Faites suivre l’action efficace d’une réflexion calme. De la réflexion calme viendra une action encore plus efficace.
Peter Drucker

Faites suivre l’action efficace d’une réflexion calme. De la réflexion calme viendra une action encore plus efficace.
Peter Drucker

Un article qui marque l’histoire des sciences n’est pas nécessairement un monument. L’article original de Watson et Crick décrivant la structure de l’ADN, la fameuse double hélice tient en un peu moins de deux pages de l’édition de Nature datant du 25 Avril 1953. Il vaudra aux deux auteurs associés à Wilkins, le prix Nobel de médecine en 1962.
Pour l’anecdote, le dessin de la double hélice est dû à Odile Crick, la femme de l’un des auteurs, peintre de profession. Ce dessin est par ailleurs la seule oeuvre pour laquelle elle est connue.
Moins drôle : le point de départ de l’article de Watson et Crick est une photographie, connue sous le nom de “photo 51”, prise par Rosalyn Franklin, que Wilkins a montré aux deux auteurs sans en informer sa collègue ! Voici la photo en question

Rosalyn Franklin apparait uniquement dans les remerciements de l’article, une bien piètre reconnaissance de sa contribution par ailleurs involontaire !

I haven’t written much on this blog recently. In those rare spare hours between my full-time job, working on my second book, contributing to my local community, building a studio extension to our tiny house, and raising our wonderful baby (now nine months old) I’ve been building AgileLib.Net as…
Les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elles ne vous disent rien sur l’avenir.
Cette année le ScrumDay change de lieu ! La belle affaire me direz-vous : il a changé de lieu presque chaque année ! Mais cette fois, il quitte le centre de Paris pour aller chez Mickey.
Rassurez-vous, je suis presque sûr que nous ne serons pas obligé de nous coiffer d’une paire d’oreilles signées Walt Disney. J’animerais pour ma part un atelier avec mon collègue Benoit Nouyrigat. Allons-y pour une petite présentation : c’est l’Acceptance Tests Workshop !
Le développement guidé par les acceptance tests devient un standard dans le monde agile. Cela signifie que les tests fonctionnels seront au moins décrits avant le début des développement.
Mais partant de là, il existe de nombreuses façons de procéder, de multiples variations.
Cet atelier s’articule autour d’une pratique que nous utilisons régulièrement : l’acceptance test workshop. Il s’appuis sur l’intelligence collective pour faire émerger les tests fonctionnels pour valider le développement et assurer la compréhension partagée des fonctionnalités attendues.
Cet atelier vous donnera l’opportunité de pratiquer cette nouvelle technique sur des exemples que vous aurez construit.
Les participants à cet atelier forment des équipes de 4 à 5 personnes. A partir d’une courte étude de cas, ils devront élaborer quelques users stories sur la base desquels ils devront décliner des tests d’acceptance en groupe en revêtant des Personna (développeur, Product Owner, Testeur, etc.).
Lors d’une première phase, on cherchera à décrire les tests sous forme libre, en se concentrant sure la couverture de la specification en cas passants et non-passants.
La seconde phase accentuera l’aspect formel des spécification de tests via la formalisation Given / When / Then utilisée pour les tests BDD (Behavior Driven Development).
Voilà, vous savez (presque) tout sur ce quii se passera durant cette atelier. Libre à vous de vous joindre à moi et à Benoit !
Cela aurait dû être une ScrumBeer de Février, mais une collision de dates avec l’Agile Playground en a décidé autrement. C’est donc début Mars que nous nous sommes retrouvés en petit comité d’agilistes !
C’est dans un bar faisant la place belle aux jeux (et à la bière, bien sûr) que nous nous sommes retrouvés.

Outre nos discussions de comptoir habituelles, Arnaud nous proposait d’apporter notre contribution aux revues des propositions du ScrumDay 2014.
J’ai dit : le ScrumDay 2014 !

Après une rapide selection initiale, revue des propositions en binômes.

J’ai eu le plaisir de me livrer à l’exercice avec Pablo Pernot dont je dois dire que je le croise trop peu souvent !

L’exercice est intéressant, mais je le vois plutôt dans ce contexte comme une agréable récréation. J’espère que le comité de sélection ne regardera pas le résultat de nos cogitations de manière trop appuyée, d’autant que le filtrage initial a été particulièrement arbitraire !
Il faut un peu varier les plaisirs lors de nos rencontres. Mais pas trop quand même : les discussions, le p’tit verre de rouge ou la bière et la charcuterie, ça reste notre fond de commerce !

You have to make the rules, not follow them.
Note : 7 ; Une très honnête introduction au sujet.
Si il est un sujet qui a le vent en poupe, c’est bien la gouvernance du SI ! Surfant sur cette nouvelle popularité, ce livre a pour but de nous en révéler tous les aspects. Et très franchement, je ne pense pas que ce livre puisse faire de nous le gourou de la gouvernance, mais il atteint très honorablement son but. Avec beaucoup de simplicité, il nous expose les domaines clés de la gouvernance IT et nous en explique les grandes lignes :
Si la première partie nous dresse un sympathique contexte historico-culturel de l’émergence de la gouvernance IT (qui eut cru à l’importance du Colt 45 dans la façon d’appréhender l’égalitarisme pour nos voisins américains), les sujets évoqués ci-dessus font l’objet du seul chapitre 2. Et quel chapitre ! Il fait plus de 100 pages, donc plus de la moitié du livre ! C’est l’un des quelques reproches que je puis faire à cet ouvrage, par ailleurs moins sujet aux reproches récurrents que je peux faire à la qualité éditoriale des livres Dunod.
La troisième partie est dédiée à l’introduction aux 2 célèbres référentiels de la gouvernance IT : les incontournables ITIL et Cobit ! C’est bien sûr une excellente idée, mais hélas j’ai trouvé cette introduction confuse (même si un chapitre est consacré à chacun des référentiels). Peut-être devrais-je leur accorder une seconde lecture ?
En bref, je n’ai pas été déçu, ayant terminé les 180 pages du texte, j’ai la sensation de comprendre le sujet, sinon de la maîtriser. Je dois dire en outre, qu’il y a pas mal de références externes, et que le style de l’auteur, sans être extraordinaire nous fait grâce du style pédant qui est souvent la marque de fabrique des ouvrages français. On attend de l’auteur qu’il donne son avis et prenne position : il le fait !

Référence complète : IT Gouvernance, maîtrise d’un système d’information – Frédéric Georgel – Dunod 2005 – ISBN : 2-10-008312-0
Retour chez Valtech pour cette nouvelle édition des Playgrounds. Aujourd’hui nous avions le choix entre deux jeux aussi attrayants l’un que l’autre : la Pompafric (présentée à l’Agile Game France 2014) mais que je n’avais pas expérimenté et le Values Advocacy. C’est Pierrick qui nous présente le programme.

Pour amorcer joyeusement cette soirée, on a droit à un “nombre secret”, le même jeux que nous avions pu essayer lors de l’Open Space Agile France. Du coup, me voici exclus du jeu, c’est pas juste ! J’observe les efforts plus ou moins vains des participants pour se faire comprendre…

L’alignement final est assez étrange : on y a des “ordonancements locaux” signe qu’il a manqué une vérification de cohérence entre les groupes. Une mention spéciale à celui qui a tenté de se faire comprendre en convertissant son nombre en “taille de Schtroumph” !

Finalement, je me décide pour le Values Advocacy. En entrant dans la salle, on découvre le déroulement de la session affiché au mur, sous forme de fresque !

Le principe est assez simple : 4 équipes et les 4 valeurs agiles … et leurs “opposés”. On effectue une série de batailles : deux équipes s’affrontent pour défendre une valeur du manifeste et leur contraire. Les deux autres équipes forment le jury. Ensuite on tourne. C’est donc une sorte de tournante, mais en tout bien tout honneur. A la fin du jeu, chaque équipe aura eu l’opportunité de défendre une fois une valeur, une fois l’opposé d’une valeur, et de faire partie du jury deux fois. Il y a ensuite un système un peu compliqué pour compter les points, mais ce n’est pas très important.
Action !
Chaque équipe prépare son plaidoyer. Pendant ce temps les membres du jurés circulent pour évaluer les idées qui émergent.

Un premier tour de vote a lieu à la fin du temps de préparation des plaidoyers.

Chaque équipe doit ensuite défendre ses idées et convaincre. Comme le fait ici Pascal.

Ou Corina

Un second tour de vote a lieu à l’issu de cette étape. La note final est une aggrégation un peu curieuse des deux votes.
Le second round se fait selon le même modèle (mais pas les deux mêmes équipes).
A l’issu des deux premiers round : une rapide rétrospective.

Nous remontons essentiellement deux points :
Pas possible d’adresser le second point dès maintenant. Mais le premier est pris en compte : nous diminuons le temps de préparation de 8 minutes à 5.

C’est donc reparti avec un rythme un peu plus soutenu. On prépare les argumentaires…

On s’active pour défendre ses positions.

L’une des équipes se trouve réduite à 3 membres, mais visiblement le nombre ne fait pas la force…

Et de nouveau, bien sûr, les plaidoyers !

Par deux fois les antithèses agiles ont battu les valeurs du manifeste et l’inverse est aussi arrivé par deux fois ! Que doit-on en penser ?

Au fur et à mesure du jeu, les plaidoyer ont aussi évoluer pour donner plus d’impact à la forme. Cela a finalement peu joué. Une équipe est d’ailleurs tombé dans le travers d’articuler complètement l’argumentaire autour de la forme, mais la faiblesse de cet argumentaire a joué en leur défaveur (alors même qu’ils défendaient les valeurs du manifeste) !

La réduction du temps de préparation a donné plus de rythme à la seconde partie, mais comme vous le voyez ci-dessous, l’impact sur le nombre d’arguments développés, bien que visible, n’est pas si important que cela.

Le jeu est réellement plaisant et nous oblige à réfléchir honnêtement non seulement à nos valeurs agiles que nous prenons pour acquises, mais aussi à ce que peuvent apporter leurs opposés. Ou au moins à comprendre à ce que les anti-agilistes y trouvent.

Curieusement d’ailleurs, je me suis retrouvé confronté dès le lendemain à ce cas de figure ! Nicolas a évoqué l’usage de ce jeu dans des groupes composés d’agilistes et d’anti-agilistes (ou de nouveaux venus). Je ne suis pas certain que l’on y obtienne les résultats escomptés. Notre population a fait un bon travail à argumenter solidement les deux côtés. Des anti-agilistes feraient-ils de même ?
Bref, j’ai passé un très bon moment. Mais je m’interroge encore sur l’usage que l’on peut faire de ce jeu. Vous retrouverez le vécu de la session sur le billet de blog de Nicolas.
Comme à l’accoutumé, on termine notre soirée de manière informelle autour d’un petit verre ou d’une bière.

Je ne m’éternise pas ce soir, j’ai une journée chargée le lendemain. Justement avec des agile games !