Note de lecture : Liferay, Portal Enterprise Intranets, par Jonas X. Yuan

Note : 3 ; Un tour du produit vu par l’utilisateur sans beaucoup d’intérêt.

La qualité des ouvrages publiés par Packt pub peut s’avérer assez variable. Hélas, ici on n’est pas dans le meilleur. Je dois aussi avouer qu’il s’agit d’un choix éditorial de s’être concentré sur l’utilisation de l’outil (et de ses portlets) plutôt que sur le volet architecture ou administration. Je suis donc un peu déçu, mais l’angle adopté pourra satisfaire un lecteur souhaitant plutôt découvrir l’outil et en faire le tour des fonctionnalités. A cet égard, les 375 pages du livre sont découpés en 13 Chapitres.

Je passe rapidement sur le 1er chapitre qui ne parle pas réellement de Liferay, mais de l’intérêt d’utiliser un portail pour un intranet. Le second chapitre rentre d’avantage dans le vif du sujet en nous proposant de réorganiser les pages et la navigation dans le portail, le tout via des manipulations interactives. Une bonne entrée en matière, je dois avouer.

Le 3ème chapitre évoque la gestion des utilisateurs et des droits à différents niveaux. Il manque une explication synthétique de cette gestion des droits par ailleurs complexe. Hélas encore, les aspects d’intégration LDAP et SSO sont évoqués plus que légèrement.

Le 4ème chapitre est consacré à la portlet forum et à la gestion des tags. Une vue utilisateur et trop superficielle à mon goût. Il en vu de même pour les chapitre 5 et 6 consacrés respectivement au Wiki et aux Web Forms, puis aux blogs et des flux RSS. On pourra toujours se dire qu’à l’issu de ces 4 chapitres on a une vue intéressante des portlets standard du produit !

Le chapitre 7 continue le tour des portlets, avec une petite originalité : WSRP, c’est à dire l’accès aux « remote portlets », mais tout ceci reste bien superficiel. Le chapitre 8 est dans la même ligne, expliquant l’utilisation du CMS interne de Liferay, mais sans vraiment entrer dans le fond.

Bref, tout ça continue dans la même lignée jusqu’au chapitre 13. Dans l’ensemble ce livre n’est pas foncièrement mauvais, il est simplement inutile, car il donne fort peu de choses par rapport au tour du propriétaire que l’on peut faire par nous même. J’aurais aimé une compréhension plus en profondeur de l’outil, qui aurait justifié l’existence de ce titre, mais que nenni !

Liferay-Portal-Enterprise-Intranets

Référence complète : Liferay, Portal Enterprise Intranets – Jonas X. Yuan – Packt publishing 2008 – EAN : 978 1 847192 72 1

Liferay Portal Enterprise Intranets


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1847192726?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Running Lean 2nd edition, par Ash Maurya

Note : 8 ; La mise en pratique du Lean Startup avec le Lean Canvas, par l’exemple.

Vous avez aimé « The Lean Startup » ? Vous apprécierez « Running Lean ». Ce nouvel opus qui vient étayer l’approche Lean Startup et complète parfaitement l’ouvrage d’Eric Ries. Plus qu’une approche méthodologique générale comme l’est l’ouvrage phare, celui-ci se destine réellement aux personnes désireuses de monter une startup. Mais en ce qui me concerne j’y ai trouvé idées et inspiration, même sans intention de monter une startup !

Ash Maurya croit intensément au Lean Startup : partir d’une idée, apprendre comprendre et s’adapter, c’est le thème du livre : comment partir d’une idée initiale pour arriver au business réel qui va marcher, le tout en un minimum de temps. Non seulement l’auteur illustre son propos avec l’exemple d’une de ses startups (il en a créé plusieurs), mais il a appliqué ce principe même à la réalisation de son ouvrage. Très franchement, je ne voudrais pas l’avoir comme concurrent !

Revenons au livre lui-même. Il est court, mais assez dense et compte près de 200 pages découpées en 4 parti formant 15 chapitres plus un chapitre « bonus ». Ce sont donc des chapitres plutôt courts.

La première partie sert d’introduction au reste du livre. Elle présente essentiellement les 2 étapes d’une startup :

  • Etape 1 : L’adéquation problème / solution
  • Etape 2 : L’adéquation problème / marché
  • Etape 3 : La scalabilité

La seconde partie ne compte qu’un chapitre de 22 pages, mais c’est pour présenter l’élément central de l’approche : le Lean Canvas. Le Lean Canvas tient sur un A3 (ce doit être un motif récurent du Lean) et est découpé en 7 zones :

  • Problèmes : se limiter aux 3 problèmes les plus importants, au plus.
  • Segmentation utilisateur
  • Unique value proposition : ce que je rapprocherais du « start with the why » de Simon Sinek.
  • Solution : Les 3 fonctionnalités les plus importantes, au plus.
  • « Unfair advantage » : la botte secrète qui ne peut pas être copiée facilement.
  • Modèle de revenu.
  • Modèle de coûts.
  • Métriques clé
  • Les canaux, ou la façon dont on atteint et communique avec le client.

Ash Maurya remplira en fait ce canevas progressivement avec son exemple, Cloudfire. Le format A3 permet à la fois de présenter le « business plan » de manière simple, synthétique et succincte, mais aussi de le faire rapidement et donc de le jeter et le refaire vite et facilement !

La troisième partie se focalise sur l’aspect risques : comment les identifier, les lever et construire des expérimentations en fonction. L’auteur propose une catégorisation des risques en 5 parties et met en avant la conjonction des 3 axes majeurs du Lean Startup : vitesse, focus et apprentissage. On doit faire attention à ne pas desservir l’un ou deux de ces axes sous prétexte de mettre son énergie sur un autre.

La quatrième partie est de loin la plus longue avec 90 pages et 11 chapitres. Elle déroule la démarche Lean Startup en la découpant en 4 phases :

  • Comprendre le problème, entre autre par le « problem interview » que nous propose l’auteur.
  • Définir la solution, par le biais du « solution interview », mais aussi de la définition de la release 1.0
  • Valider qualitativement, en choisissant ses critères d’évaluation en en menant un « MVP interview ».
  • Valider quantitativement, en mesurant l’adéquation entre le produit et le marché.

Certes l’ouvrage cible clairement les startupers, mis il va aussi profiter à toute équipe qui s’inscrit dans la démarche de développer un produit. La grande richesse du texte est de développer la mise en œuvre du Lean Canvas qui est clairement un outil précieux.

Je recommande cette lecture sans réserve.

preflighted

Référence complète : Running Lean 2nd edition, iterate from plan A to a plan that work – Ash Maurya – O’Reilly 2012 – ISBN : 978-1-449-30517-8

Running Lean: Iterate from Plan A to a Plan That Works


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/1449305172?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on

Note de lecture : Entrepôts de données, par Ralph Kimball & Margy Ross

Note : 5 ; Un véritable et ennuyeux tutorial sur la modélisation dimensionnelle

Comment effectuer la modélisation décisionnelle des principaux thèmes abordés en entreprise ? C’est la question à laquelle ce livre souhaite répondre. Assez curieusement, il y parvient plutôt bien. Et ce ne sont pas moins de 400 pages et 17 chapitres qui sont nécessaires pour atteindre ce but. 400 pages d’ennui mortel, hélas aussi. On compte en fait 3 parties à cet ouvrage, même si l’ouvrage n’est pas découpé ainsi :

La première partie est constituée du chapitre d’introduction. Il nous initie à la modélisation dimensionnelle, à l’architecture d’un système décisionnel et au vocabulaire utilisé pour cette modélisation : tables de faits et dimensions.

La seconde partie est dédiée aux traitement des domaines de l’entreprise. Sept chapitres y sont consacrés est consacrée. La chapitre 3 « grande distribution » est de mon point de vue à rapprocher de la 3ème partie. Je sais, il n’y a pas de découpage en parties à ce livre…

La troisième partie traite des secteurs d’activité, soit 7 chapitres.

La quatrième partie constituée des 2 derniers chapitres forme la conclusion du livre. Le chapitre 16 parle de processus d’ingénierie et sent bien la poussière, tandis que le chapitre 17 nous présente les perspectives d’avenir. Si certaines sont depuis bel et bien en marche, au moins ce chapitre nous donne-t-il à réfléchir.

Revenons sur la (virtuelle) seconde partie. Elle couvre de manière remarquable un très grand nombre de secteurs métiers : gestion des stocks, achats, gestion des commandes et de la relation client, comptabilité, ressources humaines et direction financière. Sur chaque partie, l’auteur se focalise sur les problématiques propres à ce secteur. Ainsi sur la gestion de stocks, les auteurs développent la notion de « transaction de stock », tandis que la modélisation des multiples tables de faits d’un processus d’achat est développée dans le chapitre suivant.

Tout comme la seconde partie couvre les activités standard d’une entreprise, les grands secteurs d’activité sont couverts par la 3ème partie : grande distribution, distribution (eau, électricité et télécommunication), transport, enseignement, santé, commerce électronique et assurance.

Chaque chapitre apporte des éléments de modélisation qui peuvent être propres au domaine métier, mais également transposables à d’autres domaines. Cela en fait un ouvrage de référence plutôt précieux.

En fait, le plus gros défaut de ce livre vient de son style incroyablement ennuyeux. En venir à bout est hélas une véritable torture.

entrepot-donnees

Référence complète : Entrepôts de données, guide pratique de modélisation dimensionnelle, 2nd édition – Ralph Kimball & Margy Ross – Vuibert 2003 (V.O. : The DataWarehouse toolkit, 2nd edition ; John Wiley & sons 2002) – EAN : 978 2 7117 4811 2

Entrepôts de données, guide pratique de modélisation dimensionnelle


http://www.goodreads.com/book/add_to_books_widget_frame/18280868?atmb_widget%5Bbutton%5D=atmb_widget_1.png&atmb_widget%5Bhide_friends%5D=on