Note de lecture : Kubernetes: Scheduling the Future at Cloud Scale, par David K. Rensin

Note : 1 ; Plaquette commerciale Kubernetes

Vous allez dire que j’aurais dû me méfier vu la maigreur de l’opuscule (38 pages) ? C’est vrai. Pour autant, cela peut suffire pour avoir une vue aérienne et une première approche de l’outil. La vue aérienne est assez bien couverte par le premier chapitre, « go big or go home ». Sauf qu’en fait, ce n’est pas le premier chapitre. Le premier est une introduction où l’auteur parle essentiellement de lui : une totale perte d’espace pour un opuscule qui n’en a déjà pas de trop. Revenons à ce premier chapitre qui est en fait le second. Il introduit correctement les concepts de base : conteneurs, nodes, pods… C’est quand même bien succinct et on ne voit pas très bien comment tout cela fonctionne et communique ensemble !

Le second chapitre traite d’un aspect important : les labels et les annotations. L’auteur nous en parle mais en omettant complètement de nous dire comment cela était assigné, comment cela fonctionnait. Bref on sait juste que cela existe et que cela peut être requêté, même si on ne sait pas comment ni dans quel but. Il faudra raccrocher cela avec l’idée évoquée qu’il faut traiter les serveurs comme du bétail et qu’ils peuvent être détruits et créés à la volée. On voit confusément la relation et l’auteur nous laisse nous débrouiller avec cela. On saute du coq à l’âne avec le réplication contrôler, les services, le scheduling des pods, etc. Cela aurait mérité un autre chapitre, car il n’y a pas vraiment de rapport. En fin de compte, beaucoup de concepts sont effectivement évoqués, mais fort mal introduits et sans aspects concrets pour bien comprendre chacun d’entre eux.

Le dernier chapitre évoque les différents modes de déploiements : sur machine virtuelle, sur serveurs dédiés ou en service managé sur le cloud. L’auteur travaille chez Google, aussi est-il à l’aise pour dire que cela marche bien sur GKE. C’est sans aucun doute vrai, même si en 2021, les 3 grands clouds n’ont plus de problèmes là-dessus.

Ce petit opuscule ne tient pas ses promesses. L’idée d’un condensé présentant Kubernetes et allant à l’essentiel était bonne, mais l’exécution est défaillante. L’auteur introduit mal les concepts et ne sait pas les présenter correctement pour qu’ils soient bien appréhendés. Des informations essentielles qui auraient permis de faire le lien sont omises. Bref, passez votre chemin.

Référence complète : Kubernetes: Scheduling the Future at Cloud Scale – David K. Rensin – O’Reilly 2015 – ISBN : 978 1 491 93188 2

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.