Note de lecture : Docker in Action, par Jeff Nickoloff

Note : 4 ; Assez clair, mais pourrait être plus pédagogique…

Docker est une des technologies qui monte, Manning ne pouvait laisser un vide dans son catalogue à ce sujet. C’est chose faite avec cet ouvrage de 270 pages. L’auteur maîtrise très bien son sujet et nous propose donc ce volume structuré en 12 chapitres regroupés en 3 parties.

La première partie est dédiée à la découverte de la containerisation. C’est la plus importante du livre, elle couvre 125 pages et occupe 6 chapitres. Le premier d’entre-eux est court d’une dizaine de pages. Il a pour but de présenter les principes généraux de Docker, son « pourquoi » ainsi que les principes généraux de la conteneurisation. C’est bien emballé. Le second chapitre nous projette côté utilisation de Docker, afin de faire tourner des softs dans des conteneurs, un peu dans tous les sens. On y utilise beaucoup la ligne de commande et l’on découvre les transitions d’états des conteneurs, le lancement d’un conteneur depuis un conteneur, etc.

Après le run, c’est à l’installation que l’on s’intéresse au chapitre 3. Sur 15 pages, on y découvre l’installation depuis un repository ou depuis un dockerfile et bien sûr les principes de base des layers. Les choses se complexifient au chapitre 4 avec la gestion du stockage (persistant ou non) et l’attachement de volumes dédiés ou partagés. Heureusement le propos est largement illustré.

Continuer à lire « Note de lecture : Docker in Action, par Jeff Nickoloff »

Note de lecture : Netty in Action, Norman Maurer & Marvin Allen Wolfthal

Note : 3 ; A peine mieux que la doc d’API !

C’est un livre qui a été long à sortir et le sujet même laissait à penser que le propos serait de bas niveau. Mais tout de même, que d’ennui ! En lui-même l’ouvrage compte presque 250 pages découpées en 15 chapitres, eux-mêmes répartis sur 4 parties. La première d’entre-elle couvre plus de la moitie du texte, avec 130 pages sur 9 chapitres. Le chapitre d’ouverture se propose de nous exposer l’architecture orientée évènements de Netty sur une douzaine de pages. Les auteurs auraient pu rendre la chose moins abstraite avec des diagrammes adaptés, mais disons que le boulot est fait.

Ce sont 16 pages qui sont consacrées au chapitre 2, le « hello world » de Netty. Au moins on a le code, plutôt beaucoup de code, si on compte le build et les listings de console. On a réussi à rendre aride ce qui en principe doit être une partie plutôt passionnante. Mais au moins, on a le code. On rentre dans le dur du sujet avec le chapitre 3 « components and design » qui sert en quelque sorte de table des matières aux chapitres qui suivent. Cela ne prends que 10 pages, mais on a déjà le goût de l’austérité d’une doc d’API !

Les 3 chapitres suivants : Transport, ByteBuf et ChannelHandler partagent le même aspect très peu passionnant, c’est à dire une description des APIs par le menu (avec quelques tableaux récapitulatifs imposés par les règles éditoriales manning. Très peu passionnant, cela va sans dire ? Seul OIO versus NIO au chapitre 4 relève un peu le niveau…

Continuer à lire « Note de lecture : Netty in Action, Norman Maurer & Marvin Allen Wolfthal »

Note de lecture : Executable Specifications with Scrum, par Mario Cardinal

Note : 3 ; Du Scrum de base sans surprise, à part celle de décevoir sur son titre !

Bien entendu, c’est l’aspect « spécifications exécutables » qui m’a conduit vers ce livre ! Le fait qu’il soit plutôt bref, avec ses 150 pages était un bonus. Au final, c’est une déception, la note est peut-être sévère à cet égard mais c’est ainsi, car il s’agit plutôt d’un nième « Scrum Shū ». L’ouvrage manque dans ses grandes largeurs d’originalité et le peu qu’il y en a ne m’a guère convaincu. Heureusement, il faut avouer qu’il est bien écrit. Voyons donc ce que nous réservent ses 9 chapitres.

Le premier d’entre eux couvre une douzaine de pages au sein desquelles on retrouve les poncifs habituels sur la justification des projets en agile : incertitude, complexité etc. En fait, j’ai même l’impression de relire l’introduction du premier bouquin sur Scrum, celui du début des années 2000. Le second chapitre, lui aussi fort d’une douzaine de pages, est un peu moins bateau. Il évoque les prérequis au démarrage de projet. Rien de neuf sous le soleil si ce n’est une bonne vue synthétique et l’usage de l’euristique de nommage de Gause et Weinberg.

Le chapitre 3 ne compte que 10 pages et sert principalement d’introduction à l’un des concepts originaux de l’auteur, celui de « desirement », contraction de « desire » et « requirements ». L’aspect « desire » étant inspiré de nouveau par Gerald Weinberg (are you ligh on ?). Disons le tout net : c’est très peu convainquant. Le tarif est d’une dizaine de pages également pour le chapitre 4 « expressing desirements through user stories ». On nous ressasse une nouvelle fois le template de Mike Cohn et le INVEST. La partie sur les rôles et bénéfices parvient à être intéressante, tandis que l’introduction au backlog reprenant la prose de Mike Cohn est parfaitement insipide.

Continuer à lire « Note de lecture : Executable Specifications with Scrum, par Mario Cardinal »

Note de lecture : Creating Great Teams, par Sandy Mamoli & David Mole

Note : 5 ; Recette pratique d’auto-selection d’équipe en 4 actes.

Plutôt qu’un livre, il s’agit d’un mini livre, car il ne couvre que 80 pages, et un seul sujet d’ailleurs : l’auto-formation d’équipes ! C’est donc un livre dédié ç une pratique et une seule, qui a pour objective de bien la couvrir. Les auteurs ont une bonne expérience de mise en place de « place de marché » de création d’équipes, essentiellement en Nouvelle Zéland et nous font partager celle-ci.

Le texte comporte 7 chapitre, on commence par une introduction sur les équipes stables sur 9 pages. Celui-ci est assez bateau, avec un réquisitoire d’arguments déjà bien connus pour l’auto-selection. Seuls quelques références d’étude méritent d’être notées. Passons.

Par contre le chapitre 2 rentre bien dans le concret avec les étapes de préparation. Il y en a 6. Voici 17 pages bien utilisées. Progressons encore avec la préparation « du jour d’avant » en 4 étapes au chapitre 3, où comment se rendre prêt pour un événement fluide. Là aussi les auteurs nous découpent cela en étape, il y en a 4. A noter la FAQ bien utile qui collecte déjà les questions qu’ont pu avoir les auteurs.
L’événement lui-même est le sujet du chapitre 4. Un processus en étapes pour rester dans le style. Il faut en compter 10 ici. Les 14 pages de ce chapitre couvrent de manière très détaillée le déroulement de la journée, l’agencement de l’espace d’échange et le cas difficile des « laissés pour compte ». Bref, c’est complet ! Un événement qui n’est pas suivi de faits est pire que de ne rien faire. Le chapitre 5 est consacré à suivre la balle et c’est sur 7 pages.

Continuer à lire « Note de lecture : Creating Great Teams, par Sandy Mamoli & David Mole »

Note de lecture : Spring Boot in Action, par Craig Walls

Note : 6 ; Craig Walls (heureusement) toujours égal à lui-même !

J’avais hâte d’aborder ce volume, car on m’avai dit grand bien de Spring Boot. Craig Walls balaye consciencieusement tous les aspects de cette famille de frameworks depuis plusieurs années, avec une plume qui rend tout cela agréable : bon point. Atre bon point, le volume réduit du livre qui est de seulement 180 pages. Hélas cela a conduit à certains choix de contenus que je trouve malheureux ou qui au moins m’ont frustré. Mais j’y reviendrais.

Pour l’instant, voyons le contenu, qui compte 8 chapitres. Le premier « bootstrapping Spring Boot » ne compte que 22 pages, juste de quoi faire le tour du propriétaire et voir les différentes manières d’installer Spring Boot et d’initialiser un projet. C’est aussi l’occasion de voir que le reste du livre va faire l’impasse sur pas moins de 4 sur 5 types de projets que permet Spring Boot (page 13). C’est fâcheux et c’est le principal reproche que j’ai à faire au texte. Cela lui coute 2 points sur ma note de lecture !

Le second chapitre est consacré au « hello world » (d’est du MVC, bien sûr…). Autant dire que ses 25 pages sont précieuses. C’est un plaisir à lire et l’auteur couvre bien les aspects lié au build, à la structure du « starter » et à la gestion commune des dépendances. L’auteur montre une préférence marquée pour Gradle pour le build, mais Maven n’est pas mis à l’écart.

Continuer à lire « Note de lecture : Spring Boot in Action, par Craig Walls »

Note de lecture : Elasticsearch in Action, par Radu Gheorghe, Matthew Lee Hinman & Roy Russo

Note : 3 ; Aussi passionnant qu’un manuel de référence !

J’aime bien la série « in action » de chez Manning. On n’y trouve pas les œuvres du siècle, mais grâce à un processus et une discipline éditoriale très strictes, ils sont souvent très bons, plus rarement moyens et rarement dessous. Hélas, le présent ouvrage tombe dans cette dernière catégorie. Je voulais en savoir plus sur Elasticsearch, en comprendre le paradigme, l’architecture et les cas d’utilisation. Les 370 pages de l’ouvrage ont fait un travail médiocre à cet égard. Passé les 3, peut-être les 4 premiers chapitres, ce ne furent plus que litanies pénibles de fonctionnalités, des lignes de cUrl, avec ses Json en entrée et en sortie, le tout jusqu’au bord de l’étouffement. Faisons un (rapide tour de ces 11 chapitres.

Le texte est découpé en 2 parties. La première d’entre-elle contient la majeure partie du texte, c’est à dire 8 chapitres, soit près de 260 pages. Les 20 pages du 1er chapitre donnent une vue de haut niveau du produit, ainsi que des informations pour l’installation. Rien de bien concret, mais c’est agréable à lire. Le chapitre suivant consacre ses 30 pages à rentrer dans le dur : l’architecture et la gestion des clusters, mais aussi la gestion des documents, des index et des shards. Il s’agit probablement de mon chapitre préféré.

Presque 30 pages sont également dédiées au chapitre 3 : création, mise à jour et suppression des index. Si on commence quelque peu avec le « mode catalogue », on n’en souffre pas trop à cette étape, les explications restant claires, et puis on est au cœur du produit ! L’horizon s’assombrit plus avec le chapitre 4 et l’exploration des différentes recherches et des options. Beaucoup de requêtes et de Json, déjà…

Continuer à lire « Note de lecture : Elasticsearch in Action, par Radu Gheorghe, Matthew Lee Hinman & Roy Russo »

Note de lecture : The Cucumber for Java Book, par Seb Rose, Matt Wynne & Aslak Hellesoy

Note 7 ; Mieux qu’un simple livre sur l’outil !

Voilà un livre qui trainait depuis bien trop longtemps sur ma pile de livres à lire ! C’est une bonne surprise à plus d’un titre. D’abord parce qu’il aborde bien ce qu’il est sensé aborder, à savoir l’outil Cucumber. Il faut dire que l’un des auteurs, Aslak Hellesoy est l’un des comitters initiaux. Mais surtout parce qu’il aborde le sujet de la bonne façon, à savoir par son usage. Les auteurs s’efforcent ainsi de mettre l’accent sur l’expressivité des tests au fil des chapitres. L’ouvrage a même droit à un traitement de faveur, il est imprimé en couleur.

Au total, le texte compte 290 pages sur 6 chapitres. L’ensemble est structuré en 3 parties. La première d’entre-elle a trait aux fondamentaux de Cucumber et couvre 6 chapitres soit 115 pages. Le premier d’entre-eux est vraiment très succinct et donne juste quelques clés sur Gherkin (le langage d’expression de Cucumber) et la façon dont Cucumber l’interprète et sur la nature des tests d’acceptation. Les 18 pages du second chapitre vont directement dans le concret : comment écrire une feature et l’implémenter par l’exemple. Par contre le partie « build » est franchement bricolée. Il faudra attendre un moment pour voir les auteurs mettre cela dans Maven. Mais l’intro est bien réussie.

Le chapitre 3 est un approfondissement : on voit les éléments de syntaxe de Gherkin, à l’exception des tableaux. Il clarifie certainement les éléments d’écriture, mais c’est plutôt un chapitre de transition. Le chapitre suivant aborde un élément essentiel : la syntaxe d’expression régulière et surtout les groupes de capture. Très bon boulot !

Continuer à lire « Note de lecture : The Cucumber for Java Book, par Seb Rose, Matt Wynne & Aslak Hellesoy »

Note de lecture : Go in Action, par William Kennedy, Brian Ketelsen & Erik St. Martin

Note : 5 ; Une présentation du langage par des exemples clairement découpés et expliqués, mais à laquelle il manque une approche structurée et systématique.

C’est une chose claire en 2015 : Go est le langage qui monte. Difficile encore d’affirmer que c’est la star de demain, mais porté par Docker, le projet phare écrit avec ce langage, il a supplanté Scala mais la route reste longue pour faire la peau à Java !

Le présent ouvrage comporte 228 pages séparées en 9 chapitres et ne compte pas d’annexes. Le premier d’entre-eux ne compte que 8 chapitres et introduit tout en douceur les premiers principes du languages et nous gratifie du célèbre « hello, world ! ». Disons que c’est le tour de chauffe et il est sympa !

Les choses sérieuses commencent au chapitre 2, généreusement intitulé « quick start ». Il compte 29 pages et s’appuie copieusement sur un petit programme destiné à faire des recherches sur un feed RSS. Pour un début, on se prend la totale, avec lancement de fonctions asynchrones, mapping XML, for… range, multiples valeurs de retours, multiples objets, receivers, etc… On a déjà dans cet exemple quasiment tout ce que l’on va voir par la suite. Impossible évidemment de voir tout cela en détail, mais je concède les excellents efforts pour l’explication de texte. Bref un chapitre bien trop fouillis sinon indigeste.

Continuer à lire « Note de lecture : Go in Action, par William Kennedy, Brian Ketelsen & Erik St. Martin »

Note de lecture : Big Data, par Nathan Marz avec James Warren

Note : 4 ; Un apprentissage un peu rugueux de la Lambda architecture inventée par l’auteur.

Ce livre était assez attendu, car il faut dire que Nathan Marz est une figure du monde du Big Data, il est l’architecte du framework Storm (entre autre) et l’une des figures de l’architecture de Twitter où il a pu développer le concept de la Lambda Architecture. C’est d’ailleurs ainsi qu’aurait dû s’appeler le livre : Lambda Architecture ! Car il est exclusivement question de cela, le texte était découpé de manière à refléter la progression dans les couches de l’architecture. Les éléments importants de celle-ci ?

  • Requête = fonction (toutes les données) ; Ce point de vue, l’auteur ne cesse de le marteler au fil des pages.
  • Un système Big Data doit être immutable, c’est le seul moyen de le rendre résistant aux erreurs humaines et aux erreurs de traitement. Un système immutable permet de retraiter les données.
  • Le system Big Data est composé d’une « batch layer » qui donne des données juste, mais avec un temps de latence important, et d’une « speed layer » rapide mais donnant potentiellement des informations moins justes.

Continuer à lire « Note de lecture : Big Data, par Nathan Marz avec James Warren »

Note de lecture : Real-World Kanban, par Mattias Skarin

Note : 4 ; Une matière finalement un peu légère issue de retours d’expérience

Voici un livre qui ne sera pas un trop gros investissement en temps : écrit par l’un des collègues (et occasionnel co-auteur) de Henrik Kniberg chez Crisp, ce texte ne compte que 110 pages !

Le cœur du texte est composé de 4 chapitres qui sont autant d’études de cas, qui couvrent les 95 pages de la partie principale de l’opuscule ! En plus de ces 4 chapitres, les 20 premières pages constituent une introduction aux nouveaux-venus. Le titre « you hold the keys of your future » est assez significatif du contenu. Les principes du Kanban y sont présentées très clairement, mais l’essentiel de ce chapitre tourne autour des mécanismes d’amélioration continue qui sont au cœur de la pensée Kanban (et de la pensée Lean par extension). Malgré l’avertissement de l’auteur signifiant que ce chapitre peut être sauté, je pense au contraire qu’il vaut le détour !

La première étude de cas occupe donc le chapitre 2. Avec plus de 30 pages, c’est le plus long chapitre du livre. Le thème de cette étude de cas « Enterprise Kanban : improve the full value chain » est un Kanban produit, partant de l’idée jusqu’à la mise en production. Mais ce n’est pas tant le Kanban lui-même que les changements de processus qu’il engendre qui sont le thème de cette partie, avec plus spécialement un focus sur le lead time et comment une organisation différente permet de réduire celui-ci de manière drastique. La lecture de ce chapitre présente quelque intérêt, mais pas autant que je m’y attendais.

Continuer à lire « Note de lecture : Real-World Kanban, par Mattias Skarin »