Note de lecture : Pro SQL Server 2008 XML, par Michael Coles – Apress 2008 – ISBN : 1-59059-983-7 ; EAN13 : 978-159059-983-9

Note : 5 ; On reste quand même sur sa faim !

Le support XML de SQL Server est bien plus riche qu’on pourrait le penser de prime abord. Les 350 pages de ce livre nous proposent d’en faire le tour ! L’auteur a essayé de « tailler large » et adresse non seulement les fonctionnalités internes de SQL Server, mais aussi l’écosystème proche : la CLR, SOAP et http, ainsi que la gestion de données géographiques et LINQ, tous deux nouveaux sur SQL Server 2008.

Si le chapitre 1 traite de rappels sur XML que l’on peut passer, le chapitre 2 a la bonne idée de présenter une « vieille » fonctionnalité : la clause FOR XML, et de décliner les possibilités de celles-ci telles qu’on y penserait pas !

Les choses (très) sérieuses commencent au chapitre 3, avec la présentation du type XML. Forcément, on arrive rapidement à la présentation de XML Schéma. A la fois trop longue et pas assez, celle-ci ne saurait remplacer un tutorial (ou un livre) dédié. Le chapitre suivant est dédié à la gestion des collections XML. Probablement un des gros points faibles du livre, on passe trop rapidement sur la gestion interne SQL Server des schémas XML, pour ne pas évoquer la gestion des validations des types XML…

XQUery est correctement abordée dans les chapitres 5 et 6, et la façon d’écrire des requêtes TSQL permettant de lier des types SQL à des variables XQuery est largement abordé et illustré. Bravo. Le chapitre qui suit traite de l’optimisation du traitement de ce XML via l’indexation, un chapitre pas très facile à aborder avec l’exposé des plans d’exécution, mais toutefois intéressant.

Les 5 chapitres restant ont peu retenu mon attention, car un peu au-delà de mon intérêt pour SQL Server. Le chapitre 8 traite du processing XSLT à l’aide de la CLR, tandis que le chapitre 9 évoque l’accès à SQL Server via SOAP (avec une forte prévention quand à la disparition de cette fonctionnalité dans une version future). Le chapitre 10 est encore plus éloigné de mes centres d’intérêt, car il traite de .NET, et les exemples en Visual Basic…

On arrive au chapitre 11 et au support GML. Une fonctionnalité intéressante pour peu que l’on ait l’occasion de l’utiliser ce qui n’est hélas pas mon cas. Mais il s’agit de toute façon que d’une courte introduction.

L’ouvrage se conclut par deux chapitres pas vraiment indispensables. Le chapitre 12 aborde SQLXML, une fonctionnalité moribonde et vouée à disparaitre. Le chapitre 13 évoque les outils utilisables pour éditer et utiliser les fonctionnalités. Léger et pas vraiment indispensable.

Je ne rangerais pas ce livre dans les déceptions : j’y ai trouvé ce que j’y cherchais, et la matière y est très correctement traitée à un ou deux bémols près. Il y a beaucoup de matière à élaguer aussi, l’auteur ayant rempli la musette pour faire un ouvrage consistant. Si j’enlève la matière périphérique et y ajoute un peu de volume pour mieux traiter les points faibles, je serais arrivé à un livre de 250 pages au lieu des 350 actuels. Cela reste un bon ratio et une acquisition valable.

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Référence complète : Pro SQL Server 2008 XML – Michael Coles – Apress 2008 – ISBN : 1-59059-983-7 ; EAN13 : 978-159059-983-9

Pro SQL Server 2008 XML


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Stoos connect 2013 (1/4)

Stoos Connect, ce 25 Janvier, était la première conférence de ce mouvement naissant qui s’appelle (justement) “Stoos”. J’ai eu l’occasion d’en parler brièvement. C’est le “stops satellite” d’Amsterdam qui est à l’origine de ce rassemblement, en grande partie virtuel.

Nous étions simplement une dizaine rassemblés à La Cantine pour suivre la conférence en livestream.

stoos-connect2013-groupe

Un grand merci à La Cantine pour nous avoir accueillis et avoir rendu ses horaires quelque peu élastiques pour nous (on a terminé après 21h30). Merci surtout à Oana Juncu qui est à l’origine de cette initiative et à rendu cela possible avec l’aide d’ut7. Je m’en voudrais d’oublier Yannick Grenzinger qui a de son côté déployer beaucoup d’effort pour aussi trouver un lieu d’accueil.

stoos-connect2013-yannick-oana

Vous trouverez le programme de la conférence ici.

Le mouvement est jeune, cela se voit. Nous avons commencés à 9 rassemblés autour de l’écran de retransmission. Pour ma part, je suis encore en “mode curieux”, car si l’idée d’impulser un nouvel élan à l’agilité vers le management en s’appuyant sur le Management 3.0 de Jurgen Apello ou le Radical Management de Steve Dening semble intéressante, les axes d’avancée ne sont pas clairs pour moi aujourd’hui. Je me suis aperçu que je ne suis pas le seul à être venu au livestream dans cet état d’esprit. Cela peut changer, nous verrons bien.

La qualité des interventions était assez variable, je n’ai pas pris de note consistante pour tous les intervenants, ne soyez pas surpris de voir des trous par rapport au programme. Beaucoup de trous. Mais bon, après tout, vous n’aviez qu’à venir. J’ai aussi trouvé que beaucoup des interventions étaient des speech “motivationnels”.

Ce premier meeting était découpé en 4 sessions d’une durée d’une heure à une heure trente, chacune regroupant 3 à 4 orateurs.

Session 1

Daniel Pink

Daniel Pink nous parle des challenges de ce siècle pour le management. Depuis la fin du 19ème siècle, le management était le règne de l’esprit analytique, linéaire, bref la prédominance du cerveau gauche. Mais l’automatisation aidant et plus encore le développement des outils informatiques ont fait basculé cette prédominance. Ce qui est arrivé avec l’industrialisation, la délocalisation du travail, est aussi arrivé aux cols blancs: le travail de routine se déplace d’occident vers les pays émergents. Ainsi l’ère industrielle a basculé une grande partie du travail manuel vers les machines. L’ère de l’information a basculé une grande partie du travail intellectuel de routine vers les machines ou les pays à faible coûts.

Comment réorganiser nos entreprise pour prendre en compte cette réalité ? Nous le faisons en misant d’avantage sur les aspects plus conceptuels et plus créatifs, justement l’aspect qui ne peut être automatisé facilement.

Le challenge du management est de permettre aux entreprises de basculer vers la valorisation des aspects conceptuels et créatifs. Le management est la technologie pour piloter cela. Pour Daniel Pink en effet, le management est une technologie qui date d’ailleurs de 1850 ! Elle est là pour permettre d’obtenir ce que l’entreprise désire, de la façon dont elle désire que cela soit fait. Aujourd’hui, on a d’avantage besoin d’obtenir l’engagement des personnes, une chose que cette technologie n’est pas à même d’obtenir. L’engagement ne peut pas se piloter, il peut s’obtenir par le “self direction”. tel est le challenge du 21ème siècle.

Niels Pflaeging : Why management is dispensable ?

Pour Niels Pflaeging, le management et la présence de managers sont deux choses différentes. Il oppose l’approche Tayloriste “Une bonne façon de faire les choses” où la travail se divise entre ceux qui pensent et ceux qui exécutent, à une organisation en réseau “power free” qui ne nécessite pas d’être gérée. La chose la plus difficile ? Aider les gens à se débarrasser de leurs propres frustrations !

J’avoue ne pas avoir été convaincu par cette vision simpliste. En fait, le discours me semble même réducteur quand à l’approche de Taylor. Cela m’a finalement surtout donné envie de lire Taylor…

Peter Vander Auwera : Corporate Rebels United : The start of a corporate spring ?

Peter Vander Auwera nous parle de l’émergence d’un mouvement de 200 personnes organisées en “"pods, les corporate rebels united. Ce mouvement a pris son origine par le biais de l’ouvrage de Dave Gray ”The Connected Company“. En tant que rebelles, ce groupe de personne a décidé de se regrouper en tribu afin de croiser leurs idée, se soutenir et infecter leurs organisations respectives avec leurs idées nouvelles. Le mouvement trouve sa source chez Alcatel-Lucent et chez Swift, dans le cadre de l’initiative innotribe.

A l’image des agilites, les rebelles se sont taillé les veines pour signer de leur sang un manifeste à leur goût:

Relentlessly

Challenging he status quo

Breaking the rules

Saying the unsaid

Spreading the innovation virus

Seeding Tribal energy

With no fear

With a cause to do good

Leading by Being from our True Selves

Going after the un-named quality

Relentlessly

Bien que ce ne fut pas ce qui a été présenté lors du Stoos Connect, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter le Prezzi de Peter Vander Auwera, réalisé pour le premier meeting des corporate rebelles le 22 Juin 2012. C’est plein d’énergie, d’idées et d’enthousiasme, mais aussi pas très clair, à l’image du mouvement.

Le mouvement se veut orienté vers l’action et vers un impact visible sur le business, avec des idées inspirées du Lean et du 6 Sigma. Pour rendre tout ceci un peu moins nébuleux, la communauté a énoncé 20 principes. Je ne vais pas les énoncer ici, vous pouvez vous rendre sur le site des Corporate Rebels pour en savoir plus.

Bref, les corporates rebels, ça a l’air bien mais en de nombreux aspects à l’image de ce premier Stoos Connect : comme je l’ai dit, pas très très clair.

Je vais arrêter ma prose pour aujourd’hui. Il nous reste 3 sessions à passer en revue (de manière plus ou moins détaillée). Bref, il y a quelques posts à venir sur le sujet.

Note de lecture : Real-Time UML, par Bruce Powel Douglass

Note : 6 ; Beaucoup d’UML classique avec un peu de spécifique « temps réel ».

Les 50 premières pages de ce livre ne nous laissent pas vraiment penser que celui-ci traite spécifiquement de temps-réel : elles exposent les principes généraux d’UML.

Il faut attendre le chapitre 2 et le traitement des exigences temps-réel pour aborder des éléments spécifiques. Ici, on parle surtout de messages, d’évènements et de réponses, mais aussi de cas d’utilisation (curieusement ils utilisent un formalisme « pré-UML » avec les relations « uses », entre autres choses). Sinon, l’approche proposée se calque sur la structure en « peau d’oignons » de John Ellis.

Le chapitre 3 est consacré à l’analyse objet. Ici, ce sont les techniques de découverte des objets (qu’ils soient du domaine, visuels ou utilitaires), des associations et des attributs qui sont détaillés. Curieusement, l’étape du « problem statement » prends place ici, alors que je l’aurais plutôt vu au chapitre précédant. La particularité des modèles « temps réels » est d’utiliser une structure de classes composites, à l’image des diagrammes de blocs proposés par UML 2.

Le chapitre 4, consacré à l’aspect comportemental des objets est, comme on peut s’y attendre dans le domaine du temps réel, essentiellement consacré aux automates d’état. Les « timing diagrams » apparus ultérieurement avec UML2 y sont aussi évoqués.

Le chapitre 5 dédié à l’architectural design s’appuie sur une approche à 3 niveaux (Architectural design, mechanistic design et detailed design). Les 2 niveaux suivants seront étudiés aux 2 chapitres suivants. L’architectural design se focalise sur la structure en couche et en package, la définition des protocoles d’échanges et le modèle de concurrence. Outre l’utilisation classique des diagrammes de dépendances entre packages, on a aussi droit à l’utilisation moins courante des diagrammes de déploiement. Les protocoles sont fort logiquement décrits à l’aide de collaborations et de diagrammes de séquence. Ce chapitre est également l’occasion de développer certains patterns architecturaux tels que : Monitor-Actuator, Watchdog, Safety executive, Diverse redundancy, Homogenous redundancy, ainsi que les plus classiques Proxy et Broker. La description de la concurrence s’appuie sur des diagrammes de déploiement où figurent les instances de tâches : non standard mais diablement clairs et utiles !

Comme on pouvait s’y attendre, le chapitre 6 traite du « mechanistic design ». Ceux-ci exposent les choix tactiques de conception, à savoir les design patterns mis en œuvre. Quelques patterns viennent étoffer les très classiques patterns du GoF (Rendez-vous, Transaction,…), ils sont très logiquement documentés à l’aide de Collaborations UML.

Le chapitre 7 « detailed design » traite du troisième niveau de l’approche architecturale. Ici, ce sont les structures de donnée, les complexités algorithmiques et la gestion des exceptions qui sont abordées.

Ce livre est sommes toutes complet sur l’usage d’UML dans le domaine du temps-réel. Il commence assez doucement et plutôt classiquement (voir faiblement) sur l’expression du besoin, mais surprend en couvrant l’ensemble du cycle de développement, y compris la conception détaillée avec UML, ce que l’on n’est pas forcément habitué à voir. Le public est aussi clairement visé : les ingénieurs travaillant dans le temps réel. Les autres seront peu ou pas concernés…

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Référence complète : Real-Time UML, Developing efficient objects for embedded systems – Bruce Powel Douglass – Addison Wesley / O.T. series 1998 – ISBN : 0-201-32579-9

Real-Time UML: Developing Efficient Objects for Embedded Systems

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Note de lecture : Le Datawarehouse, guide de conduite de projet par Ralph Kimball & al.

Note: 3 ; Ennuyeux et obsolète

Ralph Kimball est le grand prêtre du DataWarehouse, il était donc logique que je me dirige vers l’un de ses ouvrages. Prendre une version française était alors le gage d’un certain « confort » par rapport à un sujet où je suis loin d’être à l’aise ! Finalement j’ai été déçu à plusieurs points de vue.

Tout d’abord ce volume est apparu comme assez ancien, âgé de 12 ans environ ! Le sérieux de l’éditeur français lançant une 4ème réimpression d’un ouvrage aussi démodé est en cause, alors même qu’une seconde édition américaine est sortie (la date de millésime de l’ouvrage d’origine n’apparait pas) ! De nombreux points relatifs à la technologie s’avèrent de fait sujets à caution. Sans remettre la totalité du livre en cause, cela relativise au moins 25% de son contenu.

Le second point à trait au contenu lui-même. Si le volume compte 550 pages, on n’a guère l’impression que le contenu utile le justifie. La moitié aurait suffit ! Notons quand même qu’il s’agit d’un guide de conduite de projet. On y collecte matière utile assez largement sur divers sujets : modélisation, recueil des besoins, architecture, modélisation et approche des extractions. On est assez loin des processus agiles avec une organisation assez rigide, mais j’ai quand même été assez surpris de voir une tendance en ce sens tout au long de ma lecture.

Le dernier point de déception fut d’apprendre rapidement qu’en fait cet ouvrage constituait la suite d’un précédant livre. Pour le moins, cela n’apparaissait pas évident et cela s’avère maladroit par rapport au lecteur. On est ainsi frustré de manière répétitive, surtout sur les parties traitant de la modélisation, par les renvois incessants au précédant ouvrage !

Au final, si le livre dispense d’excellents conseils sur la façon de mener un projet datawarehouse, il ne justifie guère le temps investi dans sa lecture. Sa dépendance par rapport à un livre précédant le rend d’autant moins plaisant à lire. Bref, hélas pas une lecture indispensable !

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Référence complète : Le Datawarehouse, guide de conduite de projet – Ralph Kimball, Laura Reeves, Margy Ross & Warren Thornthwaite – Eyrolles 2005 (V.O. The Datawarehouse Lifecycle Toolkit, Expert methods for designing, developping and deploying Data Warehouses ; John Wiley & sons ; ISBN: 0471255475) – EAN: 978 2 212 11600 7

Le Datawarehouse, guide de conduite de projet


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The inspiring heroism of Aaron Swartz

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The internet freedom activist committed suicide on Friday at age 26, but his life was driven by courage and passion

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The internet activist Aaron Swartz, seen here in January 2009, has died at the age of 26. Photograph: Michael Francis Mcelroy/AP

(updated below)

Aaron Swartz, the computer programmer and internet freedom activist, committed suicide on Friday in New York at the age of 26. As the incredibly moving remembrances from his friends such as Cory Doctorow and Larry Lessig attest, he was unquestionably brilliant but also – like most everyone – a complex human being plagued by demons and flaws. For many reasons, I don’t believe in whitewashing someone’s life or beatifying them upon death. But, to me, much of Swartz’s tragically short life was filled with acts that are genuinely and, in the most literal and noble sense, heroic. I think that’s really worth thinking about today.

At the age of 14, Swartz played a key role in developing the RSS software that is still widely used to enable people to manage what they read on the internet. As a teenager, he also played a vital role in the creation of Reddit, the wildly popular social networking news site. When Conde Nast purchased Reddit, Swartz received a substantial sum of money at a very young age. He became something of a legend in the internet and programming world before he was 18. His path to internet mogul status and the great riches it entails was clear, easy and virtually guaranteed: a path which so many other young internet entrepreneurs have found irresistible, monomaniacally devoting themselves to making more and more money long after they have more than they could ever hope to spend.

But rather obviously, Swartz had little interest in devoting his life to his own material enrichment, despite how easy it would have been for him. As Lessig wrote: “Aaron had literally done nothing in his life ‘to make money’ … Aaron was always and only working for (at least his conception of) the public good.”

Specifically, he committed himself to the causes in which he so passionately believed: internet freedom, civil liberties, making information and knowledge as available as possible. Here he is in his May, 2012 keynote address at the Freedom To Connect conference discussing the role he played in stopping SOPA, the movie-industry-demanded legislation that would have vested the government with dangerous censorship powers over the internet.

Critically, Swartz didn’t commit himself to these causes merely by talking about them or advocating for them. He repeatedly sacrificed his own interests, even his liberty, in order to defend these values and challenge and subvert the most powerful factions that were their enemies. That’s what makes him, in my view, so consummately heroic.

In 2008, Swartz targeted Pacer, the online service that provides access to court documents for a per-page fee. What offended Swartz and others was that people were forced to pay for access to public court documents that were created at public expense. Along with a friend, Swartz created a program to download millions of those documents and then, as Doctorow wrote, “spent a small fortune fetching a titanic amount of data and putting it into the public domain.” For that act of civil disobedience, he was investigated and harassed by the FBI, but never charged.

But in July 2011, Swartz was arrested for allegedly targeting JSTOR, the online publishing company that digitizes and distributes scholarly articles written by academics and then sells them, often at a high price, to subscribers. As Maria Bustillos detailed, none of the money goes to the actual writers (usually professors) who wrote the scholarly articles – they are usually not paid for writing them – but instead goes to the publishers.

This system offended Swartz (and many other free-data activists) for two reasons: it charged large fees for access to these articles but did not compensate the authors, and worse, it ensured that huge numbers of people are denied access to the scholarship produced by America’s colleges and universities. The indictment filed against Swartz alleged that he used his access as a Harvard fellow to the JSTOR system to download millions of articles with the intent to distribute them online for free; when he was detected and his access was cut off, the indictment claims he then trespassed into an MIT computer-wiring closet in order to physically download the data directly onto his laptop.

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