Robot Crash Battle à la Scrum Night 2 !

En attendant un (court) compte-rendu de cette soirée, voici une vidéo de d’une bataille de robots menée lors de l’atelier “Robot Crash Battle” animé par Arnaud Villenave.

Agile Games France 2012 (en images)

Il était une fois…

Il était une fois un (petit) groupe d’agilites bien décidés à faire quelque chose du côté des “agiles games”. Il n’étaient pas nombreux, mais très motivés. Il n’étaient pas voisins mais se créerent une mailing list pour pouvoir échanger sans même se connaitre.

Puis vint un jour où ils décidèrent de passer du virtuel au réel, de se rencontrer afin d’expérimenter, de créer et d’échanger.

Cela prit forme sous l’impulsion de quelques membres particulièrement actifs du groupe (je ne vais pas les citer, de peur d’en oublier). Rendez-vous fut prit et un lieu trouvé. c’était le week-end dernier, et c’était à Nantes.

Bienvenue à Agile Games France 2012

Agile Games France

Nous nous sommes donc retrouvés à presque 40 à Nantes, venus d’un peu partout. Une bonne moitié d’entre-nous sommes arrivés la veille, l’occasion de diner entre nous avant d’emtamer les choses sérieuse, ou les choses ludiques, devrais-je dire !

Vendredi !

Les arrivées des uns et des autres s’échelonnant entre 8h30 et 9h30, nous avons débuté par la création collaborative d’un “low tech social network”. Une première en france !

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Une bien belle oeuvre, mais heuresement que l’on était pas trop !

Comme dans tout bon forum ouvert, nous avons ensuite planifié la journée (enfin la matinée déjà pour commencer).

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Deux activités essentiellement pour moi durant cette matinée : la reflexion et l’essai d’une “beta version” d’un jeu orienté RH et le “jardinier agile”.

Le jardinier agile, c’est la construction d’un jardin en mode itératif, avec des évènements venant émailler notre activité. Deux équipes s’affrontent en parallèle et nous avons botté les fesses à nos adversaires. C’est bien fait !

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Nous ne sommes pas arrivés au bout de ce que nous souhaitions faire sur ce jeu RH. Pourtant j’en ai retiré un certains nombre de réflexions, assez simples mais qui, comme toujours, ne naissent pas spontanément:

  • Ne pas complexifier outre mesure le jeu, sinon on consacre notre attention à comprendre le jeu et non à en tirer les enseignements.
  • Ne pas chercher à démontrer trop de choses. En fait, il faut se focaliser sur une seule !

Bon, il y a aussi d’autre petites choses que cela m’a appris, mais c’est trop compliqué à développer dans ce billet, donc je passe !

Je me rend compte que cela va être pénible si je passe en revue les différents jeux auxquels j’ai participé, donc passage au mode “avance rapide” ! Ah, si: je dois mentionner “The big Payoff”, car il sera joué à la Scrum Night ! Verdict : il marche et il est bien !

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Voilà : fin de la journée ! Une petite bière, un restau ensemble et au dodo !

Samedi !

Tout d’abord, un petit coup de balais !

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Puis de nouveau un Open-Space pour commencer la journée. On y décide d’y rejouer certains jeux de la journée précédente.

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L’agile Beer (on m’a bien précisé que l’on n’y buvait pas) d’Alexis Monville semble être un beau succès. Hélas je n’y participerais pas !

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Pas plus qu’au “petit oiseau”. Mais l’animation exhubérante d’Alex Boutin nous a permi d’en profiter de partout !

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Une idée intéressante à reproduire en cette seconde journée : Les jeux qui ont été rejoués sur la seconde journée ont été animés par des participants de la journée précédente !

Nous nous somme aussi livrés à un essai de création de jeu depuis zéro. J’aime bien le titre “range ta chambre”. Mais je pense que l’itération 1 ne saurait être la dernière. Ce n’est pas convainquant en l’état. Créer un jeu, ce n’est pas si facile !

Le premier Agile Games France se termine. Quel jeu remporte les suffrages ?

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C’est Alexis Monville, avec l’Agile Beer !

Voilà il est temps de ranger et clore. A l’année prochaine !

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Note de lecture : MDA en action : Ingénierie logicielle guidée par les modèles, par Xavier Blanc

Note : 7 ; Un très bon livre, pour comprendre les concepts clés de MDA, les métamodèles associés et leurs mécanismes de transformation.

Mon snobisme naturel m’incite généralement à préférer les livres américains à leurs équivalents français. Le fait que je m’intéresse aujourd’hui à un ouvrage bien de chez nous ne doit rien à une quelconque cabale hexagonale, mais bien aux qualités intrinsèques dudit ouvrage.

MDA est un sujet complexe, qui nécessite d’en comprendre les fondements afin de pouvoir saisir les nombreux « buzzwords » que sont OCL, Semantic Actions, et autres CIM, PIM, PSM et MOF ! C’est exactement l’approche de ce livre : après un chapitre de présentation générale de MDA, on aborde tout de suite la pierre angulaire du MDA : le MOF (méta-object facilities) encore appelé méta-métamodèle ! Si il est un sujet ardu dans MDA, c’est bien ce fameux MOF (vous l’avez probablement compris rien qu’en lisant la phrase précédente). Mais l’auteur s’en tire fort bien, de manière exemplaire devrais-je même dire car au chapitre 6, on se plonge même dans la manipulation d’un métamodèle construit à l’aide du framework EMF d’Eclipse (celui-là même qui est au cœur de Rational Software Modeler / Architect) : bravo ! Bien sûr, il vous faudra avoir le goût des métamodèles, mais dans le cas contraire, MDA n’est probablement pas pour vous. UML2 est bien entendu abordé, et si vous n’aviez pas encore compris ce que sont UML infrastructure et superstructure (on ne saurait vous en blâmer) et la fameuse dépendance « merge », l’explication est ici. Je met juste un bémol sur les explications dédiées aux classes du métamodèle UML2 qui sont un peu fastidieuses.

Les standards connexes, si ils sont traités brièvement ne le sont pas moins clairement, avec une mention spéciale pour le traitement de XMI et DI (diagram interchanges) ce dernier sujet n’étant même jamais abordé dans les autres textes. De même, si vous êtes noyés dans les problèmes d’incompatibilités de XMI, la réponse est ici. La clé de voûte de MDA, la transformation de modèles n’est pas en reste, puisque l’auteur développe les 3 approches possibles : transformation par programmation, par « templates » et par règles de programmation, la 1ère et le 3ème approche étant par la suite illustrés dans la prise en compte des plates-formes d’exécution, J2EE et PHP respectivement, la transformation entre 2 métamodèles différent (car l’auteur présente un métamodèle PHP simplifié pour l’occasion) est carrément la cerise sur le gâteau ! On est pas loin du tour de force.

Sur le fond, l’approche de l’auteur (fusion des informations de transformation avec le modèle) s’oppose avec l’approche de Kleppe & Warmer qui est de séparer les informations de transformation du modèle. Personnellement je préfère cette dernière approche. Cela ne retranche rien à la qualité de cet ouvrage, que je conseille à la condition que vous recherchiez l’approche « en profondeur » et soyez friand de métamodèles !

L’étude cas et la présentation de deux outils MDA (Rational Software Architect et Objecteering MDA Modeler) ne sont pas la meilleure partie de l’ouvrage, mais elles complètent utilement celui-ci en donnant une illustration concrète.

Voilà donc un livre solide et complet sur MDA. Il requiert un peu e motivation pour aborder le sujet sous l’angle métamodèle, mais il équilibre de façon fort heureuse les principes et la pratique, le tout dans un volume raisonnable, puisque le livre compte 260 pages.

MDA en Action

Référence complète : MDA en action : Ingénierie logicielle guidée par les modèles – Xavier Blanc – Eyrolles 2005 – ISBN : 2-212-11539-3

MDA en Action


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Note de lecture : Succeeding with Agile, Software development using Scrum, par Mike Cohn

Note : 8 ; Réussir la transition vers l’agilité

En quelques années et avec 2 livres remarquablement écrits, Mike Cohn s’est imposé comme l’in des leaders du mouvement agile. Voilà donc un livre qui pouvait difficilement passer inaperçu au sein de la communauté !

Globalement, le livre est assez pesant, dans tous les sens du terme : avec ses 450 pages, d’abord, ensuite parce qu’il est composé presqu’exclusivement de texte. Ce n’est pas un texte qui s’avale en un week-end ! Heureusement, Mike Cohn sait écrire et il fait mieux qu’aligner des platitudes, mais je pense quand même que la présente prose n’est pas aussi efficace que celle de l’excellent « agile estimating and planning ». C’est aussi que j’attends beaucoup d’un auteur capable de délivrer un livre d’excellente qualité.

L’une des premières impression qui m’est venue à l’esprit, est le parallèle entre ce livre et celui de Craig Larman « agile & itérative development ». Le livre est divisé en 5 parties, il nous faut bien les passer en revue, car le contenu s’avère au final plutôt riche !

La première partie « getting started » compte 5 chapitres qui totalisent 92 pages. Ce n’est hélas pas la meilleure partie de l’ouvrage. Un large focus est mis sur les communautés de transition vers Scrum, sujet qui m’est apparu abstrait et hélas peu convaincant. Cette première partie se termine sur le choix du projet pilote. Certainement cela s’adresse à ceux qui ont ce choix, donc un public assez restreint pour autant qu’il existe. Heureusement, les parties suivantes reprennent du poil de la bête.

La seconde partie adresse les individus. Longue de 80 pages, elle compte 4 chapitres. Mes deux chapitres préférés sont le chapitre 6 sur le traitement des résistances au changement : agrémenté d’exemples, j’ai trouvé le tour d’horizon complet et pertinent. La façon d’adresser les différents types de résistances est aussi fort judicieuse. J’ai également apprécié le chapitre sur le changement des rôles, il va plus loin que le simple « oubliez ce qui existait avant ». Le rôle du « functionnal manager, par exemple, simplement méprisé par la littérature agile en général, est bien pris en compte.

Avec près de 150 pages et 7 chapitres, la 3ème partie consacrée à l’équipe est la plus longue du livre. Elle traite à la fois la structure de l’équipe et les pratiques de Scrum. Il s’agit justement du chapitre le plus « Scrum » du livre, et l’auteur y livre sont point de vue subjectif sur nombre de pratiques Scrum. Bien que n’étant pas en accords avec tous les points de vue de l’auteur, je n’en considère pas moins cette partie extrêmement riche : elle nous guide littéralement vers la mise en place de Scrum. A noter le chapitre sur la planification qui est un résumé du livre précédent de l’auteur … et une invitation à lire celui-ci !

La quatrième partie est consacrée à l’application de Scrum aux organisations. J’avoue m’être moins intéressé à cette partie qui ne fait pas partie de mes préoccupations. Les 100 pages découpés en 4 chapitres de cette partie évoquent surtout Scrum appliqué en équipes multiples, la coexistence avec d’autres approches et toutes ces sortes de choses..

La cinquième partie a forme de conclusion, avec ces 2 chapitres et ses 20 pages. L’auteur nous signifie simplement qu’on n’est pas au bout du chemin. On ne l’est jamais. On y voit quels outils utiliser pour s’évaluer et quels horizons il reste à explorer.

Comme je l’ai dit au début, le livre est assez lourd, parfois fastidieux à lire. Néanmoins il n’en reste pas moins un ouvrage majeure de cette littérature Scrum encore naissante. Et je pense qu’il le restera. Comment, vous ne l’avez pas encore commandé ?

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Référence complète : Succeeding with Agile, Software development using Scrum – Mike Cohn – Addison Wesley 2010 – ISBN : 0-321-57936-4 ; ISBN13 : 978-0-321-57936-2

Succeeding with Agile: Software Development Using Scrum


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Note de lecture : Software Development for Small teams: A RUP centric approach, par Gary Pollice, Liz Augustine, Chris Lowe & Jas Madhur

Note: 2 ; « J’écris un programme avec 3 potes, et j’en profite pour écrire un bouquin là-dessus ».

On pourrait presque s’écrier : à l’arnaque ! On n’en est pas loin, et une note de « 2 », c’est plutôt bien payé. Mais commençons par le commencement. Le livre ne porte pas sur l’adaptation d’UP aux petites équipes, mais d’un seul et unique projet sur lequel les auteurs ont essayé UP, c’est donc d’avantage une étude de cas qu’une synthèse d’experts. D’ailleurs, en fait de projet, il s’agit plutôt d’un développement fait en marge de l’activité professionnelle des auteurs, on est donc très loin des conditions normales d’un projet, mais par contre très proche des conditions de développement en « open source », ce qui n’est malheureusement pas identifié, et devrait être valorisé dans le titre. Il y a bien peu de chose à retirer de cet ouvrage ; les conditions de projet ne sont pas là, l’utilisation d’UP est plus expérimentale qu’autre chose, l’outillage employé (et éhontément promu dans le texte) inapproprié n’était-ce le fait que les auteurs les connaissent parfaitement et en disposent gratuitement. Une fois que l’on a lu cela, on peut à juste titre se dire que l’on peut tous se mettre à écrire son livre.

Les 2 seuls points intéressant sont la description du développement de type open source / distribué et l’aspect « post mortem » particulièrement bien abordé. En bref : ne perdez pas votre temps sur ce bouquin.

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Référence complète : Software Development for Small teams: A RUP centric approach – Gary Pollice, Liz Augustine, Chris Lowe & Jas Madhur – Addison Wesley / O.T. series 2004 – ISBN: 0-321-19950-2

Software Development for Small Teams: A Rup-Centric Approach


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Les vertus de l’émergence

Pour ceux qui ont raté mon Lightning Talk lors du Scrum Day (et ils sont très nombreux) et qui le regrettent (ils sont déjà beaucoup moins nombreux), voici cette présentation non plus sous forme de “show” mais sous forme d’article !

Si ce papier reprend le fond et le plan de la présentation de 10 minutes, la forme est sensiblement différente. j’espère seulement que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j’en ai eu à l’écrire !

Laissez-moi votre avis !

Voici également le lien vers ce papier dans Issuu