Ce qu’il faut savoir sur le Daily Scrum

mrbobstar:

(via http://www.youtube.com/attribution_link?a=Zg-yIKJZVbk&u=/watch?v=MR88bbHf0wA&feature=share)

Les 3 rôles de Scrum

Irène Doan nous propose cette très belle animation de 5 minutes pour présenter les 3 rôles de Scrum. Je ne peux m’empêcher de penser aux vidéo dont nous gratifie Henrik Kniberg de temps autres : c’est clair, intéressant et concis !

What is Agile ? Par Henrik Kniberg

Cette présentation de Kniberg est plutôt dédiée à ceux qui veulent découvrir l’agilité : développeurs et managers. Elle répond en terme simple au « pourquoi » et présente l’avènement des approches agiles par le manifeste: ses valeurs, ses principes et les approches logicielles sous-jacentes.

L’auteur présente le cycle agile comme hautement itératif et incrémental. Ce qui est vrai mais un peu réducteur.

C’est ensuite aux questions de planning, d’estimation et de vélocité que s’attaque Kniberg, avec des illustrations ma foi fort bien faites ! Cette partie me semble plutôt destinée aux managers. Elle joue en tout cas un rôle efficace d’introduction au « maximize value, not output ».
Le point suivant me semble clé : donner à l’équipe un problème à résoudre et non une solution à implémenter … ou comment revenir au « start with why » de Simon Sinek ! Cette résolution de problème s’alimente de feedback, qui lui-même permet de maximiser la valeur et de réduire les risques : la cohérence de ce cycle est bien mis en valeur dans cette présentation !

Une équipe agile c’est une équipe pluridisciplinaire, et Kniberg en profite pour rebondir sur le modèle Spotify et la culture « être agile » d’une organisation.

L’agilité ne se limite pas au développement, il va jusqu’à la mise en production, une occasion de mettre en lumière les principe de déliverie continue. En amont, il implique les vrais utilisateurs au jour le jour.

Au niveau de l’organisation, le présentateur expose le « portfolio level Kanban », qui n’est pas sans rappeler les éléments développés dans Lean From the Trenches.

En conclusion : il y a un prix à payer à la mise en place de l’agilité (organisation, environnement, etc.) et « big is bad », aussi bien pour les projets, les fonctionnalités, les cycles ou les équipes !

FKUG #3 avec Laurent Morisseau

Laurent n’est pas un inconnu pour nous, car il a fait partie du French SUG avant de s’orienter nettement vers le Kanban, en créant tout d’abord l’association Lean Kanban France qui organise la conférence du même nom et dont il est président, et en écrivant un livre sur le Kanban, le seul en Français à ce jour si l’on excepte la traduction du livre de David J. Anderson.

D’ailleurs la seconde édition de ce livre vient de sortir, elle évoque quelques nouveautés, des avancées dans la communauté Kanban. C’est pour les évoquer que Laurent est venu au FKUG la veille du ScrumDay.

C’est aussi hélas parce que c’était la veille du ScrumDay et que j’avais quelques petites choses à terminer pour l’atelier que j’animais que je n’ai pu venir de nouveau.

Fort heureusement cette soirée a été entièrement filmée (la vidéo est donc très longue) et nous pouvons profiter de cette soirée en différé comme si nous y avions été.

Enjoy !

Scrum Shu Ha Ri, la présentation

« On a pas mal de nouveaux venus à l’agilité, et on n’a pas beaucoup de sessions pour eux ». C’est ce que Jean-Luc Lambert me disait à propos de ce Printemps Agile 2014. En fait, je fais peu de sessions d’initiation, ce n’est pas ce que je préfère. Puis j’ai repensé à mes expériences récentes et ma façon d’appréhender Scrum comme un framework à même de nous accompagner du débutant à l’agiliste expérimenté.

Ainsi est née cette présentation « Scrum Shu Ha Ri ». Il n’est pas certain que j’aurais l’occasion de la resservir, ce n’est en tout cas pas prévu pour l’instant.

Le thème est inspiré du « Shu Ha Ri » présenté par Alistair Cockburn. J’ai en quelque sorte « instancié » ses idées à l’image que je me fais de Scrum.

J’escompte aussi pouvoir vous proposer plus tard cette présentation sous forme d’article, comme je fais parfois. Il vous faudra quand même patienter un peu.

Carnet de route : Le Printemps Agile 2014 à Caen (2/2)

Suite de ma visite au Printemps Agile.

Pause déjeuner !

Je m’en veux un peu : d’habitude je fais 2 ou 3 photos à ce moment-là. Ca fait un peu “ambiance” et ça change des photos des sessions qui finissent toutes par se ressembler… pas de chance, ou plutôt gros oubli de ma part : je n’en ai pas à vous partager !

Pause de courte durée par ailleurs, nous arrivons pour racler les plats … et repartir bientôt vers de nouvelles aventures

Sophrologie avec Céline Desmons

Une session / atelier bien curieuse que celle-ci ! D’abord quelques mots sur la sophrologie.

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Fondé en 1960 par Alfonso Caycedo, un psychiatre Colombien, il s’agit d’une approche psychocorporelle associant le mental (pensées et émotion) et le corps. Elle s’inspire des techniques orientales telles que le Yoga ou l’hypnose déjà présents dans le Boudhisme Thibétain par exemple. Vous suivez ? Tant mieux, car moi plus tellement…

Céline nous propose une mise en pratique pour prendre conscience de notre corps. Désolé mais malgré les efforts de l’animatrice je m’avoue très peu convaincu…

Un géant peut-il être agile ?

Elodie et Emmanuel, tous deux chefs de projet / scrum masters chez Orange présentaient cet atelier. J’avais fait la connaisance d’Elodie juste quelques heures avan,t en allant chercher Géry à l’hôtel. Elle-même et Christophe Keromen ont ainsi profité du transport.

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L’exercice du retour d’expérience n’est finalement pas si facile : il faut d’abord rendre cela intéressant, et il faut aussi faire preuve d’honnêteté et d’objectivité. Celui-ci s’en tire plutôt bien et la franchise dont font preuve les deux orateurs est rafraichissante.

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L’agilité chez Orange

L’agilité chez Orange, c’est une décision du groupe ! Peut-être est-ce pour cela qu’on y consomme tellement de coaches agiles ? Par ailleurs, “agile” ne signifie pas la même chose partout dans le groupe. Voyons ce qu’Elodie et Emmanuel ont à nous dire sur ce qui se passe chez eux.

Les projets, même agiles, tels que nous les présente Emmanuel ont une forte coloration « classique »: on parle de « points de visibilité », de demandes de changements, l’orateur parle même d’effet tunnel !

Ce qui chiffonne plus encore c’est l’identification du PO. On semble en plein syndrome du « proxy PO » qui n’a pas de pouvoir décisionnaire et est en fait un AMOA à l’ancienne ! Le sponsor (le vrai PO) existe mais n’est pas disponible.

Ils ont essayé…

Quand l’environnement est fortement contraint, on en est réduit aux « petites victoires ». Par exemple.

Etre agile dans le cercle interne : Le projet tourne à l’ancienne, mais au moins l’équipe de développement emprunte des pratiques agiles. Il faut dire que l’environnement, il est un peu lourd…

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Une gestion de changements à deux niveaux. Les demandes de changements étant un peu lourdes (elles sont « à l’ancienne »), on arrive à simplifier la procédure pour les petits changements (alors qualifiés d’agiles).

La « trade-off matrix » : elle permet de partager le niveau de volatilité des différents axes du projet.

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La check-list pour se lancer, avec:

  • Un kick-off via des jeux
  • La marketing qui présente sa vision et les enjeux. Que se passe-t-il si on ne fait pas le projet ?

La priorisation via le backlog. Avant il y avait les fonctionnalités classées en P0, P1 et P2, donc avec le gros de la troupe classé en P0 et presque rien en P2 ; les équipes sont parvenues à basculer vers un mode « backlog ordonnancé » : belle victoire !

Visiblement

Visiblement, l’agilité est arrivé par le top management (pour quelles motivations ?), déclenchant l’embauche de hordes de coaches. Elle a convaincu au moins certaines équipes. Mais entre les deux, le middle management est bien décidé à résister et à mener (et contrôler) la barque comme avant.

Cela ne veut pas dire que rien n’est possible. Les équipes sont parvenus à progresser sur certains fronts et même à convaincre avec certains outils (les jeux, le management visuel), tandis que d’autres échouent à se mettre en place, comme les rétrospectives.

Break

Dernière pause avant la dernière session et la rétrospective !

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J’en profite pour alimenter le « mur de la rétrospective ». En fait, Géry et moi n’allons pas retourner dans une session, nous préférons utiliser ce temps-là pour échanger. Je remarque une chose : dans les conférences assez matures, il traine pas mal de monde dans les espaces d’échange pendant les sessions. Les conférences plus récentes voient cette population plus restreinte. A Caen, Géry et moi étions seuls !

Peut-être il y a-t-il ici une opportunité de faire évoluer la formule ? Il y a pas mal d’étudiants sur place, pourquoi ne pas ménager un petit open-space qui serait très bénéfique à cette population ?

Rétrospective

Tout comme l’ice-breaker du matin, voici une nouvelle originalité proposée par la conférence Bas-Normande ! Nous voici de nouveau réunis dans le grand amphi pour une rétrospective animée par Myriam Boure. Jean-Luc a été bien aidé dans l’organisation de ce Printemps Agile. La gentillesse et l’énergie de Myriam ont probablement été parmi les apports les plus remarqués.

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On s’appuie sur le « mur de post-it » qui était à disposition durant toute la journée. Les points remarquables sont pour moi l’ice-breaker, cette rétrospective mais aussi le concept de « participation libre » qui sont tous trois uniques à cette conférence. Sans compter l’ambiance et le programme ! Le point faible est sans aucun doute le déjeuner. Mais comme chauque édition propose son lot d’améliorations, je ne m’en fais pas trop.

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Faire une retrospective à 200, ce n’est pas chose aisée. Peut-être faudrait-il envisager une rétrospective par petits groupes comme nous avions fait à Agile Game France ?

Stop ? Encore !

En tant que « local de l’étape », je fais le taxi pour mes confrères. Je dépose Géry et Christophe Kéromen à la gare. Les bretons et le Lyonnais (!) ne reournant dans leurs pénates que le lendemain, nous décidons de terminer cette journée dans un bar sur les quais de l’Orne, où nous rejoignent Jean-Luc et Myriam.

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Une belle conférence, qui me permet de voir l’Agilité progresser à grand pas à Caen ! Jean-Luc nous promet une nouvelle édition l’an prochain, je la voie déjà prendre de l’ampleur…

On en parle aussi ici…

Le retour De Christophe Keromen, sur le Blog Coactiv

Kniberg au Scrum Gathering Paris 2013 : Cullture over Process

Henrik Kniberg faisait la keynote d’ouverture lors du Scrum Gathering à Paris en Septembre dernier. La vidéo est en deux parties : la première est ci-dessus et la seconde , ci-dessous !

“Happy people build better products … and better products makes people happier !”. Telle est l’introduction qu’Henrik Kniberg nous assène. Mais quand une compagnie grandit, sa capacité à conserver des employés heureux diminue.

Une fois de plus, c’est de Spotify dont nous parle Kniber avec les clés suivantes:

  • Pour persister : l’agilité doit devenir une culture plutôt qu’un process.
  • Au fur et à mesure que la maturité d’une organisation grandit, la vision “shu” de Scrum devient un obstacle. Il faut abandonner certaines pratiques pour passer aux niveaux Ha et Ri.
  • Les Scrum Teams deviennent des “squads” ; l’autonomie qu’on leur accorde est une clé importante.
  • Attention à ce que l’autonomie ne devienne pas de l’autarcie : la communication entre squads doit être cultivée.
  • L’autonomie ne signifie pas discordance : l’alignement avec un leadership fort est possible !
  • L’autonomie a des impacts sur le découpage architectural du produit.
  • Passer d’une culture de la crainte de l’échec (Netflix) à une culture de l’apprentissage au travers de l’échec.
  • Le contrôle favorise la stabilité, mais empêche l’innovation.
  • Le contrôle se focalise sur la vélocité alors que ce sont les mesures de la valeur et de l’impact qui importent.

Ne ratez pas la conclusion de Kniberg sur le dernier slide : des conseils concis à suivre absolument.

Discours inaugural de la promotion 2005 à Stanford

Steve Jobs était un showman, ce n’est pas un scoop. On a gardé en mémoire ses keynotes et ses présentations produit et la simplicité emprunte de sophistication avec laquelle il les déroulaient.

Pourtant son discours le plus marquant ne ressemble à aucun de ceux-ci. je doute même que les doyens de Standford se soient attendus à ceci lorsqu’ils ont invité le fondateur d’Apple. La biographie de Steve Jobs y fait référence et plutôt que de vous en parler, je vais vous laisser le découvrir.