Note de lecture : Maîtrisez votre gestion de configuration logiciel, par Dominique Jacquin

Note : 2 ; Lourdingue !

Cet ouvrage ne vous aidera pas à comprendre ce qu’est la gestion de configuration. Pas vraiment, même si il prétend le faire. En fait le point focal de ce livre est l’aspect qualité, donc processus de la gestion de configuration. En principe, cela recouvre 3 thèmes : la gestion de version, la gestion de configuration et la gestion des changements. La gestion de version, et plus globalement la gestion des espaces de développement est appelée ici « gestion de la production » (on se demande bien pourquoi), et n’est traitée que succinctement. Ce sont les 2 autres thèmes qui constituent la matière première.

Franchement, si vous ne connaissez pas le sujet, vous serez perdus ! Le texte est une somme de descriptions prescriptives et n’est nullement explicatif (je n’évoque même pas les exemples de fin d’ouvrage, ils sont pathétiques). Quelques illustrations complètent le texte : des transparents Powerpoints tellement basiques et creux que l’on se croit revenus à l’école primaire, les diagramme SADT et les organigrammes sont aussi ennuyeux qu’on est en droit de l’escompter. Bref, on nous propose de faire des choses, on ne sait guère pourquoi, à croire que l’objectif de l’auteur était simplement de démontrer l’étendue de son savoir ! L’aspect normatif ISO 9000 et ISO 10000 est le seul aspect original (je n’ose dire intéressant) du texte. Il apparaît en fil rouge au fil de l’ouvrage et un chapitre spécifique lui est dédié. Je ne suis pas sûr que, même si la certification ISO vous intéresse, le livre vous soit d’un quelconque intérêt, mais je sais répondre par la négative dans le cas contraire ! Des plans types sont fournis en fin d’ouvrage et en complément de certains chapitres, ils ont l’intérêt d’être commentés. Sait-on jamais, cela peut servir.

Maitrisez votre gestion de configuration logicielle

Référence complète : Maîtrisez votre gestion de configuration logiciel, une étape pour la certification ISO 9000 – Dominique Jacquin – Masson 1996 – ISBN : 2-225-85424-6

Maîtrisez votre gestion de configuration logicielle

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crookedindifference:

Rest in Peace, Neil Armstrong

Buzz Aldrin took this picture of Neil Armstrong in the cabin after the completion of the first EVA. This is the face of the first man to set foot on the Moon, just hours earlier, on July 20th, 1969.

Neil Armstrong was a quiet self-described nerdy engineer who became a global hero when as a steely-nerved pilot he made “one giant leap for mankind” with a small step on to the moon. The modest man who had people on Earth entranced and awed from almost a quarter million miles away has died. He was 82.

RIP Neil Armstrong. You’re part of the human kind history.

Note de lecture : C++ iostream handbook, par Steve Teale

Note : 3 ; Difficile d’accès et même embrouillé, mais une des rares sources d’informations sur le sujet.

Ce très coûteux petit bouquin constitue probablement l’un des seuls (sinon le seul) manuel de référence sur les iostreams, du moins sur les “pré-standard” streams. Personnellement, hors son impression et sa mise en page de qualité très moyenne, je trouve les explications assez succinctes et parfois ambiguës. C’est néanmoins (et de loin) le bouquin de C++ que l’on m’a le plus souvent emprunté. Donc…

Malgrès son aspect sommaire, cet opuscule compte tout de même 355 pages annexes comprises et est structuré en 21 chapitres.

Tout comme « Object Oriented I/O using iostreams » ce livre concerne l’ancienne librairie iostreams. Certains détails ne sont plus d’actualité. Pour la nouvelle librairie IOStreams, vous pourrez vous reporter à l’ouvrage d’Angelika Langer: les utilisateurs du standard ont bien de la chance, car ce dernier ouvrage est, lui, quasi-irréprochable ! Son approche se veut celle d’un tutorial, alors que je l’ai surtout plus ou moins utilisé comme un manuel de référence (à défaut d’autre chose…). Mais même comme tutorial, il ne brille pas par son approche pédagogique. Les textes explicatifs sont très sybillins et franchement incomplets, tout comme les fragments de code. Ce sont pourtant eux qui m’ont servi, ou plus exactement servi de point de départ dans mon utilisation des iostreams ! Mais quelle prose embrouillée, quelle énergie dépensée (et avec quels nervements !) pour arriver à sortir quelque chose de ce texte.

Ce fut vraiment une grande source de frustration de n’avoir eu que ce livre pour m’aider un tant soit peu à utiliser la librairie iostreams pré-standard durant tant d’années. Le livre n’est plus commercialisé, c’est fort logique et c’est tant mieux !

c++-iostream-handbook

Référence complète : C++ iostream handbook – Steve Teale – Addison Wesley 1993 – ISBN: 0-201-59641-5

C++ Iostreams Handbook


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Note de lecture : Découvrir Microsoft SQL Server 2005, par Peter DeBetta

Note : 3 ; Un texte introductif qui déçoit en ratant un peu son sujet

De nouveau une note de lecture un peu ancienne, qui traite d’une version “n – 2” de SQL Server. Je la fais figurer ici par nostalgie …

Lorsque j’ai ouvert ce livre, je n’imaginais pas qu’il fut destiné au lecteur déjà aguerri aux versions précédentes de SQL server et déjà largement initié à l’environnement .NET (pour ne pas parler de Windows server…). Pourtant tout commençait bien, car cet opuscule de 200 pages semblait traiter les différents sous-ensembles de ce SGBD tentaculaire. En fait, les problèmes commencent avec la traduction du titre qui omet le « for developers ». Ceci explique certainement cela…

Les deux premiers chapitres (soit 35 pages) traitent des nouveautés de Transact SQL. Là c’est simple : si vous n’êtes pas un vieux routier du dialecte de Microsoft, le propos est incompréhensible. C’est mon cas. Donc, la suite.

Le chapitre 3 met tout de suite d’avantage l’eau à la bouche. Les possibilités de SQL server vis-à-vis de XML donnent envie d’en savoir plus. C’est cde que j’attends d’un ouvrage introductif. Dommage que les exemples soient (c’est un problème récurent du livre) trop touffu pour ce type de livre. Il est même amusant, sur le seul exemple dépouillé vraiment adapté au texte, de voir l’auteur s’excuser de la simplicité de l’exemple.

La seconde partie, qui pèse 4 chapitres et 80 pages traite de l’intégration CLR. Il était difficile de ne pas traiter le sujet. Là encore, l’auteur se trompe dans la profondeur de traitement du sujet. Mais globalement, on arrive à comprendre comment s’articule le code .NET au sein de SQL server. Dommage que la cinématique globale soit traité de façon si peu claire.

La troisième partie est certainement la plus intéressante, car elle traite des services annexes réellement novateurs de SQL server 2005. Nonobstant le problème récurent des exemples, les différents chapitres donnent vraiment envie d’en savoir plus :

  • Les DTS ne sont pas traités de la façon la plus claire qui soit. Hélas aussi, comme ce livre a été écrit sur la base d’une version bêta de SQL server 2005, il n’intègre pas la substitution de DTS par SSIS ! À revoir, donc… Autre problème récurent de cette troisième partie, on a du mal à comprendre ce qui est géré au sein de SQL server, par du T-SQL ou du code.NET embarqué ou ce qui est géré par une application externe appelant SQL server !
  • Les objets SMO sont clairement abordés, mais auraient probablement du être traité en partie 2.
  • Le support SOAP est traité de façon claire et succincte. Dommage qu’il ait été abandonné dans les versions ultérieures…
  • Les chapitres consacrés au service de notification et au service Broker ne sont pas parfaits, mais traitent quand même leur sujet.
  • Le service de reporting aurait pu être traité plus succinctement sur l’aspect structuration des reports et aborder l’Analysis service en contrepartie.

Globalement, je suis déçu. Déjà, ce livre anticipé est devenu obsolète bien trop vite. D’autre part, il n’est pas à la hauteur des autres livres introductifs de Microsoft press. C’est dommage, car un sujet aussi large que SQL server nécessite absolument ce type de texte pour le nouveau venu.

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Référence complète : Découvrir Microsoft SQL Server 2005 – Peter DeBetta – Microsoft press 2005 (V.O. : Introducing Microsoft SQL Server 2005 for developers) – ISBN : 2-10-048896-1 (V.O. : 0-7356-1962-X)

Découvrir Microsoft SQL Server 2005


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Le “Google Earth” de l’univers …

Enfin, pas tout à fait ! Si le potentiel est là, les données collectées par le Sloan Digital Digital Survey ne permettent pas de se déplacer à son grée parmi les 400000 galaxies répertoriées (bientôt 500000). On est encore loin des 500 milliards estimées, mais nous n’avons là que des galaxies effectivement identifiées, répertoriées et catégorisées !

Je pense que l’on pourra sous peu se déplacer dans l’univers comme nous le faisons avec Google Earth grâce aux données du SDSS. En attendant, savourez comme moi ce moment d’émerveillement : un voyage dans l’univers à un million de milliard de fois la vitesse de la lumière !

Note de lecture : Pattern Languages of Program Design vol. 2, Vlissides, Coplien & Kerth edt

Note : 5 ; Quelques bon (et même très bons patterns), toutefois noyés dans nombre de patterns de moindre intérêt.

Ce volume regroupe une sélection des contributions à la seconde conférence PLOP. La formule reste la même que pour le premier volume, avec une sélection de patterns ou de patterns languages regroupés par thèmes. La communauté se développant, la qualité de la matière utile progresse d’autant.

Une nouveauté, la première partie parle désormais d’idiomes, c’est à dire de patterns de bas niveau spécifiques à des langages. Toutefois il n’y a là rien de bien remarquable : les idiomes de Tom Cargill auront du mal à soutenir la comparaison avec ceux de Jim Coplien dans son ouvrage éponyme.

La seconde partie, les « general purpose patterns » regroupent ce que l’ouvrage a de mieux à proposer, avec spécifiquement deux patterns remarquables : Le Shopper de Jim Doble, mais surtout le Command Processor de Peter Sommerlad. Ce dernier n’est pas seulement désormais un classique, il est aussi simple, puissant et élégant.

La troisième partie « special purpose patterns » tait celle consacrée aux domaines métiers dans le volume précédent. On y trouve surtout des pattern languages qui sont intéressants sans être transcendants.

Peu de patterns dans la quatrième partie dédiée aux patterns architecturaux. Juste trois, seul « reflection » de Frank Buschmann retiendra mon attention.

Je ne suis toujours pas fan des patterns organisationnels qui nous sont proposés en cinquième et sixième parties. L’organisational Patterns for Team prélude certaines pratiques agiles. Episodes de Ward Cunningham est souvent référencé d’une part à cause du nom de l’auteur et d’autre part car certains patterns seront repris par Kent Beck dans l’extreme programming.

Le « concurrent programming / distributed systems » de la partie 7 est une excellente fournée. Je citerais juste le « half sync / Half-async » de Douglas C. Schmidt et Charles Cranor.

En comparaison, la partie 8 sur les « reactive systems » m’a parue un peu pauvre.

Si l’ouvrage est loin d’être indispensable, il pourra intéresser à ceux qui portent un intérêt actif aux patterns. Et un nombre non négligeable des patterns présentés sont loin d’être dénués d’intérêt.

PLOPD-vol2

Référence complète : Pattern Languages of Program Design, vol. 2 –  John Vlissides, James Coplien & Norman L. Kerth edt – Addison Wesley 1996 – ISBN : 0-201-89527-7

Pattern Languages of Program Design 2


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