Moving on…

Il n’est pas dans mes habitudes de parler de moi dans ce blog. Je vais le faire aujourd’hui, ce qui fait de ce post un texte un peu particulier.

Parler de soi n’est pas s’apitoyer. Pas nécessairement, en tout cas pas ici. Si je compte bien, c’est la première fois que je me livre à l’exercice. Un post vraiment spécial pour moi, donc.

Je suis venu te dire que je m’en vais

J’ai passé 5 ans au bureau du Scrum User Group, un peu plus, même. J’y étais depuis sa création par Luc Legardeur, jusqu’à aujourd’hui sans interruption. Cela faisait de moi l’ancien du groupe.

Et cela se termine aujourd’hui.

Etre l’ancien ne me confère aucun statut particulier, et c’est tant mieux. Par contre il n’a jamais été concevable pour moi de figurer au bureau de l’association et de rester inactif. Je vois cela comme une forme d’escroquerie : “voyez, je suis au bureau du SUG, d’ailleurs je l’ai mis dans mon profil LinkedIn (ce que je n’ai jamais fait, d’ailleurs)”. Si c’est pour ne pas contribuer aux actions de l’association…

No empty Space

Quitter un engagement de si long terme me donne une petite impression de vide, d’inconfort. Même si je suis convaincu d’avoir pris la bonne décision, lâcher cette situation réconfortante ne s’est pas fait aisément. Je sais, vous allez me dire que ce n’est pas comme si j’avais quitté mon boulot. C’est vrai, mais quand même…

Là où cela me laisse perplexe, c’est que ce changement qui semble normal avec un regard d’agiliste, a exigé de me faire violence. La stabilité, j’aime bien. Mon petit confort, j’aime bien aussi. Aller vers l’inconnu, confronter une situation nouvelle : pas trop. Oh, une fois que c’est passé, que j’ai réussi de nouvelles chose, accompli une action dont je suis fier ou pris un râteau sans trop de dommages, ça va. Je suis même fier en fonction des cas (ou raisonnablement pas trop honteux).

Bref, suis-je vraiment un agiliste au fond de moi ? Est-ce le “moi conscient” qui a pris la barre, sachant que la démarche agile est la bonne, mais heurte le “moi inconscient” qui lui est bien frileux ? Je vais arrêter ici ma psychologie à 2 balles, je vous ai probablement perdu. En fait je me suis perdu moi-même.

Pourquoi ?

C’est le moment que vous attendez : celui où je vais cracher mon venin ! Cela ne va pas arriver. Non seulement cela ne serait pas correct, mais il n’y a pas lieu de le faire. Nous avons fait de nombreuses choses en 5 ans, et je suis fier d’y avoir participé. Il suffit de regarder le Meetup pour s’en rendre compte ! Que vais-je mettre spécialement au crédit de cette période ?

  • Les personnes que j’ai pu côtoyer au bureau. Plus spécialement, certaines dont j’étais plus proche. Mais je ne vais pas citer de noms.
  • Les rencontres. A l’occasion des soirées, des Scrum Day ou des Scrum Beers. Notre communauté est riche de personnes avides de connaissances et de réflexions.

Je garde un excellent souvenir non seulement des rencontres lors des évènements, mais aussi des échanges avec les orateurs lors des préparations. On m’a régulièrement remercié pour avoir géré les appels à orateurs. La vérité, c’est que ce fut chaque fois un plaisir !

Alors, pourquoi quitter ?

Pour des raisons purement égoïstes ! Oui, faire partie d’un groupe et s’entraider sont des valeurs importantes. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de nos motivations personnelles. Surtout quand il s’agit de bénévolat. Pour moi, il s’agit de prendre du plaisir à faire ce que je fais, d’avoir envie d’abattre le travail qui est devant moi. C’est aussi comme cela que j’arrive à donner le meilleur de moi-même.

Pour diverses raisons, ce n’est plus le cas. Les choses ne vont pas mal, ni pour moi ni pour l’association. Mais cela ne corresponds pas à mes aspirations actuelles.

La page est donc tournée.

Moving on…

Mon départ du SUG ne va rien changer à l’association. Ce n’est pas un regret, mais une source de satisfaction. Bien faire son boulot, c’est apporter une contribution utile sans se rendre incontournable. Montrez-moi une personne dont l’absence met un groupe en péril, je vous présenterais une personne qui ne fait pas son boulot jusqu’au bout. Dans certains cas, c’est même de la malhonnêteté.

Pour peu qu’il y ait quelqu’un pour reprendre le harnais, tout continuera comme avant. Je l’escompte bien, car j’ai bien l’intention de me rendre aux évènements que l’association organisera !

Très bien, mais quelles sont mes prochaines étapes ?

Pour l’instant, je reste sur mes projets actuels :

  • Deux conférences à préparer, à Bruxelles très bientôt et fin Novembre à Grenoble. Deux sujets différents que j’inaugurerai. Ca fait du boulot.
  • L’adaptation Française de The People Scrum.

Tout cela sans compter ce Blog va bien m’occuper au moins jusqu’en Décembre. Et après ? Je ne sais pas. Je sais simplement qu’il est temps d’aller de l’avant.

Snoopy moving on
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