Tour Nantes m’a convaincu sur ce point l’an dernier. Mais les organisateurs de l’Agile Tour Rennes restent très loin du fiasco du Scrum Day !
On en termine donc rapidement avec la pause déjeuner pour voir cela.

AT Rennes 2013 : Lunch (8)

Prélude au second mouvement : Le Podojo par Emilie Esposito et Damien Sainte

Un Ligtning Talk, c’est déjà court. J’arrive pourtant à en rater la moitié. C’est quoi le PO Dojo ? Un atelier construit collaborativement pour les PO et un groupe Google pour le faire vivre ! Ce qui semble remarquable, c’est l’aspect complètement communautaire, sans PO donc. Sans roadmap non plus, avec un catalogue d’ateliers qui évolue au fil des besoins et des idées.

AT Rennes 2013 : PO Dojo (1)

Alors que le concept de PO promeut que quelqu’un tienne la barre, ces PO ont su s’affranchir de l’idée d’avoir un chef (quelque soit la forme qu’on lui donne), une roadmap prévue à l’avance et tout et tout. Chapeau à eux !

Avant de me rendre à la session de Laurent Morisseau, je passe rapidement la tête dans la salle où officie Dov…

AT Rennes 2013 : Dov

Reprise : #OMG, mon équipe fait son haka en Kanban style ! Par Laurent Morisseau

Un petit challenge pour notre ami Laurent en ce début d’après-midi : faire bouger le public à l’heure de la digestion…

Et d’abord, c’est quoi Kanban dans un projet agile ? De l’amélioration continue + de la gestion de projets !

Commençons avec Scrum

Quand l’on part de Scrum, le point de départ, c’est le tableau des tâches : à faire, en cours, fait… MAIS on met un nom sur une tâche ! C’est un antipattern. Le stand-up devient un reporting !

AT Rennes 2013 : Scrum et Kanban (2)

Améliorer les choses

  • En utilisant les “classes de service”, pour traiter les bugs urgent, par exemple
  • En régulant le flux des stories et des tâches en cours en utilisant des limites de WIP (work in progress) à chaque niveau.

Bref, l’idée est de rendre les problèmes visibles dès qu’ils sont évoqués et de poser des limites hautes et basses.

Quand le PO est dépassé…

Que dire d’un backlog de 70 user stories pour 7 développeurs ?
C’est bien trop, ou bien trop détaillé ! Scrum en tant que process met la contrainte sur l’équipe de développement. En amont, le PO doit travailler en flux, donc sans faire trop de stock.
On peut remédier à cela en matérialisant ce flux tiré et en étendant le Kanban aux activités amont et un matérialisant les états des stories.
Vous pourrez en savoir plus sur le site de Laurent, où vous trouverez non seulement une video mais le matériel de cette présentation sous forme de podcast.

Entracte : Zenika à l’Agile Tour Rennes

Je vous l’ai dit, nous étions présent en force à cet Agile Tour Rennes, pour représenter Zenika. Non seulement depuis l’agence de Rennes, mais aussi de Paris et de Nantes ! Cela valait bien une petite photo de famille.

AT Rennes 2013 : Staf Zenika (4)

Pour une fois, ce n’est pas moi qui prend la photo, cela me donne l’occasion d’y avoir l’air d’un niais. Et tant que j’y suis, j’en profite pour remercier Allison qui s’est dépensée sans compter pour préparer notre présence ici.

AT Rennes 2013 : Allison (2)

Les session s’enchainent. Il est l’heure de celle de Géry

Interlude : Carpaccio Game avec Géry Derbier

Géry nous propose un grand classique : Le carpaccio game. Mais qu’il anime avec grand talent et tout autant d’énergie.

AT Rennes 2013 : Carpaccio Game (2)

C’est très studieux, car il s’agit de programmer le sujet proposé par tranches de 8 minutes et d’apporter de la valeur à chaque itération. Un exercice auquel je me suis d’ailleurs livré il y a peu.

AT Rennes 2013 : Carpaccio Game (3)

Acte 2 : Booster Scrum avec le Lean Startup par Olivier Lafontan

Là encore j’ai bel et bien raté une partie de la session, mais j’étais très curieux de la voir, car elle a eu une belle affluence au Scrum Day en Avril dernier.

Lean Startup nous apprends à mettre l’investissement là où il y a de la valeur. Scrum tend à se “débarrasser” de ces questions sur le PO qui se tape un peu tout sur cet aspect. Et celui-ci se trouve un peu démuni face à ce genre de problème avec pour seul appui le backlog… Lean startup apporte quelques outils :

  • Le Lean Canvas
  • Le Validation Board
AT Rennes 2013 : Olivier Lafontan (1)

La charnière entre Lean Startup et Scrum se trouve au niveau de ces outils. La priorisation du travail devient une priorisation des hypothèses à vérifier. Car Lean Startup ne parle pas de besoin … mais d’hypothèses. Tant que ces “besoins” n’ont pas été vérifiés ils sont en effet hypothétiques. Le cycle Scrum devient un cycle de validation des hypothèses.
A plus grande échelle, un gestion de portefeuille se traduit en portefeuille de Canvas.

Conclusion : Christophe Keromen

C’était ma dernière session de l’après-midi (même si en fait il y en avait une après).

Christophe nous offre une session rafraichissante pour nous ressourcer aux origines de l’agilité. Il remonte au manifeste agile et à l’invitation d’Alistair Cockburn. Non, en fait il remonte plus loin : à Henry Ford, Richard Denning et Taïcho Ohno…

AT Rennes 2013 : Christophe Keromen (1)

Je ne vais pas essayer de reconter la session de Christophe qui mérite plutôt d’être vue. Toutefois, je ne résiste pas au plaisir de dévoiler le Lean version Dan Brown : “Le Lean est un projet Franc-Maçon pour dominer le monde” ! Un grand moment…
Pour finir, Christophe nous propose un nouveau gourou agile : Bob l’éponge … pour absorber les pratiques qui marchent !

Tombée de rideau : A l’année prochaine !

Cet Agile Day était un peu marathonien, force est de l’avouer. Sur la durée, je dirais qu’il y avait une session de trop. Mais ce fut une excellente journée, aussi bien du point de vue de la qualité des sessions que de celle des échanges. Figurez-vous que j’y ai même rencontré l’un des fidèles lecteurs de mon blog (du coup, je le salue !).

AT Rennes 2013 : A l'accueil (1)

Il est temps de se quitter et de se donner rendez-vous à l’année prochaine. A moins qu’un coach retreat, entre-temps…

Carnet de route : Agile Tour Rennes en images (1/2)

C’était cette année ma première visite à l’Agile Tour Rennes. Venu en renfort du staff Zenika local, je ne présentais aucune session, au contraire de Géry Derbier, animateur d’un atelier l’après-midi. Une journée que l’on pourrait donc qualifier de relax pour moi. J’en ai profité pour prendre pas mal de photos, ça va donc être encore plus “en images” que d’habitude !
Pas d’autre choix que d’arriver la veille : les organisateurs de cet Agile Tour avaient prévu une journée particulièrement dense débutant à 8h30, pas moins !

Lever de rideau

Première conséquence : l’ouverture des portes alors que le soleil n’est pas encore levé !

AT Rennes 2013 : début des festivités (1)

Et pour nous, la nécessité d’arriver encore une demi-heure avant pour nous installer.

AT Rennes 2013 : début des festivités (3)

L’occasion aussi de voir le point central avant l’arrivée de “la horde”. Profitez-en, vous n’allez plus jamais le voir comme ça !

AT Rennes 2013 : début des festivités (2)

Le comité d’organisation ouvre les festivités, c’est l’occasion de saluer cette équipe sympathique et dynamique !

AT Rennes 2013 : accueil (3)

Le programme est dense, aucun doute. Jugez-en !

Programme Agile Tour Rennes 2013

Prélude (Keynote) : Ensemble c’est tout, par Aurelien Morvant

… Où l’on parle de sociocratie. Un petit rappel pour moi, certes, mais Aurélien aborde le sujet de manière intéressante.

Petit rappel historique

Donc, ça commence au Jurassique … euh non, là on est quand même remontés un peu loin !
Avançons dans le temps : les monarchies. Sociales, je ne sais pas, elles semblent plutôt autocratiques. Apparues avant ou après selon les cas, les dictatures revêtent les mêmes habits !
Les démocraties semblent se rapprocher d’un modèle participatif. Oui mais la concertation se fait surtout à l’élection, guère après. Sauf lorsque l’on fait des référendums et encore est-ce fait avec des questions fermées.
Et le monde de l’entreprise, alors ? Celui-ci parait en fait également se caler sur le mode autocratique.

AT Rennes 2013 : Keynote

Comment ça marche ?

Edenburg définit les 4 piliers de la sociocratie comme suit :

  • Le consentement
  • L’élection sans candidat
  • Le double lien
  • Le cercle

Le cercle est la base du dispositif. Il existe aux différents niveaux hiérarchiques.
Le consentement est le mécanisme de décision qui permet d’aller dans une direction sans nécessairement satisfaire tout le monde, mais sans insatisfaire personne, du moins de manière rationnelle. Le consentement, c’est accepter une proposition à laquelle on n’oppose pas d’objection valide (je peux vivre avec…). Au contraire du consensus qui doit satisfaire tout le monde est finit généralement par être vidé de sa substance !
Le double lien, c’est la hiérarchie classique qui descend les décisions, mais un délégué du cercle inférieur qui accompagne ce supérieur hiérarchique pour remonter ce qu’en pense le cercle d’en dessous.

Mais dans la vraie vie ?

Ce dispositif est déjà bien implémenté au sein de milieux associatifs. Il commence à l’être dans des environnements tels que des mairies, des hôpitaux..
Certaines entreprises commencent aussi à mettre en place la sociocratie, du moins dans une certaine mesure.

Entracte : une pause avant de poursuivre la matinée

La matinée est longue. Profitons des pauses, qu’elles soient prévues ou non pour se désaltérer et revoir de vieilles connaissances comme Emilie, c’est toujours un grand plaisir.

AT Rennes 2013 : Pause matinée (1)

Etant venu à Rennes pour soutenir l’équipe Zenika, il m’est difficile de me joindre à une session pour sa durée entière et je dois donc limiter mes choix à certaines salles. En fait, à l’amphithéâtre principale où l’on accède par les derniers gradins.

Acte premier : Comment devenir agile et surtout le rester, par Aurélien Morvant et Sylvie Le Bail

C’est de changement culturel dont nous parlent Aurélien et Sylvie. Mon “keep away” de cette session (que j’ai prise en cours de route) tient sur 5 points :

Le manager devient le garant des valeurs et de la culture

Le changement est quelque chose de paradoxal. C’est à la fois “je veux y aller” et “je ne veux pas y aller”. C’est la manager qui a pour rôle de rassurer en garantissant que certaines choses vont être stables.

Donner du sens

C’est répondre à 3 questions :

  • Pour quoi ?
  • Comment ?
  • Quoi ?

Le “pourquoi” nous amène fatalement au fameux Start with the why de Simon Sinek. Cela se décline pour une organisation en :

  • Vision
  • Valeur
  • Mission
AT Rennes 2013 : Aurélien Morvant (1)

Donner de l’autonomie

Il faut passer à “l’entreprise du pourquoi”. 4 étapes pour y arriver :

  1. La dépendance.
  2. La contre-dépendance. On s’oppose en répondant “non”.
  3. La confrontation avec la réalité : l’indépendance. Mais l’indépendant ne communique pas !
  4. L’interdépendance. Elle implique des relations d’égal à égal avec les autres.

L’autonomie, c’est la capacité à travailler avec les personnes de l’étape 4 !

Nourrir la démarche

Le constat sur l’entreprise d’aujourd’hui n’est pas glorieux:

  • 11% se sentent “engagés” dans l’entreprise.
  • 61% sont désengagés.
  • 28% sont activement désengagés. Ce qui veut dire qu’ils dénigrent l’entreprise !

L’objectif est de récupérer l’énergie des désengagés. Autant dire que cela ne se fait pas tout seul ! On peut agir sur l’environnement, mais on ne peut pas agir sur les motivations, car les motivations sont des facteurs intrinsèques.

Travailler sur les motivations

On retourne vers un vieux modèle, mais qui marche toujours : la pyramide de Maslow.

Pyramide de Maslow

Entracte : faisons une pause déjeuner

Nous sommes arrivés doucement à la pause déjeuner. On fait dans le style “snack”. L’avantage, c’est que l’on n’a pas de longues queues pour accéder à sa pitance.

AT Rennes 2013 : Lunch (3)

Et on peut en profiter pour discuter.

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Au détour d’un buffet je croise Oana qui s’attaque aux organisateurs plutôt qu’au buffet.

AT Rennes 2013 : Oana (4)

Toutefois, il est bien clair qu’elle a ses préférences…

AT Rennes 2013 : Oana (3)

C’est tout pour aujourd’hui. Nous reprendrons les sessions de l’après-midi dans un prochain post !

Carnet de route : Agile Tour Bruxelles 2013 (2/2)

Lunch break

En gagnant en taille, l’Agile Tour Bruxelles gagne en standing ! Fini les sandwiches, bienvenue au buffet commerce équitable ! La qualité est au rendez-vous, mais l’attente est un petit peu longue. Difficile de d’être parfait en la matière.

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De mon côté, je ne tiens pas réellement la forme. On sert aussi du potage en Belgique et je trouve en l’occurrence que c’est une très bonne idée. Surtout quand, comme ici, il est excellent.

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Bref, l’ambiance est au beau fixe. On est bientôt d’attaque pour la seconde mi-temps !

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Joanne Ho : Agile methodologies for research

Scrum nous enseigne que l’agilité s’applique bien au domaine des projets complexes, mais n’est pas conçue pour les domaines “chaotiques”. J’ai toujours (à tord ou à raison) classé la recherche dans cette catégorie. Joanne Ho nous donne l’occasion d’en savoir plus sur l’adéquation de l’approche agile pour les chercheurs.

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L’un des points marquants du fonctionnement des chercheurs est qu’ils ne travaillent pas en équipe ! 

Pourtant la recherche est fondamentalement adaptée au mode itératif : étymologiquement cela ne signifie-t-il pas [Re]cherche ?
Pour Joanne Ho, chercheur environnementale, on peut faire une correspondance entre le travail de chercheur (du moins le sien) et Scrum:

  • Le client : c’est la société (au sens large).
  • Le produit : de nouvelles connaissances
  • La Définition de terminé : la pertinence sociale

Enfin oui, Joanne utilise un backlog. 

Un backlog très mouvant, il faut bien le dire, car :

  • Un item peut ne pas aboutir, nécessiter de nouvelles de nouvelles informations et donc être mis en suspens.
  • Il peut générer d’autres items.
  • Provoquer l’obsolescence d’items déjà présent dans le backlog.

Ce sont des choses qui existent déjà plus ou moins dans le fonctionnement des projets agiles. Sauf qu’il est très difficile d’avoir un plan de bataille fixe pour une itération. Donc la plupart du temps, Joanne dépile simplement l’item le plus prioritaire. Ce ne sont sont donc pas des sprints fixes et l’on est plus proche de XP que de Scrum, n’était-ce la présence du backlog…
Mais si on ne sait pas se fixer précisément d’horizon aux itérations, celles-ci gardent-elles un sens ? La réponse est : oui ! Les itérations aident à faire du bon boulot en gardant le rythme. Sans itération, la masse de travail devant soi devient vite déprimante. Les itérations permettent de se voir avancer, de délivrer de la connaissance grâce auxquelles il sera plus aisé de prendre des décisions en connaissance de cause.
Et les rétrospectives ? Mauvaise nouvelle : les chercheurs sont bien trop occupés pour se livrer à cela !

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Joanne Ho nous donne ensuite en exemple un travail récent sur les biogaz. Comment cela s’est-il organisé ?
Traditionnellement, la structure d’une telle équipe serait :

  • Le travail en silo est le standard.
  • Beaucoup de compétition interne.
  • Peu de transparence. Les revues de pair tournent vite aux critiques, voir aux insultes !
  • Les stakeholders sont des personnes imaginaires.
  • Une reconnaissance basée sur la quantité.

Pour cette étude, il a été constitué une équipe pluridisciplinaire, avec un mode de travail en pair et du test de groupe sur les hypothèses. Le processus était le suivant :

  • D’abord comprendre le problème, définir ce que l’on veut tester. Et donc faire l’expérience du stakeholder en allant sur le terrain.
  • Définir l’objectif, en définissant le critère de succès.
  • Une réflexion en binôme, pour modéliser toutes les facettes du problème. Ce travail doit produire des hypothèses.
  • Les tests unitaires, ce que Joanne appelle le “reality check”.
  • L’intégration continue : la mise en commun des éléments.
  • L’acceptance test : Une solution globale acceptable par le stakeholder.

En conclusion…

  • On peut utiliser l’agilité littéralement partout !
  • L’agilité est surtout une attitude.
  • Sans dialogue, on n’aboutit à rien.
  • Se déplacer pour aller réfléchir à différents endroits, sur le terrain.
  • Mettre toutes ses tâches dans un backlog.
  • Travailler en équipe est une chose nouvelle dans les université. ON n’a pas encore de modèle de fonctionnement pour cela.

En définitive, on fait émerger de meilleures questions, on prends d’avantage de plaisir !
La présentation de Joanne Ho reprends les thèmes développé dans son livre sur Leanpub.

Facile à bien utiliser, difficile à mal utiliser

C’était à mon tour, sur le créneau suivant. Pas de résumé de ma session, il ne faut pas pousser, mais la publication de ma présentation très bientôt, et celle-ci sous forme d’article lorsque je l’aurais complété !

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La mesure de mon temps n’était pas non plus excellente. Je vais jouer le joker “état grippal” sur ce coup. Il faut dire que j’avais quand même prévu 20 exercice pour une heure. J’ai probablement été optimiste…

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Domenico Musto : Event-Driven Architecture in Practice

Domenico est venu nous perler d’EDA. Il commence avec un point sur lequel j’achoppe : l’architecture doit être planifiée ! 

Enfin, surtout pour les gros projets d’après lui, et EDA n’est pas pour les petits projets.
Mais pourquoi EDA ? Parce que l’architecture doit être “business drivent” , suivre la structure des flux d’évènements métier. Au contraire, les architectures SOA favorisent l’intégration point à point, aboutissant à un réseau inextricable quand le nombre de composants augmente.

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Les flux EDA ne sont pas nécessairement des messages d’un MOM, c’est surtout un concept logique qui peut se traduire en :

  • Enregistrements d’une base de données.
  • Fichiers
  • Messages d’un MOM (quand même !)

Le support de ces messages, le canal, transmet différents types d’évènements qui peuvent être :

  • Des évènements
  • Des commandes
  • Des doc-messages ; ce dernier type de message est auto-porteur. C’est un paradigme “push” dans lequel le message comporte tout ce qui est nécessaire au traitement par le composant cible. C’est le modèle vers lequel on souhaite se diriger.

L’architecture EDA implique aussi de nombreux corollaires :

  • Le cas des données de référence : Elles doivent être embarquées en partie dans le doc-message. Cela me rappelle un certain nombre de considérations autour du MDM…
  • La consistance (de l’ordre) des identifiants d’évènements : leur ordre est-il garanti ? S’il ne l’est pas, il peut y avoir nécessité de versionner les entités afin d’en reconsidérer l’historique depuis n’importe quel évènement.
  • L’idempotence, ou la capacité à rejouer un évènement. Cette propriété va de pair avec le versionning.

L’architecture EDA se matérialise par un pattern publish-subscribe asynchrone au niveau de l’architecture. Cela n’est pas sans poser certains challenges en terme de tests. Mais dans cet ordre d’idée, une fois la capacité de test acquise, les composants sont relativement indépendants les uns des autres.
La communication à base d’évènements rend aussi possible le business monitoring (le fameux BAM). Par contre les “évènements avec états” sont un autre niveau de challenge. Il est (en partie) adressé du côté des Web Services avec les corrélations, mais surtout avec les moteurs de workflow type BPEL / BPMN 2.0
Terminons avec les infrastructures techniques. Domenico s’est appuyé sur les “reactive extensions” de Rabbit MQ pour implémenter EDA. De mon côté je pense aussi à Storm que nous mettons en oeuvre actuellement…

Clôture et dernier verre !

Il est l’heure de nous rassembler à nouveau pour conclure ce second Agile Tour Bruxelles.

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C’est de nouveau Bruno qui nous donne rendez-vous aux prochains évènements Belges : XP Day Benelux (le seul, le vrai…), l’Agile Tour Namur … et bien entendu l’Agile Tour Bruxelles de l’an prochain !

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Comme l’an dernier aussi, les conférenciers ont droit à un cadeau local. Au menu : bierre, confiserie, chocolat et Schtroumph, entre autres…

Agile Tour Bruxelles 2013 : presenter gift

Pas questions de se barrer comme des voleurs à Bruxelles ! L’an dernier, on avait dégainé la bière locale. Cette année on est visiblement monté en gamme (comme je le disais au début).

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J’avais prévu mon train de retour suffisamment tard pour discuter un peu. Et nous l’avons fait à propos de l’informatique et de l’éducation, de la représentation trop faible des femmes et des minorités dans notre métier en nous demandant pourquoi et en ne sachant toujours pas vraiment y répondre…

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Il est temps de s’en retourner. Un grand merci à la très sympathique équipe organisatrice. Et à l’an prochain, si tout va bien…

Carnet de route : Agile Tour Bruxelles 2013 (1/2)

Nous y étions tout juste 70 l’an dernier. Cette année, ce ne sont pas moins de 180 badges qui seront distribués aux participants ! L’Agile Tour Bruxelles a pris une nouvelle dimension pour sa seconde édition.

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Parti à 6h20 de Paris, on apprécie évidemment d’être bien accueillis. Cela semble se vérifier d’année en année en Belgique.

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Petit café et discussion habituelle entre frenchies avant le début de la première pleinière. Tiens, on se demande bien pourquoi on va jusqu’en Belgique si c’est pour continuer de discuter entre nous.

Un mot d’introduction

Pas de Keynote en Belgique, et donc du coup plus de sessions “au choix” auxquelles participer. On a quand même le mot d’accueil des organisateurs.

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C’est Bruno Sbille qui, comme l’an dernier, est le maître de cérémonie. Un excellent choix qui nous permet de goûter son inénarrable “accent Anglais”. Il le précise d’ailleurs lui-même : “I am speaking English right now” !

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Cette introduction présentait deux petites originalité. La première était de nous présenter à nos voisins. Sympathique, quoique j’avais un peu l’impression de me retrouver à l’église à souhaiter la paix du Christ au gars situé à ma droite…
La seconde originalité devient plutôt une tradition de l’Agile Tour Bruxellois : chaque orateur est invité à teaser sa présentation devant l’assemblée entière durant une minute ! Une bonne idée, je trouve, qui était déjà présente l’an dernier.
Il est maintenant temps de se diriger vers notre première session !

My Product is a James Bond Movie, par Pierre Neis

“My name is Neis, Pierre Neis” ! C’est ainsi que Pierre débute sa session. Avec lui, le show est assuré ! L’introduction est toutefois un peu longue. Pierre bosse dans une grande compagnie, qui est globale, qui fait de l’agile et améliore ses techniques, et… Mais Pierre n’est pas satisfait !

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Il manque quelque chose, des choses !

  • Le “fun”.
  • L’excitation
  • La relation directe au client.

Bref, il manque de quoi faire de bons produits. Et de bons produits ne sont pas des produits standards!
Pour Pierre Neis, les bons produits peuvent s’inspirer de la recette des films de James Bond :

  • De gros succès
  • Une trame facile à comprendre
  • Toujours la même recette, en fait.

Et cette recette Pierre nous la décode ainsi : Boom ! => Yeah ! => Yeah ! => Boom !

  • Le premier “Boom” corresponds à l’avènement de la roadmap.
  • Les “yeah” suivants correspondent aux démos (amazing sessions !)
  • Le dernier “Boom” est la release vers le client.

C’est un peu long pour arriver à l’idée finale, mais celle-ci mérite d’être creusée.

Pause du matin

Parmi les petites originalités de cet Agile Tour figurent les pauses: elles ne font pas moins de 30 minutes. Les organisateurs ont en effet acté que beaucoup d’échanges s’y passent qui font la valeur de l’évènement. Ils ont donc rallongé les pauses !

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Produits bio et développement durable au menu de ces interludes.

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Et aussi, bien sûr, échanges entre participants et orateurs.

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Lean Startup for Developers : you can do it to ! Par Sébastien Arbogast

Je me suis tout bonnement trompé de salle ! Ce n’est pas cette session que j’avais sélectionné dans le programme ! Bien m’en a pris, ce fut ma session préférée.

Sébastien nous évoque sa propre expérience de Startuper. Une expérience qui a fini par s’arrêter d’ailleurs, mais qui ne signifie pas que l’orateur n’ait rien appris de valable à nous partager. Bien au contraire. Son expérience commence lors d’un startup week-end en 2011 auquel il s’était inscrit tardivement et qu’il avait préparé à la va-vite. A sa propre surprise … il a gagné ! Ainsi est né Kodesk, l’idée d’un service de partage de bureaux. Une idée qui n’a jamais pris l’ampleur escomptée car Sébastien avait sous-estimé la crainte fondamentale d’accueillir des étrangers au sein des bureaux d’une compagnie ! Mais de cette expérience a germé une autre idée : Peer Trust.
Mais ceci n’était que l’introduction. L’objet de cette présentation est à venir : Est-il possible de créer une startup pour n’importe qui ? Comment faire en appliquant le “lean startup” ?

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Sébastien veut nous convaincre et nous rassurer : NOUS pouvons le faire !

  • On a les compétences : pas besoin d’avoir un MBA !
  • Nous avons les opportunités : il suffit de regarder autour de nous.
  • Nous pouvons avoir les moyens : il existe de nombreuses initiatives destinées à aider.
  • Trop vieux ! Mais non, on n’est jamais trop vieux.
  • Mon idée n’est pas assez bonne. En fait le concept de “l’idée originale” est plutôt surévaluée. Allons même plus loin : l’idée n’a pas de valeur intrinsèque, tout est dans l’exécution.

L’une des choses qui nous effraie le plus est de perdre notre boulot … pour obtenir quoi ? En fait, il n’est pas utile de quitter son travail, en tout cas pas tout de suite. Sébastien nous conseille même d’attendre le plus possible, chose que lui-même n’a pas faite.

Votre produit n’est pas votre produit ! Votre produit est un business model. Et qui dit “business model” dit “business plan”, n’est-pas ? Erreur !

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Mais l’entrepreunariat n’est pas une loterie. En vérité, on commence en ne sachant rien sur nos clients potentiels et il faut avoir le courage de l’admettre. Et d’en admettre aussi le corollaire : on ne fera pas bon du premier coup. C’est un peu comme si on allait rater sa démo Scrum.

C’est tout l’objet du cycle Lean Startup : construire quelque chose pour le valider par le biais d’une mesure. Mais pas n’importe quelle mesure. Plutôt qu’une mesure quantitative (aka l’étude de marché, vous savez, celle avec laquelle le Paic Citron n’aurait jamais vu le jour…) on va chercher une mesure qualitative, donc en fait un (ou plusieurs, mais pas beaucoup) utilisateur avec un problème, et l’on va chercher à le rencontrer en personne !
Pour illustrer la démarche, Sébastien nous introduit la démarche Lean Startup sous forme de pseudo-code. Je ne saurais me livrer au même exercice que l’orateur (il est préférable d’aller voir sa présentation), mais cela donne des choses de ce genre :

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Ou pour résumer de manière plus sibylline:

  1. Revenir au problème (prendre de la distance avec la solution)
  2. Identifier les clients potentiels
  3. Identifier 3 clients potentiels. A priori les plus prometteurs, mais en définitive on fait un peu confiance à la chance…
  4. Pour chaque client, établir un Lean Canvas, celui décrit dans Running Lean (https://freethinker.addinq.uy/post/39835584866/note-de-lecture-running-lean-2nd-edition-par-ash)
  5. Trier les clients par :
  6. “pair level” c’est à dire votre alter égo, celui qui vous donnera donc le plus de feedback
  7. Facilité à atteindre. C’est à dire : puis-je facilement lui parler en direct
  8. Capacité à payer : Ou plus exactement : combien ce client est prêt à payer.
  9. Taille de marché. C’est en fait le dernier critère !

Lister les hypothèses. Attention il ne faudra tester qu’une hypothèse à la fois. En s’aidant, par exemple, du “validation board” (http://leanstartupmachine.com/validationboard/). Attention aux hypothèses ! Les clients potentiels ne paieront pas pour quelque chose qu’ils trouvent simplement “bien”, mais pour quelque chose dont ils ont vraiment besoin ! Sortir du bâtiment, pour aller faire des interviews. Le mieux est de pouvoir faire les interviews à deux, avec un observateur concentré sur la communication non-verbale. Travailler le MVP et le pricing Evaluer la solution proposée ; itérer si nécessaire Obtenir un signup et un paiement

Alors seulement, vous pouvez envisager de quitter votre travail. Mais pas avant : se sentir menacé alors que l’on a pas commencé le business est la meilleure façon de prendre de mauvaises décisions !

See you soon

Vous n’êtes probablement pas encore rassasié de ce Agile Tour Bruxelles ? Nous non plus. En fait, il est l’heure de se rendre au buffet de midi. Nous nous retrouverons très bientôt pour la suite de cette journée !

Forum ouvert et agilité

Ce 22 Septembre (oui, un dimanche), Christine Koehler nous a proposé de nous rassembler afin de réfléchir ensemble aux convergences entre forum ouvert et agilité. C’était aussi une opportunité d’échanger avec des orateurs du Scrum Gathering que Christine avait contacté pour l’occasion: Dan Mezick, Suzanne Daigle et Jasmina Nikolic. Suzanne nous a d’ailleurs gratifié d’un post pour l’occasion.
Zenika hébergeait ce rassemblement, je ne saurais trop remercier Carl Azoury d’être venu spécialement nous ouvrir les locaux ! Par contre l’aménagement spécifique à cette réunion nous était dû à Christine et entre la tenture d’affichage électrostatique, les posters répartis dans notre zLocalhost et la signalétique des points de rendez-vous, c’était de la mise en musique élaborée.
Parmi les appointés, quelques habitués des rendez-vous agiles.

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Sur 22 inscrits, nous étions finalement 17, ce qui n’est finalement pas si mal. Le nombre ne fait pas la qualité de toute manière.

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Christine et Suzanne ont ouvert la séance en rappelant le fonctionnement du forum ouvert. Je ne le rappelle pas ici, on trouve pas mal d’information sur le Web à ce sujet.
La première étape, c’est de proposer les sujets, bien sûr. Il n’y a pas de limite. On l’écrit sur un grand format…

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… et on le présente devant tous.

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Impact hub ? Cela ne me parle pas trop. L’occasion pour moi d’en apprendre plus…

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Lorsque qu’on a fait le plein, on vient faire son marché.

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D’ailleurs le lieux s’appelle bien la “place du marché”.

Dan Mezik et Jasmina Nikolic semblent assez pensifs devant les sujets. Le temps donné au groupe s’il est alloué ne veut pas dire que l’on s’y limite: Comme le dit Suzanne, la passion et l’énergie n’arrivent pas sur la base de la contrainte du temps.

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J’en sais un peu plus maintenant sur l’impact hub ; le tout me laisse encore un peu dubitatif, bien que je sois à priori convaincu sur l’idée de croiser des champs d’activité différents pour faire germer des idées nouvelles. Mais pourquoi et comment ? L’idée fera peut-être son chemin avant de vraiment m’interpeler.

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D’autres sessions en cours. pas très facile pour moi de m’insérer en cours de route, je passe.

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Je passe aussi celle avec Dan Mezik !

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Finalement je reste un peu sur une session consacrée au respect des règles et à la cohésion d’équipe !

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Je ne suis pas sûr d’accrocher à la direction que prends la discussion. Assimiler les “valeurs agiles” à une spiritualité, c’est peut-être trop fort pour moi. Et oui, en bas de la feuille, c’est bien marqué “sexualité”.

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Pour le coup, j’ai aussi manqué la discrète discussion menée par Jasmina autour du “oscrumban” ! Donc, je ne sais toujours pas ce que c’est !

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Au risque de vous frustrer, je ne vais pas retranscrire les discussions. Un forum ouvert, ça se vit plus que ça ne se restitue. Même si le “grand journal” essaie de se faire l’écho de notre après-midi !

Forum ouvert et Agilité 32

Scrum Beer de Septembre

C’est la rentrée pour tout le monde, le SUG ne fait pas exception ! Nous nous sommes retrouvés au Café Livre : sur les 60 inscrits, 10 sont finalement venus. Qu’importe : les personnes présentes sont les bonnes personnes !

Scrum Beer de Septembre

Si vous ne connaissez pas le Café Livre, regardez simplement les photos : les murs sont littéralement couverts de livres ! On y trouve même celui d’Antonio Goncalves sur J2EE !

Scrum Beer de Septembre

Vous voulez un compte-rendu de cette soirée ? Eh bien, je ne l’ai jamais vraiment fait jusqu’ici et apparemment je ne vais commencer aujourd’hui. Il fallait venir !

Pour ma part, j’ai particulièrement apprécié les échanges sur les fondements de ce que nous cherchons à faire. C’est pour cela que je viens aux Scrum Beers, pour échanger avec des personnes qui e donnent à réfléchir.

Scrum Beer de Septembre

Calme et Cosy, un bon endroit pour commencer une année de Scrum.‘aurais l’occasion d’en reparler bientôt !