Note : 3 ; Beaucoup de processus et pas tellement de prototypage
C’est un exercice périlleux d’écrire une note de lecture sur un livre qui prenait la poussière depuis 20 ans ! D’un côté, il s’agit bien de mettre en lumière l’intérêt du contenu au moment où je l’ai lu, mais de l’autre, je ne peux honnêtement pas faire fi du contexte de l’époque. Bien que Paper Prototyping ne soit pas un texte technique, il reste exposé à ce dilemme. Le prototypage papier est de prime abord une technique alléchante, à la fois par son côté rapide, low-cost et par la dynamique différente que peut conférer le contact physique avec le support. Nous allons le voir, le texte donne bien peu de place à ces atouts.
Le livre, parlons-en ! Il en impose assez avec ses 350 pages. Le tout est rythmé en 16 chapitres, regroupés en 4 parties. La première d’entre-elle compte presque 100 pages pour 4 chapitres. Gageons que c’est plus qu’une introduction malgré l’en-tête. Mais le premier chapitre est bien une introduction : il contextualise l’usage de la pratique et la compare aux autre pratiques proches ou alternatives, le tout richement illustré. On ne sait pas encore comment conduire cela, mais on a une meilleure idée de l’usage. Le second chapitre nous plonge directement dans des cas d’étude. A ce stade, nous ne savons rien de la démarche, il s’agit donc plutôt de vanter les résultats qu’elle permet d’obtenir. On notera avec intérêt les exemples issus de systèmes embarqués.
Le chapitre 3 est assez frustrant, car il continue de nous faire languir. « Thinking about prototypes » nous énumères les bénéfices et les contraintes (mais surtout les bénéfices de la démarche). Un chapitre pas vraiment utile. Nous abordons les choses sérieuses avec le dernier chapitre de cette première partie : la réalisation effective des prototypes : quels matériels et quels supports utiliser ? Comment représenter un browser ou des éléments d’interface ? Même si le chapitre est conséquent, un seul n’aurait pas suffi pour faire le tour de la question et on a parfois l’impression que l’on passe un peu rapidement sur les différents éléments. Cela mis à part, le chapitre tient bien la route.
Continuer à lire « Note de lecture : Paper Prototyping, par Carolyn Snyder »