De retour aux affaires…

Lecteur fidèle et émérite, tu t’en ai certainement aperçu: il y a eu un grand vide dans les publications sur mon blog. Quelques explications s’imposent…

Depuis 2011 j’utilise Tumblr comme plateforme de blog. Ca va vraiment très vite pour mettre en oeuvre son blog. On peut aussi personnaliser un peu ce que l’on a, mais la personnalisation est assez limitée, il n’y a pas non plus de « plugins ». Bref, quand on veut améliorer un peu le truc, on arrive vite à devoir insérer des choses dans le HTML du thème. Ce que j’ai fait.

Hélas, ce n’est pas tout.

L’enfer de l’édition

Tumblr, c’est un truc de jeunes. Tu insert des images, des vidéo, des citations, etc… Le tout très simplement, en quantité et dans le cadre défini par Tumblr. Pour en sortir, retour au HTML (dans le post, cette fois). C’est ce que j’ai fait pour insérer des présentations Slideshare, des documents stockés dans Issuu et des images en provenance de Flickr. Hélas au fil du temps et des nouvelles releases de Tumblr, cela est devenu plus difficile et mes intégrations se sont même trouvées « cassées ». Sans parler des éditions HTML qui supprimaient mes ajouts (ça c’était sur la fin).

Bref, j’ai vu que la plateforme n’évoluait pas dans un sens qui m’était favorable, il était temps de faire mes valises.

Je n’ai pas été très créatif en ce qui concerne ma destination : WordPress, le super standard des blogs. Le setup est peut-être moins direct qu’avec Tumblr, mais on arrive à ce que l’on veut en une paire d’heures. Plus ou moins. Last but non least, un import Tumblr ! Lui aussi marche très correctement dans les grandes lignes.

Franchir le dernier mètre

Tout aurait été très simple sans le nom de domaine. Le transfert de celui-ci a été quelque peu compliqué avec mon fournisseur. Ca a pris du temps, probablement aussi parce que j’ai manqué de pugnacité sur ce coup.

Petit effet de bord de ce long délai: j’ai perdu mon élan !

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Hiring the Best Knowledge Workers Techies and Nerds, par Johanna Rothman

Note : 6 ; De la définition de poste jusqu’à l’embauche

Le recrutement est probablement le facteur le plus important de la constitution d’une équipe. Avec le temps, on finit par développer une certaine expérience sur le sujet, et aussi une approche de ce qui est important, déterminant et ne l’est pas. Et à un moment donné, on souhaite confronter ces idées instinctives aux personnes expertes du sujet. C’est à ce moment que l’on s’aperçoit que ces experts ne sont pas si nombreux, la plupart se bornant à de classiques conseils RH sans valeur dans notre domaine. S’il est un auteur auquel j’attache quelque importance dans ce domaine, c’est bien Johanna Rothman.

Sur ce sujet, notre experte du management agile nous gratifie tout de même d’un ouvrage comptant 280 pages sans les annexes (comptez une cinquantaine pour ces dernières). Johanna Rothman a délibérément choisi de couvrir tout le cycle de vie du recrutement, donc en ne se limitant pas à l’interview. Par ailleurs, ce livre ne s’adresse pas spécialement à de l’embauche en contexte agile et certains éléments du cycle de recrutement sont assez spécifiques du contexte américain. Toutefois, aucun de ces deux points n’est un obstacle, l’approche de l’auteur est en effet très convergente avec ce que l’on essaie de faire (en tout cas moi) lors d’un recrutement en contexte agile.

Passons maintenant en revue le texte. L’ouvrage compte 5 parties distinctes totalisant 15 chapitres. La première partie couvre globalement les questions de définitions de poste. Elle est longue de 65 pages et comprend 3 chapitres. Le premier couvre une vingtaine de pages et traite de la stratégie d’embauche. Il culmine avec un « hiring strategy template » permettant de s’orienter entre embauche externe, contractant, embauche interne, etc. en fonction du type de besoin et du contexte de la recherche. Malgré sa qualité, ce n’est pas ce qui m’a intéressé le plus. Le propos du chapitre suivant est « d’analyser le job », il occupe 30 pages et nous conduit à déterminer les compétences techniques et humaines nécessaires en fonction du type de travail. Une analyse très fine et pertinente qui va jusqu’à évoquer les questions de fit culturel avec l’entreprise et les facteurs d’élimination. Cette partie se conclut avec le chapitre 3 qui traite sur une dizaine de pages l’écriture de la fiche de poste. Il s’agit du chapitre qui m’a le moins intéressé : l’auteur nous propose une fiche de poste des plus classiques (bien que complète) mais qui ne sera pas à même de faire briller les yeux…

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Note de lecture : ATDD By Example, par Markus Gärtner

Note : 3 ; Mélange des genres…

Je sors assez désappointé de la lecture de ce livre assez succinct de 185 pages. Heureusement la lecture n’en est pas trop longue, d’une part du fait du nombre de pages et d’autre part du fait du format plus réduit que d’habitude. L’ouvrage est découpé en 3 parties, les deux premières sont dévolues à des études de cas tandis que la dernière évoque les principes de l’ATDD.

La première partie est consacrée à la gestion d’un parking d’aéroport. Elle couvre 50 pages environ sur 4 chapitres. Ca commence relativement bien au premier chapitre, sous la forme d’un dialogue entre le développeur et le responsable métier. Bien que cela n’ait rien de grandiose et ne m’ait rien appris, cela m’a même semblé assez basique. Et puis rapidement aux chapitres 2 et 3, on cause outils, Selenium pour être précis. Je ne m’attendais pas vraiment à un cours (pas terrible de surcroit) sur les fixtures Selenium. Tant pis ! Le dernier chapitre évoque la collaboration et le wishful thinking sur 4 pages, c’est assez creux. Cela ira peut-être mieux sur la prochaine partie ?

En fait non, c’est pire ! Cette partie déroule également sur 4 parties, mais sur 75 pages cette fois, la gestion de feux de croisement tricolores. Le chapitre 5 est une description du fonctionnel. Comme tout ça reste assez simple, on va être autonome : on ne va pas s’encombrer d’un spécialiste fonctionnel qui va trainer dans nos pieds pendant qu’on code, n’est-ce pas ? Et hop ! Dès le chapitre 6 on saute à pied joints dans des fixtures Fitness. Un peu de code… un peu de refactoring… c’est franchement brouillon, difficile à suivre mais l’auteur à l’air très fier de lui. On se souvient au chapitre qu’on est sensé écrire des cas de test. On gribouille donc quelques tables et c’est reparti pour une très ennuyeuse tirade de code et de refactoring. Le chapitre 8 conclut cette partie : testez votre « glue code » ! Ah ouais ? OK…

Tous mes espoirs reposent donc sur la 3ème partie. Vais-je y trouver ce que j’étais venu chercher ? Elle compte 5 chapitres sur 60 pages. Au chapitre 9, l’auteur évoque la nécessité de s’appuyer sur des exemples. En résumant (visiblement) tant bien que mal les propos de Gojko Adzic. Au chapitre 10 il parle de la nécessité de spécifier en collaboration en reprenant péniblement la prose de Mike Cohn qui l’a lui même emprunté à Suzanne et James Robertson (je fais référence au « trawling requirements » par exemple). Mais cela l’auteur semble l’ignorer. Sur les deux chapitres suivants (automatisation des tests et « clean tests ») l’auteur est un peu plus chez lui, ça va mieux. Le dernier chapitre ? Ah, bah…

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Note de lecture : Agile Metrics in Action, par Christopher W. H. Davis

Note : 3 ; L’agilité à mi-chemin.

Ce livre est une déception, je n’ai hélas pas d’hésitation à cet égard. Il est vrai que l’on manque souvent sur les projet agile à mesurer des choses alors que la collecte de faits tangibles est la base d’une démarche Lean ! L’origine de cet ouvrage est un système de collecte de mesures pensé et développé par l’auteur et déployé sur les équipes dont il était le manager. Ce système collecte des données depuis Jira, Github, Jenkins, la plateforme de déploiement et Google Analytics, pour ensuite consolider cela. Une idée tout à fait brillante. Malheureusement, comme nous allons le voir, le livre ne parvient pas à valoriser cela.

La structure de l’ouvrage suit en grande partie les 5 grandes « travées » que l’auteur voit dans le développement agile. Il est organisé en 10 chapitres format 3 parties, le tout totalisant 220 pages. A cela il faut ajouter les 2 annexes qui ajoutent près de 20 pages : celles-ci apportent quelques éclaircissements sur la chaine de collecte conçue par l’auteur. La première de ces parties ne compte qu’une trentaine de pages sur deux chapitres. Le premier d’entre-eux « Measuring Agile Performance » dresse sur près de 20 pages un tableau du problème que l’on s’efforce de résoudre. Je ne suis que partiellement d’accord avec l’auteur, par exemple quand il prétend que l’on a pas une vue claire de nombreux concepts comme celui de « bonne qualité » ou qu’il pointe du doigt le focus sur le produit plutôt que sur le projet comme un problème !

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Note de lecture : Workflow Management, par Wil Van der Aalst & Kees Van Hee

Note : 6 ; Une référence, certes, mais aussi un texte aride !

Soyons clair dès le début : ce livre fait autorité sur les fondamentaux des Workflow et est écrit par la plus grande autorité reconnue en le domaine. D’ailleurs le livre débute ses deux premiers chapitres en posant les bases des concepts fondamentaux des Workflows : tâches, work items et activités, mais aussi les réseaux de Pétri, bien entendu.

Le chapitre 3 s’attaque à la gestion des workflows : l’alignement des ressources et de l’organisation sur les workflows, ainsi que l’adéquation de ceux-ci par rapport aux objectifs et aux coûts. Cette étude est complétée par le chapitre 4 qui couvre l’analyse de pertinence et de performance des workflows.

Si ces 4 premiers chapitres couvrent la théorie, la pratique arrive avec le chapitre 5 qui présente les architectures de systèmes de Workflow, le chapitre 6 qui lui fait suite s’attaque à l’aspect méthode. Une partie qui aurait aussi bien pu être oubliée car elle apporte assez peu ici. L’étude de cas qui termine l’ouvrage est une bonne idée, mais elle est peu passionnante aussi bien par le fond que par la forme.

On notera enfin les 2 annexes : la première destinée aux fondamentaux mathématiques ravira les plus courageux (je n’en fais visiblement pas partie) et la seconde assez courte dédiée à la représentation des workflows avec UML.

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What is Scrum ? Par Henrik Kniberg

Une façon classique de présenter le sujet est de commencer par le manifeste, puis d’évoquer le « parapluie agile » et les différentes approches qu’elle abrite : Scrum, XP, Kanban, etc.

Mais c’est surtout : délivrer tôt de la valeur métier et « moins de bureaucratie ». Pour illustrer cela, Kniberg nous trace le Value Stream Map d’une entreprise développant des jeux : un temps de cycle de 25 mois pour 3 mois de travail utile seulement ! La logique de telles entreprises est de minimiser les coûts en maximisant l’utilisation des ressources.

Optimiser l’utilisation des ressources

Il s’agit d’une illusion à plusieur titres. Tout d’abord occuper au mieux l’équipe ne garanti pas une meilleure productivité, au contraire. Preuve nous en est donnée lors des week-end de départ en vacances…

Par ailleurs, notre travail n’est pas de produire du logiciel … mais de résoudre des problèmes. Et si possible en produisant le moins de logiciel possible pour ce faire !

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Product Tank #16 : des produits et des jeux

La gamification était bien le thème de cette nouvelle rencontre. Avec 2 interventions très enlevées.

Siffler en travaillant, avec Anna Livia Gomart-Cardin

Anna Livia nous vient du marketing du jeu video, et elle va décortiquer pour nous certains mécanismes du jeu ! Pour commencer, elle distingue 2 notions :

  • « play » : sans règle
  • « game » : avec des règles

Les raisons principales qui nous conduisent à jouer sont aussi au nombre de deux :

  • On est très bon à ce jeu : on joue pour le plaisir, parce que cela met en avant nos compétences.
  • Pour apprendre, acquérir des compétences ; pour une vision de soi une fois ces compétences acquises.

Le jeu, c’est également le fun. Il provient de la vision, du sens que l’on donne à notre travail. Les chants de marins symbolisent l’engagement, le plaisir de l’action. Ce sont 4 types de « fun » que distingue Ann Livia :

  • « easy fun » : un moment sympa, facile.
  • « hard fun » : des moments qui nous grandissent. C’est la raisons pour laquelle on peut faire des mots-croisés, par exemple.
  • « fun social » : pour apprendre des autres
  • « fun sérieux » : des apprentissages qui servent hors du contexte d jeu.
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Agile Tour Lille – 15 octobre 2015

Agile Tour Lille 2015, j’y serais !

Les retours d’expérience sont rarement aussi passionnant qu’ils devraient l’être ! Ils me donnent trop souvent l’impression d’être pour une entreprise, un projet, l’occasion de vanter leur réussite. Une opportunité de raconter une histoire dont ils sont les héros et dont il sera difficile de tirer parti une fois rentrer chez nous.

C’est donc à partir de vécu, mais sous forme de « patterns » , de recettes venues du terrain, que je vous proposerais cette session qui n’a rien de théorique.

Voici le « teaser » de cette session.

Teasing, teasing…

Basculer en agile un très gros projet est un challenge, pour certains cela peut même apparaitre comme une ineptie. Pourtant c’est que le projet Linky a décidé de faire ! Un tel choix fait émerger des difficultés souvent absentes de projets plus petits : culture « cycle en V » omnisciente, grandes équipes, intégration dans l’architecture du SI, etc.

Mais si la route reste longue, les signes de succès sont réels. Plutôt que d’exposer l’histoire du projet, nous allons voir ensemble 12+1 leçons apprises, sous forme de « patterns » opérationnels : des recettes que vous ne trouverez dans aucun livre. Les patterns que nous vous proposons sont tous directement utilisables pour votre propre transition agile dès demain.

A bientôt

Rendez-vous le 15 Octobre à Lille !

Agile Tour Lille – 15 octobre 2015