Note de lecture : SADT, un langage pour communiquer, par I.G.L. Technology

Note : 2 ; Rébarbatif et de peu d’intérêt

Hé oui, j’ai décidé de vous faire lire mes fonds de tiroir ! Celui-ci n’est pas le plus glorieux, je le crains. Mais au début de ma carrière, mon boss a décidé de nous faire suivre une méthode pour le développement de notre projet, et il ne connaissait que SADT ! Ci-git le livre par défaut dont j’ai fait l’acquisition pour me mettre à niveau.

Il y a d’autres méthodes au delà des méthodes objet. Celle-ci, employée dans le monde industriel (sur les automates, entre autre) s’adapte particulièrement mal aux concepts objet. Pour gâter le tout, ce livre qui se rapproche plus du mode d’emploi coréen traduit depuis le serbo-croate, n’a rien pour rendre la méthode sympathique. Voyons ce qu’il a dans les tripes.

La bête accuse un peu plus de 330 pages séparées en 11 chapitres. Mais outre le format légèrement réduit par rapport à la moyenne, il faut notre que le texte est imprimé avec une taille de police assez importante et qu’il s’émaille de tout plein de diagrammes SADT bien sympa. Ce n’est donc pas une lecture très lourde.

Le premier chapitre est une introduction de 3 pages. L’une d’entre-elle est entièrement occupée par un beau diagramme de cycle en V. On sait où on habite ! Le second chapitre est à peine plus long et introduit SADT avec un ensemble de définitions bien chiantes. Pardon ! Le 3ème chapitre rentre un peu plus dans le vif car il introduit les différents concepts et notamment les actigrammes et datagrammes, mais aussi l’équipe SADT … car il y a un concept d’équipe SADT ! Le propos n’est pas palpitant mais au moins est-il raisonnablement clair.

Le chapitre 4 compte 30 pages dont de nombreux diagrammes. On y traite le modèle SADT, donc la notation avec la sémantique associée. Il faut du courage pour aller au bout du texte, car il n’y a apparemment aucune volonté pédagogique sous-jacente ! Cela me rappelle les plus beaux manuels de référence écrits sous la menace…

Le chapitre 5 « création d’un modèle SADT » est la partie processus de la méthode, et plus exactement elle décrit les activités de « l’auteur ». C’est un processus parfaitement prescriptif et les auteurs s’évertue a bien le traiter de manière Tayloriste en décrivant de manière détaillée et décomposée ce que l’Auteur a à faire. Pas de quoi faire briller les yeux. C’est vrai pour la prose aussi, d’ailleurs.

Après les 30 pages du chapitre 5, le chapitre 6 nous offre un interlude d’une douzaine de pages sur le cycle auteur / lecteur. C’est moins pénible à lire, et pas seulement parce que le chapitre est plus court. Je ne parles pas du fond, de toute façon de ce côté, il n’y a rien à sauver.

Le chapitre 7 « comment créer un modèle SADT » couvre 90 pages. C’est simplement le chapitre le plus indigeste que j’ai rencontré dans ma carrière. Apparemment, il s’agit d’une étude de cas. Je dis apparemment, car il n’y a pas un mot d’explication (au sens littéral) simplement une suite de diagramme avec laquelle on doit se débrouiller et dont la séquence doit présenter une logique. Je pense que c’est la photocopie de ce que l’on des auteurs a du produire sur un projet (et dont il a été content car il n’a eu aucune remarque, vu que c’est illisible). Bonne affaire, on a produit une partie du livre à pas cher. Mais comment dire ? Ah oui, je sais : c’est de la merde !

A contrario, le chapitre 8 veut expliquer en 5 pages la notion de « mécanisme SADT ». 3 de ces pages sont occupés par de gros diagrammes incompréhensibles. D’ailleurs, j’ai rien compris.

Le chapitre 9 nous donne un « exemple de kit » sur 55 pages. C’est reparti pour une suite de diagrammes sans explications. C’est pas possible : ce doit être le même larron qu’au chapitre qui a produit cela. Cela n’améliore pas l’odeur de l’ouvrage.

Le chapitre 10 évoque le modèle Entité-Relation pour lever les ambiguïtés du modèle SADT. Et visiblement le marier à SADT ajoute encore à la complexité de la méthode. A moins que ce soit le propos qui ne soit confus. Mais je pense qu’en fait le problème est des deux côtés.

Le chapitre 11 est en fait une annexe qui propose quelques templates SADT, au cas où vous n’en auriez pas bouffé assez…

Je ne me suis pas marré quand je l’ai lu (car je l’ai lu !). La prose est déroulée sans aucun talent ni même une quelconque qualité d’expression. Et je ne parle pas des fameux chapitres 7 et 9 qui atteignent des sommets de nullité. J’ai oublié d’évoqué l’emploi pour le moins excessif des majuscules et du gras (et souvent des deux combinés) qui ajoutent encore un peu plus à l’illisibilité. Vous pensez que j’ai été un peu dur en notant avec un 2 ? Je pense au contraire avoir été assez sympa.

SADT, un langage pour communiquer

Référence complète : SADT, un langage pour communiquer – I.G.L. Technology – Eyrolles 1989 – ISBN : 9782212081855

Harry Potter and the Goblet of Fire (Harry Potter, #4)

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