Note de lecture : Grace Hopper and the invention of the information age, par Kurt W. Beyer

Note : 7 ; Le souffle épique allié à la rigueur académique pour cette biographie passionnante.

Une biographie d’une des figures majeures de l’informatique publiée aux MIT press : on est en droit de s’attendre à un texte plutôt aride. C’est loin d’être le cas. Nous allons voir cela ensemble. Mais commençons par le commencement.

Cette biographie compte 320 pages, mais comme il s’agit d’un format « roman », le volume de texte est moindre que l’équivalent en livre informatique. L’équivalent serait de 250 pages, je pense. Le tout est découpé en 12 chapitres.

Le premier chapitre « the myth of the amazing Grace » est aussi le plus difficile à lire. Il est un peu en marge de la biographie elle-même. L’auteur y analyse avec le recul l’impact de l’amirale sur l’histoire de l’informatique et ce qui l’a conduit à mener ce travail de recherche. Il évoque la rationalisation et la démystification de son travail. La motivation est donc là : faire un travail de reconstruction objectif documenté et argumenté. Après cette lecture (et le peu de connaissance de l’histoire de Grace Hopper que j’avais alors), je dois dire que l’effet obtenu est tout à fait l’inverse !

Le second chapitre « The rebirth of Grace Murray Hopper » débute réellement la biographie. Il passe plus que rapidement sur les premières années de sa vie pour réellement débuter avec ses études de doctorante, puis de professeure en mathématique. Ceci, c’est pour la première partie du chapitre. Elle s’articule sur la seconde : son engagement dans la Navy et sa rencontre décisive avec le commandant Howard Aiken.

« The origin of computer programming », le troisième chapitre du livre et aussi le plus long ne se résume pas en quelques mots. L’auteur nous fait revivre les instants que ont amené Grace Hopper à créer et définir le métier de programmeur et même la découverte du premier bug ! C’est aussi l’histoire des obstacles qu’il a fallu surmonter, de la façon dont Grace Hopper a gagné le respect et la confiance de son supérieur dans un environnement extrêmement militaire et misogyne.

Après le guerre, de nouveaux défis attendent Grace Hopper, d’abord comme moteur du laboratoire de calcul d’Harvard puis comme animatrice des premières communautés de développeurs. Les chapitres 4 et 5 couvrent ces périodes.

Le symposium de 1947 sera l’occasion de faire germer une idée qu’elle portera malgré l’hostilité des développeurs : la conception de langages de haut niveau et le développement d’un compilateur. C’est dans les années 60 que la carrière de Grace Hopper atteindra son point culminant en dirigeant de main de maitre le comité à l’origine du Cobol.

L’ouvrage se veut sans concession, aussi bien sur les défauts et les faiblesses de celle que l’on pourrait considérer comme l’héroïne de cette biographie, que les qualités le travail et la persévérance dont a su faire preuve Grâce Hopper. Tout en gardant la rigueur académique exigée par l’exercice, l’auteur fait passer le souffle épique d’une période particulière : celle de la naissance de l’informatique par l’une des plus grandes figures, sinon la plus grande, de cette époque.

Une lecture parfois difficile, mais souvent éclairante et passionnante qui témoigne d’une époque.

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Référence complète : Grace Hopper and the invention of the information age – Kurt W. Beyer – MIT Press 2012 – ISBN : 9780262517263

Grace Hopper and the Invention of the Information Age (Lemelson Center Studies in Invention and Innovation series)

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Note de lecture : Fearless Change, par Mary Lynn Manns & Linda Rising

Note : 5 ; Où l’on apprend quand même quelques trucs intéressants chemin faisant d’une lecture quand même un peu poussive…

Impulser, réussir et maintenir des changements de pratique ou de culture dans une entreprise est une mission difficile. En fait, cela rate dans la très grande majorité des cas. Les auteurs de langage de patterns (car c’est de cela que l’on parle) ont mené un long et minutieux travail de collecte d’informations, d’interviews et de revue pour produire ce livre. En fait, j’en fus même un peu le témoin car une partie du travail de revue se fit lors de la conférence PLOP 1999 à laquelle je participais (mais pas dans le même groupe de travail).

Pour moi, la mauvaise nouvelle est que ce livre partage les mêmes problèmes que presque tous les livres basés sur des langages de patterns : ils font des livres peu plaisant à lire. En effet, en lecture linéaire, c’est un peu comme lire le catalogue de la redoute. Ca se fait mais il faut être pas mal motivé. Pour en terminer sur la forme, on notera que les patterns présentés utilisent la forme Alexandrienne, donc la forme dite « classique ». C’est un peu comme, en poésie, composer son œuvre en Alexandrins (mon humour est décidément trop fort pour moi !). La taille de chaque pattern varie entre 2 et 8 pages, approximativement.

Après la forme, le fond. Les 250 pages de l’ouvrage sont découpées en 3 parties très inégales. La première partie est assez classique. Elle compte 85 pages et est constitué de 12 chapitres qui sont donc tous très courts.

Après une courte introduction au changement et aux patterns, les chapitres 3 à 12 introduisent les patterns par nature d’usage, c’est à dire en les regroupant par demi-douzaine environ en utilisant la technique du story-telling. Cela rend ces courts chapitres plaisants à lire, mais ils me donnent aussi l’impression fugace de ne pas rentrer au cœur de l’action.

La seconde partie « expériences » est très courte avec ses 14 pages qui présente succinctement quelques cas d’usages (4 en tout) des patterns qui seront ensuite présentés en indiquant la stratégie de mise en œuvre de ces différents patterns. C’est très abstrait, d’autant qu’à ce stade on n’a pas encore passé en revue les patterns en question.

La 3ème partie est de loin la plus volumineuse, elle est la substance du livre : 49 patterns couvrant près de 150 pages classés par ordre alphabétique. Bien sûr, impossible (et inutile) de les lister ici. Voici quelques uns de mes préférés :

  • Brown Bag : Pour créer un environnement propice et ouvert aux idées innovantes dans un climat détendu.
  • Do Food : Encore de la nourriture ! C’est un moyen propice pour transformer le climat d’une réunion et en faire un événement festif !
  • External Validation : Lorsqu’une idée est difficile à faire passer… et qu’elle est mieux écoutée si elle adoubée par quelqu’un d’autre.
  • Local sponsor : Aider l’introduction du changement avec le support d’un manager local.

Bien sûr, il y a d’autres patterns qui m’ont plu. D’autres m’ont paru naïf ou même simplement inutiles. Je pense par exemple à :

  • Just do it : Mettre en œuvre les changements pour pouvoir en parler. Hum !
  • Just say thanks : Ne pas oublier à remercier ceux qui vous ont aidé. Sans blagues ? Heureusement que j’ai un pattern pour ça…
  • The right time : Penser à choisir le moment propice pour mettre en place une action ou parler de quelque chose. Ouais…

Les langages de pattern font rarement des lectures palpitantes. Je l’ai dit au début. Et ce bien que je me considère depuis longtemps comme un aficionado des patterns. La forme Alexandrienne favorise les patterns très courts et limités précisément à une seule idée. Suivant ce cheminement il était inévitable de finir avec un nombre important de patterns, d’où la nécessiter de les « clusteriser » comme cela a été fait en première partie du livre, et c’est évidemment une bonne idée.

Hormis le côté un peu rébarbatif de la lecture façon patterns, la succession des patterns passés en revue me les a fait classer en 3 catégories :

  • Les patterns creux, voir vide de sens.
  • Ceux qui m’ont semblé « juste OK ».
  • Ceux qui ont soulevé un point intéressant, à garder en mémoire pour l’avenir.

La plus large population est la seconde. Sans rendre la lecture désagréable, ils ne donnent pas une substance particulière au livre, tandis que la première catégorie fait un peu « bouche trou ». C’est évidemment la troisième catégorie qui fait le véritable intérêt du texte, et cela concerne une douzaine de patterns, dirais-je. On m’avait dit le plus grand bien de livre, voir plus, et cet écho m’est venu de diverse directions. C’est peut-être pour cela que le texte m’a laissé un arrière goût de déception. Mais cela ne doit pas forcément être votre cas.

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Référence complète : Fearless Change, Patterns for introducing new ideas – Mary Lynn Manns & Linda Rising – Addison Wesley 2005 – ISBN : 978-0-201-74157-5

Fearless Change: Patterns for Introducing New Ideas

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Note de lecture : La Revanche du Rameur, par Dominique Dupagne

Note 7 ; Des maux inhérents aux hiérarchies du pouvoir à la médecine 2.0

Dominique Dupagne est une figure de la médecine 2.0 en France, on pouvait s’attendre à le voir concocter un livre sur ce sujet. Oh bien sûr, le texte rejoint son sujet de prédilection à un moment donné. Pourtant ce n’est pas le sujet principal de l’ouvrage. Ce livre traite de l’oppression des hiérarchies et plus précisément de l’oppression des hiérarchies des mâles dominants (les femelles étant épargnées par cette quête absurde du pouvoir).

Ce livre a donc trait au fonctionnement de nos sociétés et de nos organisations, ou plutôt de leurs dysfonctionnements. Car l’auteur nous révèle que cette structure pyramidale recèle en elle les germes de sa propre destruction. Mais à ceux qui prétendent que ce fonctionnement n’est pas naturel, Dominique Dupagne nous assène qu’au contraire cet ordre des choses est profondément ancré chez les primates : le mâle pouvant, par sa nature, prétendre à une descendance « illimitée » (ce qui n’est pas le cas des femelles), il s’ensuit une compétition pour la domination ouvrant l’accès aux femelles et à la nourriture. Les arcanes du pouvoir actuel sont une directe incarnation des primates que nous fûmes il y a plus d’un million d’années. Remplaçons la nourriture par l’argent et les femmes par … eh bien toujours les femmes ! Et ce modèle se réplique partout : dans l’entreprise et même les associations ! L’homme a peut-être évolué, mais ses comportements fondamentaux sont toujours au point mort.

L’auteur illustre abondement les fruits de cette organisation : déshumanisation, « standardisation » absurde, systèmes de contrôle qualité sans finalité cohérente (ou sans finalité du tout, d’ailleurs). Bien sûr le monde de la médecine sert abondement à illustrer le propos, avec les dysfonctionnements du système hospitalier, par exemple. Mais aussi par le lobbying des laboratoires, comme dans l’affaire du Mediator qui est largement décortiqué dans ces pages.

Face à ce constat sévère, la seconde partie fait contrepoint : c’est la recherche des solutions. Et pour trouver des solutions, il faut bien comprendre le problème. L’auteur commence par un parallèle avec le système immunitaire qui, loin de concevoir des solutions complexes fonctionne par adaptabilité et convergence. C’est un mode de fonctionnement qui a trait aux systèmes complexes. Et c’est bien de cela dont nous parlons ! La voie qu’explore Dominique Dupagne (et qui nous rapproche de la médecine 2.0) est celle des réseaux sociaux, la force de la connaissance répartie chez les acteurs d’une communauté à comparer à celle d’une élite qui prétendrait détenir la vérité.

Sur ces points, l’enthousiasme de l’auteur me semble exagérer, et bien qu’il se défende de faire, comme il dit, une hagiographie de Google, c’est tout de même ce qu’il fait. Le paysage qu’il dépeint semble idyllique, alors qu’il est loin de l’être ! Maintenant, on ne peut reprocher à l’auteur de défendre ses idées, voir ses croisades : celle d’un Web 2.0 qui pourrait mettre fin aux hégémonies des hiérarchies au pouvoir !

La troisième partie est consacrée au « futur qui marche », où comment on peut trouver aujourd’hui les prémices d’une solution effective. La première qu’énonce l’auteur me fera nécessairement plaisir : il s’agit de l’agilité (et aussi de l’open-source). Les prémices plus éloignées ont trait à la restructuration de l’entreprise et à l’importance de ce que l’on appelle souvent les « liens faibles ». Il s’agit de dynamiques d’entreprise différentes promues entre autre par le Stoos Network. J’aurais pensé que Dominique Dupagne aurait évoqué le sociocratie à plus long terme, mais il a préféré évoquer l’hétérarchie.

Suivre le propos de l’auteur n’est pas évident, surtout au début de l’ouvrage où l’on ne comprend pas vraiment où il veut nous emmener. Mais tout comme il est un orateur hors pair, Dominique Dupagne écrit très, très bien ! Au final le livre n’est pas seulement riche d’enseignement et d’informations. Il est passionnant, éclairant et inspirant. Bref, lisez-le !

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Référence complète : La Revanche du Rameur – Dominique Dupagne – Michel Lafon 2012 – ISBN : 978-2-7499-1587-6

Harry Potter and the Goblet of Fire (Harry Potter, #4)

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Note de lecture : OSWorkflow, par Diego Adrian Naya Lazo

Note : 7 ; Un tour d’horizon clair concis et efficace

Est-il possible de faire un tour d’horizon introductif d’OSWorkflow en moins de 200 pages ? De toute évidence : oui, et cela sans faire particulièrement de concessions au sujet traité. Cet opuscule est en effet découpé en 8 chapitres, chacun focalisé sur une facette précise.

Le premier chapitre, comme il se doit traite de la vue d’ensemble d’une SOA animée par un moteur d’orchestration et de la vue de cette architecture par le WfMC. 20 pages suffisent à cela.

Le second chapitre nous donne déjà toutes les clés sur les capacités d’OSWorkflow en nous présentant les éléments les plus importants de la définition d’un workflow avec OSWorkflow et comment le tester !

A partir du chapitre 3, on rentre dans des aspects plus pointus : écrire du code Java qui s’interfacera avec le moteur de Workflow ! Les choses sont exposées simplement et progressivement, on n’est jamais perdu.
Le chapitre 4 termine les aspects applicatifs généraux en évoquant l’intégration du moteur au sein d’une application.

C’est à partir du chapitre 5 que sont traités les aspects avancés. Ils ouvrent de nouvelles perspectives et sont rafraichissants sur ce point. Le chapitre 5 (justement) est un bon essai en ce sens, mais tout en donnant une bonne idée sur ce qu’est l’intégration d’un moteur de règles, il n’est guère convaincant. Et quitte à parler Open-Source, pourquoi ne pas avoir plutôt évoqué Jess ?

L’intégration de Quartz, évoquée au chapitre 6 est plus intéressante, car elle permet d’imaginer des architectures non seulement basées sur des workflows, mais également asynchrones . Là encore les exemples sont suffisamment simples et complets pour donner une bonne idée de la chose.

J’ai particulièrement apprécié le chapitre 7 et son traitement des CEP (complexe events processing) avec ESPER. C’est en fait la première fois que je vois évoqué concrètement la mise en œuvre de ce concept. Bravo !

Le chapitre 8 est un peu l’inattendu de cet ouvrage, puisqu’il ne traite rien de moins que le BAM ! L’implémentation est faite avec Pentaho BI (qui est plutôt une suite qu’un framework Open-Source), mais l’ensemble est convaincant.

Voici donc un opuscule qui remplit globalement ce que l’on attend de lui : un tour d’horizon du moteur de workflow, avec des exemples. Il vous sera incontestablement utile si vous souhaitez mettre en œuvre OSWorkflow, mais seulement au début, car il limite ses ambitions aux aspects introductifs, ce qui constitue le point faible du livre.

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Référence complète : OSWorkflow, a guide for Java developers and architects to integrating open-source Business Process Management – Diego Adrian Naya Lazo – Packt Publusing 2007 – EAN : 978 1 847191 52 6

Osworkflow: A Guide for Java Developers and Architects to Integrating Open-Source Business Process Management

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Note de lecture : Software in 30 days, par Ken Schwaber & Jeff Sutherland

Note : 3 ; Déçu, déçu, déçu et anachronique !

Jurgen Apello a qualifié ce livre de « poorly writen marketing brochure ». Je dois avouer que cela résume bien le livre. Pourtant, je me réjouissais d’avoir enfin un texte co-écrit par les 2 créateurs de la méthode, mes attentes étaient donc élevées, c’est certain. Voyons ce qu’il en est.

Le livre est bref : 125 pages (rajoutons les 3 très volumineuses annexes qui comptent tout de même 60 pages), sur 10 chapitres rassemblées en 2 sections. C’est du John Wiley, le papier est dégueulasse, c’est une habitude chez cet éditeur. En fait, ça commence même mal dès la couverture : qui fait encore du Scrum sur 30 jours ? Les auteurs sont restés campés sur leur position vieille de 20 ans (pour être précis). Le monde a changé entre temps, ils ont choisi de décider que le monde avait tord et que la Vérité promulguée il y a 2 décennies était inaltérable. En tout cas, cela ressemble à ça.

Long d’un peu plus de 50 pages et fort de 4 chapitres, la première section défends l’idée que toutes les organisations peuvent produire du logiciel… en 30 jours (encore !). Les 13 pages du 1er chapitre introduisent la « crise du logiciel ». C’est l’introduction classique à l’agilité. L’intérêt ici, c’est de s’appuyer sur des études datant de 2011 au lieu de la classique étude du Standish group de 2002 !

Au chapitre 2, on s’intéresse à l’essence de Scrum : l’empirisme. Un propos que j’ai l’impression d’avoir déjà lu il y a 10 ans dans les ouvrages précédents de Ken Schwaber. Plus pathétique encore : comparer cette approche au Waterfall. Sans doute il y a-t-il encore un peu de Waterfall sur des projets dans des coins, mais que diable, nous sommes en 2013 !

Après l’introduction, la mise en œuvre. Le chapitre 3 nous propose de choisir un projet pilote pour mettre en œuvre Scrum. C’est à mon avis un anachronisme de plus, car si ce concept pouvait exister il y a 10 ans, aujourd’hui les projets qui ne sont pas critiques ne sont simplement pas faits. Seule bonne nouvelle : le chapitre est court.

Cette première partie s’achève sur un court chapitre de 8 pages qui pose et investigue la question : quelle est la prochaine étape ? C’est une introduction à la seconde partie.

Cette seconde partie, justement, compte 70 pages sur 6 chapitre. Elle débute par le chapitre 5 qui présente les grandes lignes du framework Scrum. Le grand moment de rigolade de ce chapitre, c’est quand les auteurs prétendent que la majorité des mises en œuvre de Scrum se font avec des durées de 30 jours et que la réduction de cette durée à 2 semaines n’affecte que de façon très marginale les durées des meetings de début et fin d’itération. C’est ce qu’on appelle être bien à côté de ses pompes !

Le chapitre 7 nous présente le « studio Scrum ». C’est peut-être le chapitre le plus intéressant du livre, sans qu’il soit non plus transcendant. Mais au moins on parle un peu sérieusement de la « definition of done », par exemple.

Les chapitres 8 et 9 évoquent Scrum au niveau de l’entreprise. Cela reste dans la même veine que l’Enterprise Scrum de Ken Schwaber, rien de nouveau et c’est nettement plus superficiel.

Enfin le chapitre 10 nous parle de cycles d’amélioration de Scrum. Là encore un propos qui fait double emploi avec la prose de Agile Project Management with Scrum de Ken Schwaber.

Le Scrum Guide de l’annexe B est celui disponible en ligne. OK, cela occupe au moins un peu de place. Le « playbook » de l’annexe 3 est plus originel, quoiqu’il date de 2005 !

Ce livre est une grosse déception à de nombreux niveaux. Clairement j’attendais mieux des créateurs de la méthode. Le propos est très superficiel, et même carrément marketing. Je m’attendais à y voir les tripes des auteurs, y sentir des choses profondément ancrées : rien. Le seul intérêt que je peux voir est l’usage exclusif des termes et concepts originaux de Scrum. Ainsi on y parle exclusivement de « product backlog items (PBIs) », là où il semble admis un peu partout de parler de user stories… le retour aux fondamentaux n’est pas nécessairement un mal partout.

S’il n’y a pas de raison à bouleverser le framework Scrum, le propos n’a pas non plus changé d’un iota. Un certain nombre de points souvent dogmatiques sont toujours là et présentés comme indiscutables. Pourtant ils peuvent l’être ou être anachroniques, tel la durée des sprints sur 30 jours (ce que je n’ai ni pratiqué, ni jamais vu pratiqué). Un livre que je déconseille très fortement à tout le monde. Les bons livres sur Scrum existent. Ailleurs.

Référence complète : Software in 30 days – Ken Schwaber & Jeff Sutherland – John Wiley & sons 2012 – ISBN : 978-1-118-20666-9

Software in 30 Days: How Agile Managers Beat the Odds, Delight Their Customers, And Leave Competitors In the Dust

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Note de lecture : Expert Cube Development with Microsoft SQL Server 2008 Analysis Services, parChris Webb, Alberto Ferrari & Marco Russo

Note : 6 ; Peut-être pas expert, mais certainement éclairé.

Comme son nom l’indique, ce livre a pour but de faire de vous un « expert » du décisionnel avec SQL Server et plus précisément avec son sous-ensemble Analysis Services. Expert est certainement prétentieux. Disons, raisonnablement opérationnel. Pour arriver à nos fins, ce texte compte 330 pages sur 10 chapitres. Voyons ce qu’il en est.

Le premier chapitre s’abstrait de SQL Server pour présenter les fondamentaux de la conception de modèles OLAP. Il est assez surprenant de pragmatisme et d’efficacité. La plupart des choses que l’on a besoin de savoir sont couvertes dans ses 36 pages.

Le second chapitre ressemble déjà plus à du Packt publishing : on est guidé pas par pas vers la création d’un premier cube simple. Le 3ème chapitre y fait suite avec des éléments plus complexes comme les SCD.

Les aspects mesures et groupes de mesures complètent le panel de ce que l’on peut faire sur les dimensions au chapitre 4.

Les chapitres 5 à 7 se focalisent sur les aspects analyse. D’abord avec le forage de données au chapitre 5, puis avec l’ajout d’indicateurs calculés au chapitre 6 et enfin avec des opérations de conversion au chapitre 7.

Les 3 derniers chapitres ont une coloration « production ». Ca commence au chapitre 8 avec l’exploration des aspects performance. On y parle partition, agrégations et tuning des requêtes MDX. Le chapitre 9 explore les aspects sécurité de façon assez approfondie, plus qu’on en a le plus souvent besoin. Par contre le sujet de l’accès au cube par http mérite le détour. Le chapitre 10 porte le doux nom de « productionization ». On y parle beaucoup gestion des partitions. Enfin le chapitre 11 aborde le monitoring mais n’est pas inoubliable.

Contrairement au livre de Larson, celui-ci fait le choix de se focaliser uniquement sur la construction du cube et non pas sur tout le processus décisionnel qui inclurait alors SSIS. Même si l’on peut arguer que les approches sont différentes et les livres difficilement comparables, je préfère Larson à la fois plus complet et plus pédagogique.

Parmi les points intéressants : des conseils d’usage pour ne pas se retrouver le bac dans l’eau et des liens vers des articles de blog développant tel ou tel aspect…

Expert Cube Developpement with Microsoft SQL Server 2008 Analysis Services

Référence complète : Expert Cube Development with Microsoft SQL Server 2008 Analysis Services – Chris Webb, Alberto Ferrari & Marco Russo – Packt Publishing 2009 – ISBN : 978-1-847197-221

Expert Cube Development with Microsoft SQL Server 2008 Analysis Services

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Note de lecture : SQL Avancé, par Joe Celko

Note : 8 ; La grande référence du SQL

Joe Celko, c’est un peu le pape du SQL. Avec lui, on est certain que le sujet ne sera pas traité superficiellement. L’ouvrage accuse près de 20 ans d’âge, mais le sujet ne subit pas des mutations telles que l’ouvrage en devienne obsolète. Voyons ce qu’il en est. L’ouvrage comprends 450 pages incluant 2 courtes annexes. Il est découpé en pas moins de 29 chapitres, donc avec une moyenne d’environ 15 pages pour chacun d’entre eux.

La courte introduction du chapitre 1 nous amène directement au solide chapitre 2 qui pose les bases de la modélisation de bases de données. On y parle formes normales, normalisation … et dénormalisation.

Les chapitre 3, 4 et 5 sont consacrés aux types de données numériques, temps et chaines de caractères respectivement. Ce sont des exemples de précision et de qualité. Nombre de subtilités que l’on peine à maîtriser sont développées ici. Les subtilités des représentations en virgules flottantes ne sont pas esquivées, tout comme les aspects les plus pointus sur les calculs de dates.

Consacrer un chapitre à NULL pourrait paraître exagéré, mais le chapitre 6 couvre le sujet de manière particulièrement pointue voir ardue, puisque l’on aborde les logiques d’opération avec NULL. Par comparaison, le chapitre 7 consacré aux « autres objets du schéma » est un joyeux fourre-tout traité de manière plutôt succincte.

Le chapitre 8 couvrant les opérations sur les tables nous permet de souffler un peu. Pas grand chose de nouveau pour moi, mais le sujet des delete, insert et update est couvert de manière plus que convenable.

Du chapitre 9 au chapitre 15, on couvre les prédicats au sens large. D’abord avec les opérateurs de comparaison au chapitre 9, également appelés « thêta » par Codd (j’ignorais cela). Les aspects de conversion de données qui y sont corrélés sont aussi couverts. Les prédicats avec valeurs et les prédicats like sont éjectés en quelques pages. Between et overlap sont des prédicats que j’utilise très peu, ils sont particulièrement bien appréhendés dans le chapitre 12, exemples et schémas à l’appuis !

Au chapitre 13, on appends que « in » (et « not in ») sont sujets à des questions de performance et l’auteur nous offre quelques pistes de réflexion. Fort logiquement, le chapitre 14 aborde « exists » et couvre des questions telles que le comportement avec des valeurs nulles ou le choix d’utilisation d’exists par rapport à une jointure. On termine le tour du propriétaire avec des questions sur les sous-requêtes, l’usage de « unique », etc… au chapitre 15.

Le chapitre 16 est un incontournable : il traite du « select ». Cela conduit à un chapitre d’une trentaine de pages qui inclut fort naturellement des éléments tels que les jointures de tout poil et autres « group by ». Dans le même ordre d’idées, les vues traitées au chapitre 17 nécessitent un peu plus de 20 pages dans lesquelles sont évoquées les vues en lecture seule ou en écriture, les indexations, les vues matérialisées ou les vues imbriquées. Le chapitre 18 sur les partitions est un peu plus ésotérique pour moi, mais il est assez court.

Du chapitre 19 au chapitre 22 on évoque les opérations sur les agrégats. Ca commence doucement au chapitre 19 avec les opérations sur les groupes avec « group by » et « having », même si l’auteur va bien plus loin que ce dont j’ai l’habitude. Les fonctions d’agrégats (count, avg, etc…) sont des grands classiques. Ils sont traités sans surprises au chapitre 20. Les surprises, on en a plus au chapitre 21 avec les statistiques. Franchement, ça arrache bien la gueule avec les médianes de Murchison ou de Celko (eh oui !). Variance, écart-type, pourcentages cumulés : on peut faire tout ça avec SQL ! Les régions, suites et séquences traitées au chapitre 22 sont au-delà de ce que j’ai l’habitude de voir. Mais le chapitre est assez court.

Le chapitre 23 est une petite curiosité car il aborde un sujet hérétique en SQL : la représentation des tableaux dans les tables. Amusant.
Les chapitre 24 et 25 parlent des opérations sur les ensembles. D’abord avec les fameuses clauses union et intersect. Ensuite avec les sous-ensembles au chapitre 25.

La représentation des graphes en bases relationnelles est un sujet complexe, essentiellement parce que ce type de base n’est pas fait pour cela. Les chapitres 26 et 27 sont plutôt velus car ils abordent directement cette question. D’abord avec les arbres au chapitre 26. L’auteur n’est pas avare de schémas, de représentation et d’algorithmes de recherche. On y traite aussi des fonction d’insertion, de suppression et de rééquilibrage !

Le chapitre 27 dédié aux graphes paraît presque simple par comparaison. Aussi solidement traité cela soit-il, Joe Celko n’a pas tout dit sur le sujet : il a consacré un autre ouvrage spécifiquement sur cette question.

Les deux derniers chapitres du livre peuvent être considérés comme des conseils d’expert. Le chapitre 28 est dédié aux performances : à quelles éléments de la requête doit-on prêter attention, que faut-il éviter, etc… Le dernier chapitre est consacré à des considération de conception assez pointues : échelles de valeur, codification, clés de vérification, etc… C’est pas pour les enfants !

Quand on plonge dans ce livre, on comprend rapidement que la réputation de Joe Celko en tant qu’autorité du SQL n’est pas usurpée. C’est du très, très solide ! La prose est assez accessible, mais l’auteur ne fait aucune concession au niveau d’information fourni. Et quand les explications sont pointues (donc assez souvent), il convient de bien s’accrocher. Heureusement, la matière s’appuie de très nombreux exemples en code SQL, avec des données et des représentations graphiques. Cette édition est bien sûr assez ancienne. Il est d’ailleurs amusant de voir l’auteur se référer très souvent au Cobol (parfois même au PL/1) et à de rares occasions au C. Des éditions ultérieures ont vu le jour, la dernière date de 2010 et compte près de 900 pages !

Je ne saurais trop conseiller Joe Celko pour quiconque veut rentrer sérieusement dans le SQL. Mais cette lecture est aussi un sérieux investissement de temps et d’auto-formation !

SQL Avancé, 2nd édition

Référence complète : SQL Avancé – Joe Celko – Vuibert 1999 (V.O. : Joe Celko’s SQL for Smarties : Advanced SQL programming ; Morgan Kauffman pub. 1995 ; ISBN : 94104-3205) – ISBN : 9782711786367

Harry Potter and the Goblet of Fire (Harry Potter, #4)

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Note de lecture : Don’t Just Roll the Dices 2nd edition, par Neil Davidson & Jamie Rumbelow

Note : 8 ; Condensé, clair, bien écrit, pertinent et qui plus est, gratuit ! Ne ratez pas cette lecture !

Quel est le bon prix pour votre produit ? Est-ce simplement son coût agrémenté d’une marge ? Dans ce livre (qui est plutôt un livret), Neil Davidson nous propose une réflexion approfondie sur la question, en partie étayée par des exemples du marché, mais aussi en bonne partie étayée par sa propre expérience à Red Gate Software. Ce texte ne livre pas de solution magique, mais il donne d’excellentes voies à explorer et donne des clés pour les utiliser. D’une certaine manière, il reflète en condensé le « business model generation » qu’il ne cite pourtant pas dans les sources.

Court, ce texte l’est avec moins de 70 pages. En fait, il donne même l’impression d’avoir été raccourcis dans sa seconde édition, car il était long d’environ 80 pages lorsqu’il était publié chez Simple Talk Publishing. Mais je pense (sans l’avoir vérifié) que le format du nouvel éditeur donne simplement un total de pages moins élevé pour la même somme de contenu. Le livre compte 6 chapitres, ils sont assez courts, le plus velu totalisant à lui seul un peu plus de 20 pages.

Le premier chapitre « economics » est une mise en bouche où l’auteur nous expose la théorie du prix de vente, c’est à dire l’équation prix / volume qui nous amène à un point d’optimal hélas pratiquement impossible à deviner. C’est plein de graphiques, facile et agréable à lire.

Le second chapitre « pricing psychology » s’attaque à la perception du produit et l’auteur propose plusieurs axes pour adresser cette perception. De nouveau on retrouve trace du « business model generation », mais c’est dit de manière simple, sans modèle et permet d’appréhender le concept et ses variantes efficacement en quelques pages.

Le chapitre trois « pricing pitfalls » nous parle des différents écueils à adresser : la concurrence, le « switch », la corrélation du prix et du coût, etc… C’est peut-être le chapitre le plus faible, mais croyez-moi, ce n’est pas une raison pour le sauter !

Le chapitre 4 « advanced pricing » est le fameux chapitre costaud. Celui-ci présente les différents axes stratégiques permettant des déclinaisons de prix : versions, déclinaisons, zones géographiques ou groupes démographiques, bundles, stratégies de licence, abonnements, etc… L’auteur étaye chaque cas de figure d’informations et de points d’attentions et donne souvent des exemples de réussites mais aussi d’échecs en les étayant. Le condensé d’information donné dans ces 20 pages laisse tout bonnement dubitatif !

Le chapitre 5 « pricing perception » discute du « message » qu’envoie le prix ou la stratégie de prix que vous prévoyez et la nécessité d’aligner le marketing et le service à ce message. Et une dernière chose : l’auteur est clair sur l’inutilité des études de marché sur ce point. Par contre, on peut faire des expérimentations. A ce point, le texte se teinte un peu de « Lean Startup ».

On a déjà beaucoup de matériel utile, mais le petit chapitre 6 est une cerise sur le gâteau : une checklist pour aider notre réflexion sur le prix ! Evidemment, il reprends de manière extrêmement synthétique les points déjà vus. Juste 2 pages pour ça, bon boulot !

Vous l’aurez compris à mon enthousiasme : je recommande fortement cette lecture qui ne mobilisera guère que 2 ou 3 heures de votre attention. Savoir ce livre gratuit est un plus mais il justifie sans problème un prix, même en eBook. J’ai eu l’impression de lire sinon un condensé du « business model generation », une vue de celui-ci filtrée sur le thème du prix et complétée de matériel original. A ne pas rater, donc !

Don't just roll the dice, 2nd edition

Référence complète : Don’t Just Roll the Dices, 2nd edition – Neil Davidson & Jamie Rumbelow – Efendi Books 2012 – ISBN : 978-0-9571791-2-7

Don t Just Roll the Dice, 2nd edition

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Note de lecture : Alan M. Turing, par Sara Turing

Note : 4 ; Point et contrepoint sur la vie d’Alan Turing

Les parents ne devraient jamais survivre à leurs enfants. C’est pourtant la mère d’Alan Turing qui signe la biographie d’une des plus grandes figures scientifiques du 20ème sciècle décédé à l’age de 42 ans.

En fait, le livre (quoique court) ne compte pas seulement la biographie écrite par Sara Turing. Sur les 166 pages du texte, seules un peu plus de 120 viennent de sa plume. La courte seconde partie est dédiée à deux essais sur le « computing machinery » et « morphogenesis ». S’ils aident en partie à comprendre l’œuvre d’Alan Turing, ils ne sont pas très faciles d’accès, surtout le second. Il faut aussi compter avec la contribution de son frère John qui compte une vingtaine de pages (j’y reviendrais) et aussi sur les 18 pages d’avant-propos qui donnent un éclairage un peu plus neutre.

Revenons sur le texte de Sara Turing.

Sara Turing a écrit cette biographie en 1959, soit 5 ans après le décès de son fils cadet et alors agée de 78 ans. Le texte compte 13 chapitres, chacun étant très court. Je n’ai pas trouvé ce texte facile à lire, le style est de l’anglais ancien qui m’a fait pas mal souffrir et le moins que l’on puisse dire est qu’il manque de souffle épique. On ne peut non plus espérer que ce texte soit objectif. Comme le dit son frère dans sa partie, la lecture donne l’impression d’un Alan Turing parangon de vertu, ce qui est quand même difficile à croire. Le texte est découpée en périodes de la vie du mathématicien. Ce sont surtout des faits et des annecdoctes plus que des pensées profondes. Le texte est décevant à cet égard. Les 4 ou 5 premiers chapitres sont même assez pénibles à lire, la chose s’améliore un peu ensuite.

J’aurais aimé une contribution plus conséquente de son frère John. Mais il n’a écrit ce chapitre que pour offrir un contrepoint à la prose de sa mère qu’il juge biaisée (j’avoue que c’est assez facile à admettre). Sa contribution n’est pas nécessairemnt objective non plus, car il est très critique à propos de son jeune frère à de mains égards, mais il l’est aussi à propos de lui-même. Ce texte se lit mieux et va plus en profondeur que celui de sa mère.

Il eut été illusoire d’aborder ce livre en pensant lire la « biographie définitive » d’Alan Turing. Sara Turing n’est pas une écrivain et le contenu est visiblement emprint de nombreux biais, et même révisioniste à certians égards. A aucun moment elle n’évoque son homosexualité, même si on ne saurait réduire le célèbre mathématicien à ce seul aspect de sa personnalité. Il complète certainement l’image que l’on pourra s’en faire, mais il convient de rester critique par rapport à cette lecture.

Alan M. Turing

Référence complète : Alan M. Turing – Sara Turing – Cambridge University Press 1959, 2012 – ISBN : 978-1-107-02058-0
Point et contrepoint sur la vie d’Alan Turing

Alan M. Turing: Centenary Edition

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Coaching Plain & Simple, par Peter Szabo & Daniel Meier

Note 7 ; Un texte concis et clair pour parler de coaching bref.
J’aime bien les livres très courts pour 3 raisons :

  • On se voit avancer rapidement vers la conclusion de l’ouvrage.
  • Le format accentue la nécessité d’efficacité du propos. Un point que je suis pas forcément quand is s’agit de rédiger la note de lecture…
  • Et ça me permet de produire une note de lecture à pas cher, sans avoir investi terriblement dans la lecture.

Ici, il est question de coaching bref, cela paraît donc cohérent que le support écrit le soit aussi. En l’occurrence, on parle ici d’une centaine de pages sur 12 chapitres auxquels il faut ajouter une FAQ sous forme d’interview avec les auteurs.
Qu’est-ce que le coaching ? C’est une question reccurente, sutout aujourd’hui quand tout le monde s’auto-programme « coach ». Les auteurs nous donnent 2 clés :

  • L’importance du cadre, et comment il peut sublimer le contenu, par exemple dans le cas d’une peinture.
  • Les 3 clés du coach : la conscience (awareness), la confiance et le choix.

Le chapitre 2 est une sorte de prélude au reste du livre qui est spécifiquement consacré au coaching « solution focus ». Il pose et argumente les 4 postulats sur l’intérêt d’être bref.


Le coaching bref est constitué de conversations qui vont généralement de 1 à 3, guère plus. Les auteurs exposent au chapitre 3 la trame de ces conversations, qui est aussi la trame des chapitres suivants (auquel il faudra quand même ajouter un chapitre sur la prise de contact en amont, et sur le « follow up » en aval) :

  • L’agrément sur le coaching, entre le coach et le coaché.
  • Le futur préféré.
  • L’identification des précurseurs de la solution.
  • Les indices de progrès.
  • La conclusion de la session.

Chaque point est traité de manière très concise, en une dizaine de pages, voir moins, généralement. Le format étant presqu’un format poche, cela donne une idée du condensé que propose chaque partie. Mais il n’y a pas de miracle non plus, le livre permet de faire sentir et comprendre ce que l’on dot faire dans du coaching « solution focus », il donne autant de clé de travail que possible : comment réagir dans telle ou telle situation, quelles sont les questions clé… mais il ne peut se substituer à la pratique. Les auteurs sont clairs et honnêtes sur ce point : il faut apprendre à « danser » avec le coaché.
Ce n’est pas un livre qui se complet dans la théorie pour autant : les auteurs donnent des exemples et travaillent à partir de cela. En fait, le gros du texte est construit autour de l’étude de cas de Mme K., issu d’un cas réel de coaching des auteurs. Une lecture au ratio temps passé / passage de compétence très important !

Coaching Plain & Simple

Référence complète : Coaching Plain & Simple, Solution-focused brief coaching essentials – Peter Szabo & Daniel Meier – W. W. Norton & Company 2009 (V.O. : Coaching – Erfrischend Einfach : Einführung ins lösungsorientierte Kurzzeitcoaching ; Solutionsurfers Gmbh / Weiterbildungsforum 2008) – ISBN : 978-0-393-70593-5

Coaching Plain & Simple: Solution-focused Brief Coaching Essentials


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