Note : 4 ; Malheureusement bien pauvre sur la substance même de cette collaboration !
J’ai été attiré par ce titre, aussi bien par le thème aussi original qu’important dans les pratiques d’identification du besoin, que par des recommandations tierces. La littérature adressant la manière de collecter, structurer et formaliser les exigences est très importante. Nombre de ces ouvrages sont d’ailleurs excellents ! Mais les textes traitant des interactions entre personnes pour les faire émerger est beaucoup plus réduite. Le présent ouvrage est peut-être le seul entièrement dédié à ce sujet ! Le texte n’est pas récent, il date du début des années 2000 alors que l’agilité en était à ses débuts. Aussi n’y trouverons-nous aucune référence à ce mouvement, même si de nombreuses idées sont convergentes.
Le livre lui-même comprends près de 280 pages. Il est structuré en 3 parties pour un total de 12 chapitres. La première partie nous promet un tour d’horizon des ateliers de définition des exigences, sur 3 chapitres pour environ 65 pages. Elle s’ouvre sur un très classique « getting started », en guise de premier chapitre. Il a pour but de cadrer la suite du sujet, tout d’abord en définissant les différents types et niveaux d’exigences. Ensuite en clarifiant la notion d’ateliers, ceux abordés ici s’inspirent du Join Application Design (JAD) qui nous conduisent à considérer différents types d’ateliers en fonction de leurs finalités. Le chapitre fait bien le travail, on y voit bien plus clair en l’ayant terminé.
Au chapitre 2, nous allons rentrer plus en profondeur sur ce que nous cherchons obtenir des ateliers, donc les artéfacts. Pour ceux qui ne sont pas familiers de la littérature sur la gestion des exigences, ce sera sans doute une découverte de voir le nombre et la variété de ces artéfacts. Bien que l’on ne rentre pas encore dans le cœur du sujet, le propos est intéressant et bien construit. Cette première partie se clôt sur l’aspect préparatoire des ateliers : l’espace, les invitations, l’état d’esprit avec lequel il faut venir. C’est un peu verbeux et enfonce parfois les portes, mais cela reste bien fait.
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