Note de lecture : Techniques de programmation en C, la gestion de fichiers par François-Xavier Eloundou

Note : 4 ;Du texte à l’ancienne, mais un réel savoir faire sur la gestion de fichiers en C.

Pas très récent, ce brave ouvrage, il accuse même ses 25 ans. Le sujet du livre est dans le titre, et il se traite ici sur près de 500 pages avec 9 chapitres sur 4 parties. Ce seront donc des chapitres assez longs, il faut se faire à cette idée.

La première partie, longue de 80 pages donne les outils de base sur 2 chapitres. On part de très loin avec un premier chapitre qui reprends les éléments de base du langage C. C’est ridicule. Le second l’est moins qui reprend les fonctions de la librairie standard traitant des entrées / sorties sur fichier. On a les éléments de base pour ce qui constitue réellement le cœur du bouquin.

La seconde partie traite des fichiers séquentiels. Le tarif est de 2 chapitres couvrant 60 pages. On y explore successivement les modes d’accès bufférisés puis non bufférisés. La lecture de ces deux chapitres expliquent le volume important du livre : les exemples de code couvrent une très grande partie de l’espace et à ce tarif, les pages défilent vite. La bonne nouvelle est que le texte est un bon support d’auto-formation.

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Note de lecture : The Definitive Guide to SWT and JFace, par Rob Warner & Robert Harris

Note : 3 ; Quand même un peu mieux que la Javadoc. Mais pas tellement plus…

Voilà un pavé à 800 pages qui fleure bon le livre de commande. Pourtant le périmètre de l’ouvrage est volontairement limité aux frameworks de base d’Eclipse : SWT et JFace. On ne parle pas de développer des plugins et encore moins une application RCP. Aucunement question de s’appuyer sur les points d’extension du Workbench ni autre plaisanterie du même acabit… Voyons comment on en arrive là.

Le livre est découpé en deux parties (trois en fait) de taille inégales :
La première partie « Getting Ready » couvre le setup de votre projet applicatif au bout de 2 chapitres. Cela dit, on ne s’étale pas et c’est bouclé en 25 pages en tout.

Dès la seconde partie, on passe aux choses sérieuses avec SWT. En fait, c’est le gros du bouquin : 10 chapitre sur un peu plus de 500 pages. Tout est abordé de façon logique et je dirais même classique. On se rend vite compte qu’il y a principalement 3 choses que noircissent la papier : de grosses copies d’écran, des listing de codes un peu trop extensifs et une reformulation de la javadoc ! C’est un peu dommage, car les explications qu’il y a entre sont plutôt claires.

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Note de lecture : Loosely Coupled, par Doug Kaye

Note: 7 ; Du Web Service à l’ESB

Tout d’abord une précision: si vous cherchez un ouvrage sur la mise en oeuvre technique des Web Services, ce n’est pas le bon livre. Cela dit, il en existe plein et celui-ci viendra en complément, car ce livre ne traite pas de mise en œuvre technique, mais d’aspect architecturaux liés à l’utilisation des Web Services dans un contexte SOA. Les grandes questions que pose cet ouvrage sont : comment puis-je utiliser les Web Services pour effectuer l’intégration de systèmes ? Quels sont les briques technologiques qui manquent et comment les compenser ? Bien sûr, ayant lu ce livre presque 5 ans après sa parution, j’en ai raté l’approche novatrice en bonne partie car ce sont ni plus ni moins que les bases de l’ESB que l’auteur pose ici ! Mais même en arrivant après la bataille, le texte éclaire l’approche Web Service proposée ici (attachement + couplage faible + asynchronisme) qui a été emmprunté par l’ESB et peut nous permettre de mieux exploiter ceux-ci correctement. Allons voir plus en détail le contenu des 320 pages de l’ouvrage.

Le livre est intelligemment découpés en 20 chapitres dont la longueur varie de 10 à 25 pages. Le format du livre étant également plus petit qu’à l’accoutumée, chaque chapitre se lit donc aisément, ce qui est une bonne chose.

La première partie, intitulée « perspectives » est composée de 5 chapitres. Elle campe les besoins d’infrastructures d’une architecture d’intégration de services, d’abord en rappelant l’historique au chapitre 1 (Corba, COM, DCE, EAI, etc…), ce qui est synthétique et bien fait. Ensuite le chapitre 2 met en perspective les Web Services avec les technologies vues précédemment et les avantages relatifs de cette technologie. Le chapitre 3 nous projette dans l’extrapolation, l’évolution des technologies « en devenir » et des « mainstream » pour stigmatiser l’importance des Web Services. Les chapitres 4 et 5 sont complémentaires et servent de charnière pour le reste du livre : que manque-t-il à la technologie Web Services pour être une pièce maîtrise du SOA et de l’intégration de services.

Aux 58 pages de cette première partie succède une seconde partie longue de 82 pages et intitulée « concepts ». les 5 chapitres qui la compose détaillent les paradigmes que l’auteur juge importants par rapport au SOA. Le chapitre 6 développe la volet intégration et poursuit une discussion commencée au chapitre 2. Les chapitres 7 et 8 nous aident à comprendre les corollaires d’une architecture d’intégration basée sur les Web Services et pourquoi le style orienté document doit être favorisé par rapport au style RPC. Les chapitres 8 et 9 sont dédiés à l’architecture asynchrone et pourquoi ce style doit être favorisé en intégration de services.

La troisième partie « technologies » est consacrée … eh bien au volet technologique ! Ce sont de nouveau 5 chapitres et 90 pages qui sont dédiés à cette avant-dernière partie. Le volet « sécurité » s’y taille la part du lion, avec 2 chapitres et 46 pages. Le premier chapitres met en évidence les besoins (intégrité, authentification, non-répudiation, etc…) rien de bien original mais fort bien expliqué. Le second chapitre propose des solutions, bien que celles-ci soient souvent, disons originales (comme le XML firewall). Un chapitre est consacré aux transactions et plus précisément aux transactions applicatives. La surcouche orchestration n’est évoquée que brièvement car elle sort du cadre de cet ouvrage, tout comme l’aspect déploiement qui est traité assez légèrement.

La dernière partie « stratégie » interpelle les managers. Quid de la qualité de service (chapitre 16) ? Qu’en est-il des SLA et de l’externalisation de services (chapitres 19 et 20). Enfin la gestion de projets d’intégration est traitée aux chapitres 17 et 18.

Bref, voilà un ouvrage qui vaut le détour. Il n’est pas purement technique et ne vous apprendra pas à développer ou utiliser des Web Services mais donne des clés pour créer une architecture intelligente basée sur cette technologie.

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Référence complète : Loosely Coupled, the missing pieces of web services – Doug Kaye – RDS press 2003 – ISBN : 1-881378-24-1 ; EAN : 9 781881 378242

Loosely Coupled: The Missing Pieces of Web Services

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Note de lecture : Deal with It, par Gavin Davies

Note 6 ; L’attitude avant l’aptitude et l’hygiène de vie du développeur

Ce livre est plutôt un « mini livre » car il ne totalise que 60 pages ! Cet essai se lit donc rapidement, il m’a pris moins de 2 heures. Car non seulement le nombre de pages est compté mais il n’est constitué que d’articles (qui ressemblent plutôt à des blog post qui tiennent tous sur une page, titre compris ! Et encore, on parle là d’une page pas bien grande.

C’est aussi la qualité de cet opuscule car il s’agit là en fait d’une contrainte de taille que s’est donné l’auteur lui-même. Chaque sujet devant alors être exposé avec le maximum d’efficacité. Une sorte de « lean » de l’écriture, si on veut bien.
Intéressons-nous maintenant au contenu. Ce mini-livre est découpé en 5 parties.

La première partie « overall attitude » regroupe 11 essais. L’auteur développe ici les question d’état d’esprit : être courageux, ne pas avoir honte de son ignorance, être curieux et savoir chercher, etc…

La seconde partie « tools, learning et techniques » concerne plus un savoir « tactique pour faire face aux différentes situations. On y parle tests, déploiement et … lire des livres ! Par exemple… Ce sont 13 essais qui forment cette partie

La troisième partie « wisdom for the Long Haul » comporte 7 essais. Il évoque les questions de relations entre personnes et d’hygiène de vie. En fait : comment tenir la distance !

La quatrième partie « communication is key » comporte juste 7 essais. Zut, justement un des essais nous apprend à ne pas utiliser le mot « juste » ! On y évoque la documentation, les emails et les relations entre les managers, mais finalement peu de choses sur les relations entre collègues. Donc c’est un peu décevant.

La cinquième partie « closing advices » ne compte que 5 essais. C’est un peu dans le style « allez en paix ».

L’auteur m’avait prévenu : je ne serais pas d’accord avec tout et ce serait même curieux que je le sois. Cela a bien été le cas, mais j’avoue être en accord avec une grande partie de ses positions. Ce livre s’adresse sans ambiguïté aux développeurs. Et pourtant, l’auteur focalise son propos sur les « savoir être » plutôt que sur les « savoir faire » ! A ce titre, il me rappelle un peu le « pragmatic programmeur » d’Andrew Hunt et Dave Thomas. Rappel justifié, car l’auteur y fait référence vers la fin de son texte.

Au final, il ne s’agit pas d’une lecture indispensable. Elle est juste intéressante : la concision de l’expression de l’auteur et la rapidité avec laquelle on avale le texte sont des plus. Je la classerais en lecture d’agrément en sus de textes plus solides tels que le Pragmatic Programmer suscité, ou encore les Clean Code / Clean Coder de Robert Martin et quelques autres.

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Référence complète : Deal with It, attitude for coders – Gavin Davies – Leanpub 2012

Deal With It Attitude for Coders

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Note de lecture : The Principles of Scientific Management, par Frederick Winslow Taylor

Note : 6 ; Loin d’être aussi stupide qu’on aime à le laisser penser…

Quand on parle « Taylorisme » ou plutôt management scientifique, de son vrai nom, on pense aux temps modernes, à l’abrutissement du travailleur. Mais finalement, ce n’est pas si simple et cette pensée doit être remise dans son contexte. Et surtout il faut lire le texte original de l’auteur qui recèle des informations qui ont ensuite été éludées.

Et pourquoi s’en priver ? L’ebook est disponible gratuitement chez Amazon et le texte n’est guère long, il ne compte que 70 pages ! L’auteur ne rentre pas réellement dans le détail de la mise en œuvre du « scientific management » (qu’il oppose à la gestion par initiative et incitations), en fait il a même tendance à se répéter. Par contre il décrit plusieurs expérimentations sur la mise en place, parfois avec des dialogues cocasses (je recommande la page 19) ! Le style ne l’est cependant généralement pas, le texte accuse plus d’un siècle et cela se voit, surtout quand l’auteur parle de lui-même à la 3ème personne ! L’opuscule ne compte que 2 chapitres.

Le premier chapitre « fundamentals of scientific management » est court, il ne compte que 11 pages. Il pose les postulats de l’application de sa méthode. Il est intéressant de les rappeler, car ils sont souvent éludés et ne s’appliquent de toute manière pas aux « travailleurs du savoir » que nous sommes.

  • Les besoins à satisfaire chez les travailleurs sont les besoins basique de « sécurité », c’est à dire ceux du 1er niveau de la pyramide de Maslow. On ne parle pas d’épanouissement, par exemple. Une meilleure rémunération est tout ce qui est attendu.
  • Le travail considéré est « simple » : il est répétable, mesurable et décomposable. C’est d’ailleurs de l’analyse et de l’optimisation des tâches que proviennent les gains du scientific management.
  • Le travailleur n’a pas l’intelligence nécessaire (« stupide » selon Taylor) pour savoir comment être efficace dans son travail, ni même en fait ce qui est bon pour lui ! D’ailleurs il cherche à tirer au flanc autant que possible…

Les fondamentaux posés, le chapitre 2 s’attaque aux principes. Ils sont mis en perspective par rapport à l’approche « initiative and incentive » et sont illustrés par plusieurs études de cas, y compris une où l’application du scientific management était jugée « impossible ». Les principes sont les suivants :

  • Une étude minutieuse et scientifique des tâche à faire associée à une sélection rigoureuse des travailleurs dont l’aptitude corresponds le mieux. Cette étude est menée par le management, seul apte à réalisé ce travail car ayant la capacité intellectuelle pour cela.
  • Un management qui est en charge d’enseigner et contrôler la bonne application de la réalisation des tâche déterminée. C’est lui aussi qui contrôle le rendement et collecte le feedback quand des améliorations supérieures se font jour.
  • Un partage des gains financiers réalisés entre le management et les travailleurs.

On voit que si cette approche n’a jamais été adaptée aux travailleurs intellectuels, elle ne l’est plus aujourd’hui au monde ouvrier. Il n’en reste pas moins que le management scientifique a été probablement le progrès le plus important du 20ème siècle, celui qui a projeté l’occident vers la révolution industrielle.

L’approche de Taylor est par certains égard dure, parfois inhumaine. L’auteur est aussi vrai capitaliste qui croit dans la croissance illimitée (mais au début du 20ème siècle cela peut avoir du sens). Mais son approche, quand on la considère dans son ensemble n’a pas le goût de stupidité qu’on essaie de lui donner quand on présente cette approche de manière déformé. En fait, l’exemple donné sur l’étude de la coupe du métal est remarquable et s’applique encore largement de nos jours.
Je ne me ferais pas le défenseur du Taylorisme, mais cette lecture me semble à recommander, au moins pour savoir mettre en perspective les approches modernes.

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Référence complète : The Principles of Scientific Management – Frederick Winslow Taylor – Aeterna 2011 (Kindle edt. ASIN : B0082Y8IWS) – ISBN : 978-1444432312

Harry Potter and the Goblet of Fire (Harry Potter, #4)

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Note de lecture : Business Process management with JBoss jBPM, par Matt Cumberlidge

Note : 3 ; Ciblant l’analyste, un ouvrage trop superficiel et d’avantage focalisé sur le processus de réalisation que sur l’outil ! Dommage.

Difficile de faire autrement que de comparer ce livre à son pendant adressant OSWorkflow ! Même type d’ouvrage, même éditeur et même taille, l’auteur du premier est même relecteur du second. Bref, deux ouvrages courant dans la même catégorie ! Mais autant j’ai été accroché par le premier, autant j’ai été déçu par celui-là. Explications.

En réalité, dès le départ, on s’aperçoit que cela va être difficile : le premier chapitre n’évoque guère jBPM en guise d’introduction. On y évoque plutôt le processus d’analyse et de modélisation. Va pour les 20 premières pages.

Le second chapitre évoque de manière plus détaillée le processus de modélisation du BPM à l’aide d’une étude de cas ici introduite. Ce livre n’étant pas réellement un ouvrage de BPM, le traitement de ce sujet est quelque peu léger, sinon naïf. Et l’on est arrivé page 52 (sur 200) et toujours pas de jBPM à l’horizon.

On en parle enfin au chapitre 3, où tout le processus d’installation et de configuration est détaillé, un peu trop à la façon « pour les nuls » à mon goût. Mais on finit quand même par aborder le sujet qui m’intéresse ici en premier lieu, c’est-à-dire jPDL (on est quand même page 74). Au final nous avons quand même droit ici à 25 pages de matière réellement pertinente.

Le chapitre 4 évoque l’interface utilisateur, c’est-à-dire les formulaires JSP que l’on peut construire directement sur la plateforme jBPM.

Le chapitre 5 revient sur le leitmotiv des auteurs : le processus de développement. Nous avons toutefois droit à 7 pages particulièrement intéressantes sur l’intégration de systèmes : juste de quoi nous mettre l’eau à la bouche, mais clairement pas assez pour nous délivrer une information pertinente et utilisable !

Le chapitre 6 « proof of concept implémentation » noie pas mal d’informations importantes sous couvert de processus de développement (encore lui), mais sont toutefois évoqués : configuration, déploiement et même monitoring et BAM avec la plateforme SeeWhy. Ce dernier volet est tout à fait intéressant, à la fois par l’évocation de SeeWhy que par le fait que l’intégration en est bien décrite.

Le dernier chapitre sur le « process improvement » n’est que du bla-bla, oubliez-le.

Bref, ce livre est une grosse déception, je n’y aie trouvé que 50 à 60 pages d’informations utiles. D’un autre coté je n’ai pas ici une couverture complète du sujet me permettant de jauger si cet outil correspond à mes besoins. Je doute que vous-même y trouviez votre bonheur.

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Référence complète : Business Process management with JBoss jBPM, a practical Guide for Business Analysts – Matt Cumberlidge – Packt publishing 2007 – EAN: 9 781847192 36 3

Business Process Management with Jboss Jbpm

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Note de lecture : Commitment, par Olav Maassen, Chris Matts & Chris Geary

Note : 8 ; Un livre sérieux n’a pas besoin d’être ennuyeux !

Cela ne va pas être facile de faire une note de lecture sur ce livre-ci. Il est hors-norme. Déjà par sa genèse, car il a été financé en crowd funding (cela doit expliquer pourquoi mon exemplaire est numéroté « 854 sur 2000 » à la main). Et surtout parce qu’il s’agit d’une bande-dessinée ! Dans ces conditions, inutile d’essayer de comparer les 216 pages découpés en 7 chapitres à une quelconque littérature informatique classique.

En ce qui me concerne, ce format hors norme m’a rendu la lecture facile et plaisante, et j’ai avalé la prose en 2 jours sans faire du temps plein. J’ai trouvé qu’il valait le coup de se refréner pour savourer, un peu comme avec une boite de chocolats…

Commitment nous parle des « options réelles ». Une approche directement transposées des produits financiers. Plutôt que de nous exposer le sujet de manière académique (à ce point, vous avez probablement compris que le livre n’est absolument pas académique), les auteurs nous racontent une histoire. L’histoire de Rose Randall qui a suivi son manager dans un projet « death march » où elle fait un travail clérical qui l’absorbe jour, nuit et week-end. Puis son manager se fait virer et elle doit reprendre le flambeau ! A cet endroit commence le parcours initiatique de Rose auprès de sa sœur Lilly. Les options réelles nous apprennent à faire face à l’incertitude en préparant différents plans, à reconnaître leur nécessité et finalement … s’apercevoir que les options sont partout ! Bien sûr les options n’arrivent pas seules mais sont enrobées dans le mindset agile : transparence, kanban, 100% done, etc…

Bien que l’ouvrage se concentre sur ‘aspect « story telling », l’histoire est entrecoupée d’extraits fictifs du journal de Rose Randall ou de blog posts de Rose, de sa sœur Lilly ou d’autres. Ils nous permettre en 2 ou 3 pages de prendre un peu de recul sur ce que nous avons vu et de solidifier quelque peu ce que nous avons vu. Bonne idée. Toutefois cela ne transforme pas la nature du livre, ce n’est de toute façon pas l’idée.

Dans le cas présent, il nous faut ne manière exceptionnelle évoquer le volet artistique. Quand il s’agit de bande dessinée, je me déclare à 100% adepte de l’école Belge. Bien sûr, on me dira qu’il ne s’agit pas d’une école mais d’un ensemble de courants. Disons que c’est plutôt par opposition au(x) style(s) américains, ce qu’on appelle de manière un peu trop réductrice les comics. Malgré l’origine européenne des auteurs, l’inspiration est sans contestation possible américaine. Aussi bien par le style graphique aux contrastes très prononcés (je dirais d’inspiration Milton Caniff) bien que le style soit quand même (heureusement) plus épuré. Les angles de vue et le déroulé parfois un peu haché de l’histoire donnent une ambiance à la Raymond Chandler. Cela nuit un peu à la fluidité de l’histoire par rapport à la fluidité des bandes dessinées belge. Mais la construction de l’histoire étant de bonne facture, ça le fait, comme on dit.

Aussi bien par sa substance, qui vous offrira un outil extrêmement précieux dans vos projets que par son style hors norme, je ne peux que recommander ce livre. A moins que vous ne fassiez une allergie absolue aux bandes dessinées…

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Référence complète : Commitment – Olav Maassen, Chris Matts & Chris Geary – Hathaway te Brake Publications 2013 – ISBN : 978-90-820569-0-7 (1st printing ; exemplaire 854 / 2000)

Commitment

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Note de lecture : SQL Server DMVs in Action, par Ian W. Stirk

Note : 5 ; Plus centré sur des cas d’utilisation que sur l’exploration des possibilités des DMVs

Les « dynamic management views » ou DMV constituent la mécanique permettant d’interroger SQL Server sur son comportement, les optimisations possibles. Elles sont une source d’information extrêmement précieuse pour améliorer les capacités de SQL Server en production ! Un livre consacré à cette mine d’information était donc susceptible d’élargir mon horizon sur l’exploitation de SQL Server.

J’ai hélas été déçu par l’approche empruntée : Au lieu d’explorer de manière systématique et organisée les possibilités offertes par les DMVs, les auteurs ont orienté leur approche sur les cas d’utilisation. Cette approche n’est pas mauvaise en soi, car elle a l’avantage du pragmatisme : vous recherchez comment optimiser les temps d’attente ? L’un des cas d’utilisation et le script associé en parlent ! Vous voulez améliorer l’indexation des tables : idem ! Par contre, difficile de dire si l’on a laissé de côté des informations plus exotiques mais qui pourraient s’avérer intéressantes. On n’a pas une très bonne idée de ce que l’on a couvert ou pas une fois la lecture terminée.

Concernant les sous-ensembles couverts, certains ne le sont pas, comme les DMVs liées à Service Broker, alors que les DMVs de la CLR le sont ! Un curieux choix éditorial. Dois-je préciser que j’ai hardiment sauté la partie consacrée à la CLR.

Parmi les choses intéressantes, on notera les recettes de cuisines pour l’exploitation des DMV, comme l’utilisation des doubles snapshots pour faire de la synthèse soustractive de valeurs.

Bref, le livre me laisse un peu sur ma faim, bien que beaucoup de matériel soit largement et directement exploitable. On notera aussi que cette approche par les cas d’utilisation correspond parfaitement à la philosophie de la série « in action » de l’éditeur.

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Référence complète : SQL Server DMVs in Action : Better queries with dynamic management views – Ian W. Stirk – Manning 2011 – ISBN : 978 1 935182 73 3

SQL Server DMVs in Action

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Note de lecture : IT Gouvernance, par Frédéric Georgel

Note : 7 ; Une très honnête introduction au sujet.

Si il est un sujet qui a le vent en poupe, c’est bien la gouvernance du SI ! Surfant sur cette nouvelle popularité, ce livre a pour but de nous en révéler tous les aspects. Et très franchement, je ne pense pas que ce livre puisse faire de nous le gourou de la gouvernance, mais il atteint très honorablement son but. Avec beaucoup de simplicité, il nous expose les domaines clés de la gouvernance IT et nous en explique les grandes lignes :

  • L’alignement sur la stratégie
  • Le management des ressources et des infrastructures
  • La gestion de la gouvernance et des ressources humaines
  • La maîtrise des risques sur le plan technologique et structurel
  • La gestion de la performance des services délivrés
  • Contrôle et audit des processus et des systèmes
  • Valeur économique des ressources informatiques
  • Maturité des infrastructures et des processus

Si la première partie nous dresse un sympathique contexte historico-culturel de l’émergence de la gouvernance IT (qui eut cru à l’importance du Colt 45 dans la façon d’appréhender l’égalitarisme pour nos voisins américains), les sujets évoqués ci-dessus font l’objet du seul chapitre 2. Et quel chapitre ! Il fait plus de 100 pages, donc plus de la moitié du livre ! C’est l’un des quelques reproches que je puis faire à cet ouvrage, par ailleurs moins sujet aux reproches récurrents que je peux faire à la qualité éditoriale des livres Dunod.

La troisième partie est dédiée à l’introduction aux 2 célèbres référentiels de la gouvernance IT : les incontournables ITIL et Cobit ! C’est bien sûr une excellente idée, mais hélas j’ai trouvé cette introduction confuse (même si un chapitre est consacré à chacun des référentiels). Peut-être devrais-je leur accorder une seconde lecture ?

En bref, je n’ai pas été déçu, ayant terminé les 180 pages du texte, j’ai la sensation de comprendre le sujet, sinon de la maîtriser. Je dois dire en outre, qu’il y a pas mal de références externes, et que le style de l’auteur, sans être extraordinaire nous fait grâce du style pédant qui est souvent la marque de fabrique des ouvrages français. On attend de l’auteur qu’il donne son avis et prenne position : il le fait !

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Référence complète : IT Gouvernance, maîtrise d’un système d’information – Frédéric Georgel – Dunod 2005 – ISBN : 2-10-008312-0

IT Gouvernance, maîtrise d’un système d’information

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