Note de lecture : Spring in Action 3rd édition, par Craig Walls

Note : 6 ; A la fois plus et moins complet que l’édition précédente.

Spring devient de plus en plus important … de plus en plus gros, même s’il se modularise. Je me demandais bien à quelle sauce on allait être mangé cette fois-ci ! L’édition précédente faisait 700 pages, celle-ci en fait … 380 ! En fait, non seulement cette édition se recentre sur les aspects essentiels du frameworks (certains thèmes ne sont donc plus traités), mais les aspects qui le sont toujours ont été revus et en fait la table des matière a changé de manière non anecdotique. Mon conseil : si vous avez la seconde édition, conservez-là !

Dans la première partie, les déclarations XML sont traitées plus légèrement à la faveur des annotations plus largement décrites, ainsi que du langage d’expression. De même la déclaration d’aspects est traité sur plus d’espace.

Ce qui était dans la précédente édition la seconde partie se retrouve désormais sur deux parties (la 2 et la 3). La plus importante différence réside sans doute dans le « client side Spring » qui a complètement disparu.

La première partie « Core Spring » regroupe 4 chapitre et compte 110 pages. Elle reprend les aspects qui ont fait le succès des éditions précédentes : une bonne introduction à ce qu’est Sprint (en y intégrant dès le début les annotation et les aspects) et un chapitre très solide sur le wiring qui inclut les namespaces de Spring et le langage d’expression SpEL. A cela s’ajoute un chapitre tout nouveau sur la prise en charge de l’injection de dépendances par annotations qui complète celui consacré aux aspects. Tout cela est très didactique et très bien épaulé par des exemples assez courts pour être parlants et de bons schémas.

La seconde partie « Spring Application Essentials » est longue de 140 pages en 5 chapitres. C’est le liens aux couches applicatives qui sont traitées ici. D’abord l’accès aux bases de données. Ce chapitre s’enrichit d’une partie consacrée à JPA, mais hélas les autres frameworks (à l’exception d’Hibernate) sont abandonnés ! Regrettable, spécialement pour iBatis / MyBatis. Une lacune que l’on va retrouver dans le chapitre suivant consacré aux transactions qui fait même l’impasse sur les transactions XA ! Les chapitres dédiés à Spring MVC et Spring Webflow sont repris de l’édition précédente et actualisés. Mais ne cherchez pas l’intégration avec JSP, JSF ou Struts : cela a complètement disparu. Il en va de même pour l’intégration EJB (bon, pour EJB2, j’aurais tendance à comprendre…). Enfin le chapitre consacré à la sécurité est toujours là, ni mieux ni moins bien que dans l’édition précédente.

La dernière partie est consacrée à l’intégration. Les exporters qui sont là depuis la version 1.0 peuvent passer pour de vieux trucs, mais ils sont bien pratiques et ils figurent toujours au menu de cette édition sans en réduire la voilure. Ouf ! Ne pas évoquer le support REST eut été une grosse lacune aujourd’hui : un chapitre complet lui est consacré. On retrouve aussi le support JMS, qui traite aussi de l’intégration ActiveMQ et Lingo. Le chapitre consacré à JMX est très court mais fait le boulot. Et finalement, le dernier chapitre regroupe l’intégration des trucs qui ne vont pas ailleurs. : l’externalisation de la configuration (cela aurait eu plus de sens dans la première partie), le wiring via JNDI, EJB (tiens si, finalement on en parle…), l’envoi d’emails et la planification de tâches. Sur ce dernier aspect on ne parle que du Scheduling natif Spring, mais pas de l’intégration Quartz qui est pourtant plus puissant ! Là encore, ne jetez pas votre édition précédente.

C’est vrai, Spring devient de plus en plus volumineux, mais il devient aussi modulaire car tout le monde n’a pas besoin de tout tout le temps. La ligne éditoriale du livre suit ce principe et un ouvrage de près de 700 pages qui aurait été en route pour en faire 900 se trouve réduit à en faire 380. La qualité de la rédaction est toujours là et les adaptations à Spring 3.0 sont réelles sans que cela soit pour autant des changements en profondeur à bien des égards. Le livre a été profondément restructuré au passage, et cela me paraît plus logique et mieux fait ainsi. Il faudra donc aussi compter désormais avec d’autres volumes pour compléter celui-ci : Spring batch in Action, Spring Integration in Action, etc…

Bref, ne vus dépêchez pas de jeter la seconde édition…

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Référence complète : Spring in Action, 3rd édition – Craig Walls – Manning 2011 – ISBN : 978-1-935182-35-1

Spring in Action

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97 Things Every Programmer Should Know

J’avais fait la note de lecture de cet ouvrage il y a un bon moment. Grace à la licence “creative commons”, vous pouvez librement bénéficier de son contenu.

Un Wiki a aussi été créé, justement dans le but de permettre les contributions collectives autour de cet ouvrage.

Kevlin Henney, qui a été le rédacteur en chef de ce volume s’est appuyé sur son contenu pour une Keynote. En voici le support

Déjeuner Stoos Paris de Mai

J’avais évoqué il y a peu le Stoos Satellite Paris. Je dois l’avouer, nous n’avons pas fait preuve de l’assiduité dont nous avions l’intention au départ.

StoosParisMai-Dejeuner2

Se voir le temps d’un déjeuner était une bonne façon de reprendre le ryhme, même sans agenda bien défini …

Ca devient presque une habitude, mais on a aussi parlé de Lean Startup et de Lean Startup Machine auquel Oana va participer en tant qu’animatrice.

La mauvaise nouvelle, c’est que je suis reparti avec une nouvelle référence à lire : Liberté & Cie d’Isaac Getz ! Ca devient dramatique …

Comme on n’avait pas d’agenda, les discussions furent décousues … et émergentes !

Transformation et rupture du contrat social

Comme à chaque fois qu’il est parmi nous, Julien nous a asséné une réalité qui est le fruit de son expérience : les transformations organisationnelles radicales n’arrivent qu’après qu’il y ait eu rupture du contrat social ! L’entreprise cherche à renaitre, mais la confiance est perdue, les employés sous le choc.

C’est donc bien la présence d’un danger mortel qui est le facteur déclencheur. Pourquoi amorcer un changement radical si les contraintes sur l’entreprise ne l’exigent pas ? Bien sûr, cela complique d’autant le travail de transformation :

  • Comment repartir de l’avant ?
  • Comment construire un projet pour l’entreprise dans ce contexte ?
  • Comment changer les personnes quand la confiance est rompue ?
  • Comment mettre l’entreprise et ses hommes en situation de regarder vers l’avenir quand le passé récent nous étreint ?

Nous n’avons répondu à aucune de ces questions. Mais Julien nous a bien remis les pieds sur terre : les dynamiques de changement n’arrivent QUE dans les situations les plus difficiles.

ScrumBeer de Mai, bientôt l’été

L’été approche, on reprends un peu de rythme après notre ScrumDay. Notre Grand Organisateur des ScrumBeers AKA Arnaud nous avait convié à cette nouvelle rencontre informelle.

ScrumBeerMai-YannickAnne1

Comme d’habitude, pas d’agenda. Beaucoup d’inscrits, peu de présents (6 sur 17), mais c’est sans importance. Deux étudiants, Charles et Marie, s’étaient joints à nous. Une occasion de voir si nous savons mettre nos propos à la portée des non initiés. Nous sommes parfois moins accessibles que nous le pensons !

ScrumBeerMai-CharlesMarie

Notre idée originale était de faire un peu de teasing en attendant le ScrumBoat. Celui-ci a été reporté depuis. Tant pis ! Mais nous avons évoqué l’apport des innovation games comme élément disruptif, des difficultés liées au changement. Marouane nous a apporté un éclairage original sur les différences culturelles et la façon dont elles impactent la façon dont est perçu le changement.

ScrumBeerMai-Marouane2

Bref, la ScrumBeer, c’est de la balle !

ScrumBeerMai-ArnaudMoi

On me fait parfois remarquer que je ne suis jamais sur les photos. Ce n’est pas encore complètement réussi pour cette fois-ci. Mais bon, l’auto-portrait à bout de bras, ce n’est pas si simple.

Je ferais mieux pour la prochaine ScrumBeer … en Juin ?

Note de lecture : The Computer Boys Take Over, par Nathan Ensmenger

Note : 7 ; Une leçon d’histoire sous forme de traité universitaire de qualité estampillée MIT

Ceci est un livre d’histoire. Sur l’histoire de l’informatique, depuis le début des années 50 (voir la fin des années 40) jusqu’au début de 70. L’auteur s’intéresse à l’émergence du métier de programmeur. Ce n’est pas non plus un texte facile à lire, c’est du sérieux. Du très sérieux ; ce n’est pas pour rien que le livre est édité chez MIT press. Les 9 chapitres du volume comptent une centaine de références bibliographiques … chacun !

Je parlais d’un texte pas forcément facile à lire : l’auteur a fait le choix d’une trame thématique plutôt que d’une trame historique. Ainsi, chaque chapitre traite d’un sujet particulier dont il retrace l’historique (remontant à des dates différentes selon les sujets). Certains chapitres font références aux mêmes évènements ou situations, laissant au lecteur le soin de faire les corrélations. Si il s’agit d’histoire récente, il ne faut pas oublier que manquer de précision, éluder certains faits ou en romancer d’autres est assez facile, sinon commun. Rien de tel ici, l’auteur est d’une précision diabolique dans son énumération des faits, des citations et de sa trame évènementielle. La prose ne cherche pas à faire oublier qu’il s’agit là d’un travail de recherche. Si cela contribue à la difficulté de lecture, c’est la très grande force de l’ouvrage. Il est temps de s’intéresser à son contenu.

Le premier chapitre est une introduction au reste de l’ouvrage : l’avènement du métier de programmeur qui émerge du monde de l’électronique mais peine à se faire une place en tant que discipline à part entière. Il évoque la fameuse « crise du logiciel » dont l’origine remonte à la conférence de l’OTAN de 1968.

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Software Requirements, 3rd Edition by Karl Wiegers & Joy Beatty | Seilevel

Il devrait sortir cet été ! La prose de Karl Wiegers reste un de mes grands classiques du recueil de besoins, que l’on parle agile ou pas !

Ici, en l’occurrence, on nous promet un peu de coloration agile, comme James & Suzanne Robertson ont su le faire.

Software Requirements, 3rd Edition by Karl Wiegers and Joy Beatty | Seilevel