Note de lecture : Scrum and XP from the Trenches, par Henrik Kniberg

Note : 9 ; Du vécu, rien que du vécu ! Book of the Year 2009 !

Le titre à lui seul résume la direction du livre : « comment nous pratiquons Scrum ». Pas de descriptif de Scrum ici (l’auteur renvoie pour cela à d’autres références), ni de longue dissertation sur la théorie. Sur chaque pratique l’auteur décrit de la manière la plus concise possible la façon dont il pratique cela dans son équipe et le bénéfice qui en est retiré. La concision et la valeur du texte sont tout simplement impressionnantes ! Que n’ai-je lu ce livre avant ! D’ailleurs, avec un petit format, une quantité honorable d’illustrations et seulement 130 pages, il se lit très rapidement. Une seule journée m’a suffit.

Le livre compte quand même 15 chapitres, donc forcément très courts, ce qui est un plus. On couvre ici toutes les pratiques : Le product backlog, le sprint planning, la communication, le sprint backlog, l’organisation de l’espace, le sily scrum, démos et rétrospectives. Les pratiques XP combinées à Scrum ne sont pas oubliées : Scrum et XP et TDD ont droit à leur chapitres ! L’auteur s’offre même le luxe d’aborder les sujets « avancés » : les contrats au forfait, les équipes géographiquement dispersées et laa pratique de Scrum sur plusieurs équipes.

Le livre existe en version reliée, mais aussi en PDF librement téléchargeable qui offre l’avantage d’avoir les illustrations en couleur ! Si vous pratiquez Scrum ou vous y interessez, il n’y a vraiment aucune raison de ne pas lire cet ouvrage !

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Référence complète : Scrum and XP from the Trenches, how we do Scrum – Henrik Kniberg – InfoQ 2007 – ISBN : 978 1 4303 2264 1

Scrum and XP from the Trenches

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Note de lecture : Pro SQL Server Disaster Recovery, par James Luetkehoelter

Note: 7 ; Un bon cocktail de technique, gestion des risqué et process, le tout fort bien écrit !

Décidemment APress propose une collection complète et de qualité pour couvrir SQL Server (2005 et maintenant 2008..). Cet ouvrage dédié au disaster Recovery, malgré sa publication récente couvre SQL Server 2005, avec un addendum évoquant SQL Server 2008.

Bon bouquin, disons-le tout de suite. Le cursus particulier de l’auteur (études de philosophie) n’est probablement pas étranger à la qualité rédactionnelle. Le style est vivant, voir intimiste. Même pour un livre technique (surtout pour un livre technique), cela compte ! Comme le DRP n’est pas seulement de la technique mais plutôt une alchimie entre technique et process, l’auteur aborde les deux aspects avec bonheur.

Bien entendue, le backup est la pièce maîtresse du DRP. Impossible d’échapper au traitement en profondeur de celui-ci. Le premier chapitre est purement introductif, mais les chapitres 2 à 5 (soit pratiquement les 100 premières pages) sont entièrement dévolues à cet aspect ! Après cela, on sait pratiquement tout ce que l’on a à savoir sur la réalisation des backups, leur restauration et la relation entre filegroups et backups ainsi que les stratégies possibles et conseillées.

Le chapitre 6 fait charnière en présentant les recovery plans possibles mettant en œuvre les techniques vues précédemment.

Les chapitres 7 à 10 constituent vraiment à mon avis le « plus » de ce livre en présentant les différentes fonctionnalités de SQL Server pouvant être utilisées pour le DRP, la façon de les utiliser et leur utilité dans un DRP d’un point de vue subjectif. Dans l’ordre, nous avons : le « log shipping » qui est clairement le préféré de l’auteur, le clustering, le miroring et enfin le snapshot. Une mention particulière pour le chapitre 10 qui traite de l’infrastructure matérielle : chapitre intéressant au point qu’il m’a laissé sur ma faim !

Les chapitres 11 et 12 traitent l’aspect purement processus du DRP. Le chapitre 12 est particulièrement étonnant (et intéressant) car il traite exclusivement de l’aspect humain. Il pourrait prendre place dans un livre traitant de toute autre technologie ou même d’aucune technologie !

Enfin, une annexe évoque les évolutions qu’apporte la version 2008. Cela ne couvre qu’une dizaine de pages, ce qui est plutôt succinct, mais il est vrai que l’on n’a aucun recul sur cette version. Pourtant n’est-elle pas « all about availability » ?

Pour conclure : je recommande vivement !

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Référence complète : Pro SQL Server Disaster Recovery – James Luetkehoelter – Apress 2008 – ISBN : 1-59059-967-5 ; EAN : 978 1 59059 967 9

Pro SQL Server Disaster Recovery

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Note de lecture : La gestion électronique documentaire, par Jean-Yves Prax & Simon Larcher

Note : 4 ; Ennuyeux, mais à jour (en tout cas, au moment) !

Encore un ouvrage qui souffre du mal réccurent des livres français : un style pédant ! C’est toutefois un défaut dont on peut passer outre si le contenu est à la hauteur. Comme il est de coutume dans ce type de livre, les auteurs proposent une démarche projet de mise en place de GED. Celle-ci, exposée au chapitre 2, toutefois pose plus de question qu’elle ne propose de réponses.

Le chapitre 3 couvre les aspects « acquisition de documents », ce qui inclus encodages, typoes de documents, mais aussi : polices de caractères, formats de documents et d’images, OCR et types de compressions ! Il s’agit littérallement de l’état de l’art en la matière et le paysage est complet. Il faut dire que le chapitre fait quand même 60 pages…

Le chapitre 4 est tout aussi volumineux et couvre la chaine de traitements : indexations, langages de description, gestion de thésaurus et relations entre termes. En clair, il s’agit d’apporter une valeur sémantique exploitable au document. Sur les techniques, ce chapitre traite des indexations « à postériori » de type « full texte » et de la discrimination terminologique. Enfin, les aspects matériels tels que les technologies de stockages (primaires et secondaires) ainsi que les types et standards d’impression sont abordés ici.

C’est aux normes et aspects juridiques que le chapitre 5 est consacré. Les célèbres standards de structure des documents que sont SGML et DSSL (entre autres) sont succintement exposés. A cette occasion, les auteurs extrapolent le futur des applications Web, celles-ci étant dissimulées derrière les applications. Les aspects d’architecture, de répartition et autres datawarehouse sont également couverts ici. La détermination des besoins de sécurité, sauvegarde et encryptages avec des « approches standard » cloturent un chapitre encore une fois conséquent (70 pages).

C’est aux aspects collaboratifs (Groupware, Internet) et aux nouvelles technologies GED que le chapitre 6 est consacré. L’ISO 9000 est aussi abordé, mais de façon peu convaincante, il faut bien le dire…

Un tel ouvrage ne saurait être complet sans aborder les technologies avancées tels suq réseaux sémantiques, data mining et analyse linguistique. C’est le but du chapitre 7. Celui-ci est suivi d’un traitement de la gestion de contenu (le chapitre 8). C’est probablement pour se donner bonne conscience, tellement son traitement est pauvre.

Ce livre n’a pas de quoi soulever l’enthousiasme, mais as-t-on le choix ? La GED est un domaine sur lequel la littérature pratique est des plus pauvres, ce qui fait de ce livre le plus utile de sa catégorie.

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Référence complète : La gestion électronique documentaire, 3ème édition – Jean-Yves Prax & Simon Larcher – Dunod 2004 – ISBN : 2-10-007891-7

Alfresco Enterprise Content Management Implementation


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Note de lecture : XForms, par T.V. Raman

Note: 5 ; Un tutorial dont l’intérêt principal est d’un abord plus pratique que le texte de la norme, mais qui échoue à prendre de la distance par rapport à celle-ci.

Ce texte est sans aucun doute plus didactif, plus lisible et plus introductif que la norme XForms elle-même. La structure XForms, ses différents éléments et son fonctionnement sont clairement expliqués, l’auteur fournit au passage les liens sur les différents textes normatifs sur lesquels XForms s’appuie. Etant un des rédacteurs de la norme, l’auteur nous donne également les raisons qui ont amener les rédacteurs à penser la norme telle qu’elle est actuellement. Je pense que cet aspect est une aide, notamment pour permettre aux utilisateurs de réaliser des formulaires de bonne qualité. Deux fondements sont entre autre bien expliqués, quoi que pauvrement illustrés : la modélisation par l’intention (afin de construire des formulaires multimodaux) et le support de l’accessibilité, c’est à dire l’accès au personnes handicapés (un aspect auquel l’auteur est sensible, étant lui-même aveugle). Ce dernier point a certainement justifié un chapitre spécifiquement dédié à l’accessibilité, d’ailleurs plutôt bien fait.

L’ouvrage en lui-même compte 220 pages, découpés en 11 chapitres, eux-mêmes regroupés en 3 grandes parties (welcome, components et next generation web). La plus importante aussi bien en taille qu’en contenu étant la seconde.

J’ai plutôt apprécié ce livre, car il m’a fait comprendre XForms, et me permet de construire des formulaires testables avec X-Smiles. C’est un bon tutorial permettant de se jeter dans le bain. Toutefois je pense qu’il lui manque une valeur ajoutée en terme de patterns de conception : modélisation orientée présentation des fragments XML (j’ai des doutes sur l’utilisation telle quelle d’une modélisation métier, au moins dans tous les cas), utilisation des binders, utilisation des instances pour servir de tables de références, chargement des « instances de références » dynamiquement, etc… Bref, j’ai tendance à penser que ce livre colle trop à la norme et n’apporte pas assez d’originalité par lui-même, même si le texte est clair et les exemples suffisamment simples pour être facilement compréhensibles.

Au titre des regrets, je note également que le livre manque un peu d’illustrations (les écrans ne sont présentés que sous forme de fragments, des schémas descriptifs auraient souvent été utiles, surtout pour expliquer les aspects dynamiques), et malheureusement, la troisième partie, celle qui devrait nous faire rêver, sur les aspects futur de la norme et de l’utilisation de la norme, est ratée. Je n’ai pas perdu mon temps en lisant ce livre, loin de là, mais j’aurais bien attendu des livres plus murs, en espérant que la norme ait du succès… Nous savons aujourd’hui que ce ne sera pas le cas.

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Référence complète : XForms, XML Powered Web Forms – T.V. Raman – Addison Wesley 2004 – ISBN: 0-321-15499-1

Xforms: XML Powered Web Forms

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Note de lecture : Pattern Languages of Program Design vol. 3 – Robert Martin, Dirk Rhiele & Frank Buschmann edt.

Note : 8 ; Une compilation de patterns de très bonne qualité.

Ce troisième volume de la série PLOP-D a complètement redynamisé la série ! Alors que je reprochais aux volumes précédents la portion de matériel utile, il n’y a rien de tel ici : la substance utilisable directement dans nos projets y est importante. J’ai trouvé la sélection clairement orientée vers les patterns de conception, ce qui n’est pas pour me déplaire. Cependant, même les patterns organisationnels peuvent s’avérer utiles ou inspirants, tel que le “Patterns for pattern writters”. Malgré cette orientation, le volume est quand même découpé en plusieurs parties, en fait plus de parties même que les opus précédents, car on en compte 10 ici, mais elles sont aussi plus finement ciblées. Il était aussi question d’opérer un découpage valable pour un livre qui compte maintenant 575 pages.

La première partie traite des patterns à usage généraux. Cette première partie n’est certainement pas à ignorer. On y trouve le très utile « null object », l’excellent « extension object » qui est une des très rares contributions d’Erich Gamma. Le « manager » de Peter Sommerlad a plutôt une coloration historique, car c’est le pattern universellement utilisé aujourd’hui pour les DAO.

La seconde partie couvre des variations sur les patterns. Elle va d’avantage intéresser le praticien expérimenté. Les trois sont intéressants, les variations sur le state pattern peuvent être utilisées presque tel quel dans une formation.

J’ai trouvé les deux patterns architecturaux qui forment la troisième partie du même nom assez peu convainquants. Tant pis.

La quatrième partie est consacrée aux patterns liés aux architectures distribuées. Les 5 patterns qui la constituent sont plutôt musclés. Ma préférence va au très élégant « asynchronous completion token ». L’ « acceptor connector » vaut certainement le détour, mais il est quelque peu complexe et la présentation à l’aide diagramme en notation Booch n’aide pas.

Ce sont deux patterns qui constituent la cinquième partie consacrée à la persistance. Le « serializer » a surtout un intérêt documentaire, tandis que « accessing relational database » bien que bien construit n’offre plus qu’un intérêt mitigé aujourd’hui.

On ne trouve qu’un seul pattern dans la sixième partie qui cible les interfaces utilisateur. Il s’agit plutôt d’un pattern language d’ailleurs, mais je lui ai trouvé peu d’intérêt.

La septième partie traite de patterns de programmation et il ne faut pas la rater, même si elle ne contient que deux de ces patterns (presque des idiomes). Le premier d’entre eux est le désormais célèbre « double-check locking », tandis que l’« external polymorphism » qui s’apparente beaucoup au décorateur n’est pas dénué d’intérêt.

Je n’ai jamais vraiment été soulevé d’enthousiasme par les « business patterns ». Peu d’entre-eux trouvent grâce à mes yeux. Cette huitième partie en contient 3 et j’avoue qu’ils ne m’ont pas marqué.

On n’échappe pas facilement aux « process patterns ». Nous en avons 4 dans cette neuvième partie. Le « pattern for evolving frameworks » est un pattern language qui met bien en exergue les aspects fondamentaux de la conception d’un framework. Le « pattern for designing in teams » contient les frémissements de l’avènement d’XP. Le « pattern for system testing » est le plus intéressant du lot, à mon avis. Là encore un pattern language qui mérite la lecture.

Si vous vous sentez l’âme d’un auteur, le « pattern language for patterns writing » sera votre amis. Il est le seul membre de cette dixième partie consacrée aux « patterns on patterns ». Ecrire un pattern, le soumettre (et être accepté) en conférence n’est pas si simple, j’en ai l’expérience. Rétrospectivement, je trouve qu’il s’agit-là d’un bon guide.

On ne peut espérer un score de 100% de matière utile à une compilation de patterns issus d’une conférence. Cela dit la sélection est vraiment très bonne, c’est un très bon livre, je ne l’ai pas lu en pensant « vivement que cela finisse » que cela a été parfois le cas avant. Je garde précieusement ce volume et le recommande.

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Référence complète : Pattern Languages of Program Design, vol. 3 – Robert Martin, Dirk Rhiele, Frank Buschmann edt. – Addison Wesley / Software Patterns series 1998 – ISBN: 0-201-31011-2

Pattern Languages of Program Design 3

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Note de lecture : Agile Analytics, par Ken Collier

Note : 4 ; L’agilité expliquée aux praticiens du décisionnel

Lorsque j’ai acquis ce livre, j’escompté en savoir plus sur l’adaptation et les spécificités de la mise en œuvre de l’agilité dans le monde du BI. Beaucoup de choses y sont différentes par rapport aux projets de développement : les outils, l’architecture et la cinématiques des applications, l’environnement et la culture. Pourtant, il m’apparaît évident qu’un mode de travail collaboratif et fortement itératif est particulièrement adapté aux projets décisionnels, alors que le mode de travail généralement admis dans le milieu emprunte au « cycle en V » avec sa litanie de phase de spécification, de modélisation et de recettage et sa structuration en MOA / MOE.

En fait, ce n’est pas l’angle du livre. Celui-ci s’adresse au praticien du projet décisionnel, justement celui qui est un habitué du projet mené à l’ancienne. Si, comme moi, vous êtres déjà un habitué des principes et pratiques agiles dans un projet classique mais êtes désireux de connaître comment celles-ci se déclinent dans le monde du BI, ce texte n’est pas pour vous !

Il n’en demeure pas moins que l’auteur connaît son affaire, aussi bien sur le volet agile que sur les projets décisionnels. Pour ce qui est du volet agile, ses deux mentors sont Jim Highsmith et Scott Ambler. J’approuve pour le premier, moins pour le second. Quoi qu’il en soit, ses sources d’inspiration sont très visibles au long de l’ouvrage. Mais il est temps de passer au livre lui-même.

Le texte compte environ 300 pages, divisées en 10 chapitres, eux-mêmes regroupés au sein de 2 parties : Mangement methods (140 pages) et technical methods (le reste).

Toute la première partie, constituée des 5 premiers chapitres, reprend les principes de base de l’agilité. On y trouve peu de matériel qui soit une déclinaison des principes agiles adaptés au monde du décisionnel. Le chapitre 1 qui compte 24 pages est une introduction qui répond à la question du « pourquoi » de l’application d’agile au monde du BI.

Le chapitre 2, long d’une trentaine de pages, traite de gestion de projets agile. Elle reprends pratiquement point pour point, les principes du même noms énoncés par Jim Highsmith dans « agile project management », avec notamment le cycle « envision / explore ». Le lecteur déjà familier avec la prose de Jim Highsmith ne sera pas perdu par le texte. Mais on peut aussi noter que Ken Collier possède bien son sujet et le traite fort bien.

Au chapitre 3 traite de la collaboration, qui n’est pas là non plus un sujet de première fraicheur pour les agilistes, mais les points importants y sont bien traités. J’ai bien aimé le modèle « doers / planners / customers » dans cette partie.

Ce sont les users stories et l’estimation qui forment la matière du chapitre 4. Le sujet n’est plus guère original, pas plus que je n’ai trouvé d’éléments d’adaptation au monde du décisionnel.

Cette première partie se conclut par le chapitre 5 consacré à l’auto-organisation des équipes. Parmi les éléments intéressants, j’ai relevé le « 6 hats of thinking » que j’emploierais à l’occasion pour mes rétrospectives. Le reste est bel et bien du classique. Cette première section me laisse bien sur ma faim, même si j’ai pu en picorer quelques éléments intéressants par ci par là…

La seconde partie est aussi formée de 5 chapitres et s’avère plus prometteuse sur le papier. On commence par le chapitre 6 « evolving excellent design » qui compte quand même 50 pages. L’auteur y expose son modèle d’architecture décisionnelle incrémentale basée sur du message queue. C’est intéressant mais on est hors sujet par rapport au livre ! L’auteur peut être certainement fier de sa réalisation, mais ne peut-on appliquer agile dans le BI que par le biais de cette architecture ?

Le TDD et le Data Warehouse est le sujet du chapitre 7. C’est hélas très abstrait et peut d’élément pour la mise en œuvre. Sauf peut-être une petite astuce technique avec Microsoft SQL Server Integration Services. Ca tombe bien, c’est mon ETL ! Mais comment font les autres ?

Nous arrivons au chapitre 8 qui traite du versionning. Il nous dit qu’il faut versionner (grande nouvelle), en utilisant … Subversion ! Après nous avoir expliqué qu’il faut versionner les sources et non les produits générés (ce que je sais depuis pas loin de 20 ans), eh bien on est arrivé au bout du chapitre !

On se rapproche doucement de la fin : le chapitre 9 traite de l’automatisation, mais là encore si on a un peu d’éléments sur ce qui est une séquence de build typique sur un projet BI, le reste traite d’outils qui ne sont plus de prime jeunesse … comme Ant !

L’ouvrage se termine au chapitre 10 avec des propos plus généraux comme la conduite du changement en milieu décisionnel.

Bref, ce livre m’a déçu, en grande partie parce que je n’étais pas le bon public. Cela se reflète sur la note, mais c’est la règle du jeu. Comme je l’ai dit au début, l’auteur connaît sa matière, ses matières devrais-je dire et il est parfaitement crédible pour traiter le sujet. La prose tend à tirer un peu trop en longueur, ce qui est dit sur 300 pages pourrait l’être sur 220 pages sans nécessiter de sacrifices sur le contenu. Le fil rouge du case study vécu est généralement rafraichissant, mais il est raté ici : les épiques sont trop longues et ne servent pas correctement le sujet.

Faites attention à être la bonne cible avent de débuter cette lecture. Sinon, celle-ci risque d’être frustrante.

Agile Analytics

Référence complète : Agile Analytics, a value-driven approach to business intelligence and data warehousing – Ken Collier – Addison Wesley / ASD series 2012 – ISBN : 978-0-321-50481-4

Agile Analytics: A Value-Driven Approach to Business Intelligence and Data Warehousing


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Note de lecture : Alfresco Enterprise content management implementation, par Munwar Shariff

Note : 4 ; Visite guidée, mais sans plus.

Avec ce livre j’avais l’intention de mieux appréhender Alfresco, d’en connaitre les concepts, l’architecture ainsi que les fonctions et les APIs. Cet ouvrage n’a répondu que pour moitié à mes attentes. Autant dire que j’en ressors un peu frustré. Il s’apparente d’avantage à un accompagnement orienté utilisateur, ce qui un peu surprenant venant de PACKT publishing.

Pourtant, cela commence plutôt bien, avec un premier chapitre, nous donnant un tour d’horizon des fonctionnalités proposées par Alfresco et une vue très « PowerPoint » de l’architecture. Le second chapitre nous mets le pied à l’étrier (et l’eau à la bouche) en nous permettant de démarrer, installation comprise.

A partir du chapitre 3, l’auteur tente, non sans maladresse, de nous mettre dans la situation d’un déploiement réel d’Alfresco. Cela commence par le paramétrage du déploiement, aux chapitres 3, pas spécialement clairs et dont on se demande si l’on a vu tout les aspects en question. La question de l’authentification est abordé au chapitre 4, là encore si l’on inondé de copies d’écran, on reste hélas sur notre faim pour ce qui est de la configuration avec LDAP, par exemple ! Le chapitre 5 dédié à l’implémentation de la gestion de contenu est dans le même ton : l’auteur ne développe pas les concepts, focalise sur des sujets secondaires (l’édition des documents dans l’interface) et passe trop rapidement sur d’autres sujets plus importants (la vue WebDAV, par exemple). Au moins, on sait qu’il nous reste des choses à apprendre.

L’implémentation des règles métier est abordée au chapitre 6, de manière plutôt claire.  L’extension du modèle de document fait l’objet du chapitre 7, mais est trop succinct à mon goût. Difficile de plonger dans la création et la mise en place d’un aspect avec ce type d’information. De même les types et relations « custom » sont plutôt bâclées. Un exemple solide aurait été le bienvenu, adossé à un cas réel.

Il y a peu à dire des recherches (traitées au chapitre 8) et il y aurait beaucoup à dire des workflows (traités au chapitre 9) qui se déclinent en 2 types. Au moins on a ici une vue d’ensemble, mais on sait que l’on a pas mal à approfondir. L’aspect « collaboratif » est traité au chapitre 10, de façon fort superficielle, à grand renfort de copies d’écran. Elle passe complètement sous silence l’intégration dans les portails JSR 168, ce qui est une grave erreur à mon avis.

Je n’ai pas porté d’intérêt au chapitre 11 consacré à la customisation de l’interface utilisateur. Mais les 2 derniers chapitres sont parmi les plus intéressants du livre. Le chapitre 12 se focalise sur la maintenance : sauvegardes, exports et migrations. Le chapitre 13 traite l’intégration avec les systèmes d’imagerie et d’OCR tels que Kofax.

Voici donc un livre qui m’a largement laissé sur ma faim. De plus, la façon dont l’auteur aborde le système par les fonctionnalités visibles et non les fondamentaux lui garantie une obsolescence rapide. Quoi qu’il en soit, c’est hélas le seul ouvrage dédié à la star de l’ECM open source.

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Référence complète : Alfresco, Enterprise content management implementation – Munwar Shariff – Packt publishing 2006 – ISBN : 1-904-811-11-6 ; EAN : 978-1-804-81111-4

Alfresco Enterprise Content Management Implementation

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Note de lecture : Innovation games, par Luke Hohmann

Note : 5 ; Le fond est passionnant, mais la forme est décevante

Les « sérious games » sont le sujet qui monte au sein de la communauté agile. Et Luke Hohmann est l’un sinon le leader de ce mouvement. Il était donc logique de m’intéresser à cet ouvrage précurseur … après 4 ans, je l’avoue !

Le livre est plutôt un opuscule, car il ne compte que 150 pages. Il est bizarrement découpé en 3 parties, ou sont-ce des chapitres ?

La première partie constitue un seul chapitre de 45 pages. Il constitue une introduction aux innovation games : quels sont leurs buts, le mode de sélection ou la préparation des jeux. Tout cela reste d’autant plus abstrait que l’on n’a pas encore abordé les jeux en question !

La seconde partie s’occupe de cela ! Elle est découpée en tout petits chapitres de quelques pages (il y en a 12) qui constituent autant de jeux. Si l’on comprend en quoi consistent ces jeux et quels sont leurs objectifs, il est franchement difficile d’imaginer comment les mettre en œuvre. L’auteur donne peu d’indication là-dessus, restant vague dans ses descriptions. Cela me laisse l’impression qu’il craint de perdre une source de revenu de consulting en donnant trop d’indications ! C’est évidemment très frustrant. Par contre le texte est très précis et clair sur les apports et le positionnement de chacun des jeux et sur l’aspect prépratoire.

J’aurais aimé une description « vivante » des jeux » sous forme de scénario avec des dialogues, comme Geri Scheider a pu le faire dans son ouvrage sur les Use Cases. A défaut, il faudra reconstruire la dynamique du jeux par nous-mêmes ! On appréciera toutefois les cartes détachables figurant en fin de livre qui sont autant d’aide mémoires faciles à manipuler.

La troisième partie donne des éléments pratiques sur la préparation et la facilitation des jeux, ainsi qu’une FAQ pas trop mauvaise.

Ce livre, par sa matière avait de quoi obtenir un 9 ou plus et de devenir mon book of the year 2011. La façon dont le sujet a été traité en a décidé autrement. Dommage ! Peut-être quelqu’un se décidera-t-il à produire un « innovation games in action » que l’on s’arrachera !

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Référence complète : Innovation games, creating breakthrough products through collaborative play – Luke Hohmann – Addison Wesley 2007 – ISBN : 978 0 321 43729 7

Innovation Games: Creating Breakthrough Products Through Collaborative Play


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Note de lecture : Pro SQL Server 2008 XML, par Michael Coles – Apress 2008 – ISBN : 1-59059-983-7 ; EAN13 : 978-159059-983-9

Note : 5 ; On reste quand même sur sa faim !

Le support XML de SQL Server est bien plus riche qu’on pourrait le penser de prime abord. Les 350 pages de ce livre nous proposent d’en faire le tour ! L’auteur a essayé de « tailler large » et adresse non seulement les fonctionnalités internes de SQL Server, mais aussi l’écosystème proche : la CLR, SOAP et http, ainsi que la gestion de données géographiques et LINQ, tous deux nouveaux sur SQL Server 2008.

Si le chapitre 1 traite de rappels sur XML que l’on peut passer, le chapitre 2 a la bonne idée de présenter une « vieille » fonctionnalité : la clause FOR XML, et de décliner les possibilités de celles-ci telles qu’on y penserait pas !

Les choses (très) sérieuses commencent au chapitre 3, avec la présentation du type XML. Forcément, on arrive rapidement à la présentation de XML Schéma. A la fois trop longue et pas assez, celle-ci ne saurait remplacer un tutorial (ou un livre) dédié. Le chapitre suivant est dédié à la gestion des collections XML. Probablement un des gros points faibles du livre, on passe trop rapidement sur la gestion interne SQL Server des schémas XML, pour ne pas évoquer la gestion des validations des types XML…

XQUery est correctement abordée dans les chapitres 5 et 6, et la façon d’écrire des requêtes TSQL permettant de lier des types SQL à des variables XQuery est largement abordé et illustré. Bravo. Le chapitre qui suit traite de l’optimisation du traitement de ce XML via l’indexation, un chapitre pas très facile à aborder avec l’exposé des plans d’exécution, mais toutefois intéressant.

Les 5 chapitres restant ont peu retenu mon attention, car un peu au-delà de mon intérêt pour SQL Server. Le chapitre 8 traite du processing XSLT à l’aide de la CLR, tandis que le chapitre 9 évoque l’accès à SQL Server via SOAP (avec une forte prévention quand à la disparition de cette fonctionnalité dans une version future). Le chapitre 10 est encore plus éloigné de mes centres d’intérêt, car il traite de .NET, et les exemples en Visual Basic…

On arrive au chapitre 11 et au support GML. Une fonctionnalité intéressante pour peu que l’on ait l’occasion de l’utiliser ce qui n’est hélas pas mon cas. Mais il s’agit de toute façon que d’une courte introduction.

L’ouvrage se conclut par deux chapitres pas vraiment indispensables. Le chapitre 12 aborde SQLXML, une fonctionnalité moribonde et vouée à disparaitre. Le chapitre 13 évoque les outils utilisables pour éditer et utiliser les fonctionnalités. Léger et pas vraiment indispensable.

Je ne rangerais pas ce livre dans les déceptions : j’y ai trouvé ce que j’y cherchais, et la matière y est très correctement traitée à un ou deux bémols près. Il y a beaucoup de matière à élaguer aussi, l’auteur ayant rempli la musette pour faire un ouvrage consistant. Si j’enlève la matière périphérique et y ajoute un peu de volume pour mieux traiter les points faibles, je serais arrivé à un livre de 250 pages au lieu des 350 actuels. Cela reste un bon ratio et une acquisition valable.

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Référence complète : Pro SQL Server 2008 XML – Michael Coles – Apress 2008 – ISBN : 1-59059-983-7 ; EAN13 : 978-159059-983-9

Pro SQL Server 2008 XML


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Note de lecture : Real-Time UML, par Bruce Powel Douglass

Note : 6 ; Beaucoup d’UML classique avec un peu de spécifique « temps réel ».

Les 50 premières pages de ce livre ne nous laissent pas vraiment penser que celui-ci traite spécifiquement de temps-réel : elles exposent les principes généraux d’UML.

Il faut attendre le chapitre 2 et le traitement des exigences temps-réel pour aborder des éléments spécifiques. Ici, on parle surtout de messages, d’évènements et de réponses, mais aussi de cas d’utilisation (curieusement ils utilisent un formalisme « pré-UML » avec les relations « uses », entre autres choses). Sinon, l’approche proposée se calque sur la structure en « peau d’oignons » de John Ellis.

Le chapitre 3 est consacré à l’analyse objet. Ici, ce sont les techniques de découverte des objets (qu’ils soient du domaine, visuels ou utilitaires), des associations et des attributs qui sont détaillés. Curieusement, l’étape du « problem statement » prends place ici, alors que je l’aurais plutôt vu au chapitre précédant. La particularité des modèles « temps réels » est d’utiliser une structure de classes composites, à l’image des diagrammes de blocs proposés par UML 2.

Le chapitre 4, consacré à l’aspect comportemental des objets est, comme on peut s’y attendre dans le domaine du temps réel, essentiellement consacré aux automates d’état. Les « timing diagrams » apparus ultérieurement avec UML2 y sont aussi évoqués.

Le chapitre 5 dédié à l’architectural design s’appuie sur une approche à 3 niveaux (Architectural design, mechanistic design et detailed design). Les 2 niveaux suivants seront étudiés aux 2 chapitres suivants. L’architectural design se focalise sur la structure en couche et en package, la définition des protocoles d’échanges et le modèle de concurrence. Outre l’utilisation classique des diagrammes de dépendances entre packages, on a aussi droit à l’utilisation moins courante des diagrammes de déploiement. Les protocoles sont fort logiquement décrits à l’aide de collaborations et de diagrammes de séquence. Ce chapitre est également l’occasion de développer certains patterns architecturaux tels que : Monitor-Actuator, Watchdog, Safety executive, Diverse redundancy, Homogenous redundancy, ainsi que les plus classiques Proxy et Broker. La description de la concurrence s’appuie sur des diagrammes de déploiement où figurent les instances de tâches : non standard mais diablement clairs et utiles !

Comme on pouvait s’y attendre, le chapitre 6 traite du « mechanistic design ». Ceux-ci exposent les choix tactiques de conception, à savoir les design patterns mis en œuvre. Quelques patterns viennent étoffer les très classiques patterns du GoF (Rendez-vous, Transaction,…), ils sont très logiquement documentés à l’aide de Collaborations UML.

Le chapitre 7 « detailed design » traite du troisième niveau de l’approche architecturale. Ici, ce sont les structures de donnée, les complexités algorithmiques et la gestion des exceptions qui sont abordées.

Ce livre est sommes toutes complet sur l’usage d’UML dans le domaine du temps-réel. Il commence assez doucement et plutôt classiquement (voir faiblement) sur l’expression du besoin, mais surprend en couvrant l’ensemble du cycle de développement, y compris la conception détaillée avec UML, ce que l’on n’est pas forcément habitué à voir. Le public est aussi clairement visé : les ingénieurs travaillant dans le temps réel. Les autres seront peu ou pas concernés…

real-time-UML

Référence complète : Real-Time UML, Developing efficient objects for embedded systems – Bruce Powel Douglass – Addison Wesley / O.T. series 1998 – ISBN : 0-201-32579-9

Real-Time UML: Developing Efficient Objects for Embedded Systems

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