Rencontre avec Raphaël Souchier

Ce Vendredi 31 Janvier, Christine Koehler nous conviait à écouter et échanger avec Raphaël Souchier, auteur de Made in Local. Une rencontre instiguée par Manfred Mack qui mit cet auteur en relation avec Christine. Manfred que nous avions d’ailleurs pu écouter il y a quelques temps, était aussi présent ce jour-là.

L’intervenant se définit lui-même comme un consultant en économie locale soutenable (qu’il préfère au terme de “durable”). C’est à dire une économie acceptable dans l’écosystème où l’on vit.

image

L’économie locale, c’est quoi ?

D’après Mr Souchier, ce n’est pas une alternative à la mondialisation, mais une autre facette ! Ca, c’est un peu difficile à croire, mais c’est peut-être le prix à payer pour rendre celà acceptable. Même si le terme n’est plus tabou depuis que cette idée fut évoquée par … François Bayrou !

Le localisme s’ancre dans le théorie des systèmes complexes. Le fonctionnement harmonieux des ensembles bien portants nécessite une grande diversité. On peut comparer cela au problème de la diversité des cheptels : ceux-ci savent d’autant mieux faire face à des maladies qu’ils sont diversifiés, ces épidémies n’ayant pas le même impact sur les différentes espèces. Paradoxalement, cet argument s’appuyant sur la pauvreté des cheptels “standardisés” fut utilisé dans l’autre sens par Darwin au 19ème siècle. L’une de ses observations de base était justement que les élevages étaient d’avantage diversifiés que les espèces sauvages où la sélection naturelle éliminait impitoyablement les espèces les moins bien adaptées !

image

Une alternative à la globalisation destructrice

Le localisme est également une forme d’efficacité car il utilise ce qui est proche. La globalisation s’appuie d’avantage sur la massification et la réduction des stocks pour diminuer les coûts, au prix d’un système moins résilient car ne supportant pas les défauts d’alimentation et se rendant entièrement dépendant de certaines régions du monde. On pourrait évoquer par exemple le cas de la grève des camionneurs de 1999. La concenration et l’élimination des stocks vont certainement dans le sens de la réduction des coûts, mais au prix d’une prise de risque souvent négligée.

La concentration des moyens de production dans une compétition pour la réduction des coûts est destructrice de sociétés entières ! L’Europe est déjà devenue une puissance faible. La délocalisation vers l’Ethiopie a déjà commencé. On a pu penser un moment que les instances internationales et les mécanismes de régulation de marché pourraient équilibrer cela. Il n’en est rien. Les instances internationales sont depuis longtemps phagocytées par les intérêts privés, et au sein des nations démocratiques, les hommes politiques ont perdu tout autonomie depuis qu’ils doivent se lier à ces mêmes intérêts privés pour décrocher leurs mandats..

image

Mais…

Le tableau parait sombre, mais pas pour notre invité du jour : on peut survivre en travaillant ensemble ! Le localisme fait recirculer localement 70% de l’argent, là où seuls 20% sont réinjectés en économie globale ! Quels sont les clés pour rendre possible cette nouvelle économie ?

  • C’est d’abord créer des alliances d’acteurs du territoire qui ont un avenir commun.
  • C’est allier le local et le soutenable, avec des buts à long terme.
  • Sélectionner les gens avec lesquels on a envie de travailler. C’est trouver de nouvelles idées et façon de collaborer et y prendre plaisir.

Cette nouvelle façon de travailler n’en est pas une. Elle s’ancre dans le passé, à une époque où seuls les produits “exotiques” étaient cherchés loin. Vision rétrograde ? Et si on réintégré dans le prix des produit leurs coûts socio-économiques, écologiques, etc. ?

Pour faire marcher cette logique, il faut créer des réseaux avec une logique économique différente. Une logique éloignée des marchés financiers qui sont déjà complètement déconnectés de l’économie réelle : seuls 3% des échanges sont en rapport avec cette économie réelle !

Investir différemment, au niveau des fonds de retraite par exemple, est une manière d’orienter ethiquement son investissement. C’est le concept de base du Slow Money, une idée elle-même déclinée du Slow Food par opposition au “fast food”. Bien entendu le critères qui rentrent en compte sont différents de ceux de la logique économique traditionnelle, comme le maintient de l’état de la couche d’humus des sols sur 10 ans par exemple en agriculture.

La ville de Cleveland a rebâti une partie de son économie à partir de service locaux, moins chers et plus écologiques.

Et en Europe ? Les directives Européennes semblent bloquer. Mais ce n’est qu’apparence : il reste possible de privilégier le local avec les bons critères dans les appels d’offre.

image

Cette économie locale existe. Malgré les cris alarmants relayés dans les médias, il y a des millions d’entreprises qui marchent très bien .. mais qui préfèrent ne pas faire parler d’elles.

Par contre les réseaux de mise en relation sont nettement moins bien représentés. Beaucoup reste à faire pour mettre les entreprises en relation. Et pourtant quand c’est le cas, cela marche bien et en fait les gens semblent … s’amuser !

Entre la volonté politique et la réalité

Il semble y avoir un schisme entre ce que montrent les études nationales et les actions locales. Mais les pouvoirs politiques savent-ils seulement où ils voudraient faire aller le territoire ? Poser la question, c’est presque y répondre.

Raphaël Souchier l’a dit : le coeur de ce dispositif, c’est l’alliance locale. Les chambres de commerce sembleraient toutes désignées pour jouer ce rôle, mais on en est loin. Deux lignes apparaissent cependant :

  • L’apparition de réelles actions aux “marges”, dans les zones réellement sinistrées où il n’y a plus d’alternative.
  • Dans l’économie sociale et solidaire. Elle peut faire accepter ce rôle d’économie soutenable au Français. Elle reste toutefois teintée d’une image d’intégrisme.
image

A voir aussi

L’article Blog de Christine, avec une interview de Raphael Souchier.

Scrum Galette 2014

La Scrum Galette, c’est la variante de la Scrum Beer de début d’année où l’on partage la Galette des Rois. J’avais “subtilement” suggéré à Arnaud d’organiser la chose en m’engageant à participer à l’achat desdites galettes.
Je ne savais pas que cela allait m’occasionner la première grosse galère de ce début d’année : entre les problèmes de transports, un voyageur malade bloquant le traffic métro, d’interminables escaliers et une adresse de pâtisserie erronée, mon périple allait me coûter 2h30 et un quasi-arêt cardiaque 🙂
J’arrivais donc avec tranquilement 1h20 de retard, mais avec ma galette !

image

Small Talks

Comme toujours, ces discussions en petits groupes sont passionnantes ! Bien entendu, nous avons évoqué le Scrum Day 2014 qui aura lieu cette année à Disneyland.

D’un point de vue plus personnel, cela m’a permis d’échanger avec Jean-Baptiste que je croisais de loin depuis un certain temps sans avoir fait connaissance. L’occasion d’évoquer l’agilité dans la communauté PHP et l’affinité (ou la non affinité) de certaines communautés techniques avec l’agilité… On a parlé technique aussi avec les bases NoSQL. Car si on se demande si certaines technologies sont plus “agile compatibles” que d’autres, la réponse est hélas : oui !

image

L’agilité et les grandes sociétés de service

Autre sujet de grand intérêt : l’agilité et les “grosses boutiques”, vous savez, les Atos, Cap Gemini, Altran, etc. J’avoue mon ignorance à leur sujet : je les croisent peu (un peu plus ces temps-ci, en fait) et elles ne m’ont jamais intéressé. Mais ce sont des acteurs majeurs de l’informatique Française et je ne trouve pas très pertinent de me désintéresser de la question. Avec un avis de l’intérieur, c’est tout de suite plus éclairant.

Je perçois aujourd’hui un discours venant de ces sociétés pour montrer qu’elles existent dans le monde de l’agilité. En vérité, on ne les croisent pas dans la communauté agile, et je pense avoir une bonne connaissance de ce qui s’y passe ! Cela ressemble plus à une tentative d’occuper un terrain grandissant qui ne les intéressent pas vraiment mais qu’ils ne veulent pas voir échapper. C’est un avis subjectif (le mien) dont je dois dire qu’il n’est pas très étayé, hormis l’absence de ces grands noms des rendez-vous agiles.

La politique de ces grands groupes est complètement orientée aujourd’hui vers des réductions de coûts :

  • Offshoring et Nearshoring
  • Pyramide des âges très évasée vers le bas
  • Focus quasi-exclusif sur le taux d’occupation des consultants.
  • Minimum de préoccupation sur la formation et aucune sur le développement personnel.

Autant dire que l’on est très loin de ce qui m’importe ! Et il est aussi certain que de telles orientations ne font pas remonter ces sociétés dans mon estime. Pour autant, ces orientations ne sont pas à considérer comme des souhaits délibérés, mais comme le reflet des orientations du marché.

Je m’explique.

Les grands appels d’offre qui sont le business de ces grandes compagnies sont aujourd’hui, encore et toujours dominés par les forfaits fermés avec cahier des charges en amont, rejet des risques sur le prestataire et recherche du moins-disant. Toujours le même truc stupide depuis des dizaines d’années, ça ne marche pas, ça génère des avenants monstrueux (que ces grosses boutiques savent gérer pour rentrer dans leur mise de fond), quand ça ne finit pas au tribunal.

Les grandes sociétés de service sont complètement adaptées au business qui se présentent à elles. D’où le focus sur la réduction des coûts, la gestion du revenu via le change management au détriement de la qualité et de la satisfaction client. Oh, ces derniers points sont bien évoqués dans les appels d’offre, mais ne rentrent jamais en ligne de compte dans la sélection du prestataire, ils sont donc à juste titre ignorés par les répondants !

Eh oui, la ligne de conduite de ces grandes compagnies ne sont que le signe des temps. Elles s’adaptent au marché.

Notre espoir, qui se concrétise progressivement, est que les institutionnels demandent de plus en plus d’agile, du vrai ! Ce sera alors une mutation à mener pour ces grandes sociétés qui vont courir derrière des clients dont le niveau de maturité est plus élevé et sauront bien jauger ce qu’on leur propose. Cela commence déjà. Nous allons vivre une période intéressante.

Un peu de légèreté pour terminer…

Avec un peu de chance nous pourrons tenir un rythme mensuel pour nos Scrum Beers. J’aimerais bien. Ce sont des moments conviviaux, avec des échanges qui stimulent la réflexion.
Malgré qu’elle soit largement floue (la faute à un éclairage insuffisant), je ne peux résister à terminer sur cette image de Laurence couronnée par Arnaud !

Agile Playground #12

Cela faisait un moment que l’Agile Playground m’échappait. La faute à un agenda difficile à concilier. C’était réglé pour cette fois. Nous nous retrouvions de nouveau dans les locaux de CLT pour cette nouvelle édition.

Au programme un jeu (et un seul) : Au tableau ! Ce jeu a largement été promu par Alex Boutin, bien qu’il n’en soit pas l’auteur.

Le but du jeu est simple : on nous donne la situation d’un portefeuille de projets, et à partir de là il faut trouver la forme de “management visuel” donnant le meilleur impact. 2 itérations de 20 minutes sont prévues, entrecoupées d’une dizaine de minutes de rétrospective. Nous n’étions pas nombreux, nous avons donc formé 3 équipes de 6 ou 7 personnes.
L’une des équipe disposait d’une table

image

Les deux autres utilisaient une tenture adhésive. Avec pas mal de difficultés à faire tenir dessus ce que nous voulions.

image

Petit (gros) biais de l’exercice : y participaient des personnes rompues au management Visuel ou au Kanban. Le résultat de la première itération montrait des résultats plutôt très convergents, avec quelques particularismes locaux.

image

La seconde itération intégrait bien de nouveaux éléments, mais qui ne posaient guère de problème à des habitués. Au final, l’inspiration transverse aidant, les résultats se montraient réellement semblables !

image

Il y avait peu à dire sur les directions prises par chaqune des solutions. La discussions de fin a plutôt porté sur les différentes dynamiques de groupes, je pense que ce n’était pas dans la cible de l’exercice. J’en tire quelques conclusions :

  • L’exercice est plutôt destiné aux novices. Cela n’est pas si porteur de le faire avec des vétérans. De plus, les niveaux hétérogènes ont mal marché dans notre cas. Probablement de notre faute.
  • Il faut limiter le nombre de personnes par tableau. Nous étions 7, c’est beaucoup trop : on ne peut pas travailler autour du tableau en si grand nombre. Je dirais que 4 est le maximum.
  • Nous aurions dû en profiter pour délirer plus, faire un Kanban circulaire avec des swimlanes en forme de part de camembert ou d’autres choses dans le genre. Non seulement nous nous serions plus amusé, mais il y aurait même pu y avoir des choses inattendues à en retirer !

Coach retreat Parisien

Après en avoir laissé passer deux ou trois (au moins) pour cause d’agenda surchargé, je me suis pris par la main et ai pris mon ticket pour ce premier Coach retreat 2014. Ticket tout à fait bon marché par ailleurs, car Criteo nous hébergeait dans ses magnifiques locaux Parisiens (en plus d’assurer les vivres) et Oana Juncu associée à Adrian Perreau de Pinninck ont accordé bénévolement de leurs temps, leur énergie et leur savoir-faire pour rendre possible cette rencontre.

Les 17 présents sur les 24 inscrits ont, eux, consacré leur samedi à investir sur eux-même pour parfaire leurs pratiques !

Modus operandi

Le coach retreat fonctionne avec quelques règles de base :

  • Une même étude de cas répétée tout au long de la journée (ici 4 fois). A sélectionner parmi quelques unes. C’est le concept de base (le répétition) que Oana a emprunté au code retreat.
  • Un “seeker” qui jouera le rôle du coaché et devra s’approprier la situation. Nous aurons l’opportunité de jouer ce rôle une fois durant la journée.
  • Deux coaches, qui doivent s’efforcer de travailler de concert (pas évident quand on ne se connait pas !) et d’appliquer une technique donnée.
  • Deux à quatre observateurs en position “méta” qui restitueront ce qu’ils voient se passer.
  • Une technique de coaching différente à essayer à chaque session. Durant chaque session, nous formons 3 équipes de 5 à 7 personnes.
  • 40 minutes de session, suivi de 10 minutes de retrospective en équipes et se concluent par 10 minutes de mise en commun.

Au départ !

On commence par sélectionner l’étude de cas que nous avons envie de dérouler. Elles sont affichées dans le hall et on procèdera tout simplement par un “dot voting”.

image

Ce qu’il faut, c’est une situation dans laquelle on parviendra à se retrouver, car il faudra jouer le rôle du seeker à un moment donné. Comme Frédéric, on peut trouver cela Cornélien…

image

Première session

On commence en douceur, sans appliquer de structure de session de coaching proprement dite, mais une technique : celle du “click rewind” qui nous permet d’arrêter le déroulement pour revenir en arrière quand on pense s’être fourvoyé. C’est assez pratique, presque tricher, car c’est impossible à mettre en oeuvre dans une séance de coaching normale. Dans la pratique, nous utiliserons aussi le “click pause”.

image

Le débrief met en lumière deux difficultés, au moins dans notre équipe :

  • Une réelle difficulté d’accorder nos violons à deux coaches avec des approches radicalement différentes.
  • Coacher un “sachant” qui occupe beaucoup le terrain n’est pas évident. Mais c’est la vraie vie.
image

Seconde session

Durant cette seconde session, nous allons mettre en oeuvre une technique promue par Virginia Satir : substituer le “oui, et…” au “oui, mais…”. Autrement dit, substituer à ce qui n’est jamais qu’une négation déguisée, une démarche constructive.

Cette fois, la mise en oeuvre s’avère un peu décevante, malgré un seeker très créatif à habiller la mise en situation. J’ai relevé par exemple :

  • Une difficulté à orienter le coaché vers le “oui, et…
  • Des "solutions” poussées par les coaches assortis de “peut-être…”

Je n’étais pas coach mais observateur cette fois. Mais rien ne dit que j’aurais fait mieux. On fait ici ce qu’on doit faire : s’essayer et découvrir les difficultés auquel il nous faut faire face pour nous améliorer. C’est donc positif.

Le débrief est là pour nous aider à y voir plus clair.

image

Pause Pizza

La pause déjeuner est bienvenue : pizzas et mousses au chocolat au menu. J’en profite pour discuter un peu avec Christopher Mann. J’avais apprécié l’excellent travail de couverture photographique de Christopher lors d’Agile France 2013. Christopher tente de concilier une double activité et une double passion de photographe au travers de son activité Seeeshoot et de conseil informatique, ce qui n’est bien sûr pas facile.

image

Reprise : 3ème session

L’après déjeuner, c’est souvent un moment un peu délicat. Notre solution : nous y remettre tambour battant. Cette 3ème session va nous permettre d’expérimenter une technique plus structurante que les précédentes : l’appreciative inquiry. Dans cette technique, on va se focaliser dans ce qui va bien en menant l’entretien en 4 étapes, également appelé “les 4 D” (mais ça ne marche qu’en Anglais) :

  1. La découverte : Comme es ta vie ?
  2. Le rêve (dream) : Comment ta vie devrait être ?
  3. Design : quelles sont tes options qui pourraient convenir, être suffisamment bonnes ?
  4. Define : Comment y arriver.

Cette fois, je serais le seeker. Une session pas trop mauvaise, mais que nous avons peiné à mener à bout. En fait, nous n’y sommes pas arrivés. Parmi les points que nous avons relevés :

  • Il faut progresser “vers l’avant” sans faire de retours arrières.
  • Notre timing était trop serré, au moins pour cette mise en oeuvre.

Au-dessus des toits de Paris

Nous avions prévus une petite coupure avant la dernière ligne droite. Adrian a eu la bonne idée de nous proposer de monter sur la terrasse pour nous y détendre un peu.

image

Et surtout pour profiter de la vue sur Paris. Jugez-en un peu. Vers le sud-ouest, donc vers la Tour Eiffel.

image

Et vers le nord-est, vers le Sacré-Coeur qui est à un (gros) jet de pierre.

image

Et pendant que les handicapés dans mon genre utilisent benoitement leurs appareils photo, Dov lui, choisit de croquer un dessin…

image

Dernière ligne droite : 4ème session

Cette dernière session met en oeuvre la technique la plus délicate de la journée : le solution focus si cher à mon collègue Géry Derbier.
Le solution focus, c’est un peu le remember the futur. Nous allons le jouer en 4 temps :

  1. Quel est votre situation aujourd’hui ? Sur une échelle de 1 à 10, quelle note donnerez-vous ? Expliquez pourquoi vous êtes (quand même) à cette note ?
  2. A quel note souhaiteriez-vous être demain ?
  3. Imaginez qu’un miracle vous amène à la situation souhaitée pendant la nuit, comment constatez-vous que vous y êtes le lendemain matin ?
  4. Comment les autres constatent que nous sommes dans cette situation.

J’ai binômé en tant que coach pour la seconde fois de la journée sur cet exercice. Succès mitigé.

  • Notre seeker a fait un très bon boulot en adoptant une attitude constructive, mais qui ne nous facilite pas trop le travail.
  • Sans être éblouissant, nous avons progressé correctement sur les 3 premières étapes, voir même la quatrième.
  • Nous nous sommes un peu enlisé pour aider le seeker à trouver son chemin. Paradoxalement, c’est une idée que j’ai poussé en mode assertif, pas du tout façon coaching , qui a le plus retenu l’attention du seeker.

Pour tout dire, la fatigue commençait un peu à se faire sentir, il est temps de conclure.

This is the end

On partage l’expérience de cette journée à tour de rôle avant de se quitter. Pas de retranscription ici, c’est entre nous !

Par contre, vous pouvez regarder ce qu’il est dit sur le “mur des Ah-ah !”

La journée se termine. Nous remercions Criteo pour son accueil mais aussi sa participation, car ils sont 4 à s’être joins à nous ! Adrian pour sa gentillesse et son organisation pou avoir rendu cela possible. Et bien entendu Oana pour son animation, son énergie et sa bonne humeur !

Co-création du Scrum Day 2014, en images

Changement d’approche pour le ScrumDay 2014 : inviter la communauté à s’impliquer dans cette nouvelle édition. A vue de nez, je dirais qu’Arnaud Villenave ne doit pas être étranger à cette idée…

C’est vrai, je ne fais plus partie du bureau. Cela ne veut pas dire que je me désintéresse du SUG ou du Scrum Day ! Et puis, on est à peu près sûr de croiser des gens sympa à ces soirées !

Cogitations avec Bruno Marguerita

C’est essentiellement des thèmes que nous avons parlé. Prévu pour être en mode “open space”, les choses se sont enclenchées différemment. Ce qui n’est pas réellement un problème : les personnes qui sont présentes sont les bonnes personnes, ce qui s’y passe est aussi la bonne chose.

Cogitations avec Xavier Galleri

Prévu pour presque 40 personnes, nous étions finalement une quinzaine. Cela nous ramène aux ratios de participation des Scrum Beer, n’est-ce pas ? Ce qu’on a perdu en nombre, on l’a gagné en convialité. Au final, nous avons bien couvert le tableau blanc d’idées en tout genre

David au tableau blanc

Idées que nous avons synthétisé par la suite.

Arnaud mène les débats (3)

Mes contributions auront surtout porté sur autre chose que les thèmes :

  • La réduction (même légère) du temps alloué à la performance des conférenciers. Cela permettrait d’allouer plus de temps entre les sessions pour les rencontres et discussions informelles. Ce dernier point ne vient pas de moi.
  • Malgré l’échec de l’an dernier nous avons quand même évoqué les Lightning Talk. Nous semblons tous d’accord que jusqu’à présent seul l’Agile Tour Nantes a su bien les gérer. En enseignement dont il faut tirer parti si nous souhaitons malgré tout remettre le couvert.
  • La présence d’animations en tout genre en marge de la conférence : podcast, interviews, scribers, etc..

Je ne vais pas citer l’ensemble des idées, je vais plutôt vous laisser en prendre connaissance.

Résultat des cogitations (3)

Comme vous le voyez, on est pas en peine de ce côté.

Résultat des cogitations (4)

La question suivante est bien sûr celle de la prochaine étape :

  • Trier, construire à partir de cela.
  • Impliquer ou non ces volontaires dans les prochaines étapes de construction et pourquoi pas, d’organisation !

Bref, je suis curieux de voir la suite !

Evernote France Meetup 2013 (en images)

Comme l’an dernier, Evernote France nous a convié en ce début Décembre à un meetup assez corporate sur l’état du monde Evernote. L’occasion était bonne de glaner des informations, t-shirts et autres rencontres inattendues.
La rencontre se faisait dans un espace de coworking, Le Loft 50 Partners qui est également un incubateur de startups. L’un et l’autre fleurissent décidement à tous les coins de rue de la capitale, je finis par être regardé avec suspiscion et peut-être même méprisé à ne pas être moi-même entrepreneur ! Il y a matière à réflexion.
Mais ce n’est pas la reflexion du jour. Ici, on parle Evernote, et on fait salle comble !

En attendant le début (3)

On a aussi fait le plein de speakers, même si les interventions seront courtes.

En attendant le début (2)

Cristina Reisen

Cristina est manager d’Evernote pour la région Europe ! On fait d’abord le compte des utilisateurs : c’est 80 millions de par le monde. On n’a pas celui de la France, mais sachez qu’il a doublé depuis l’an dernier.

Cristina Riesen (2)

Quelques faits également sur l’année écoulée :

Bref le message est clair : Evernote s’étend, aussi bien sur l’écosystème que sur les verticales !

Julien Boedec : La plateforme Evernote

On a de la chance cette année : tous nos intervenants s’expriment en Français ! Cela dit, j’ai été un peu déçu par cet intervenant. J’espérais plus “d’insights” sur la plateforme Evernote. On en a pratiquement pas parlé, mais plutôt eu un apperçu sur ce qui gravite autour !

Julien évoque 2 axes de développements :

  • Le travail conjoint avec les partenaires : IFTTT, Dolphin browser, postach.io, etc…
  • L’évènementiel en relation avec l’entreprenariat (encore…) : hackathons, meetups dev, accélérateurs…

Bref, pas grand chose à me mettre sous la dent.

Xavier Delplanque, senior product manager

Si j’ai été déçu par Julien, ce n’est pas le cas de Xavier. Son exposé est en fait une excellente surprise, même si je ne pourrais résumer son intervention ici.

Xavier Delplanque

Xavier nous explique le processus de travail et de création autour de l’expérience utilisateur. En l’occurence ici : comment améliorer la première impression sur plateforme mobile. Les nouveaux partenariats avec des sociétés telles qu’Orange drainent en effet de nouveaux utilisateurs potentiels à même de quitter l’application si les premières minutes (voir secondes) d’utilisation ne sont pas convaincantes !
Ainsi l’orateur nous explique le travail itératif autour des solutions, s’adossant sur de l’A-B testing, où finalement les fonctionalités sont injectées uniquement quand elles ont prouvé avoir un impact réel.
Bref un court mais instructif voyage dans le monde de l’UX et du design thinking… Merci Xavier !

Maxime Garrigues : Evernote ambassadeur

Ambassadeur Evernote, Maxime nous parle de sa façon d’appréhender Evernote. Pour lui, l’important est de pouvoir consacrer plus de capacité mentale à l réflexion et donc de lâcher prise sur les choses dont il faut se souvenir et laisser Evernote s’occuper de cela !

L’autre usage principal est en tant que support du GTD.

Cocktail

Ces présentation se concluent par le très classique buffet qui sont une occasion d’échanger avec des visages connus ou moins connus.

Cocktail (1)

Parmi les visages connus : Pierre Journel, qui un peu relâché les efforts autour des meetups Evernote pour se consacrer à une activité d’entreprenariat autour de la Chaine Guitare. Celle-ci jouit déjà d’une belle communauté. Pierre travaille à proposer du contenu payant. Cela commence à porter ses fruits, mais c’est un travail de longue haleine pour lequel je lui souhaite bonne chance.
Dans la série des rencontres inattendues, j’ai pu échanger un peu avec Grégory Lefort, l’un des créateurs d’Azendoo. Il a brièvement évoqué ses reflexions actuelles sur la plateforme et sa volonté de faire des choses qui soient réellement différentes de ses concurrents. J’aurais pensé qu’il aurait focalisé sur Basecamp. En fait il semble d’avantage en concurrence avec Asana.

L’invité surprise

Cristina Riesen l’avait évoqué à quelques reprises : nous allions avoir un invité surprise. J’avais parié, dans mon fort intérieur, sur Phil Libin, le créateur et CIO d’Evernote. Apparemment, j’ai gagné.

Phil Libin (2)

Il est arrivé vers la fin de soirée et nous a gratifié d’un court speach de remerciement à la communauté Evernote. Les nombreuses groupies se sont vites agglutinées autour du big boss. Pas moi. Sa visite était très sympathique, mais en fait je n’avais rien à lui dire !

Phil Libin (1)

Précédent LeWeb, j’imagine que nous aurons droit à un meetup du même genre l’an prochain ? Pour ma part, les meetups plus orientés contenu de Pierre Journel me manquent un peu.

ScrumBeer de Décembre : avec passion !

C’est toujours un grand plaisir de nous retrouver autour d’une boisson houblonnée lors de ces rencontres organisées par Arnaud ! Les évènements du SUG sont certes de belle tenue, mais très espacés dans l’année et les ScrumBeer constitent pour moi le vrai fil rouge de ce user group !

ScrumBeer 11/2013 : la tablée

C’est maintenant une habitude : pas d’agenda, mais des discussions animées et passionnées ! Plusieurs sujets ont donné lieu à débat avec les quelques personnes qui m’entouraient.

Plaisir et professionnalisme

La notion d’envie et de plaisir versus le professionnalisme. Ces notions sont-elles incompatibles ? L’une doit-elle prendre le pas sur l’autre ? De là à parler du modèle Tayloriste, il n’y a qu’un pas ! Ayant lu le “Principles of Scientific Management” il n’y a pas si longtemps (oui, oui, la note de lecture viendra…), il nous fallait recadrer l’inadéquation du modèle par rapport à son usage initial : les postulats de base et le contexte historique.

L’engagement

Voilà une notion qui me met mal à l’aise, à défaut de la rejeter !

Oui à l’engagement consistant à se “considérer à bord” et contribuer à ce qui est nécessaire de faire pour faire avancer le projet sans se planquer derrière un processus.

Non à “l’engagement guet-apens” dans lequel les membres de l’équipe doivent absorber les incertitudes et les inconnus du projet car ils se sont engagés sur une date (avaient-ils le choix de ne pas le faire ?). Cette forme d’auto-mutilation moderne est sensée être cool car auto-consentie, mais n’a pour moi rien d’agile…

ScrumBeer 11/2013 : Arnaud en écoute active

Bien sûr, j’expose ici mon point de vue avec beaucoup de subjectivité. L’important est que ayons pu échanger dessus … avec passion !

ScrumBeer 11/13 : Discussion isolée