Note de lecture : Kanban pour l’IT, par Laurent Morisseau

Note : 7 ; Pas là pour rigoler !

Le livre de Laurent Morisseau, référence en France sur Kanban était grandement attendu. Notre attente n’a pas été vaine, car nous avons hérité d’un ouvrage fort complet sur la question. Mais revenons d’abord au livre en lui-même.

Celui-ci est plus court que ce à quoi je m’étais attendu : 215 pages. Qui plus est, Laurent a fait le choix de le découper en de nombreux chapitres : pas moins de 20 ! Je ne peux qu’approuver cette approche, qui aide grandement à rythmer la lecture. Mais j’ai aussi eu la surprise de constater qu’il résiste bien plus à la lecture que ce à quoi je m’attendais. Je reviendrais sur ce point un peu plus tard.

La première partie du livre sert à camper le décor. Au début de chaque partie, Laurent fait un zoom sur la mind-map qui lui a servi à structurer ce livre. C’est original et intéressant, mais bien que pratiquant régulier de la chose je ne m’y attarde pas, préférant lire le texte linéairement et découvrir les choses au fur et à mesure.

Les 3 chapitres de cette première partie sont une introduction en douceur, ce que je considère toujours comme une bonne chose. On y définit les termes, les concepts, ainsi que la place de Kanban au sein des différentes méthodes (Kanban n’étant pas une méthode). Le 3ème chapitre est une introduction directe au reste de l’ouvrage car il introduit le cycle « PDSA », les 5 pratiques et les 3 piliers fondamentaux qui forment la charpente de la présentation de Kanban par l’auteur.

La seconde partie débute par une présentation générale de Kanban, qui est un peu à cheval avec l’objectif de la première partie et une présentation de l’étude de cas qui servira de fil rouge à l’étude de Kanban tout au long du livre. Le principe de l’étude de cas est généralement excellent, et c’est le cas ici : il donne un aspect concret au descriptif et sert de liant entre les chapitres. Pour une raison que j’ai du mal à expliquer, j’ai eu du mal à rentrer dans cette étude de cas et j’ai dû faire pas mal d’effort pour me rappeler du point où l’on s’était arrêté précédemment. Il est temps d’aborder le cycle PDSA qui couvre les chapitres 5 à 19, donc la quasi-totalité du texte !

Concevoir. A elle seule, cette partie courre du chapitre 5 au chapitre 9 ! Cela débute par la découverte de l’élément de travail qui figurera dans le Kanban, quelles sont sa nature et sa granularité. Cela nous guidera vers la découverte du flux de travail. Cela fait, il faut établir les règles du système, celles s’appliquant aux interfaces d’entrée/sortie (sous quelles condition un élément peut-il transiter) et celles inhérentes au système (changement de priorité, escalade, purge, etc…). On souffle un peu au chapitre 7 (tout en apprenant des choses) en nous intéressant à l’aspect visualisation, au niveau du tableau et des cartes Kanban.

L’une des choses qui différencie un Kanban et un simple tableau de tâches est la fameuse limite de travail en cours ou limite de « WIP ». C’est l’objectif du chapitre 8. Il se poursuit au chapitre suivant par son complément naturel, la gestion des cadences et de capacité du système.

Mettre en œuvre. Deux chapitres sont consacrés à cette étape. On s’intéresse d’abord au travail au quotidien : qu’est-ce qui guide la prise en charge des tâches, l’affectation. Comment traite-t-on les cas de blocage. Le suivi de la vie du Kanban est le second volet, on y parle débit et temps de cycle.

Etudier. C’est une partie très lourde, aussi bien sur la couverture du livre, car elle s’étend du chapitre au chapitre 16, que sur la teneur très technique et même mathématique du contenu !

Les chapitres 12 à 14 traitent des différentes typologies de système : on commence par les systèmes globalement saturés, ce qui nous amène sur la théorie des files d’attentes, puis sur la loi de Little. Sachez-le par avance : vous n’allez pas vous marrer ! Les systèmes localement saturés nous font aborder la théorie des contraintes et Laurent Morisseau fait très justement un parallèle avec le problème des bouchons de circulation. Le système Kanban variable nous fait aborder une approche statistique du système concernant les temps de cycle des éléments qui y circulent (motivation du lecteur nécessaire).

Kanban n’est jamais très loin du Lean, le chapitre 15 dédié au problème des limites top hautes nous permet d’aborder la notion de Muda. Enfin le chapitre 16 nous guide vers l’étude de l’impact des changements des limites sur le comportement du système ; capacité et temps de cycle. Beaucoup de diagrammes émaillent ce chapitre qui est toutefois ardu.

Améliorer. Cette phase est couverte par les chapitres 17 à 19. Tout d’abord la découverte des comportements émergents nous permet d’aborder deux notions importantes : les classes de services et les différents modèles de collaboration de l’équipe.

Est-il possible d’arriver à un contrat de service avec Kanban ? L’auteur réponds oui, mais cela repose sur certains préalables de référence, de contrat de service et de standardisation. Ce qui requiert un niveau de maturité élevé.

L’auteur conclut l’ouvrage d’abord par un bilan de l’approche Kanban en le positionnant dans le modèle Cynefin, puis en abordant l’extension du modèle Kanban en abordant l’Obeya Lean.

A titre de synthèse, il y a 3 aspects qui m’apparaissent proéminents dans ce livre :

  • Le contenu est très riche. C’est une surprise, une excellente surprise. Le livre en main pour la première fois, on ne s’attend certainement pas à un tel contenu, eut égard à sa taille réduite et à son contenu apparemment aéré.
  • Il est très abondamment et bien illustré. L’auteur a de toute évidence fait de grands efforts en ce sens. Et si certains diagrammes sont complexes, cela aide beaucoup.
  • Le texte est difficile. L’auteur ne fait pas de concession à la fluidité de lecture. C’est en quelque sorte une lecture qui se mérite. Si cela est justifié en partie par la richesse du contenu, je pense néanmoins qu’il aurait été possible faire mieux de ce côté.

Je suis habitué aux livres en français qui sont, sinon des textes de seconde zone (mais il y en a), du moins des ouvrages qui sont les petits frères des titres de référence de la littérature anglo-saxonne. Il n’en est rien ici. Même si je ne suis pas le mieux placé pour l’affirmer, Laurent Morisseau hisse son livre au niveau des textes de référence du domaine ! C’est inattendu et cela seul devrait vous convaincre de vous y attaquer.

En parlant d’attaquer, l’expression me paraît adaptée à cette lecture. Je l’ai déjà dit, elle est difficile. Une des raisons, je pense, est que Laurent a dû beaucoup s’appuyer sur son mind-map lors de l’écriture et cela transparait par un style très « structuré » qui nuit à la linéarité de la lecture. En lissant un peu plus son texte, Laurent aurait gagné un point supplémentaire à la note que j’ai donnée.

Je ne voudrais pas terminée cette note de lecture par une impression mitigée. Il est temps d’aller supplier votre libraire de vous céder une copie de livre à prix d’or !

kanban-it

Référence complète : Kanban pour l’IT, une nouvelle méthode pour améliorer les processus de développement – Laurent Morisseau – Dunod 2012 – ISBN : 9782100578672

Kanban pour l'IT


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1ère conférence Lean Kanban France

Cette première édition se déroulera les 18 et 19 Octobres dans les locaux de Valtech au 103 rue de Grenelle.

Cette conférence associera des sessions en Anglais proposées par des grands noms du domaine, à côté de sessions en Français proposant cas d’utilisation et retours d’expérience. Le positionnement de cette conférence, ainsi probablement que la capacité d’accueil limitée des locaux met le ticket d’entrée à un tarif assez élevé : de 450 € (early bird) à 800 € (last minute).

Je n’y serais pas, ayant déjà un agenda chargé et aussi, je dois l’avouer, du fait du tarif du ticket d’entrée. Mais une personne de mon équipe y sera. J’espère luis soutirer quelques informations.

1ère conférence Lean Kanban France

Note de lecture : SAN et NAS, Solutions de stockage par Xavier Bouchet & Henri Gillarès-Calliat

Note : 6 ; Un tour d’horizon clair et agréable à lire, mais attention à l’obsolescence !

Clairement, ce livre remplis bien son office, c’est-à-dire poser les fondations de ce que sont les SAN et le NAS, ce qui n’est pas si évident. Si le premier chapitre est un peu « bateau », il présente quand même l’intérêt de bien faire comprendre l’objectif poursuivit par le SAN, à savoir un réseau dédié au stockage et même la virtualisation de ce stockage. Le reste du livre est découpé en 3 parties.

La première partie est directement consacrée au SAN et lui consacre 6 chapitres. Le chapitre 2, le premier de cette seconde partie est le plus riche d’enseignements car il décrit clairement les différentes typologies de réseaux SAN. A contrario, si dans l’absolu la norme SCSI n’est pas hors totalement hors sujet, le chapitre 3 qui lui est dédié est quand même très technique, et les auteurs auraient pu faire l’impasse dessus. Je soupçonne que c’est le niveau de technicité de l’un des auteurs en la matière qui a guidé ce choix. C’est aussi pour cela, je pense que le chapitre 4 consacré au fiber channel n’est pas moins technique. Mais  comment parler de SAN sans parler de fiber channel, n’est-ce pas ? Le chapitre 5 dédié aux différentes approches de la virtualisation est le second plus intéressant de cette partie. Le tableau dressé est bien plus limpide que celui réalisé dans le « storage virtualization » de Tom Clark. Les deux derniers chapitres sont consacrés aux protocoles montés au-dessus d’IP : iFCP et iSCSI. Malgré le penchant très technique déjà évoqué, ces chapitres sont clairs, mais ils n’évoquent pas la place de ces solutions dans un SAN : liaisons grandes distances, topologies avec gateways, considérations de sécurité…

La troisième partie est dédiée aux NAS et est complètement décorellée de la partie précédente. Il n’y a que deux chapitres dans cette partie, le premier d’entre eux, le chapitre 8 est dédié au SAN proprement dit. Si le sujet est correctement et encore une fois clairement traité, on regrettera que le sujet ne soit pas connecté au sujet précédent. J’ai du mal à croire que personne n’ait pensé à réaliser un NAS (ou un cluster de NASs) au-dessus d’un SAN… Le chapitre 9, consacré à NFS est pratiquement hors sujet. Mais comme on dit : ça ne gêne pas !

La dernière partie traite de sauvegarde, de médias de stockage et de plans de secours. Dans cet ordre. C’est un peu décousu, mais ça complète bien le sujet. J’ai particulièrement apprécié le chapitre consacré à l’archivage sur bande, malgré que l’auteur se réserve, avec un propos particulièrement partisan, aux technologies LTO et AIT. On regrettera aussi que ce chapitre 10 donne si peu d’indication sur la façon dont ces médias s’inscrivent dans un SAN ! Les chapitres 11, 12 et 13 sont consacrés respectivement aux disques durs, aux CD-ROM et aux DVD. Les chapitres 12 et 13 ont vieilli prématurément et apportent peu au sujet, tandis que le chapitre 11, si il n’est pas indispensable au sujet nous donne une vision claire et complète des technologies liées aux disques durs et de leurs implications. Le chapitre 14 consacré aux plans de secours se raccorde certes assez mal au reste du sujet, mais il est clair et bien écrit et donne assez de billes pour inciter à compléter nos connaissances sur le sujet. Je considère donc qu’il remplit son office.

Bref, je n’ai pas regretté ma lecture (lecture aisée, d’ailleurs, car j’ai achevé le texte en 2 jours sans forcer). Je le recommande, avec la réserve toutefois que le livre pourrait utilement être actualisé. Au contraire de l’ouvrage de Tom Clarke, les auteurs ont fait (à juste titre, je pense) le choix de faire référence aux technologies. Hélas, le texte vieillit d’autant plus vite. Il serait temps de sortir une seconde édition !

SAN-NAS-InfraStok

Référence complète : SAN et NAS, Solutions de stockage, sécurité, infrastructure – Xavier Bouchet & Henri Gillarès-Calliat – Dunod 2003 – ISBN : 2-10-005404-X

San Et Nas:  Les Infrastructures Des Réseaux De Stockage


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Note de lecture : Design Patterns, par Erich Gamma, Richard Helm, Ralph Johnson & John Vlissides

Note : 10+ ; LE livre de la décennie 90 !! Book of the year 1995 & Book of the decade ‘90!

Il y a un « avant » et un « après » Design Patterns. Il y a tellement de choses à dire sur ce livre emblématique qu’il est même difficile de trouver par où commencer. Commençons par « avant ».

Dans les années 80, jusqu’au début des années 90, on parlait bien d’activité de conception (par opposition à l’activité d’analyse) mais sans parvenir vraiment à identifier ce en quoi cela consistait. « montre-moi ton arbre d’héritage » était alors l’aulne à laquelle on mesurait la qualité d’une conception objet. Evidemment un arbre large et profond était jugé meilleur qu’un arbre rabougri. Pour certains gourous, seuls les objets issus du domaine métier étaient des éléments valides de conception. Je garde un souvenir vivace de m’être fait tancé vertement pour avoir introduit dans ma conception des objets qui n’en étaient pas. Bref l’activité de conception était alors généralement considéré comme le tartinage de code dans les classes identifiées en analyse. Sauf pour quelques uns qui se disaient qu’il y avait plus…

Puis est arrivé le Design Patterns. Un ouvrage tellement emblématique qu’il porte même un nom alternatif dans la communauté des patterns : le GoF, c’est à dire le « gang of four » par référence à ses quatre auteurs.

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Note de lecture : MDA, conception orientée objet guidée par les modèles, par Hubert Kadima

Note : 3 ; Trop vague ou trop près du code !

Ce livre est une déception. Tout d’abord, ce n’est pas le bon livre pour comprendre MDA : les chapitre 1 à 3 sensés le décrire sont brumeux, énumérant (répétant même, assez souvent), ce que MDA permet de faire, sans vraiment expliquer la chose. Je n’aurais pas appris MDA par ailleurs, je n’aurais rien compris !

Le chapitre 4 apparaît soudainement, en décalage : alors que l’on dissertait vaguement de principes généraux, voici (boum !) un chapitre est dédié à Rational XDE, qui n’est même pas vraiment un outil MDA. Qu’importe, on nous inonde de copie d’écrans et de scripts de génération de code ! Puis succède le chapitre 5, qui n’est pas non plus dédié à MDA mais au processus de développement.

En fait, les éléments m’intéressant ont débuté au chapitre 6, où l’on présente l’étude de cas de la chaîne logistique. En fait, ce chapitre n’est pas non plus orienté MDA, mais j’ai trouvé l’exposé du sujet intéressant, ainsi que l’évocation des normes s’y rattachant : SCORE, Rosetta Net, etc.. Le chapitre 7, qui lui est vraiment MDA, a l’intérêt de traiter correctement du sujet : l’approche MDA avec le profil J2EE. Au moins entre-t-on dans le vif du sujet.

Les chapitres 8 et 9 (qui sont les derniers) font l’originalité du livre et par là même en relèvent un peu la note. Dans le premier, on évoque le profil UML pour Corba CCM, avec une longue mais très intéressante introduction au modèle CCM. Dommage que le traitement de l’étude de cas sur ce profil soit un peu bâclé. Le dernier chapitre est encore plus intéressant, puisqu’il traite du CWM, le métamodèle dédié aux entrepôts de données. Ce métamodèle, avec ses sous-ensembles est expliqué, tout comme l’est succinctement Jolap, l’interface Java-OLAP. Hélas, la transformation UML – CWM n’est pas évoquée.

En bref, un ouvrage bien décevant, où seul les 3 derniers chapitres présentent quelque intérêt. Pour ce qui est de comprendre MDA, allez voir ailleurs. Et pour ce qui est de comprendre la mise en œuvre, mieux vaut aller voir des outils qui convergent réellement vers MDA et non des AGL générant du code ! Si vous cherchez un livre en français sur MDA, celui de Xavier Blanc est bien meilleur à tous égards.

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Référence complète : MDA, conception orientée objet guidée par les modèles – Hubert Kadima – Dunod 2005 – ISBN : 2-10-007356-7

MDA, conception orientée objet guidée par les modèles


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Note de lecture : Blade Servers and Virtualization, par Barb Goldworm & Anne Skamarock

Note : 5 ; Un bon guide pour le décideur, toujours intéressant sur les concepts, vieillissant sur les aspects et peu précis sur la techniques et obsolète sur la 3ème partie.

Cet ouvrage est en fait le seul que j’ai pu trouver traitant des serveurs blade. En fait, peut-être n’y a-t-il pas assez à dire pour susciter une littérature assez large ? Quoi qu’il en soit, celui-ci correspond à mes attentes : évoquer les architectures matérielles à base de serveurs blades. C’est donc assez naturellement que sont évoquées la mutualisation d’infrastructure, et notamment la connectivité, mais aussi l’alimentation électrique et le refroidissement.

Ces deux derniers sujets méritent certainement deux mots d’explications. En effet, les centres de calculs sont connus pour poser de gros problèmes de refroidissement, qui s’accentuent avec la puissance croissante des serveurs. Il est également connu que les coûts d’exploitation sont directement corrélés à la consommation électrique (avec un coût de l’électricité lui-même en forte augmentation). Le dernier paramètre étant l’occupation au sol, qui est lui-même lié aux problématiques de câblages et de refroidissement. Les serveurs blades améliorent la situation sur ces différents paramètres, tandis que la virtualisation améliore l’utilisation des serveurs et par là-même le coûts d’exploitation. La première partie du livre est consacrée à l’ évocation de ces points. Il ne s’agit que de 45 pages, la partie suivante, qui en compte 90, rentre au cœur du sujet.

La seconde partie est consacrée à l’évocation des différents aspects des blades et de la virtualisation. Elle fait bien son œuvre, sauf dans la partie dédiée à la connectivité, où d’avantage de précisions, de schémas et d’exemples auraient été bienvenus. Cette partie s’étend même aux problématiques de stockage (donc la relation avec les SANs), à la supervision et au clustering !

La troisième partie ressemble à un « guide d’achat » » : quelles sont les bonnes questions à se poser, les points à vérifier, le tout complété de matrices de comparaisons sur les différentes solutions du marché. Cela a été une présentation judicieuse du paysage à l’époque, mais elle n’est plus d’actualité.

La quatrième partie consacrée aux solutions s’est fanée avec l’âge, comme on pouvait s’y attendre. C’est dommage, car non seulement le tour du marché nous permet d’appréhender celui-ci, mais surtout les retours d’expérience du chapitre 17 sont particulièrement précieux.

Bref, voici un livre plutôt facile à lire, offrant un bon instantané sur la situation du marché et les tenants et aboutissants d’un choix. J’ai quand même été un peu frustré sur les éléments pouvant me permettre de comprendre la connectivité et donc d’établir un choix d’architecture.

L’obsolescence inévitable de l’ouvrage nécessiterait une nouvelle édition, en fait une nouvelle édition tous les deux ou trois ans au moins. Ce n’est pas le cas et c’est dommage.

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Référence complète : Blade Servers and Virtualization, transforming enterprise computing while cutting costs – Barb Goldworm & Anne Skamarock – John Wiley & sons 2007 – EAN : 978 0 471 78395 4

Blade Servers and Virtualization: Transforming Enterprise Computing While Cutting Costs


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