Note de lecture : Running Lean 2nd edition, par Ash Maurya

Note : 8 ; La mise en pratique du Lean Startup avec le Lean Canvas, par l’exemple.

Vous avez aimé « The Lean Startup » ? Vous apprécierez « Running Lean ». Ce nouvel opus qui vient étayer l’approche Lean Startup et complète parfaitement l’ouvrage d’Eric Ries. Plus qu’une approche méthodologique générale comme l’est l’ouvrage phare, celui-ci se destine réellement aux personnes désireuses de monter une startup. Mais en ce qui me concerne j’y ai trouvé idées et inspiration, même sans intention de monter une startup !

Ash Maurya croit intensément au Lean Startup : partir d’une idée, apprendre comprendre et s’adapter, c’est le thème du livre : comment partir d’une idée initiale pour arriver au business réel qui va marcher, le tout en un minimum de temps. Non seulement l’auteur illustre son propos avec l’exemple d’une de ses startups (il en a créé plusieurs), mais il a appliqué ce principe même à la réalisation de son ouvrage. Très franchement, je ne voudrais pas l’avoir comme concurrent !

Revenons au livre lui-même. Il est court, mais assez dense et compte près de 200 pages découpées en 4 parti formant 15 chapitres plus un chapitre « bonus ». Ce sont donc des chapitres plutôt courts.

La première partie sert d’introduction au reste du livre. Elle présente essentiellement les 2 étapes d’une startup :

  • Etape 1 : L’adéquation problème / solution
  • Etape 2 : L’adéquation problème / marché
  • Etape 3 : La scalabilité

La seconde partie ne compte qu’un chapitre de 22 pages, mais c’est pour présenter l’élément central de l’approche : le Lean Canvas. Le Lean Canvas tient sur un A3 (ce doit être un motif récurent du Lean) et est découpé en 7 zones :

  • Problèmes : se limiter aux 3 problèmes les plus importants, au plus.
  • Segmentation utilisateur
  • Unique value proposition : ce que je rapprocherais du « start with the why » de Simon Sinek.
  • Solution : Les 3 fonctionnalités les plus importantes, au plus.
  • « Unfair advantage » : la botte secrète qui ne peut pas être copiée facilement.
  • Modèle de revenu.
  • Modèle de coûts.
  • Métriques clé
  • Les canaux, ou la façon dont on atteint et communique avec le client.

Ash Maurya remplira en fait ce canevas progressivement avec son exemple, Cloudfire. Le format A3 permet à la fois de présenter le « business plan » de manière simple, synthétique et succincte, mais aussi de le faire rapidement et donc de le jeter et le refaire vite et facilement !

La troisième partie se focalise sur l’aspect risques : comment les identifier, les lever et construire des expérimentations en fonction. L’auteur propose une catégorisation des risques en 5 parties et met en avant la conjonction des 3 axes majeurs du Lean Startup : vitesse, focus et apprentissage. On doit faire attention à ne pas desservir l’un ou deux de ces axes sous prétexte de mettre son énergie sur un autre.

La quatrième partie est de loin la plus longue avec 90 pages et 11 chapitres. Elle déroule la démarche Lean Startup en la découpant en 4 phases :

  • Comprendre le problème, entre autre par le « problem interview » que nous propose l’auteur.
  • Définir la solution, par le biais du « solution interview », mais aussi de la définition de la release 1.0
  • Valider qualitativement, en choisissant ses critères d’évaluation en en menant un « MVP interview ».
  • Valider quantitativement, en mesurant l’adéquation entre le produit et le marché.

Certes l’ouvrage cible clairement les startupers, mis il va aussi profiter à toute équipe qui s’inscrit dans la démarche de développer un produit. La grande richesse du texte est de développer la mise en œuvre du Lean Canvas qui est clairement un outil précieux.

Je recommande cette lecture sans réserve.

preflighted

Référence complète : Running Lean 2nd edition, iterate from plan A to a plan that work – Ash Maurya – O’Reilly 2012 – ISBN : 978-1-449-30517-8

Running Lean: Iterate from Plan A to a Plan That Works


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1449305172?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Entrepôts de données, par Ralph Kimball & Margy Ross

Note : 5 ; Un véritable et ennuyeux tutorial sur la modélisation dimensionnelle

Comment effectuer la modélisation décisionnelle des principaux thèmes abordés en entreprise ? C’est la question à laquelle ce livre souhaite répondre. Assez curieusement, il y parvient plutôt bien. Et ce ne sont pas moins de 400 pages et 17 chapitres qui sont nécessaires pour atteindre ce but. 400 pages d’ennui mortel, hélas aussi. On compte en fait 3 parties à cet ouvrage, même si l’ouvrage n’est pas découpé ainsi :

La première partie est constituée du chapitre d’introduction. Il nous initie à la modélisation dimensionnelle, à l’architecture d’un système décisionnel et au vocabulaire utilisé pour cette modélisation : tables de faits et dimensions.

La seconde partie est dédiée aux traitement des domaines de l’entreprise. Sept chapitres y sont consacrés est consacrée. La chapitre 3 « grande distribution » est de mon point de vue à rapprocher de la 3ème partie. Je sais, il n’y a pas de découpage en parties à ce livre…

La troisième partie traite des secteurs d’activité, soit 7 chapitres.

La quatrième partie constituée des 2 derniers chapitres forme la conclusion du livre. Le chapitre 16 parle de processus d’ingénierie et sent bien la poussière, tandis que le chapitre 17 nous présente les perspectives d’avenir. Si certaines sont depuis bel et bien en marche, au moins ce chapitre nous donne-t-il à réfléchir.

Revenons sur la (virtuelle) seconde partie. Elle couvre de manière remarquable un très grand nombre de secteurs métiers : gestion des stocks, achats, gestion des commandes et de la relation client, comptabilité, ressources humaines et direction financière. Sur chaque partie, l’auteur se focalise sur les problématiques propres à ce secteur. Ainsi sur la gestion de stocks, les auteurs développent la notion de « transaction de stock », tandis que la modélisation des multiples tables de faits d’un processus d’achat est développée dans le chapitre suivant.

Tout comme la seconde partie couvre les activités standard d’une entreprise, les grands secteurs d’activité sont couverts par la 3ème partie : grande distribution, distribution (eau, électricité et télécommunication), transport, enseignement, santé, commerce électronique et assurance.

Chaque chapitre apporte des éléments de modélisation qui peuvent être propres au domaine métier, mais également transposables à d’autres domaines. Cela en fait un ouvrage de référence plutôt précieux.

En fait, le plus gros défaut de ce livre vient de son style incroyablement ennuyeux. En venir à bout est hélas une véritable torture.

entrepot-donnees

Référence complète : Entrepôts de données, guide pratique de modélisation dimensionnelle, 2nd édition – Ralph Kimball & Margy Ross – Vuibert 2003 (V.O. : The DataWarehouse toolkit, 2nd edition ; John Wiley & sons 2002) – EAN : 978 2 7117 4811 2

Entrepôts de données, guide pratique de modélisation dimensionnelle


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/18280868?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

2.0, I me mine (opus 2012)

J’avais fait le point début 2012 sur les outils 2.0 que j’avais utilisé en 2011. Une année s’est écoulée. Faisons le point sur ce qu’il en est aujourd’hui.

J’utilise beaucoup moins, voir plus du tout

Yammer : Certes c’est toujours l’outil du SUG, mais je n’y vais plus que quand j’y suis obligé. J’avais évoqué l’an dernier son manque de polyvalence, c’est sans doute ce qui a fini par me lasser.

Podio  : On en avait parlé, puis on a laissé tomber, du moins pour l’instant. Plus de Podio à l’horizon pour moi.

Google Doc : Je sais bien que ça ne fait pas très Geek de dire ça, mais je n’utilise pas Google Doc (ou plutôt Google Drive maintenant) pour mon usage personnel. Je n’aime pas travailler dans des documents dans une interface Web et vous viendrez me réveiller quand la suite Google sera au niveau de Microsoft office ! Cela dit, je l’utilise (à mon corps défendant) dans le cadre professionnel. Mais je trouve l’usage hors ligne peu convainquant et le système de rangement incompréhensible.

Google Plus : Je n’ai rien contre Google Plus, mais on ne peut pas être partout. Je n’y vais guère parce que je n’en ai pas pris l’habitude, probablement pour l’essentiel. Je m’en sers pour buzzer sur certains de mes posts.

Quora  : De temps en temps, j’ai un accès de courage et je balaie des sujets pour voir si j’ai une réponse à y apporter. Disons 3 ou 4 fois dans l’année. Mais jamais hélas je n’y ai trouvé les réponses à mes interrogations ! J’attribue le temps que j’y passe parfois à répondre à ma volonté de maintenir ma visibilité sur la toile… Bon, je dois quand même avouer que je suis très fier d’avoir Jeff Sutherland dans mes followers !

IFTTT  : Le service est génial, tellement génial qu’il parvient à se rendre invisible ! Hélas, le changement des conditions d’utilisation de Twitter en ont rendu l’usage que j’en ai pratiquement inopérant ! Shame on you, Twitter !

Je continue à utiliser

Trello  : Je trouve toujours le service aussi simple, efficace et agréable. Trello est plus adapté aux projets qu’au fil de l’eau. Je m’en sert pour mes projets perso, petits ou gros, mais très irrégulièrement. On est parti pour utiliser cela sur nos projets du SUG, ce que je trouve bien.

Meetup  : Il reste l’outil principal du SUG. J’y ai découvert deux nouvelles communautés cette année : Lean Startup France (http://www.meetup.com/lean-startup-france/) et Agile Playground (http://www.meetup.com/Agile-Play-Ground/). Je devrais aussi y adjoindre la petite communauté Evernote (http://www.meetup.com/Evernote/Paris-FR/) que j’ai commencé à fréquenter (merci à Pierre Journel de l’avoir créé).

GMail  : Toujours aussi important pour moi, rien à ajouter !

Diigo  : Cet outil de bookmarking reste d’une utilisation sporadique pour moi. Visiblement, cela va le rester. Pourtant la fonction d’annotation est plutôt sympa…

github  : Pas encore un gros utilisateur à titre privé. Par contre, je commence à utiliser gist, que j’ai commencé à intégrer à Tumblr !

Stackoverflow  : Toujours aussi pertinent quand il s’agit de trouver une réponse à un problème de développement. Quora n’est pas prêt de prendre le dessus !

Slideshare : Je ne l’avis signalé l’an dernier, c’est maintenant corrigé. Toutes mes présentations publiques y sont consignées. Il faut aussi dire que j’intègre cela de bonne manière dans Tumblr. 

Twitter : Je ne suis pas un enragé de Twitter, mais de toute évidence un utilisateur régulier sans aucun doute. Je ne poste pratiquement jamais durant ma journée de travail (il faut bosser aussi, n’est-ce pas ?) et en fait je ne suis pas non plus les tweets en journée ! C’est donc le soir dans les transports que je passe en revue une bonne partie des tweets de la journée et je met en favoris les liens qui ne peuvent se lire facilement sur l’iPhone. Comme tout le monde, je n’en lis pas la moitié en différé. Et ne plus avoir mon canal IFTTT n’arrange rien à l’affaire…

LinkedIn  : Je n’en fais ni plus ni moins que ce que j’en faisais avant. La fin de l’intégration Twitter ne change pas grand chose pour moi. Mais je regrette l’abandon de la fonction agenda. Je reste sur ma politique de n’accepter en relation que les personnes que j’ai rencontré au moins une fois.

J’utilise plus aujourd’hui qu’hier

Dropbox  : Concurrence oblige mon quota est passé de 50 Go à 100 Go (106 en fait). J’utilisais déjà ce stockage de fichier dans le clous de manière assez libérale, disons que je ne me suis pas arrangé ! Les partages de répertoires à titre professionnel ou privé sont toujours simples et pratiques. Longue vie à Dropbox !

Evernote  : J’ai aussi élargi mon usage d’Evernote ! De la simple prise de note sur le vif je suis passé à la préparation de posts en mode brouillon (y compris celui-ci), le stockage de cartes de visites, de documents, le partage de notes avec mes équipes, etc… J’ai écris un post sur ce sujet il y a 6 mois. Bref est arrivé ce qui devait arriver : suis passé au plan premium il y a un petit mois de cela …

Producteev  : Toujours mon outil de prédilection pour gérer ma todo liste. Il a peu évolué de mon point de vue, à part la liste de tâches que j’apprécie bien. Par contre l’interface a des comportements assez curieux et je n’arrive toujours pas à configurer la fin de la journée à minuit ! Une application iPhone existe que j’ai évidemment installé … mais que je n’utilise pas au final !

Tumblr  : J’avais commencé assez doucement Tumblr en fin d’année dernière. Avec environ 280 posts à ce jour je crois que l’on peut dire que “je l’utilise plus” ! J’ai non seulement pris un rythme de croisière, mais diversifié mes publications : notes de lecture, comptes-rendus de conférence avec photo (j’ai même fini par acquérir un APN de bonne qualité pour cela), articles PDF, présentations, citations, etc… La “vanité URL” en est la cerise sur le gâteau.

Les nouveaux venus

Dashlane : Une belle galère de gérer ses mots de passes et de les sécuriser correctement. Il existe quelques solutions sérieuses pour cela, mais pas beaucoup. J’ai choisi Dashlane, franchement sérieux, très sérieux et pratique ! Et j’en finis avec le trousseau d’accès du Mac. C’est certainement parmi mes “nouveaux” celui qui me donne le plus grand surcroit de confort : je diversifie et renforce mes mots de passe, je ne stocke plus rien dans le navigateur et je laisse Dashlane me connecter sur les sites ! Sans compter les quelques fonctionnalités annexes que je vais vous laisser découvrir !

Flickr : Flickr n’est pas vraiment le dernier truc à la mode qui monte. De là à penser qu’il faut être un foutu has been pour classer ce service dans les “nouveaux venus"… En fait je trouve Flickr assez pratique pour publier mes photos sur Twitter. Ne serait-ce que parce qu’il propose un redimensionnement de très bonne qualité. Sans être mortelles, les fonctionnalités sont potables : des albums que l’on peut regrouper, etc… L’ergonomie est d’un autre siècle et c’est sans doute pour ça que je ne l’exploita pas encore pleinement. Mais le service est là, donc…

Disqus : J’ai intégré Disqus dans Tumblr pour les commentaires, c’est surtout pour cela que Disqus figure ici. Donc un usage très modéré je dois dire, cr j’ai très peu de commentaires sur mes posts !

Issuu : C’est la solution que j’ai trouvé pour stocker, partager et intégrer des documents PDF dans Tumblr. La liseuse est peut-être en Flash, mais franchement elle a de la gueule ! Les fonctionnalités du services ne sont pas mal non plus, une fois que l’on s’est accoutumé à la logique …

Capitaine Train : J’achète maintenant mes billets de train exclusivement ici ! C’est simple, rapide et zen ! Bravo à cette startup française d’avoir su combiner la qualité de service et la relation client. Un projet monté en ce qui ressemble fort à du Lean Startup !

Ideascale : Ideascale figure ici car nous l’utilisons pour les propositions de sessions pour certains évènements du SUG. Maintenant, pour tout dire, je ne suis pas franchement conquis.

A l’année prochaine !

Le nombre de services que j’utilise est en légère augmentation depuis l’année dernière. C’est surtout parce qu’il y avait certaines choses que je ne confiais pas encore au cloud. Si beaucoup d’entre-eux ont une "dimension sociale” je ne les utilisent pas ou peu en ce sens. Je ne cherche pas à avoir des “amis” ou à suivre qui que ce soit sur Flickr ou Slideshare, c’est moins vrai sur Tumblr. Le seul pur réseau social à figurer ici est Twitter.

Même si certains services semblent proches ou identiques, je segmente leurs usages :

  • Je n’utilise Trello que pour les projets, alors que Producteev est une pure todo liste au jour le jour
  • Si Slideshare et Issuu peuvent tous les deux stocker et présenter des documents, Slideshare me sert pour mettre en ligne mes présentations uniquement, alors que ce sont des articles en PDF que je confie à Issuu.

Voilà pour cette année. Rendez-vous dans 12 mois pour faire le point.

ScrumDay 2013 : Appel à orateurs

Cette année, le ScrumDay se déroulera le 11 Avril. Nous serons accueillis par IBM, dans son centre de conférences de Bois Colombes. Vous pouvez dès à présent y proposer une session, le formulaire de proposition se trouve ici.

  • L’appel à orateur est ouvert jusqu’au 31 Janvier
  • Les notifications des sessions retenues se fera le 15 Février

L’agencement du centre de conférence nous permettra de mener en parallèle un nombre important de sessions de petite taille. Nous aimerions en profiter pour y tenir des retours d’expérience d’entreprises utilisatrices en interaction avec l’assistance. D’autres formats sont également ouverts, comme les ateliers, les jeux ou les tables rondes.

Le site du ScrumDay distille déjà les premières informations sur la grande rencontre annuelle Française autour de Scrum. La billetterie sera ouverte prochainement.

Addendum du 13 Janvier : La billetterie est désormais ouverte : vous pouvez prendre votre entrée au tarif “early bird” pour un temps limité. Profitez-en !

Note de lecture : Scrum, le guide pratique de la méthode agile la plus populaire 2nd édition, par Claude Aubry

Note : 7 ; Un très bon livre de référence sur Scrum, encore affiné et amélioré dans sa seconde édition

J’ai l’habitude douteuse de faire baisser la note d’un livre dans son édition suivante si je considère que celle-ci ne représente pas un progrès. Le texte doit donc s’être améliorer pour seulement maintenir sa note, et donc progresser significativement pour escompter une meilleure note ! Sans vouloir casser le suspens, il me semble bien que c’est la cas. Pour en être sûr il me faudra comparer cette cuvée à la précédente. Ca tombe bien, j’ai les deux !

Le premier syndrome concerne généralement la taille du livre. A l’image de l’adulte mâle, le livre tend à prendre de l’embonpoint avec l’âge. Celui-ci ne fit pas exception : il passe de 263 pages à 284 et de 19 à 20 chapitres. Le chapitre supplémentaire (le 19 : Scrum à grande échelle) explique par ses 15 pages ajoutées une grande partie de cette différence.

Sans grande surprise, ce que j’appréciais dans l’édition précédente se retrouve ici :

  • Les chapitres sont de taille raisonnable, donnant du rythme à la lecture et poussant l’auteur à une écriture efficace.
  • Les chapitres sont bien focalisés sur un aspect particulier de Scrum. Cela favorise la lecture discontinue. Il faut y penser car on n’a pas toujours le luxe de pouvoir allouer le temps pour lire un ouvrage d’une couverture à l’autre d’une traite.
  • Le style est excellent. J’ai pris plaisir à lire la prose de Claude. Cela mérite d’être souligné car ce n’est hélas pas la majorité des textes qui sont dans ce cas.
  • Les illustrations humoristiques. Je recommande spécialement celle de la page 260, particulièrement hilarante.

Passer en revue 19 chapitres serait fastidieux et probablement un peu vain. Je ne vais donc pas le faire. Assez logiquement, chaque chapitre traite un rôle ou une pratique particulière de Scrum : Scrum Master, Product Owner, Sprint, Backlog, planification, Scrum quotidien, et… Quelques points particuliers méritent toutefois une évocation particulière :

  • Le plan de release : L’auteur évoque ce concept à plusieurs reprises dans son texte et de manière prépondérante aux chapitres 2 et 6. Ce concept également développé par d’autres auteurs (par Mike Cohn par exemple, dans Agile Estimating and Planning) ne fait partie des concepts de base de Scrum que du bout des lèvres. A la différence de ce que l’on voit ou lit par ailleurs, Claude donne plus d’importance à ce concept. Mais j’attends aussi d’un auteur qu’il défende ses idées !
  • Le chapitre 13 « de la Vision aux stories » aborde un sujet qui était peu abordé jusqu’à récemment.  J’ai trouvé là une matière plutôt bien finie et assez solide sur le sujet. C’est une bonne chose que les personnes recherchant une référence sur Scrum trouvent cette matière sans devoir aller se référer à un autre ouvrage … qu’ils n’iront probablement pas chercher !

Ce livre n’est pas neutre. C’est tant mieux, car ce n’est jamais ce que je recherche. C’est Scrum avec les pratiques complémentaires pour mener à bien les projets. Sur la première édition j’étais resté assez circonspect sur la façon dont Claude Aubry intégrait ces pratiques à Scrum sans vraiment discerner ce qui est Scrum et ce qui est pratique complémentaire. Soit mon regard a changé, soit le texte a évolué, car cela me choque moins dans cette seconde édition. Sure les quelques vérifications que j’ai pu faire, j’ai l’impression que la différence vient surtout de moi. Le texte n’a pas tant changé.

Ce texte est excellent sur la présentation de Scrum, son habillage de pratiques et de conseils. Mais ce n’est pas un livre de mise en pratique. Il ne rivalise pas avec le « Scrum from the Trenches » d’Henrik Kniberg de ce point de vue. C’est pourtant un point essentiel à aborder : et en pratique, qu’est-ce que je fais ? Comment ça se passe ?

J’ai bien aimé par contre que l’auteur mette en évidence certaines différences avec la première édition, souvent liées à sa façon différente de voir les choses aujourd’hui. On voit ainsi comment sa pensée a évolué. Le plan du livre lui-même a très peu changé, à part le chapitre 19. Mais on constate de multiples ajouts et modifications de détail dans l’évocation de certaines techniques absentes de la première édition, ou des changements de terminologies. J’ai trouvé que ces changements allaient dans la bon sens.

N’hésitez pas, plongez-vous dans cette seconde édition de « Scrum, le guide pratique de la méthode la plus populaire ». C’est un tour d’horizon complet de Scrum avec les pratiques pouvant le soutenir. Encore une fois, la lecture en est agréable grâce aux nombreux chapitres très courts. L’auteur n’est pas avare de ses conseils et de son savoir-faire. Après avoir refermé un livre, je m’interroge souvent sur l’impression qu’il me laisse, sans chercher à rationaliser : est-ce une révélation comme le fut la lecture de « Lean Startup » cette année, une déception, une frustration ou simplement un moment agréable ? Sur celui-ci, je dirais que c’est une « bonne surprise ». Et croyez-moi, ce n’est pas mal du tout ! C’est pour ça et pour les changements dont je trouve qu’ils gratifient le livre que la note de l’ouvrage est passée à 7. Cela répond à la question initiale…

scrum-2-claude-aubry

Référence complète : Scrum, le guide pratique de la méthode agile la plus populaire, 2nd édition – Claude Aubry – Dunod 2011 – ISBN : 978-2-10-056320-3

Scrum : Le guide pratique de la méthode agile la plus populaire - 2ème édition


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/13634571?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Les mains dans le Ceylon

(not yet) ready

Ce mardi 18 décembre, nous étions invités par les Duchesses  à nous initier au langage Ceylon développé par Red Hat. Encore un nouveau langage sur la JVM ! Encore un “better java” ! Mais certaines idées ont attiré mon attention. Je ne voulais pas manquer cette occasion de m’y initier, en le faisant mieux et plus rapidement qu’en m’arranchant les cheveux tout seul devant ma machine. Bref, Emmanuel Bernard et Stéphane Epardaud ont joué les formateurs chez Capitaine Train qui était notre hôte pour l’occasion (on les remercient chaleureusement).

ceylon2012-debut

De mon côté j’avais déjà passé un petit moment dimanche pour faire le setup de mon nouveau Mac Book. Pour bien commencer, je suis arrivé en retard et je me suis retrouvé au fond avec un peu de mal à lire le code projeté par notre duo de choc.

ceylon2012-separdaud

La suite …

Les mains dans le Ceylon