Meetup Craftsmanship : où il est (aussi) question de documentation…

C’est dans les locaux de Zenika que s’est déroulé ce nouveau meetup Craftsmanship, en fait le premier pour moi ! Cyrille Martraire sera le maître de cérémonie, il introduit le déroulement de la soirée, à savoir : 2 lightning talks, 1 talk moins light et enfin le coeur de cette soirée, l’open-space

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Agile Playground #16

L’Agile Playground ne se repose jamais … ou si peu ! Après une rencontre organisée mi-Juillet, on reprend nos bonnes habitudes dès mi-Septembre. Pierrick fait office de grand orchestrateur aujourd’hui. Et il nous propose un mode d’organisation inspiré de l’open-space, avec 2 catégories de propositions :

  • Les jeux que l’on souhaite proposer.
  • Les jeux auxquels on souhaiterait participer.

Le formule marche bien, nous recueillons quelques propositions, largement assez pour animer la soirée, pas trop pour ne pas être obligé de rentrer dans une gestion compliquée ! Voilà dejà une formule que l’on pourra rééditer !

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Agile France 2014, Bonus Track

Comme chaque année, il y a de nombreuses sessions que je n’ai pu voir. Je vais tenter d’y remédier en partie dans ce post.

Pour rappel les autres présentations, celles auxquelles j’ai assisté, sont couvertes ici et ici pour la journée du Jeudi. Elles sont ici et ici pour le Vendredi.

Projets Agiles, arrêtez les dérives

Cyrille Deruelle, en plus de sa présentation sur l’amélioration continue, a proposé ce sujet sur les projets agiles. Quelques clés et rappels pour ne pas pervertir nos pratiques et garder le cap sur ce qui est important.

Patrick Bobo a par ailleurs développé le contenu de cette session dans un post.

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Carnet de route : Agile France 2014 (3/4)

Suite du compte rendu d’Agile France, après la journée de Jeudi disponible ici et ici.

De bon matin…

De bon matin, ce n’est pas moi. J’arrive à temps pour le café et discuter un peu avec les autres. Mais quand j’arrive, un petit groupe se livre déjà à des exercices de Qi Gong.

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Je retrouve les autres dans la salle commune. On discute, Alex Tweet. Business as usual…

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Assez plaisanté ! La journée va commencer, place à la keynote !

Coaching Teams Through Change

Rachel Davies nous avait déjà gratifié d’une session il y a peu lors du ScrumDay. Fort heureusement, ce ne fut pas la même. J’ai d’ailleurs préféré cette keynote.

Rachel travail pour Unruly, une société spécialisée dans le « social media advertising ». C’est un domaine où les spécifications changent véritablement tous les jours. L’objectif est ainsi de déployer effectivement tous les jours !

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Le début d’un changement

Au début les départements produit et développement étaient deux directions séparées. C’est le départ du directeur produit qui a permit d’enclencher un changement de structure.

Ce changement, c’est l’organisation en équipes de 3 à 5 personnes pour développer le produit. Et pas seulement développer : ces équipes prennent en charge la totalité des activités entourant le développement : l’écriture des user stories, les tests, etc. Ce sont eux qui vont solliciter les différents interlocuteurs (produit, marketing, commercial) quand cela s’avère nécessaire. Pas de product Owner qui est la seule voix du client, l’équipe va parler directement à tous les interlocuteurs ! Parmi ces interlocuteurs, nombre d’entre-eux ne sont accéssibles qu’à distance : l’équipe utilise Google Hangout pour communiquer. La conversation s’engage avec les interlocuteurs pour trouver la plus petite chose utile à construire, ce qui nécessite de prendre en compte tous les point de vue.

Lone rangers et development owners

Tout le développement est réalisé en binômes. Mais les équipes sont constituées d’un nombre impair de personnes ! En fait, par rotation, l’une d’entre-elle est le « lone ranger ». Elles s’occupe de diverse choses dans l’équipe, mais pas du code de production. C’est aussi à cette personne que les intervenants extérieurs à l’équipe s’adressent, afin de ne pas perturber les binômes en train de travailler.

L’équipe a aussi développé l’idée de « owner of the development area » : un développeur plus expert au sein d’un sous-ensemble fonctionnel. C’est lui qui élabore une proposition par rapport à un besoin exprimé.
Les propositions sont traitées en planning meeting. Celui-ci n’est pas un planning meeting classique XP : seule la priorisation des propositions y est traitée, il n’y a pas d’engagement de charge. Ces planning sont donc très courts : ils n’excèdent pas 30 minutes !

Gold card

A l’image de ce que Kniberg décrit pour Spotify, Unruly fait des efforts particuliers par rapport au bien être des équipes. Outre divers évènements sociaux, la société applique la politique du 20% free time inspirée de Google (bien qu’elle disparaisse progressivement de Google, justement). Ici elle s’appelle « gold card day » et sert de sources d’inspiration pour creuser de nouvelles idées.

Ce que j’en ai pensé

Sans être exceptionnelle, cette présentation nous offre l’opportunité d’avoir un retour sur une organisation d’équipe différente de ce que l’on voit aujourd’hui :

  • Les itérations s’estompent au profit de la déliverie continue, mais des points de priorités réguliers contrebalancent l’effet « court terme » du flux.
  • Pas de « product owner » ici : c’est l’équipe qui fait le lien avec les divers interlocuteurs. Le périmètre de responsabilité de l’équipe s’accroit, mais on évite ainsi l’effet paravent du PO !

Je change mon programme à la dernière minute. Je choisis en 15 secondes d’aller à une présentation résolument technique. Grand bien m’en a pris !

Le mythe du framework agile

Jean-Baptiste Dusseault vient mettre fin à quelques idées reçues concernant ces frameworks qui doivent nous agilifier / faciliter la vie. Au départ de ce « ras le bol » un titre de livre : Agile Web Developement with Rails ! Même co-écrit par l’un des signataires du manifeste agile (et par l’auteur de Rails), ll y a un problème ici. Probablement plusieurs même. Le premier est la taille du livre : près de 500 pages !

Le framework maison

Mais commençons par le commencement. Et le commencement, puisque nous parlons ici de frameworks « full stack », c’est le fameux framework d’entreprise. Un bon point : nous n’avons que trop rencontré ces pantalonnades. Lâchons-nous, ça va faire du bien !

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Le but de ces frameworks, c’est d’avoir le « meilleur du moment », tout bien branché ensemble. On met les pantoufles, on débranche le cerveau, et l’on peut tranquillement produire plein d’applications en un tournemain !
Sauf que ça ne se passe pas comme ça. Ces braves frameworks transforment notre vie en enfer !

Citons dans le désordre :

  • Prévus pour être simples, ils s’avèrent en fait ultra-compliqués ! Peut-être leur conception et leur réalisation par des « équipes transverses » explique-t-elle quelque chose ?
  • Ils sont difficiles à tester et très bugués. Là encore, leur réalisation détachée des projets n’a pas contribué à leur testabilité. Utilisés uniquement par quelques projets de l’entreprise (au mieux) le « durcissement » du framework n’a jamais vraiment eu lieu…
  • pas de support : souvent les équipes ayant réalisé le framework sont parties depuis longtemps…

Qu’en est-il des « full stack » reconnus ?

Ici on parle des rails, Play, etc… Ils nous font la même promesse d’accélérer les développement du sol au plafond. En vérité, ils prennent des décisions d’architecture pour nous ! Jean-Baptiste va plus loin : en déléguant les choix d’architecture au framework, on laisse celui-ci nous utiliser !

Nous n’utilisons pas les frameworks “full stack” : ce sont eux qui nous utilisent.

Ce biais a des conséquences, on va le voir bientôt.

D’où vient leur succès ? Ils permettent de faire très vite 80% de l’application. Mais on galère sur les 20% restant ! Généralement, la réalisation en suivant le tutorial va vraiment vite.

Hélas, ils encouragent certains comportement. La partie « basse » entité et persistance est plus ou moins câblée. Il n’est pas possible d’y intervenir facilement. Et les entités ressemblent beaucoup aux tables de la base de données (ça rappelle les outils RAD client/serveur). On hérite donc d’un couplage vertical sur la base de données.

En fait, le seul endroit où l’on peut réellement raccrocher du code, c’est le contrôleur ! On l’accroche comme on peut. Et si des comportements communs apparaissent dans le code tartiné sur deux contrôleurs, le seul moyen efficace de le partager est le copié-coller ! Beurk !

Bref nous obtenons :

  • Des architectures monolithiques.
  • Des frameworks optimisés pour l’écriture de code … mais pas pour sa maintenance !
  • Des couplages forts avec la représentation et la base de données.
  • De grosses difficultés pour sortir des clous via des « plugins » et autres joyeusetés du genre qui ont de grosses courbes d’apprentissage.
  • Une testabilité rarement au rendez-vous.

Mais alors, c’est quoi un framework agile ?

Plutôt que de framework agile, parlons d’architecture agile, et des propriétés qu’elle devrait avoir.

  • Elle doit nous permettre de retarder les décisions
  • Elle minimise les couplages.
  • Elle est facile à changer.Elle est testable (via TDD et ATDD)

Une proposition et des inspirations

Pour Jean-Baptiste Dusseault, une telle architecture c’est :

  • Au centre un véritable modèle du domaine d’inspiration DDD, comme les proposent l’architecture hexagonale d’Alistair Cockburn ou la Clean Architecture de Bob Martin. Ce modèle ne dépend de rien et ne connait pas la persistence ni aucun système tiers, mais expose une API métier.
  • Une couche « commandes » implémentant les cas d’utilisation du modèle du domaine. Des idées que l’on retrouve dans la Lean Architecture de Jim Coplien.
  • Au-dessus un couche d’accès type CQRS dialoguant en asynchrone avec la couche commande et routant différemment les évènements commande (vers la couche commande) des requêtes qui sont adressées directement à la couche d’accès à la base de données.

Bien sûr le postulat de cette architecture, c’est que le métier est au centre des préoccupations. On n’évoque pas non plus l’architecture en micro-services qui me semble pourtant adaptée mais peut-être pas facile à concilier avec une architecture hexagonale…

La présentation de Jean-Baptiste est évidemment en HTML5 et elle est accessible en ligne ici.

Ce que j’en ai pensé

Cette session est une agréable surprise. Si le bashing des « frameworks agile » ne fait que confirmer ce que je pensais, les idées développées sur l’architecture agile me font beaucoup plus réfléchir, pour ne pas dire qu’elles soulèvent mon enthousiasme !

Comment j’ai développé mon muscle de l’amélioration continue en faisant mes courses

Ayant décidé de bouleverser mon programme, je n’ai de nouveau que 2 minutes pour changer mon programme. De nouveau, c’est une bonne pioche avec la session de Cyrille Deruelle !

Tout d’abord : pourquoi faire des exercices d’amélioration ? Pour que cela devienne une habitude, rendre cela naturel. Et Cyrille s’est livré à cet exercice en faisant ses courses du Samedi : c’est drôle et instructif !

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Bien sûr tout ça n’a pas très bien marché du premier coup (d’où la nécessité de s’améliorer). Au départ, Cyrille a essayé d’impliquer son épouse (Product Owner des courses) dans la résolution des problèmes qu’il rencontrait. C’est une première leçon :

Les gens se foutent de la manière dont nous résolvons les problèmes.

Au hasard des améliorations, on va trouver :

  • « t’as rien oublié » … où comment suivre que l’on a tout acheté ? A l’aide d’une liste de courses et d’un gros feutre noir (le stylo fin ne convient pas).
  • Grouper les courses par catégorie : afin d’optimiser le parcours dans le magasin.
  • Prendre une photo des rayonnages pour les produits compliqués … afin de permettre à son épouse d’indiquer le produit souhaité. Le choix de la lessive a été vaincu ainsi !
  • Gérer les dates limites de consommation en les pré-calculant par rapport aux courses suivantes : afin d’éviter les erreurs pendant les courses.
  • Sortir des éléments du process : Les packs d’eau, c’est ingérable ! Alors on ne les sort du processus standard et on fait de temps en temps des ravitaillements en eau (en grande quantité) !

Les conclusions de Cyrille

  • Mes problèmes sont mes problèmes : Il n’est pas possible de s’en décharger sur d’autres personnes.
  • Il n’y a pas de choses simples : l’amélioration continue est une quête !
  • Les actions d’amélioration sont fragiles et difficiles ; c’est une discipline de tous les jours.
  • Mesurer l’impact d’un problème, c’est déjà 50% de la résolution

Enfin parfois, les améliorations ne sont pas possible, c’est le CCMCCC : C’est Con Mais C’est Comme Ca !

Grâce aux actions d’amélioration, Cyrille n’a pas seulement rendu son processus de meilleure qualité et plus efficace, il l’a aussi rendu fun !

Ce que j’en ai pensé

Une très bonne session : amusante et instructive. Bravo !

Refactorer du Legacy

Pas besoin de changer de salle pour la session de Johan Martisson. J’ai rencontré Johan lors du ScrumDay 2014. Ou plus exactement, Jean-Laurent de Morlhon me l’avait présenté. D’ailleurs Jean-Laurent était là à cette session résolument intimiste orientée craftmanship, avec des vrais morceaux de « live coding ».

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Johan nous parle et nous démontre son approche de la reprise en main du code legacy, à l’aide de la librairie ApprovalTests. Pour résumer l’approche en quelques points :

  • On construit un harnais de tests résolument temporaires de manière rustique mais rapide.
  • On construit de manière assez brutale des combinaisons de conditions d’entrée pour couvrir une combinatoire de cas couvrant l’espace du problème.
  • On exécute une première fois les tests pour constituer la référence, sans se soucier de la justesse des résultats : il s’agit juste du comportement courant de la librairie.
  • On vérifie la stabilité du comportement du soft en comparant les résultats par rapport à la référence.
  • Au fur et à mesure du refactoring, on construit des tests unitaires définitifs. On peut envisager de se débarrasser définitivement des tests temporaires, de manière progressive.
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Ce que j’en ai pensé

Au début de la présentation, je mes suis demandé où Johan essayait de nous emmener et j’ai pris conscience avec un peu de retard de l’efficacité et de la rapidité avec laquelle Johan mettait en place son harnais de tests ! Je dois dire que c’est très convainquant. Une petite vidéo pour vous en convaincre.

J’avais prévu d’être un peu plus long sur le descriptif de ce que Johan nous a montré avec l’outil, mais il le fait mieux que moi sur son blog. Je vous invite donc à le lire.

Pause déjeuner

Par une curieuse coïncidence, c’est de nouveau avec Jean-Luc Lambert que j’ai échangé lors de cette pause. Et nous avons parlé éducation et « génération Y ». Jean-Luc évoque avec enthousiasme le challenge que représente l’enseignement avec cette population.

  • Elle ne prend pas pour acquis les propos de l’enseignant. Le cours magistral a une vertu pour le moins limitée.
  • Ils sont « multi-tâches ». C’est assez déroutant, mais il faut faire avec !
  • Ils sont réceptifs aux jeux et aux exercices libres. Les techniques type « from the back of the room » leur sont bien adapté.
  • Ils ont beaucoup d’autonomie et sont entreprenant.
  • Ils ne se sentent pas beaucoup d’attache ni de fidélité pour la société pour laquelle ils travaillent.

Voilà pour cette dernière matinée. Je vous retrouve très bientôt pour la dernière partie de cet Agile France 2014 !

Note de lecture : Deal with It, par Gavin Davies

Note 6 ; L’attitude avant l’aptitude et l’hygiène de vie du développeur

Ce livre est plutôt un « mini livre » car il ne totalise que 60 pages ! Cet essai se lit donc rapidement, il m’a pris moins de 2 heures. Car non seulement le nombre de pages est compté mais il n’est constitué que d’articles (qui ressemblent plutôt à des blog post qui tiennent tous sur une page, titre compris ! Et encore, on parle là d’une page pas bien grande.

C’est aussi la qualité de cet opuscule car il s’agit là en fait d’une contrainte de taille que s’est donné l’auteur lui-même. Chaque sujet devant alors être exposé avec le maximum d’efficacité. Une sorte de « lean » de l’écriture, si on veut bien.
Intéressons-nous maintenant au contenu. Ce mini-livre est découpé en 5 parties.

La première partie « overall attitude » regroupe 11 essais. L’auteur développe ici les question d’état d’esprit : être courageux, ne pas avoir honte de son ignorance, être curieux et savoir chercher, etc…

La seconde partie « tools, learning et techniques » concerne plus un savoir « tactique pour faire face aux différentes situations. On y parle tests, déploiement et … lire des livres ! Par exemple… Ce sont 13 essais qui forment cette partie

La troisième partie « wisdom for the Long Haul » comporte 7 essais. Il évoque les questions de relations entre personnes et d’hygiène de vie. En fait : comment tenir la distance !

La quatrième partie « communication is key » comporte juste 7 essais. Zut, justement un des essais nous apprend à ne pas utiliser le mot « juste » ! On y évoque la documentation, les emails et les relations entre les managers, mais finalement peu de choses sur les relations entre collègues. Donc c’est un peu décevant.

La cinquième partie « closing advices » ne compte que 5 essais. C’est un peu dans le style « allez en paix ».

L’auteur m’avait prévenu : je ne serais pas d’accord avec tout et ce serait même curieux que je le sois. Cela a bien été le cas, mais j’avoue être en accord avec une grande partie de ses positions. Ce livre s’adresse sans ambiguïté aux développeurs. Et pourtant, l’auteur focalise son propos sur les « savoir être » plutôt que sur les « savoir faire » ! A ce titre, il me rappelle un peu le « pragmatic programmeur » d’Andrew Hunt et Dave Thomas. Rappel justifié, car l’auteur y fait référence vers la fin de son texte.

Au final, il ne s’agit pas d’une lecture indispensable. Elle est juste intéressante : la concision de l’expression de l’auteur et la rapidité avec laquelle on avale le texte sont des plus. Je la classerais en lecture d’agrément en sus de textes plus solides tels que le Pragmatic Programmer suscité, ou encore les Clean Code / Clean Coder de Robert Martin et quelques autres.

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Référence complète : Deal with It, attitude for coders – Gavin Davies – Leanpub 2012

Deal With It Attitude for Coders

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Carnet de route : Agile France 2014 (1/4)

Agile France, c’est un rendez-vous incontournable. Enfin disons : sauf cas de force majeure. Le lieu reste le même et surtout fidèle à lui-même : le chalet de la porte jaune !

En arrivant, on est certain d’y trouver du café, mais surtout des connaissances et des amis. Ca commence bien !

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L’organisation se fait aussi un point d’honneur d’être dans le timing. Et ça, ce n’est guère évident ! C’est Damien Thouvenin qui officie comme que maître de cérémonie cette année.

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Avant de laisser place à la Keynote de Régis Médina, je voudrais souligner la formidable présence de Romain Couturier pour animer un scribing en continu lors de cet Agile France. Il a également initié plusieurs groupes à son art, qui se sont aussi jeté à l’eau pour capturer les sessions de l’open-space !

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Le produit, prochaine frontière de l’agilité

Le Product Management, c’est un sujet plutôt « trendy » en ce moment. Régis va l’évoquer pour nous avec sa sensibilité Lean.

Le bon vieux temps

Autrefois, avant l’agile, on produisait les logiciels en phase. Arrivait la phase de tests. En fait, le moment où commençait vraiment le projet. Parfois, tout était purement et simplement jeté à la poubelle. mais on sait maîtriser cela désormais. Hélas, la récompense pour un problème résolu, c’est un nouveau problème !

Le nouveau problème, c’est que nos utilisateurs veulent plus et plus vite : ils ont des services en ligne accessibles depuis partout, des applications mobiles … Ils ne sont plus dupes ! Le niveau monte, il n’y a plus le choix : il faut produire un SUPER logiciel !

Obtenir le whaou effect !

Et déjà, deux trucs pour ne pas l’obtenir:

  • « design par comitee ». Ici les Product Owner ne servent que d’aiguillage entre des besoins plus ou moins divergents.
  • Fonctionner en flux à l’extrême. Le revers du flux, ce de ne porter son attention sue sur des petits bouts.

Alors quelle solution ?

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Le Lean Startup offre une partie de la solution, mais il n’offre pas de réponse aux points de vue antagonistes, ni à la résolution des contraintes. Régis préfère orienter son regard vers le Lean Engineering, où un chef d’orchestre (et un seul) porte la vision du client (vous avez dit « product owner » ?). Bien. Mais quels caractéristiques, quelles aptitudes doit posséder ce chef d’orchestre.

Si l’on regarde les grands chief engineers, on voit que l’une de leur caractéristique commune est leur capacité à dire « non ». Mais comme on s’en doute, cela ne suffit pas. L’orateur évoque pour nous trois compétences clé.

Trois compétences

Positionner le challenge : c’est le chief engineer qui donne la direction et place la barre. S’il ne le fait pas, les personnes de l’équipe se trouveront individuellement leur propres challenges ! Positionner le challenge, c’est aussi identifier les paramètres clé, ceux que l’on aura déterminés en allant voir sur le terrain.

Cultiver le désaccord : Lister les options s’offrant à nous de manière crédibles et les attaquer de front (set based design).

Dénicher les erreurs : En ayant un niveau d’exigence élevé, obligeant à voir et revoir sans cesse les solutions adoptées. La voie empruntée ici est celle de la résolution des problèmes.

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Ce que j’en ai pensé

C’est toujours un plaisir d’écouter Régis. Et ses interventions sont toujours d’excellente qualité. Je ne peux qu’abonder dans le sens qu’il évoque, même si je trouverais certains autres points à appuyer, comme l’importance du feedback (bien couvert par le Lean Startup dans ce cas).

Cela ne révolutionne pas non plus mon image du product management, j’y trouve les éléments que j’avais déjà, à l’exception sans doute du « cultiver le désaccord » qui donne un peu à réfléchir. Curieusement ce point sera aussi abordé dans une autre session ! Mais c’est aussi un aspect que l’on retrouve aussi dans le design thinking…

Le mot de l’organisation

Avant d’aborder la suite du programmes, nous avons droit aux pitches de la première journée : 30 secondes par orateur, c’est vraiment court ! On a aussi le mot de l’association, par la voix de son président, Emmanuel Gaillot.

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L’an dernier, Emmanuel nous avait gratifié d’une tirade pour le moins asez sèche, assis sur une chaise. Pas terrible. Je ne sais s’il a lu mon compte-rendu, mais cette année c’est débout qu’il s’est exprimé, avec un verbe moins acerbe et nettement teinté d’humour, et avec le même message. Ca change tout ! Kudo, Emmanuel !

Il est temps de rejoindre la session suivante. Moi, je ne change pas de salle car Pascal Van Cauwenberghe fait son talk avec Jacques Couvreur dans celle-ci.

La simplicité : Pas facile !

Je ne savais pas à quoi m’attendre pour cette session (dont je n’avais même pas pris la peine de lire le résumé). La simplicité, ce n’est effectivement pas facile, car elle nécessite avant tout de définir ce qu’est la simplicité !

Pour nous aider dans notre quête, Pascal et Jacques vont plonger dans la substance proposée dans deux ouvrages.

The Laws of simplicity

Le livre de John Maeda nous propose 10 lois que nous passons revue.

1 – La réduction : Ne laisser apparents que la fonction et le message.C’est donner une apparence de simplicité.

2 – Organisation : Ranger les éléments pour donner une impression de simplicité.

3 – Lutter contre les temps d’attente : l’attente donne une impression de complexité. Exhiber un élément dynamique comme une barre de progression atténue cela.

4 – L’apprentissage : Elle couvre deux niveaux :

  • L’apprentissage immédiat : c’est permettre la découverte.
  • La maîtrise, qui intègre une notion de dynamique.
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5 – La différence (Jacques est resté sec là dessus)

6 – Le contexte : un concept difficile à saisir, mais qui tempère d’un « ni trop, ni trop peu » cette notion de simplicité.

7 – L’émotion : La simplicité est aussi un facteur non rationnel.

8 – La confiance : C’est offrir un contexte sécurisé, permettant de faire et défaire sans crainte.

9 – L’Echec : Parfois, on ne peut pas tout simplifier. Mais essayer permet d’apprendre.

10 – La loi cardinale : Moins d’évidence et plus de sens.

Bon, je reste un peu sur a fin avec cet énoncé de concepts. Certains éléments de la liste me parlent un peu, mais cela manque de substance. Passons au second opus.

The Laws of Substraction

Le livre de Matthew E. May livre à son tour 6 règles.

1 – Ce qui n’est pas là est parfois plus important que ce qui est là. Pascal rapproche ce point de la loi de Conway. Améliorer l’environnement (en éliminant des barrière) peut améliorer le produit.

2 – Les règles simples produisent les expériences les plus productives. Pascal nous propose deux choses à essayer en ce sens :

  • Quelles règles (qui protègent) peut-on supprimer ?
  • « abandonner » l’application aux utilisateurs.

4 – Ajouter des contraintes. Pour déclencher de nouveaux comportements, on peut par exemple : réduire la durée des itérations, réduire la durée entre 2 commits, etc..

5 – Parfois, il faut casser pour percer. Ne pas avoir peur des crises…

6 – Parfois, ne rien faire c’est mieux !

Je sais, il me manque l’item numéro 3 : désolé !

Ce que j’en ai pensé

Je suis un fan des présentations de Pascal. Cette fois, je suis resté sur ma faim. Mais néanmoins, je serais bien là aux prochaines présentations de Jacques et Pascal !

Le prochain créneau nous propose des lightning talks. Mon choix est fait depuis longtemps !

Tim Gallwey ou comment le coaching a commencé

Christophe Keromen nous a proposé une session une session de 20 minutes passionnante commençant par un échec : celui de Tim Gallwey, alors champion de tennis, ratant la balle de match d’une demi-finale de championnat (et le match par la même occasion). Ainsi commence le constat : nous sommes tous nos propres saboteurs ! Nous avons du potentiel, mais nous faisons moins que ce que nous sommes capables de réellement faire. D’où l’équation :

Performance = potentiel – interférences

Quand « self 1 » gêne « self 2 »

Nous interférons avec nous-même.

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Notre « self 1 » représente l’égo, le moi rationnel, tandis que « self 2 » représente le corps et l’inconscient. Lorsque nous laissons « self 1 » interagir, nous provoquons un ralentissement, une diminution de notre probabilité de réussir. Ce point est appuyé par les neuroscience qui affirment que la quasi-totalité des informations dont nous disposons est inconsciente.

A quoi cela peut-il me servir ?

Christophe nous propose deux axes.

L’apprentissage. Les images sont supérieures aux mots. On apprend mieux par mimétisme sans chercher à décrire ou à rationaliser ce que nous faisons (sinon nous rappelons « self 1 »).

Les habitudes. Nous créons des habitudes pour répondre à un contexte qui est souvent la marque du passé, bien que répondant à une intension positive. Il faut remplacer ces habitudes par de nouvelles, répondant aux mêmes intentions, mais adaptées au contexte présent.

Ce que j’en ai pense

Christophe a superbement abordé le sujet. Me voici avec encore un sujet à potasser. Je retiens dans l’immédiat la prédominance de l’exemple sur la formulation littéraire.

Pas la peine de bouger de place pour la prochaine présentation qui se déroulera dans la même salle. Tant mieux pour moi, car ça se bouscule !

La rétrospective continue

C’est en duo et dans une salle comble que Régis Médina et Antoine Contal nous ont proposé leur session. Toutes les places sont prises et une partie du public est debout !

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Evidemment, comme on peu s’y attendre, Antoine et Regis nous parleront de Lean. La clé des retrospectives réussies, celles qui progressent au lieu de s’enliser se situe hors des rétrospectives : c’est créer un environnement où l’équipe progresse. Continuellement.

Dans ce cadre, le rôle du coach devient celui du coach sportif : il aide à poser le challenge.

Le challenge !

Forcément, sur un projet, le challenge est un concept plus flou que pour un sportif. Mais c’est posible en prenant en compte ce qui est important pour le projet. Il n’y a pas de recette miracle.

  • Le sourire du client
  • Le lien avec l’argent. Le flouze, quoi !
  • La stratégie
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Pour un manager, les dimensions à prendre en compte pourront être :

  • Qualité du code.
  • Délai de livraison.
  • Productivité (même si ce facteur est à prendre avec prudence).

Finalement, il faut trouver le moyen de rendre ce challenge visuel (indicateur, progression…).

Un apprentissage individuel

Une fois posé le challenge, il faut le décliner en petits exercices d’amélioration individuel : chaque action d’amélioration doit avoir son porteur. Ce porteur devient expert du sujet, et il profite ensuite des rétrospectives pour partager son savoir !

Chaque action d’amélioration se décline en expérimentations suivant le cycle PDCA : ce sont des Katas.

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Finalement une bonne nouvelle, mais…

La bonne nouvelle, c’est que l’on peut garder les rétrospectives. Elles deviennent un lieu d’échange des nouvelles pratiques.
Il y a aussi un prix à payer :

  • Ecouter les managers
  • Ecouter la réalité plutôt que ses envies
  • Persévérer

Les bénéfices en contrepartie :

  • On peut avoir un impact
  • Quand ça marche, le comportement des personnes change.

Enfin, Antoine et Régis nous proposes des exercices à faire en rentrant

  • Aller voir et écouter le client
  • Construire le modèle économique du produit
  • Questionner un directeur sur les objectifs stratégiques
  • Mettre en place un indicateur
  • Commencer avec un problème dont nous (en tant que coach) connaissons la réponse.

Ce que j’en ai pensé

Comme d’habitude, avec Antoine et Régis, c’est du lourd comme disent les jeunes. On prend cher au passage aussi : leur sessions sont aussi intéressantes que déprimantes. Mais ça tombe bien, les actions d’amélioration sont au centre de ce que j’ai à faire en ce moment !

Pause déjeuner

Je ne reviens pas sur la qualité de la la restauration d’Agile France, j’en ai déjà longuement parlé l’an dernier !

Le déjeuner, c’est surtout l’occasion d’échanger avec les personnes que l’on apprécie (il y en a beaucoup !). Ce midi, ce sera avec Nathaliel Richand et Jean-Luc Lambert. Bien sûr, nous évoquons un peu le Printemps Agile, mais nous parlons surtout enseignement : Nathaniel voudrait développer des MOOCs agile, ce qui est dans les tendances du moment, mais peu compatible avec un enseignement de plus en plus par le jeux et « from the back of the room »…

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Sans doute il y a-t-il complémentarité entre les deux modes, en utilisant les MOOCs pour des sujets plus étroits, pour lesquels il serait difficile d’organiser des sessions, donc plus avancés.

Voilà, ce sera tout pour aujourd’hui. Je vous donne rendez-vous très bientôt pour le déroulement de l’après-midi.