Note de lecture : Processus métiers et S.I., par Chantal Morley, Jean Hugues, Bernard Leblanc & Olivier Hugues

Note : 3 ; Une synthèse universitaire qui nous laisse face à nous-mêmes

Sur le papier, ce livre présente un incontestable intérêt : décrire les processus métier et faire le lien avec le système d’information, cela a de quoi éveiller l’attention ! De plus, la taille de l’ouvrage (inférieure à 200 pages) me laissait présager de bonnes choses. La réalité est hélas différente, et le texte me laisse largement sur ma faim. Mais revenons à son contenu, qui est divisé n 3 parties :

La première partie est dédiée aux processus dans les organisations. Cette partie développe les grands courants de processus, tel le « just in time », la qualité totale, etc… ainsi que les normes telles que l’ISO. La surprise, c’est de voir traité ici les processus de développement logiciel, ce qui est complètement incohérent, étant un sujet séparé. Hélas, cela continuera au long du livre, et on finit par avoir du mal à comprendre où les auteurs veulent en venir !

La seconde partie, consacrée à la modélisation des processus, constitue le sujet central du livre (au propre comme au figuré), en tout cas ce pour quoi j’ai acquis le livre. Malheureusement le sujet est fort mal traité. Bien que cela me fasse toujours plaisir de voir un métamodèle, la description de la modélisation est surtout statique et développe l’exposé de plusieurs approches, mais sans jamais prendre de position. Au final, on n’a pas d’idée claire du « comment » sur la façon d’appréhender concrètement la modélisation métier dans une entreprise. On n’a pas non plus d’indication sur les liens entre modélisation métier et SI. Bref, la cible est ratée.

La troisième partie est plutôt anecdotique, consacrée à la présentation de 3 outils. Dans le principe, on ne s’en plaindra pas, car cela permet d’avoir une illustration concrète des concepts. Le choix des 3 outils présenté est toutefois curieux, car il rassemble un véritable outil de modélisation (PowerAMC), un outil de CRM /  groupware (Clarify) et un outil de Workflow (Oracle Workflow). Donc, encore une fois, les auteurs n’ont pas d’idée claire du sujet qu’ils veulent couvrir ni de la direction qu’ils veulent montrer.

Pour ceux qui souhaiteraient s’engager sur le chemin de la modélisation métier, ce n’est tout simplement pas avec ce livre que vous quitterez la ligne de départ.

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Référence complète : Processus métiers et S.I. : Evaluation, modélisation, mise en œuvre – Chantal Morley, Jean Hugues, Bernard Leblanc & Olivier Hugues – Dunod 2005 – ISBN : 2-10-0077099-1

Processus métiers et S.I.


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XForms, séquence nostalgie

Bien sûr, avec l’avènement de HTML 5, cette norme a pas mal perdu de sa superbe. Pourtant aujourd’hui encore je trouve plutôt élégante la façon dont cette norme prend en charge les formulaires, y compris une partie non négligeable des comportements dynamique, réduisant le JavaScript à la portion congrue !

Rendez-vous dans cette présentation si vous voulez en savoir plus…

Note de lecture : NoSQL Distilled, par Pramod J. Sadalage & Martin Fowler

Note : 4 ; Plus qu’une distillation, une introduction légèrement frustrante.

Dans la même veine que le « UML distilled », Martin Fowler accompagné d’un de ses collègues de Thoughtwork nous produit un ouvrage très court (moins de 160 pages !) destiné à nous faire découvrir et à nous donner les clés du monde NoSQL ou plutôt de cet écosystème. Pour donner un bon rythme au texte, cet opuscule est découpé en 15 chapitres, ce qui fait une moyenne de 10 pages par chapitre.

On commence par un petit historique sur l’avènement du mouvement NoSQL. Pas indispensable, mais sympathique et bien écrit. Les chapitres 2 et 3 abordent la problématique du modèle de données, de l’intérêt de considérer des agrégats de données, mais aussi la souplesse qu’apporte des bases de données sans schéma … avec le corollaire d’avoir une base de données propriétaire de l’application sachant l’interpréter.

Trois chapitres sont consacrés aux principes sous-jacents de ces bases de données. Le chapitre 4 passe rapidement sur le modèle de distribution. Le chapitre 5 passe moins rapidement sur la gestion de la consistance (vous savez, le fameux « eventually consistent »). En fait, il est même passablement ennuyeux. Enfin le chapitre 6 évoque en quelques pages la question de l’estampillage des versions dans un environnement clusterisé actif / actif.

Difficile, impossible même, d’évoquer les bases NoSQL sans parler du « map reduce ». C’est ce que fait le chapitre 7, bien mais pas aussi brillamment que je me serais attendu de la part de Martin Fowler.

Le cœur du livre est sans contestations possible occupé par les quatre chapitres suivants qui forment le début de la troisième partie. Chacun d’entre eux traite d’un type de base NoSQL.

Le chapitre 8 aborde les bases de données clé-valeur, en prenant comme exemple Riak. Les auteurs ont pensé que 6 pages suffisaient pour s’occuper de cela. Moi j’ai trouvé cela franchement léger.

Les bases de données « orienté document » ont à peine droit à un meilleur traitement au chapitre 9. C’est MongoDB qui fort logiquement a été choisi, le sujet étant traité en 9 pages. Malgré tout, cela me laisse un meilleur goût tout en étant un poil superficiel.

10 pages à peine pour évoquer les bases de données orientées colonnes, c’est un peu un challenge car le sujet n’est pas simple, ou plutôt le paradigme est tellement différent de ce que nous connaissons qu’il aurait mérité plus d’attention que ce que lui accorde ce chapitre 10. J’en sors un peu confus et convaincu que j’ai besoin d’un complément d’information sur la question.

Si différentes des autres types, les bases de données orientées graphe telles que Neo4J qui sert ici d’exemple m’apparaissent clairement abordées dans ce chapitre 11, même si c’est seulement sur 10 pages. En fait ce livre m’incite à me pencher plus avant sur cette base de données et ce que je fais en ce moment ! Ne serait-ce que pour cela : merci !

Le chapitre 12 sur la migration de schéma de données est une blague. Il n’était pas franchement utile, loin de là. On reconnaît l’insertion au chausse-pied du sujet favori de Pramod Sadalage. De ce sujet et de quelques autres, je me serais bien passé au profit d’un développement plus conséquent des 4 chapitres les plus importants du livre !

La persistance polyglotte est un sujet déjà abordé en début de livre. Sans être ennuyeux, les 7 pages de ce chapitre 13 semblent passer une seconde couche.

J’aime bien l’idée d’un chapitre « beyond NoSQL » mais les auteurs n’ont pas tant à dire dans ce chapitre 14. Dommage. Finir par un chapitre sur le choix du type de base NoSQL est une bonne idée. Mai ce n’est visiblement pas si facile à faire, car cela sonne un peu creux.

Qui aime bien châtie bien. Et Martin Fowler d’habitude très brillant dans l’exercice ne convainc pas dans celui-ci. Il prends un « 4 » là où j’aurais certainement noté 5 pour quelqu’un d’autre. Le livre reste fidèle à l’idée de brièveté, mais le contenu est fort mal réparti : trop de place est accordée à des sujets peu importants ou qui pourraient être mieux synthétisés, alors que la partie importante de l’ouvrage aurait dû bénéficier d’un meilleur traitement sur deux ou trois fois plus d’espace !

C’est un livre qui pourra être utile au manager, car il traite, ou plutôt balaye le sujet dans un volume qui peut être absorbé en un week-end et permet de savoir de quoi on parle. Pour ma part, je me sens quelque peu frustré, et je pense que je vais me tourner vers le « seven databases in seven weeks » paru chez Pargamatic Bookshelf !

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Référence complète : NoSQL Distilled, a brief guide to the emerging world of polyglot persistence – Pramod J. Sadalage & Martin Fowler – Addison Wesley 2012 – ISBN : 978 0 321 82662 6

NoSQL Distilled: A Brief Guide to the Emerging World of Polyglot Persistence

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Note de lecture : Using SANs and NAS, par W. Curtis Preston

Note : 7 ; Le stockage réseau vu par Mr backup !

Comme je viens de le dire plus haut, Curtis Preston est surtout connu en tant qu’expert du backup. Il nous livre ici un ouvrage pour démystifier les SANs et NAS. Et franchement, il fait bien son travail. Tout d’abord la taille du livre limitée à 190 pages (hors annexes), elles-mêmes largement émaillées d’illustrations permettent de ne pas êtres noyés dans la complexité du sujet et de rester clair. Pour rester dans les traits généraux de l’ouvrage, je dois dire que j’ai particulièrement apprécié le style très conversationnel de l’auteur, sa façon très directe et concise d’aborder problèmes et définitions et aussi, chose trop rare, ses prises de positions sur l’ensemble des sujets abordés. Curtis Preston n’hésite pas non plus à nous faire part de son expérience, mais celle-ci doit hélas être appréhendée avec un certain recul car le texte date hélas de 5 ans ! Il serait temps de publier une seconde édition… Parlons maintenant du contenu.

A une exception près (dont je reparlerais plus loin), les chapitres sont assez courts, de 15 à 25 pages : 3 sont consacrés au SAN et 3 sont dédiés au NAS, le premier chapitre est introductif, il met les deux technologies en perspectives et fait état de leurs mérites comparés. Croyez-moi, il permet à lui seul d’y voir plus clair.

Les chapitres 2 et 3, consacrés au SAN, sont respectivement consacrés à l’architecture fibre channel et à la gestion du SAN. Là encore le propos est un modèle de clarté. La pile protocolaire FC et les différents éléments matériels sont expliqués simplement mais précisément. De même toutes les fonctions de gestion (slicing, zoning, multi-pathing et load-balancing, etc…) sont passés en revue avec une remarquable efficacité.

J’en viens au chapitre 4, qui développe le backup au sein d’un SAN. C’est évident, c’est le sujet préféré de l’auteur. Le chapitre approche les 50 pages et contrairement au reste du livre, on s’enlise dans un niveau de détail rébarbatif, même si ils s’avèreront indispensables lors de la mise en œuvre. Bref ce chapitre dénote par rapport au reste du livre et coûte à l’auteur au moins un point de notation.

Les chapitres 5 à 7 traitent du NAS, dans le même ordre des sujets que pour le SAN : architecture, gestion et sauvegarde. On retrouve la qualité et la vigueur du propos, il n’y a rien à y redire. On a un peu plus de chance côté sauvegarde car le chapitre est plus concis.

En bref, voici un excellent livre sur le sujet, qui vous permettra d’aborder le sujet, avant de plonger plus en profondeur si vous en avez le besoin. Il faut prendre un peu de distance technologique car le livre est ancien. Aussi une seconde édition me paraît maintenant indispensable.

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Référence complète : Using SANs and NAS – W. Curtis Preston – O’Reilly & associates 2002 – ISBN : 0-596-00153-3

Using Sans and NAS: Help for Storage Administrators


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Un an de blog Tumblr

J’ai débuté ce blog il y a tout juste un an, il est temps de jeter un coup d’oeil vers le passé et d’en faire le bilan annuel. Je dis “un an”, mais en fait, je n’ai commis que 2 posts en Octobre 2011 et il a fallu attendre Décembre pour que je commence à publier avec régularité. Tant pis pour moi, mes chiffres devront s’accommoder de ce démarrage en douceur !

Les posts en chiffre

En un an j’ai posté 221 articles. Un nombre très important d’entre eux, toutefois moins de la moitié sont des notes de lecture, il y en a 97 jusqu’à présent pour être exact !

Ce n’est pas réellement une surprise, car la publication de notes de lecture était bien la motivation initiale de la création de ce blog. Certains me demandent comment je fais pour publier avec un tel rythme. Sérieusement, ce n’est pas mon rythme de lecture, loin s’en faut. En fait, je procède comme l’industrie pétrolière : je vis sur mes réserves fossiles. C’est certain, un jour elles seront épuisées. Mais j’ai encore un peu de marge en attendant.

Voici la répartition des posts mois par mois.

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Le mois de Mai fut le plus productif avec 37 posts, la moyenne se maintenant depuis entre 20 et 30 posts par mois. Les congés ou les périodes d’intense activité professionnelle ont une évidente incidence sur mon activité Blogistique.

La fréquentation

Je n’ai activé les Google Analytics que depuis le 5 février. C’est bien dommage car j’ai raté les statistiques sur mon article du 30 décembre 2011 : “réponse à Tests Driven Dévelopment : un pacte diabolique”. Voici les données brutes.

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Je ne comptabilise en suivi que les visiteurs uniques, donc moins que les visites et encore moins que les pages vues. Ma journée la plus intense fut le 29 Août avec 79 visiteurs uniques. Clairement, je reste un petit blog du fin fond de la campagne. Cela se traduit en visites par un score de 90, toujours sur la même journée et par 112 pages vues, toujours le 29 août. Il faudrait compter avec 459 pages vues le 7 Juillet, mais je crois hélas que des opérations de maintenances opérées par moi-même faussent un peu le score.

Pour résumer, voici quelques statistiques générales

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Le taux de rebond semble important, mais cela s’explique en grande partie par le fait qu’un grand nombre de visites font suite à l’envoi de liens via Twitter.

Enfin, une dernière statistique : les browser employés.

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Chrome se taille largement la part du lion. Firefox passe derrière, qui ne laisse que des miettes à Safari et moins encore à Internet Explorer. Je dirais que c’est assez symptomatique de la communauté qui me lit.

Et maintenant ?

J’ai commencé ce Blog pour publier des notes de lecture, j’y ai ajouté des posts relatifs à l’agilité et des citations. De temps en temps je suis sorti du cadre informatique pour poster sur d’autres de mes centres d’intérêt. Je ne vais probablement pas tellement modifier ma ligne de conduite, mais il y aura de petites nouveautés tout en restant dans ce cadre. Je n’en dis pas plus.

Au niveau Look, j’ai un tout petit peu enrichi le thème Tumblr de base, mais cela est resté simple. Je ne suis de toute manière pas une grosse bête de la personnalisation Tumblr. Les ajouts les plus visibles sont certainement le nuage de tags et les badges. L’utilisation des Google Web Font pour le titre est plus discrète.

La seule nouveauté à venir à court terme devrait être une nouvelle URL pour ce blog, un tout petit plus prétentieuse que la présente. Cela devrait être fait d’ici la fin du mois.

Sur ce, rendez-vous l’année prochaine !