Note de lecture : C’est (vraiment ?) moi qui décide, par Dan Ariely

Note : 7 ; Petit traité d’économie comportementale à l’usage des products managers.

Nos comportements sont irrationnels… mais ils sont irrationnels d’une manière qui est en fait prévisible ! Tel est le point de départ que nous propose l’auteur, professeur de  » behavioral economics « . Le livre se veut être une déconstruction scientifique de mécanismes comportementaux apparemment illogiques, mis dans lesquels on retrouve des motifs récurrents. Aussi l’auteur s’appuie-t-il sur de nombreuses étude. Mais parfois…

Revenons au texte lui-même. La traduction française de celui-ci me semble tout à fait correcte. Elle est publiée chez Flammarion, comme nombre d’ouvrages du même genre. Au format poche le texte couvre 274 pages dans cette édition. Avec 13 chapitres, le découpage rythme bien la lecture.

Le chapitre d’introduction qui couvre les 25 premières pages raconte l’histoire de l’auteur, où comment de grand brûlé, il a fait la rencontre du behavioral economics et d’un professeur l’invitant à tester systématiquement ses hypothèses. Dès le chapitre 1, on aborde un aspect réellement essentiel : celui de la relativité, où comment nous sommes guidés vers certains choix, car d’autres nous le font paraître attrayant. Encore faut-il que ces choix possèdent suffisamment de traits communs pour permettre cette comparaison. Les 23 pages de ce chapitre s’appuient sur de nombreux exemples et études. Un trait récurent de l’ensemble des chapitres. Dernière leçon de ce premier chapitre : la comparaison suscite l’envie.

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Note de lecture : Spark in Action, par Petar Zecevic & Marco Bonaci

Note : 4 ; Une lecture ardue sur un sujet non moins difficile.

Le Big Data en temps réel ou au fil de l’eau est la grande tendance depuis 2016. Et si Storm a ouvert le bal, la grande vedette est aujourd’hui Spark. Ce nouveau volume de la série  » in action  » nous propose de faire le tour de Spark et de son écosystème en 14 chapitres totalisant 400 pages !

Spark est un framework Scala. Il fonctionne aussi avec d’autres langages tels quePython, mais avec de nombreuses limitations qui nous conduisent à nous rabattre sur Scala de toute manière ! C’est une petite difficulté, mais elle aurait été moindre si les auteurs n’avaient pas abusé des idiomes tels que le fameux  » _  » ! Autre aspect aussi assez frustrant : les auteurs nous amènent les fonctionnalités via le REPL disponible avec le framework. Mais comment se structure donc un développement avec Spark ? C’est une question à laquelle nous n’avons que peu de réponse ! On apprends juste à se servir des fonctionnalités.

La première partie  » first steps  » couvre une centaine de pages et regroupe 4 chapitres. Le chapitre d’introduction passe assez rapidement sur le map reduce et sur le big data temps réel (comme j’ai déjà quelques idées là-dessus je ne m’en offusque pas), mais fait du très bon travail pour expliquer et illustrer les différents composants de l’écosystème Spark et la manière dont ils s’agencent. Le second chapitre couvre lui deux sujets. Tout d’abord il aborde le setup de Spark ou du moins la distribution proposée par les auteurs sous forme d’un VM Vagrant. Un montage un peu compliqué je dois dire, mais qui doit isoler les problèmes de version de Python par exemple. Il couvre aussi les basiques de la manipulation des RDD. C’est d’ailleurs là que l’on commence à se frotter au REPL Spark…

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Note de lecture : The Goal, 4th edt., par Eliyahu M. Goldratt

Note : 8 ; Un très grand classique !

 » The Goal  » fait partie d’une petite minorité de livres informatiques : celle des ouvrages écrits sous forme de romans. Ce n’est pas non plus un perdreau de l’année car le texte accuse ses 30 ans ! La forme romancée possède un atout majeur : l’agrément de lecture. Ainsi le texte s’avale bien et vite, ce qui explique certainement en partie les 6 millions d’exemplaires vendus !

Le texte comporte 337 pages pour ce qui est du livre lui-même, le tout rythmé en 40 chapitres. A cela s’ajoute pour cette 4ème édition un excellent article qui couvre une quinzaine de pages :  » standing on the shoulder of giants  » qui décortique les principes fondamentaux du Toyota Production System. Mais cet article est surtout riche de sa perspective historique, depuis ses racines Fordistes au contexte d’éclosion du TPS après la seconde guerre mondiale.

Revenons au livre lui-même. Je ne vais pas décortiquer les 40 chapitres, ce serait fastidieux et inutile. Je vais plutôt en relever les points qui m’ont marqués (les fameux post-it que je disposent pour ceux qui me connaissent).

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Note de lecture : Elastic Leadership, par Roy Osherove

Note : 6 ; Pour mettre le pied à l’étrier au team leader qui débute.

Roy Osherove fait partie de communauté  » craftsmanship « . Cependant, cet ouvrage cible plutôt les managers opérationnels, ceux qui sont en contact avec les équipes. C’est en fait la seconde édition de l’ebook paru chez Leanpub : Note to a Software Team Leader. Le texte d’un peu plus de 200 pages est divisé en 5 parties, mais essentiellement les 4 premières d’un côté (120 pages) et la 5ème de l’autre (les 85 restantes).

Les 4 premières parties sont elles-mêmes structurées en 10 chapitres. Pour la première d’entre-elle, il s’agit de 3 chapitres couvrant 30 pages en tout, qui dressent le panorama de ce que l’auteur appelle  » l’elastic leadership « . Le premier totalise 10 pages et est consacré au  » team leader manifesto « . L’auteur y raconte sa propre histoire de transition en position de management. Le manifeste lui-même tient en 3 points :

  • Challenger l’équipe pour la sortir de sa zone de confort.
  • Adapter son style de management au contexte. C’est le fameux  » elastic  » qui sera couvert par la suite.
  • Interagir avec l’équipe et pas seulement avec sa machine de développement.

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Note de lecture : Neo4J : Des données et des graphes, 2. Déploiement, par Sylvain Roussy, Nicolas Rouyer & Nicolas Mervaillie

Note : 7 ; Au théâtre ce soir, avec Sylvain, Patricia, Philippe, Christophe et Brian !

Ce second volume ne s’inscrit pas directement dans la continuité du premier. Le prérequis en est un peu d’expérience solide de Neo4J, lorsque le précédent s’adressait aux grands débutants. En fait, le titre induit un peu en erreur : il ne s’agit pas seulement d’adresser le volet exploitation (qui comptera au nombre des sujets), mais en fait d’aborder son utilisation dans un véritable cas d’étude !

On compte 220 pages pour ce volume de format plutôt réduit, donc plutôt environ 170 pages dans un format plus classique. A cela il faudra rajouter les annexes dont nous reparlerons. Pour cette partie principale on comptera seulement 5 chapitres. Je préfère généralement des chapitres assez courts, ce n’est pas le cas ici, mais le style adopté efface ce que je considère habituellement comme un inconvénient. Parlons-en justement. Le story telling est une technique puissante, qui a la vertu de nous immerger dans le texte, mais peu d’auteurs l’emploient. Ceux de ce volume vont plus loin : l’ensemble du livre (hors annexes) est une pièce de théâtre où l’on découvre la mise en œuvre de Neo4J avec ses fonctionnalités dans les échanges entre les impétrants. On soupçonnera que Sylvain, le sénior de l’équipe ressemble beaucoup à l’auteur principal dont il partage le prénom. Sans doute Christophe et Philippe incarnent-ils donc les deux autres co-auteurs ? Patricia la chef de projet et Ilko le commercial ont des rôles plus marginaux qui servent à l’introduction et au débriefe de chaque chapitre (deux excellentes idées, au passage). N’oublions pas non plus Brian, le stagiaire, qui lui semble complètement idiot.

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Note de lecture : Liftoff second edition, par Diana Larsen & Ainsley Nies

Note : 5 ; Un fond intéressant, mais une forme  » trop dans le processus  » à mon goût.

Diana Larsen est l’un des auteurs de  » Agile Retrospectives « . Dans une certaine mesure, ce volume se veut le pendant du premier sur l’aspect lancement de projet. L’ouvrage est assez sommaire, il ne compte que 115 pages structurés en 8 chapitres.
Liftoff ne donne pas de  » recette magique  » pour réussir le décollage d’une équipe.

  • L’approche s’articule autour de 3 éléments qui constituent le  » charter  » :
    Purpose : La finalité, la mission de l’équipe.
  • Alignment : Une boussole unique et des valeurs communes pour guider l’équipe au jour le jour.
  • Contexte : L’élément le plus mouvant (donc qu’il faudra réajuster) pour définir le cadre, la structure organisationnelle et les liens avec les personnes ou les équipes annexes.

Le premier chapitre se focalise sur la préparation du Liftoff : quel agenda ? A quelle questions on veut répondre ? Qui inviter ? Les auteurs ont pris le parti de terminer chaque chapitre par une histoire écrite par un contributeur, illustrant le thème développé. Curieusement, assez peu d’entre elles sont réellement intéressantes. C’est le cas ici. Toujours à titre préparatoire, le chapitre 2 évoque l’environnement d’apprentissage. Plus spécifiquement, le propos tourne autour du Human System Dynamics (HDS) et surtout des 5 règles de l’apprentissage (un autre ouvrage de Diana Larsen).

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Note de lecture : Neo4J : Des données et des graphes, 1. Prise en main, par Sylvain Roussy

Note : 5 ; Un tutorial (vraiment) amélioré.

On a besoin de tutoriaux. Mais en tant que livres, ils n’atteignent pas chez moi des notes très élevées. Mais il arrive qu’on en rencontre de très correctes. Ce volume est de ceux-ci. L’objet lui-même accuse un format plus petit que les éditions habituelles du même genre, tout en étant nettement plus grand que le format poche. Pratique pour lire dans les transports. Toutefois, si la finition extérieure est correcte, la qualité est un peu faible. C’est probablement le prix à payer d’un tout petit éditeur. C’est malheureusement aussi vrai de la mise en page et de l’impression qui sont assez moyennes. Mention spéciale aux polices grisées vraiment peu lisibles. Pour les diagrammes c’est pire : ils se décodent avec peine et le texte à l’intérieur est illisible.
Heureusement pour nous, le fond prédomine sur la forme et là c’est nettement mieux.

Comme je l’ai dit, l’ouvrage est de petit format. Il compte 220 pages, mais seulement 190 pour le texte principal, le reste constituant des annexes. De ces dernières, seul l’aide-mémoire Cypher m’a semblé de quelque utilité. Le texte s’adresse aux grands débutants, aussi si l’on a quelques connaissances de Neo4J, le livre s’avale assez vite. Tant mieux car question découpage, ce n’est pas ça : on compte seulement 4 chapitres pour tout le livre !

Le premier chapitre ne compte que 15 pages et nous permet de découvrir Neo4J. Il couvre bien les éléments de base : ce qu’est une base NoSQL en général et une base graphe en particulier, les différentes versions de Neo4J et les bases de son installation. Là où ça se gâte, c’est lorsque l’auteur nous propose des requêtes de base sur l’outil, mais sans expliquer celles-ci. Il s’agit d’un choix délibéré, mais qui me laisse dans l’expectative.

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