The New New Product Development game, par takeuchi et Nonaka

Cette publication est connue pour être la source d’inspiration des créateurs de Scrum. Il fut publié en 1986 dans le Harvard Business Review et Hirotaka Takeuchi et Ikujiro Nonaka en sont les auteurs. Ils viennent du marketing et non du développement logiciel.

Les 6 caractéristiques du “Scrum”

On parle bien déjà de Scrum ! Et l’on prête à ce processus 6 propriétés fondamentales :

  • Une instabilité intrinsèque : le top management ne donne aux équipes qu’une direction générale avec un challenge très élevé à relever. Par ailleurs ce management donne une grande liberté d’action et d’interprétation. Cela crée une tension dans l’équipe à même de favoriser la créativité.
  • Des équipes auto-organisées. Elle apparait quand sont réunies 3 conditions :
  • L’autonomie : peu d’intervention du top management, son rôle est de fournir les ressources adéquates. L’entité fonctionne comme une startup.
  • L’auto-transcendance : L’équipe est dans une quête continuelle pour dépasser ses limites.
  • L’auto-fertilisation : une équipe pluri-disciplinaire renforçant leur connaissances respectives à l’image d’un impact hub.

Des phases de développement en chevauchement : le rythme de développement agit comme le poul de l’équipe. Pour permettre le développement selon ces phases courtes, il faut adopter le “sashimi system”. Le multi-apprentissage : il s’effectue à différents niveaux (individuel, collectif, entreprise) et dans les différents domaines d’expertise de l’équipe.

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Note de lecture : Essential Scrum, par Kenneth S. Rubin

Note : 8 ; La référence sur Scrum, à la hauteur des ouvrages de Mike Cohn

Le nom de l’auteur ne m’évoquait rien jusqu’à présent. Mais Kenneth Rubin n’est pas seulement un vieux routier de l’informatique et de l’agilité, il fut aussi le premier chairman de la Scrum Alliance ! La motivation de l’auteur était, pour cet ouvrage, de réaliser un texte de référence sur Scrum, que l’on puisse prendre avec soi et qui suffise lorsque l’on se pose une question sur la mise en œuvre de Scrum. Je vais certainement casser le suspens, mais c’est pour moi mission accomplie. En prenant un peu de recul, on peut constater que les points abordés tombent dans 3 catégories.

  • Les éléments et pratiques qui font partie du cœur de Scrum. C’est ce que l’on va trouver dans le Scrum Guide, par exemple, ou dans les 3 ouvrages de Ken Schwaber.
  • Les pratiques généralement admises dans la mise en œuvre de Scrum, mais qui ne font pas partie du framework officiel. Ce sont par exemples les pratiques empruntées à l’Extreme Programming. A ce titre, c’est ce que nous pourrons rencontrer dans l’excellent « Scrum from the Trenches » de Kniberg ou le livre en Français sur Scrum de Claude Aubry.
  • Les pratiques avancées qui peuvent compléter Scrum. Nous pouvons penser au Management 3.0 de Jurgen Appelo ou au Lean Startup…

Ce livre vise à couvrir complètement les deux premiers aspects et une bonne partie du 3ème. C’est un vrai texte pratique qui ne se limite pas à ce que l’on doit faire, mais surtout développe le « comment ». On s’appuie ici sur une prose de bonne qualité (je l’ai comparé à Mike Cohn tout à l’heure), mais aussi sur une abondante illustration. Le tout pèse benoitement ses 400 pages, c’est le prix à payer ! Au niveau du contenu, il faut compter avec 23 chapitres regroupés en 4 parties principales.

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Soirée « en finir avec… » organisée par le French SUG

Ca y est, je l’ai : Ma soirée mégalo à moi ! En effet, le 29 Janvier nous nous retrouverons sous l’égide du French Scrum User Group pour une soirée exceptionnelle « en finir avec… ».

Pourquoi une telle soirée ? Tout d’abord pour fair écho bien sûr à la série de post que je vous ai asséné depuis maintenant 3 étés, et que vous retrouverez encore quelque temps. Ensuite et surtout pour réfléchir ensemble à nos pratiques agiles : les comprendre et savoir les remettre en cause !

En effet, nous tenons pour acquis la nature agile des pratiques identifiées comme « bonnes pratiques ». Qu’en est-il réellement ? Quelle est la nature et l’objectif fondamental de chacune d’entre-elles ? S’inscrivent-elles vraiment dans notre système de valeur ou s’en éloignent-elles au contraire sous pretexte de compromis à un environnement aux antipodes de ce que nous voulons faire ? Notre acceptation inconditionnelle même de ces pratiques s’inscrit-elle dans un état d’esprit agile ? Mais là, je crois que nous avons déjà la réponse…

Si ma prose vous interpelle, rejoignez-nous le 29 Janvier ! Aucune promesse ne sera faite sur ce que vous pourrez en retirer, car cela dépendra largement de ce que vous saurez y apporter !

Soirée « en finir avec… » organisée par le French SUG

Taylorisme et travailleurs du savoir

Durant les formations, je me retrouve souvent en situation de devoir expliquer pourquoi (et en quoi) l’agilité est différente des processus classiques, mais pas seulement. Bien sûr on pense au bon vieux « cycle en V », la tarte à la crème des processus non-agiles, mais nous pouvons aussi évoquer les processus itératifs tels qu’Unified Process !

Unified Process est un cas intéressant, voir embarrassant. Certains le classent dans la limite basse des méthodes agiles [4] (après tout, on est loin du cycle en V), d’autres considèrent qu’il ne s’agit définitivement pas d’une approche agile. C’est mon cas. Je trouve par ailleurs intéressant de voir que Ken Schwaber lors de sa première présentation de Scrum en 1995 classait déjà ces approches (pourtant plutôt novatrices à l’époque) en dehors de ce que l’on appelait pas encore les « approches agiles » [1] !

Pour débuter notre reflexion, je vous propose de nous intéresser au modèle Cynefin.

Le modèle Cynefin

Le modèle Cynefin permet de classifier la complexité des contextes en fonction de la nature des relations de causalité entre problème et solution. Je simplifie un peu, pourtant cela doit sembler obscure. Ne vous en faites pas, cela deviendra plus clair lorsque nous expliquerons le modèle. Le voici.

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Note de lecture : Unix, utilisation administration système et réseau, par Christian Pélissier

Note : 5 ; Unix pour les bénédictins, mais néanmoins très utile !

Je n’ai encore jamais croisé un bouquin sur Unix qui soit une franche tranche de rigolade. Celui-ci ne fait pas exception. En fait son style est franchement monacal. Je ne vais pas passer en revue les 37 chapitres composant les 750 pages de ce pavé. Et rester au niveau des 3 parties serait trop succinct.

Si l’aspect premier est rébarbatif, en y regardant de plus près, l’ouvrage est plutôt bien fait, à mi-chemin entre le manuel de référence et le guide de l’utilisateur, avec une prédominance pour ce dernier aspect. Tout d’abord le texte a le bon goût d’être finement découpé : 37 chapitres, c’est en moyenne une vingtaine de pages par chapitres. Le style est très sibyllin, mais il se débarrasse ainsi des circonvolutions qui rendraient l’ouvrage moins efficace. Il y a au moins 3 choses que j’apprécient :

  • Les exemples clairs de la ligne de commande. Cela ne se limite pas à la syntaxe, mais à l’usage réel que l’on peut en faire dans une séquence type.
  • Les variantes BSD et Système V sont présentées. Ce choix paraitra évidemment aujourd’hui un peu désuet.
  • Les commandes connexes sont évoquées : ainsi sur la création de répertoire, on parle de la façon de les supprimer, etc…

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